vendredi 1 février 2008

Week-end anti-nucléaire à Dijon

Le 2 et 3 février a lieu l'assemblée générale du réseau "Sortir du nucléaire" (fédération de 806 associations) à Dijon.

communiqué de presse:
2 et 3 février 2008 : en Assemblée Générale à l'occasion de ses 10 ans, le Réseau "Sortir du nucléaire" organise la lutte contre l'atome

Samedi 2 et dimanche 3 février 2008, le Réseau "Sortir du nucléaire" tiendra son assemblée générale annuelle. Cette édition, qui aura lieu à Dijon (Côte d'or), marquera les dix ans du Réseau, créé fin 1997. Ce sont aujourd'hui 806 associations qui sont fédérées dans ce Réseau totalement indépendant car financé en quasi totalité par les dons des personnes adhérentes.

Après avoir organisé le 17 mars dernier des manifestations qui ont rassemblé plus de 60 000 personnes, une mobilisation digne de celles des années 70, le Réseau "Sortir du nucléaire" travaillera pendant deux jours à organiser la lutte contre le nucléaire en général et entre autre contre l'activisme pronucléaire de M. Sarkozy. Ce dernier va continuer à promouvoir l'atome lorsqu'il présidera l'Union européenne pour 6 mois à partir du 1er juillet prochain. Il est nécessaire de faire entendre la voix des citoyens attachés à la protection de l'environnement et de la démocratie.

L'assemblée générale du Réseau "Sortir du nucléaire" se tient cette année à Dijon (Côte d'Or), près du site nucléaire de Valduc où sont assemblées les armes nucléaires françaises. Ce sera l'occasion de rappeler que :

- la Région Bourgogne fait fausse route en soutenant le nucléaire avec son pôle de compétitivité.

- nucléaire civil et militaire sont intimement liés, ce dont ne semble pas tenir compte le Président de la République, lequel entend livrer du nucléaire à des personnages dangereux comme le dictateur libyen Kadhafi. Il convient aussi de rappeler que, outre le fait qu'il permet d'accéder à l'arme atomique, le nucléaire dit "civil" est pour l'environnement une véritable calamité à laquelle il faut absolument mettre un coup d'arrêt.

C'est ainsi que le Réseau "Sortir du nucléaire" vient de publier des plans de sortie rapide du nucléaire, en 5 ou 10 ans : de même que l'Allemagne, la Belgique, la Suède, l'Espagne, etc, la France doit programmer la fermeture de ses centrales nucléaires, avant que l'irréparable ne se produise. La seule politique énergétique d'avenir doit être centrée sur la maîtrise de l'énergie et le développement des énergies renouvelables. 

D'ailleurs, si elle veut atteindre l'objectif fixé par la Commission européenne de 23% d'énergies renouvelable en 2020, la France doit annuler la construction à peine commencée du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), mais aussi les chantiers du réacteur ITER (Bouches-du-Rhône), de l'usine d'enrichissement de l'uranium Georges Besse 2 (Drôme), et du site d'enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Meuse) : les sommes prévues pour ces chantiers gigantesques doivent être reversées vers les économies d'énergies et les énergies renouvelables.

2 commentaires:

Nicolas a dit…

Bonjour, je suis un écolo converti mais votre article sur la sortie du nucléaire me choque. On n'y parle que de la sortie du nucléaire, mais rien n'est dit, même pas une ligne sur comment peut-on faire cela?
Je suis convaincu comme vous semble-t-il que le nucléaire est une mauvaise chose. Je suis aussi convaincu que c'est la moins mauvaise façon de produire de l'énergie en masse à l'heure actuelle. Car les énergies "renouvelables" ne sont pas prêtes à produire l'énergie que nos sociétés consomment. Et, même si nous arrivons à diminuer nos besoins en énergie (ce qui n'est pas encore fait, pour l'instant ils augmentent), qui voudrait renoncer du jour au lendemain à 80% de l'énergie électrique qu'il consomme (part de l'électricité nucléaire)? Les énergies renouvelables ne remplaceront pas en 5 ans ni même en 20 ans les centrales nucléaires, quelque soit le budget qu'on y consacrerai (par exemple: où mettre toutes les éoliennes nécessaires? et que faire quand il n'y a pas de vent? ne pas se chauffer, éteindre les lumières... Comment stocker l'électricité produite par des panneaux solaires qui ont pour l'instant un rendement catastrophique.)La seule alternative qu'emploient de nombreux pays au nucléaire à l'heure actuelle est le gaz, le pétrole et le charbon (pour ce dernier disponible en masses incroyables).
Le nucléaire me semble un moindre mal, même s'il a des inconvénients énormes. Du point de vue des rejets de gaz à effet de serre, il est irréprochable, et c'est bien là le problème pour le moment. Les déchets posent des problèmes seulement s'ils sont mal gérés et on ne peut pas dire que ce soit le cas jusqu'à aujourd'hui. Enfin, le risque d'accident nucléaire est très grave, mais très faible. les centrales actuellement en construction sont par conception environ 10 fois plus sûre que la génération précédente. Et quand bien même un accident nucléaire surviendrait, on nous fait croire que des milliers de personnes en mourraient, que des pays entiers seraient couverts de radioactivité, etc.. mais ce scénario est fantasmagorique. Le passage du "nuage" de tchernobil au-dessus de la France a équivalu selon les experts à une dose d'une semaine de radioactivité naturelle telle que reçue en montagne (le granit est naturellement radioactif en montagne), cela équivaut à peu près aussi à la dose reçue lors d'une radio médicale.
L'accident de Tchernobil est avant tout un accident organisationnel du au système politique Russe. La centrale n'était pas aux normes, les techniciens ont bravés toutes les procédures en vigueur. La leçon qu'il faut en tirer, c'est que le nucléaire (civil ou militaire) ne doit pas être introduit dans des pays instables ou "mal gérés" même si c'est un peu prétentieux de dire cela.
Ma conclusion (qui ne relève que d'un avis personnel) serait donc: sortir du nucléaire, Oui, mais à très long terme seulement (50ans?). A court terme, il faut le gérer le mieux possible, politiquement et budgétairement parlant.
Cordialement,

Dijon-ecolo.info a dit…

Cliquez sur le lien indiqué (plan de sorti du nucléaire)dans l'article et téléchargez un des documents, vous aurez alors beaucoup d'informations sur les possibilités pour sortir du nucléaire, ou au moins pour diminuer drastiquement sont importance, ce qui est déjà un bon début.