vendredi 31 juillet 2009

"1 an sans voiture = 4000 kms en vélo"

Vivre sans voiture, est-ce possible? Se poser la question, c'est un premier pas vers le sevrage de la dépendance à cette drogue qu'est la voiture. Un dijonnais raconte en détails cette année passée sans voiture sur un blog.


Voici son témoignage au bout d'un an:
"Et bien voilà. Déjà un an, jour pour jour que j'ai vendu ma voiture. ça passe vite...
Depuis, j'ai parcouru 4000 kms dont la plupart avec mon VAE flyer pliant.
Aucun regret, en agglomération la place faite au vélo est de plus en plus importante. Mes distances sont parfaites, entre 3 et 8kms AR pour aller faire des courses, 24kms AR maximum pour les déplacements les plus loin dans l'agglomération. Le VAE est un choix que je ne regrette pas du tout pour éviter le côté trop sportif des choses, tout en faisant de l'exercice quand même. Je suis à 10 minutes du centre ville et à 5 minutes de mon lieu de travail. L'idéal.
Le mauvais temps ? Ah oui, la question traditionnelle. Et bien depuis un an j'ai entouré sur mon calendrier toutes les fois où j'ai dû mettre mes habits de pluie. Résultat, 33 fois depuis juillet 2008 ! Ce n'est vraiment rien à mon goût. Cela ne veut pas dire qu'il n'a pas plu d'autres jours, mais ce n'était pas au moment de mes trajets. Il faut bien savoir que je ne me suis jamais privé de sortir à cause de la pluie, donc ces 33 fois sont représentatifs d'une vie "normale". Cela me semble un argument pour les personnes qui invoquent le mauvais temps comme réticence majeure à l'usage du vélo au quotidien : seulement 1 jour sur 10, j'ai dû faire du vélo sous la pluie. Et le plus souvent, c'était une petite pluie."

Un exemple à suivre.

jeudi 30 juillet 2009

La ville de Dijon adopte un nouveau système de gestion de l'énergie des bâtiments

L'entreprise Vizelia, dont la devise semble être "pilotez durablement votre patrimoine", selon leur site web, met à disposition de ses clients depuis quelques mois son logiciel de gestion de patrimoine. Selon le PDG Fabrice Haiar, "l'objectif pour les collectivités est de toujours mieux gérer leurs bâtiments et les consommations énergétiques liées à ceux-ci". L'installation du logiciel correspond pour Dijon à la mise en place d'un référentiel commun permettant à tous les services d'avoir une vue sur les bâtiments, soit une superficie d'environ un million de mètres carrés. Il s'agit aussi de suivre en temps réel les interventions techniques et ainsi offrir un service optimal aux administrés. Pionnière dans l'utilisation du nouveau système, la capitale bourguignonne espère faire rapidement des économies plus que substantielles. "Un gain, ne serait-ce que de quelques pour cent, pour une ville comme Dijon, c'est déjà beaucoup d'argent".
(source: Le Journal du Palais, n°4142)



Une démarche assurément très intéressante. Espérons que les résultats seront disponibles au grand public. A suivre...

jeudi 23 juillet 2009

Fin du projet "Planète tigres" à Talant

Au mois de juillet 2007, Le Journal du Palais révélait l'intention de monsieur Frédéric Geffroy de créer un zoo à félins. Un peu plus tard, un habitant de l'agglomération dijonnaise interpellait le maire de Talant à ce sujet, ce dernier avait répondu dans une lettre. En mai 2008, de nouvelles informations indiquaient que le projet avançait.

Le Journal du Palais de cette semaine indique que malgré l'intérêt porté par monsieur Menut, maire de Talant, les élus du Grand Dijon n'ont pas adhéré.

