lundi 8 juillet 2013

"Les animaux sont au service de l'homme"

Le samedi 29 juin a eu lieu à Dijon une manifestation pour dénoncer le Centre d'Élevage du Domaine des Souches (CEDS) implanté à Mézilles. Voici le récit d'un des participants:

"Après un happening le 30 mars dernier à Auxerre, un collectif de citoyen s'est rassemblé ce samedi 29 juin à Dijon pour protester contre l'activité du Centre d'Élevage du Domaine des Souches (CEDS) implanté à Mézilles, à 30 km d'Auxerre. Cette entreprise bourguignonne élève et vend des chiens (beagles, bergers allemands et labradors) destinés à l'expérimentation à des laboratoires publics et privés.

Près de 220 personnes se sont retrouvées devant la gare de Dijon à partir de 14h, mêlant des dijonnais, des icaunais et plus encore des partisans de la cause animale venus de Franche-Comté, de la région parisienne, voire d'horizons très lointains, preuve d'un engagement total. Des citoyens engagés contre la vivisection et pour une recherche éthique, dont les buts sont de faire connaître via des actions légales le Centre d'Élevage du Domaine des Souches (CEDS) et ses activités jugées "scandaleuses". Tous les moyens légaux sont employés pour obtenir sa fermeture.

Une longue chaîne humaine s'est déplacée jusque dans la rue de la Liberté et dans la rue Bossuet, pour rencontrer les dijonnais, faire entendre ses revendications "non à la vivisection, oui aux alteranatives", parfois extrèmes "Téléthon piège à cons", mais sincères "les alternatives existent, les lois et règlements sur les expérimentaitons et homologations de médicaments et produits chimiques doivent évoluer", "même très encadrées, les conditions d'élevages restent abominables, les conditons des expérimentations restent et resterons cruelles". La viabilité des expérimentations est remise en cause, avec force d'arguments "le modèle biologique du chien, voire de tout autre animal, est remis en cause, si peu viable pour l'extrapolation sur l'homme, tellement les biais sont nombreux et désormais révélés", "les banques de données de références en matière de toxicologie existent, plein d'expérimentations sont inutiles, pratiquées du fait d'obligations réglementaires". Lors des échanges avec les habitants, les exemples d'expérimentations étaient expliqués, amenant la réprobation immédiate, l'écoeurement. Les militants n'abusaient pas d'exemples extrèmes et ne cessaient de proposer des solutions.
Aux réflexions parfois désinvoltes portées à leur encontre "vous n'avez rien de mieux à faire ?" certains militants s'énervaient, d'autres restaient stoïques, souriants en annonçant faire les soldes un autre jour !! La chaîne était énergique et joyeuse, mais chargé de gravité bien souvent en entonnant les slogans. Leur sujet est difficile, parfois inaudible : si l'on peut s'horrifier des tortures relatées sur le conflit syrien, peut on rester insensible s'agisant de la cause des animaux d'expérimentation ? considérer aveuglément qu'il s'agit d'un mal nécessaire ? face à des militants qui appellent à une autre forme de rapprot à l'animal, une société plus humaine consciente des autres espèces ?

La chaine s'est arrêtée longuement, de manière symbolique, devant le Centre Laser Médical Dijon, place Bossuet. Ce centre dont le gérant est Michel Carré, qui dirige le CEDS depuis 26 ans, et prononçait dans l'Yonne républicaine le 8 septembre 2012 "Les animaux sont au service de l'homme". Une formule froide et inaceptable pour des personnes ayant le coeur à vif. A chacun de s'interroger sur sa sensibilité à l'autre, à l'animal, et au sens donné à l'humanité. La recherche peut progresser, et l'homme peut il progresser ?"
Plus d'informations sur : http://www.fermons-le-ceds.org

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Une manifestation parfaitement organisée qui dénonce une nouvelle fois la violence que fait l'homme (alias homo sapiens sapiens...) envers les animaux. Que ce soit pour l'expérimentation animale, les animaux destinés à notre alimentation ou bien encore les animaux sauvages que l'on chasse jusqu'à leur disparition ou en détruisant leur lieux de vie, la citation de Gandhi en dit long sur notre société qui se proclame "moderne": "On reconnait le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux".

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