vendredi 11 octobre 2019

A mort les arbres, place à la bagnole !

La scène s'est passée rue du Docteur Schmitt à Dijon, le lundi 30 septembre. De puissants bulldozers sont venus raser trois ilots de nature sauvage en vue d'agrandir un parking du Centre Hospitalier Universitaire. La planète meurt ? Ils s'en foutent, place à la bagnole !










Une fois de plus à Dijon l'urbanisation, la bétonisation progresse, inéluctablement, inexorablement, quoiqu'en disent François Rebsamen et Pierre Pribetich. L'artificialisation de la ville, de la métropole, continue comme si de rien n'était. 








Perte de la biodiversité ? Place à la bagnole ! Perte de terres à cultiver ? Place à la bagnole et aux immeubles ! Réchauffement climatique ? Ils s'en moquent !
Le temps passe, les conditions environnementales se dégradent partout, mais certaines mentalités ne changent pas...

dimanche 6 octobre 2019

L’association Les Amis de la Terre Côte-d’Or se bat pour obtenir l'agrément « association de protection de l’environnement »

"Forte de ses activités, Les Amis de la Terre Côte-d’Or a fait une demande d’agrément pour devenir « association de protection de l’environnement » auprès de la Préfecture de Côte-d’Or à l’automne 2018. Mai 2019, nous apprenons que notre demande est refusée car en Côte-d’Or une association doit avoir minimum 250 adhérents pour bénéficier de cet agrément.

Nous ne baissons pas les bras facilement et comptons re-déposer une demande fin 2019. Mais pour cela nous avons besoin de vous : adhérez ! Chaque adhésion compte (pas d’âge limite), que vous vouliez vous impliquer ou non dans l’association.
Vous serez alors représentés lors des instances consultatives qui examinent les politiques d'environnement et de développement durable en Côte d'Or et cela permettra aux Amis de la Terre Côte-d’Or de :

- Mener des action devant les juridictions administratives
- Défendre des intérêts individuels ou collectifs
- Réaliser des actions de groupe face à un préjudice

Dans les domaines :
• Protection de la nature et de l'environnement.
• Amélioration du cadre de vie.
• Protection de l'eau, de l'air, des sols, des sites et paysages.
• Urbanisme.
• Lutte contre les pollutions et les nuisances.
• Sûreté nucléaire et la radioprotection.
• Pratiques commerciales et publicités trompeuses quand elles comportent des indications environnementales.













Pour adhérer en ligne : https://don.amisdelaterre.org
(précisez : rattachement au groupe local Côte-d’Or)"

Cette association, créée en 2012, fait partie de la fédération internationale des Amis de la Terre (créée il y a bientôt 50 ans, présent dans plus de 70 pays) et fait partie des groupes les plus actifs en France. Les adhérents des Amis de la Terre Côte-d'Or ont à coeur d'agir pour "changer le système pas le climat" et  militent pour une transition vers des sociétés soutenables, au Nord comme au Sud.

samedi 5 octobre 2019

Dijon est-elle une ville cyclable ?

En 2017, 1162 cyclistes avaient exprimé leur ressenti sur la « cyclabilité » de la ville de Dijon. Début 2018, les résultats de l'enquête "Baromètre des villes cyclables" positionnait Dijon à la seconde place dans la catégorie des villes de 100 000 à 200 000 habitants. La seconde édition de cette enquête est ouverte jusqu'au 30 novembre 2019.

"A la rentrée 2019, la FUB lance la seconde édition de l'enquête intitulée: "Baromètre Parlons vélo des villes cyclables 2019"!
A cette occasion, nous invitons tous les cyclistes à répondre à cette grande enquête nationale sur le vélo. Le baromètre reflète la satisfaction des cyclistes dans les villes françaises et crée de la "science cyclable" à partir de l'expression massive du ressenti des usagers du vélo.
Cette seconde édition fournira des analyses comparatives fines sur l'évolution des différents indicateurs entre 2017 et 2019 au sein de votre ville."


