mardi 31 août 2010

Davantage de produits bio dans les cantines scolaires dijonnaises

Le bio s'installe lentement et sûrement dans les menus des cantines scolaires à Dijon. Au mois de décembre 2008, trois produits provenaient de l'agriculture biologique pour la constitution des menus. En janvier 2010, apparaissait le menu "alternatif", qui est simplement un menu végétarien.

Pour la rentrée scolaire 2010, les enfants pourront manger de la semoule, du quinoa, des lentilles, un yaourt nature, du boeuf et des gnocchi issus de l'agriculture biologique, soit six produits bio. A cela, il est à souligner que le pain qui accompagne tous les repas est produit avec une farine au label "AB".

Pour ce mois de septembre, la Nouvelle Cuisine (cuisine centrale dijonnaise) propose donc ses menus les plus écologiques jusqu'à maintenant. Une rentrée qui s'annonce bien.

mercredi 25 août 2010

Sortie du film ''600Kg d’or pur'' sur l'exploitation aurifère illégale dans deux salles à Dijon

"Ce mercredi 25 août sortira dans les salles du Darcy Palace et du Cap-Vert le nouveau film de Eric Besnard, « 600Kg d’or pur », avec parmi les têtes d’affiche Clovis Cornillac, Audrey Dana, Bruno Solo. Une équipe de tournage prestigieuse qui a pu, lors d’un séjour prolongé, travailler dans le contexte exceptionnel de la forêt équatoriale de Guyane, et toucher du doigt la complexité du thème principal du film : l’avidité autour du minerai aurifère."


"Au-delà de la dimension « film d’aventure exotique », le film d’Eric Besnard met en lumière la recrudescence de l’exploitation aurifère illégale, drame social et environnemental qui continue de causer une forte pollution des fleuves, une profonde perturbation des modes de vie traditionnels, et des impacts irrémédiables sur de nombreuses zones de forêt primaire"

"Le spectateur comprendra aussi que le seul enfer de cette région tropicale reste la fièvre cupide et incontrôlée de l’or. Et qu’en l’absence d’exploitation aurifère illégale, la forêt de Guyane continuerait d’offrir le cadre de vie idéal pour de nombreuses communautés d’origine et de culture diverses, riche d’une biodiversité amazonienne exceptionnelle, à l’attrait touristique unique."

Pour en savoir plus sur le sujet, consulter l'excellent site nonalorillegal.fr

lundi 23 août 2010

Pour la rentrée, changeons de moyens de transport grâce à la bourse aux vélos

"Un cercle vertueux pour un moyen de transport qui a tout pour l'être. Augmenter le nombre de vélos en circulation c'est augmenter la qualité de vie de tous, car le vélo c'est bon pour la ville et même pour ceux qui n'en font pas!"

Pour continuer à inciter le plus grand nombre à prendre la bicyclette pour se déplacer en ville, La Bécane à Jules organise une bourse aux vélos les 4 et 5 septembre au 17 rue de l'Ile à Dijon.

Avec les efforts répétés de cette association et de ceux d'EVAD, peut être qu'un jour proche (?) verront nous les rues dijonnaises non plus remplies de voitures, mais de vélos comme cela est déjà le cas à Utrecht (Pays Bas)...

mardi 17 août 2010

Des dijonnais parmi les faucheurs d'OGM à Colmar

Dimanche 15 août, vers 5h du matin, une soixantaine de faucheurs volontaires provenant de toute la France ont décimé soixante dix pieds de vignes transgéniques dans un champ expérimental de l'INRA à Colmar. Plusieurs dijonnais étaient du voyage.

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Les arguments du responsable de l'INRA et des faucheurs se contredisent évidemment. Etude expérimentale dans un but purement scientifique ou nouveau pas vers la généralisation de vignes OGM? Difficile de faire toute la lumière. Toutefois, de tels agissements deviennent compréhensibles lorsque l'on voit comment les gouvernements Français et Européen tentent inexorablement d'imposer des cultures OGM, sous la pression des lobbies agro-industriels, alors que les populations n'en veulent pas et que de nombreuses études démontrent que nous n'en n'avons pas besoin pour nourrir la planète. Et c'est sans parler des divers effets pervers et dangereux des OGM en pleins champs.

De plus, des solutions existent ici comme l'explique monsieur Denis Fetzmann dans Le Bien Public du 17/08/2010, même si elles demeurent imparfaites actuellement.
"Quelles sont les solutions existantes ?
Il y a d’abord la solution à long terme du « repos des sols ». Sachant qu’il faut entre 5 et 7 ans pour se débarrasser des petits vers qui transmettent le virus, cette solution est difficilement applicable. On a aussi eu les produits chimiques, aujourd’hui interdits car nocifs pour l’environnement. Aujourd’hui, on est obligés de chercher d’autres solutions. On a notamment les plantes dites nématicides, qui émettent des toxines propres à tuer les vers - la phacélie, par exemple, mais il faut en trouver d’autres. Il y en aurait une trentaine en tout."