C'est le député-maire de Beaune, monsieur Alain Suguenot, qui se dit emballé par ce projet puisqu'il a proposé un terrain et assure que la communauté d'agglomération Beaune Nolay Chagny pourra le soutenir financièrement. On pourra retenir une des argumentations de ce dernier: "Ce projet nous intéresse s'il est orienté vers l'environnement, le développement durable, la préservation des espèces." Bref, un peu de peinture verte, et c'est vendu... Un élu naïf de plus? Même sur le forum du site leszoosdanslemonde.com les internautes avisés contestent ce projet.

Une erreur écologique évitée, félicitations à nos élus de l'agglomération dijonnaise.

mercredi 22 juillet 2009

Le commerce de proximité selon Monoprix

La semaine dernière, une affiche dans le magasin Monoprix de Dijon, au rayon fruits et légumes, avait de quoi laisser perplexe. On pouvait lire "Tout frais, Tout près".

La définition de l'adverbe "près" indique "dans le voisinage" ou "à côté". Ceci pourrait laisser supposer que la marchandise vendue vient d'un agriculteur dans le voisinage, c'est à dire de Côte d'Or, de Bourgogne, voir éventuellement de France. Mais non, les pommes Royal Gala venaient du Chili ! C'est à dire environ 11 000 km! Etonnant pour un "Tout près". Encore plus désolant quand on y pense. Importer des pommes sur 11 000 km, alors que l'on trouve les même en France, c'est une des jolies abberations couramment vues.

Et attention aux pommes venant de si loin. Le MDRGF indique qu'une pomme subie 27 traitements de pesticides en moyenne.

Et les pommes Chiliennes? Du côté de l'entreprise Dole qui est le plus gros exportateur de fruits de ce pays, on peut lire sur leur site web:

"Voici quelques exemples des programmes environnementaux menés par Dole Chili :
-Construction d’une nouvelle zone de stockage pour les pesticides et le carburant
-Certification par les autorités gouvernementales compétentes que toutes les usines et fermes bénéficient bien de l’accès à l’eau potable
-Destruction des bidons vides ayant contenu des produits de protection des cultures dans des sites de collecte habilités à cet usage
-Destruction des huiles usagées, comme la loi l’exige
-Mise en fonctionnement d’une usine de traitement des eaux usées
-Programme de prévention visant à ce qu’aucun produit ne puisse se répandre et générer une pollution.
Toutes les unités de Dole Chili sont fortement encouragées à adopter ce programme
Utilisation de machines spéciales ayant pour but de réduire au maximum l’application des pesticides et de réaliser ainsi des économies à l’hectare, d’assurer une meilleure distribution des vergers et d’éviter toute contamination des sols et de l’eau."

Cela laisse songeur... Vive la pomme de saison, locale et bio, c'est tout!

mardi 21 juillet 2009

Bientôt des cargocycles solaires à Dijon?

Depuis plus de deux ans, les livreurs "la petite reine" livrent le centre de Dijon selon les demandes. On peut lire sur leur site web: "L’existence de notre entreprise repose sur le constat suivant lequel les moyens utilisés pour le transport de marchandises en ville sont très souvent surdimensionnés. Une camionnette de livraison pèse plus d’une tonne, elle livre en moyenne moins de 100 kg de marchandises et elle parcourt environ 15 km sur la zone à livrer. Nos véhicules pèsent 100 kg, ont une capacité de charge de 180 kg et une autonomie de 30 km. Et surtout ils sont non polluants ! Ils sont « éco-logiques ». Nous sommes à même de livrer tous types de marchandises compatibles avec le volume de notre véhicule Cargocycle ® (1500 litres)."

Cette société est présente à Paris, Bordeaux, Rouen, Genève, Londres et Dijon. Une nouveauté va peut être faire son apparition un jour prochain à Dijon: le cargocycle solaire.


Ainsi, on apprend que "le jeudi 25 juin, dans les locaux de "LA PETITE REINE" à ROUEN, a eu lieu l'inauguration du CARCOCYCLE SOLAIRE, ainsi que la présentation de ce nouveau véhicule expérimental. Celui-ci a été réalisé en collaboration avec les étudiants BTS Electrotechnique du Lycée Marcel Sembat de Sotteville lès Rouen qui ont réalisé un prototype de borne solaire pour la recharge des batteries des VAE (véhicules à assistance électrique) et l'Association "RENOUVELAB" (Laboratoire de conception et de réalisation de projets dans le domaine des énergies renouvelables).

Grâce à l'équipement de ses cargocycles et à la technologie VAE, "LA PETITE REINE" contribue activement à la dépollution des villes et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre liées aux transports."

Soyons attentif, si l'essais de Rouen est concluant, nous en verrons bientôt aussi à Dijon.

mercredi 15 juillet 2009

Les entreprises de distribution en boîtes aux lettres seraient-elles malhonnêtes?

Nous avons tous reçu des annonces publicitaires dans nos boîtes aux lettres. Les personnes un tant soit peu sensibles à l'environnement prennent le temps de mettre un auto-collant "stop-pub" sur leur boîte aux lettres diminuant ainsi d'au moins 40 kg leurs déchets par an et par habitant (soit un million de tonnes par an en France selon le ministère de l'écologie!).

Ceci ne faisant évidement pas l'affaire de ces entreprises spécialisées dans la distribution de pub ou déchets (puisque allant bien souvent directement de la boîte aux lettres à la poubelle sans passer par la case "lecture").
Le seul véritable intérêt d'existence de ces entreprises est qu'elles distribuent aussi les journaux locaux d'informations.













A Dijon, nous pouvons recevoir "Dijon notre Ville", "Le Grand Dijon", "Côte d'Or Magazine" et "Bourgogne notre Région". La présence de l'autocollant "stop-pub" ne devrait, en principe, pas empêcher de recevoir ces revues. Mais, malheureusement la réalité en est bien autrement. En effet, il est extrêmement fréquent de ne pas les recevoir. La raison est toute simple: bien que ces entreprises de distribution soient payées pour les distribuer à TOUT LE MONDE, elles "oublient" d'en mettre là où la publicité est refusée.













Une situation d'autant plus étonnante que certaines collectivités payent le prix fort pour que la distribution se fasse aussi chez ces citoyens consciencieux. Ainsi, le Conseil Général paye un surcoût. Résultat: nul! absence fréquente dans les boîtes "stop-pub". Aussi étonnant du côté de la mairie de Dijon. Le service qui conçoit "Dijon Notre Ville" reçoit cinq à six coup de téléphone par jour de dijonnais se plaignant de ne pas recevoir leur magazine. Pourtant, selon la mairie de Dijon, le Grand Dijon et le Conseil Régional, ils remontent régulièrement ce problème aux entreprises de distribution. Résultat: absence récurrente dans les boîtes "stop-pub"...

Bref, les collectivités (c'est à dire les citoyens) payent pour un résultat lamentable. Un résultat qui n'incite pas les honnêtes gens à mettre un autocollant "stop-pub", c'est à dire de refuser la publicité et ses kilos de déchets. Halte à la pollution? Oui pour les dijonnais, mais surtout pas pour ces entreprises...

dimanche 12 juillet 2009

Première distribution de paniers aux Jardins du Charmoi

Vendredi 10 juillet avait lieu la première distribution des paniers de légumes de l'association les Jardins du Charmoi.

Il s'agit d'une structure de type AMAP, c'est à dire de vente directe , ici entre monsieur Coupé, maraîcher près de Baigneux-les-juifs et un groupe de consommateurs dijonnais. Seulement deux mois ont été nécessaire pour la mise en place de cette AMAP. En effet, début mai, cet agriculteur a contacté les responsables du site web http://amapdijon.free.fr . Ces derniers ont alors contacté les 600 familles inscrites sur leur site web pour leur informer de la possibilité de créer une nouvelle AMAP. Finalement, vendredi dernier, 26 paniers étaient distribués au centre social Balzac aux adhérents de cette nouvelle association.