Tant que les dirigeants continueront de se moquer des citoyens, ces derniers continueront à prendre de telles initiatives pour la défense de l'environnement. Des dijonnais veillent...

jeudi 12 août 2010

"Les paniers de Beauchêne", la nouvelle AMAP bio dijonnaise

Un scénario qui devient une habitude: un maraîcher en agriculture biologique contacte les responsables du site http://amapdijon.free.fr dans le but de vendre leurs produits via une AMAP sur Dijon. Activation de la liste des personnes en attente. Une première réunion le 18 juin puis une seconde le 29 juin, toujours en présence des maraîchers, des futurs adhérents de l'AMAP et de monsieur Pierre Lopez, président de l'AMAP des Jardins de Virgile qui a joué un rôle très important de conseiller pour la création de cette association (en tout, il a participé très activement à la création de 5 AMAP dijonnaises!).











Et c'est ainsi que les AMAPiens ont pu goûter aux légumes bio des paniers de Beauchêne pour la première fois le 15 juillet, Avenue Gustave Eiffel à Dijon. Aujourd'hui, au menu il y a avait des haricots blanc, verts et noirs, des pommes de terre, des carottes, des betteraves, un concombre, une courgette et des tomates pour chacun des trente adhérents (et déjà plus d'une dizaine de famille sur leur liste d'attente!).

Alors que des agriculteurs manifestent un peu partout en France, d'autres choisissent la voie de l'agriculture biologique avec le moins d'intermédiaires possible, et ça marche! Aux élus de comprendre cela...

mercredi 4 août 2010

Pas de traitement des eaux usées et c'est une rivière détruite

La station d'épuration des eaux usées de Chevigny Saint-Sauveur traite les eaux sales de Chevigny Saint-Sauveur, Couternon, Crimolois, Neuilly-lès-Dijon, Orgeux, Quetigny, Saint-Apollinaire, Sennecey, Varois et Chaignot et plusieurs sites industriels à raison d'environ 10 000m3 par jour. L'eau dé-polluée est ensuite rejetée dans la Norges. Dimanche 1er août, un incident à la station a permis le déversement de 400m3 d'eaux non traitées directement dans la rivière. Le résultat est sans appel: sur une distance de 5 km, la faune a été dévastée. (source: Le Bien Public du 3 août 2010).

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Ce désastre écologique en dit long sur la qualité des eaux que nous rejetons de nos maisons et de nos industries. Polluer, dépolluer (station d'épuration), pour finalement toujours re-polluer, un peu chaque jour ou beaucoup comme cette fois-ci. N'y a t il pas moyen de cesser de détruire la nature?

mardi 3 août 2010

Fauchage tardif, zone refuge

Le comité d'inspection pour le label "villes et villages fleuris" vient de passer à Dijon. De beaux parterres fleuris, des buissons bien taillés, des pelouses bien tondues, tout doit être ordonné sans place au méli-mélo des plantes sauvages qui poussent et fleurissent à leurs rythme. Et cet aspect "humanisé" de la nature ne convient pas aux insectes pollinisateurs. En effet, pour faire "beau", les plantes annuelles sont coupées avant leur fleurissement. Ainsi, on ne voit jamais de papillons sur une grande pelouse "bien" entretenue (régulièrement tondue).

Pour maintenir tout de même une certaine biodiversité d'insectes, la solution se trouve dans le fauchage tardif. Il s'agit tout simplement de laisser la nature s'exprimer en ne coupant les herbes qu'après leur fleurissement, ce qui permet à un certain nombre d'animaux de trouver refuge et nourriture pour leur développement, comme c'est expliqué pour les papillons sur le panneau de la ville de Charmey en Suisse ci-dessus.

Cet aspect "sauvage", qui n'est en fait que naturel, peut faire croire à du laisser-aller des services des espaces verts de la ville pour un grand nombre de dijonnais qui ont pris la mauvaise habitude du "tout ordonné". Il faut alors informer de la démarche, c'est ce que fait depuis peu la mairie de Dijon au niveau de la promenade du Suzon.

Certaines villes françaises laissent beaucoup de zones à fauchage tardif, ce qui leur empêche de gagner une ou deux fleurs au concours des villes fleuries! Un choix écologique. Il faut dire que le label "villes et villages fleuris" est trop strict sur certains critères comme celui-ci, mais au contraire trop lâche sur d'autres comme la pollution visuelle aux entrées de ville dans leur notation...