45 paniers seront distribués durant les mois de juillet et août (période où la production de légumes étant la plus importante), pour revenir à 26 le reste de l'année, avec toutefois l'ambition d'augmenter ce nombre progressivement.

Pour information, ces légumes sont labellisés "bio" et le travail de la terre se fait avec l'aide de chevaux de trait puisque cet agriculteur est un passionné de l'hippotechnie comme le montre ses réalisations. Il est très intéressant de voir que les chevaux retrouvent une place dans l'agriculture, puisque récemment un autre agriculteur a suivi la même voie (lire article ci-contre, Journal de Saône-et-Loire du 8 juin 2009).

mercredi 8 juillet 2009

Des terres pour l’agriculture bio en Côte d’Or !

Le Collectif "URGENCE BIO 21" vient de lancer une grande pétition départementale intitulée "Des terres pour l’agriculture bio en Côte d’Or !":

Nous, consommateurs, sommes conscients de l’impact des modes de production, de transformation et de distribution des produits alimentaires sur l'environnement et la santé.
Près de la moitié des aliments végétaux consommés en France renferment des résidus de pesticides, les sols et l'eau sont pollués, et de 20 à 30% des émissions de gaz à effet de serre sont dus à l'agriculture intensive en Europe.
L'agriculture biologique apporte une réponse concrète aux problèmes de santé publique et d'environnement. Elle offre, à un prix juste, des produits frais, de saison et dont la qualité est contrôlée à tous les niveaux.
Mais elle représente actuellement moins de 2% de la surface agricole de Côte d’Or. Il n’y a pas assez de producteurs biologiques pour répondre à la demande croissante. Par exemple, plus de 600 familles de l’agglomération dijonnaise sont en attente d’un panier bio hebdomadaire et la restauration collective souhaiterait introduire de façon régulière ces produits.
Face au manque de terres pour installer de nouveaux producteurs en bio – particulièrement en maraîchage, nous, signataires de la pétition, demandons aux élus et responsables agricoles de s’engager dès maintenant à œuvrer à la préservation et au maintien de terres agricoles en Côte d’Or par tout moyen (rachat, création de zone agricole protégée, etc.)
* pour l'installation de nouveaux paysans en agriculture biologique
* pour la conversion en agriculture biologique des terres agricoles, particulièrement celles situées à proximité des captages d’eau.

L’écologie est dans tous les discours… il est temps de passer aux actes !
L’alimentation saine est un droit pour tous. "



La pétition est à signer en ligne à l'adresse http://www.jesigne.fr/bio21, elle sera aussi disponible sous forme papier sur le marché de Dijon et dans différents endroits en fonction des actions menées par les membres du collectif.


Cette pétition touche l'ensemble du département, mais il faut savoir que l'agglomération dijonnaise compte de nombreux hectares de cultures (un peu moins de 22 000 ha en 2000), pour environ 1,5% de terres en agriculture biologique (les données sont un peu anciennes, mais la situation ne s'est guère améliorée).
L'agriculture péri-urbaine est possible et fondamentale, mais elle se heurte à différents problèmes. Dans l'agglomération dijonnaise il existe un rapport très intéressant à ce sujet, intitulé "Etudes et dialogues sur l'agriculture périurbaine dijonnaise".

mardi 7 juillet 2009

dijon-ecolo est l'invité de Greenpeace sur radio Campus

Pour la 4ème émission de Greenpeace sur les ondes de Radio Campus Dijon, le site internet "dijon-ecolo" était l'invité.

video

dimanche 5 juillet 2009

Inauguration de l'exposition Equilibre

L'association Arborescence invite le public, depuis plusieurs années, à découvrir et respecter les arbres via son animation "Ecodrome". Le jeudi 2 juillet, elle inaugurait l'exposition "Equilibre", conçue et réalisée avec le soutien de la Fondation Nicolas Hulot.













Ainsi, le promeneur du parc de la Colombière est invité à réfléchir sur les équilibres qui régissent les lois de la nature et comprendre pourquoi les écosystèmes sont fragiles.