Au jour d'aujourd'hui seulement 221 personnes ont répondu au questionnaire pour Dijon. Il est important qu'un maximum de cyclistes donnent leur avis afin d'avoir une vue représentative.

vendredi 4 octobre 2019

11 projets locaux aux Trophées de la Consom'action en Bourgogne-Franche-Comté

"Suite au lancement, le 5 juin dernier, des Trophées de la Consom’action en Bourgogne-Franche-Comté, 49 candidatures ont été reçues. Ces candidatures mettent en avant des initiatives intéressantes." 11 structures de l'agglomération y participent.


"Du 1er au 15 octobre 2019, le public est invité à voter pour son coup de cœur. Le lauréat du « coup de cœur du public » gagnera un diplôme, la possibilité de réaliser un clip pour valoriser son initiative ainsi qu’une enveloppe de 200 €. Ce vote "coup de cœur" est ouvert à tous."

Les projets locaux:










vendredi 27 septembre 2019

LA BASE ouvrira début 2020

LA BASE  sera une épicerie de produits biologiques / locaux & circuit-court / zéro-déchet, indépendante et coopérative, au format Drive à Dijon.
Selon le site web, cela se définie comme "la praticité d'un drive", "la priorité au local & bio", avec un "objectif zéro déchet".

La priorité au local & bio:
"Notre catalogue sera constitué de produits biologiques et/ou locaux (le plus souvent les deux). Pour les produits que nous ne trouvons pas dans notre région, nous irons au plus court, tant en distance qu’en circuit de distribution.
En achetant ces produits, vous prendrez soin de votre santé et de celle de vos proches. Vous soutiendrez celles et ceux qui ne comptent pas leurs heures pour cultiver et produire des produits de qualité, respectueux de la santé et de l’environnement.
En faisant vos courses à LA BASE, vous reviendrez aux bases et mettrez du sens dans votre panier."

Objectif zéro déchet:
"Votre commande dans des contenants consignés sera préparée par nos soins, à votre demande.
Après son retrait, vous rangerez vos produits directement dans vos placards. Pas de manipulation, pas de contenants à prévoir. Nous nous en occuperons pour vous.
Une fois vos bocaux vides vous nous les ramènerez, et nous les remettrons en circulation après vous avoir rendu votre consigne.
Simple ! Nous n’inventons rien, nous remettons juste au goût du jour le vrac de nos grands-parents."

Il sera possible d'y trouver "des produits du quotidien", "une fringothèque", "un espace convivialité".

à découvrir prochainement, et à encourager dès maintenant ...

lundi 23 septembre 2019

"Ici, vos emballages et sacs réutilisables sont les bienvenus"

"J’accepte les contenants réutilisables dans mon commerce". Ainsi commence la charte à signer par les commerçants qui acceptent que leurs clients viennent avec leurs propres contenants réutilisables et Dijon Métropole.

"Dans le cadre du projet Territoire « Zéro Déchet, Zéro Gaspillage », Dijon métropole souhaite réduire l’utilisation des emballages et des sacs donnés aux clients lors de leurs achats en développant les contenants réutilisables dans les commerces alimentaires de proximité.
Le commerçant s’engage à :
• communiquer en plaçant la vitrophanie fournie par Dijon métropole pour inciter les clients à participer en les informant sur la possibilité d’apporter leurs propres contenants et leurs sacs à vrac
• accepter les contenants réutilisables propres, secs et appropriés à l’emballage alimentaire* (bocaux en verre, boîtes alimentaires, etc.)
• tarer le contenant a n de peser directement l’aliment demandé sans utiliser de papier ou tout autre emballage
• ne pas proposer systématiquement des emballages et des sacs aux clients lors de leurs achats
• mettre à disposition des cartons, cagettes ou autres emballages qui peuvent être réutilisés
Dijon métropole s’engage à :
• fournir la vitrophanie au commerçant
• faire la promotion des commerçants qui s’engagent dans ce dispositif via le site trionsnosdechets-dijon.fr et les autres supports de communication de la collectivité"

Des commerces qui acceptent les boites et autres sacs, et qui donc acceptent de prendre le temps de tarer ces contenants, c'est à soutenir. Ces autocollants sont déjà visibles plusieurs vitrines.

vendredi 20 septembre 2019

Lettre ouverte aux députés de Côte d’Or ayant voté pour la ratification du CETA

Suite au vote des députés sur le CETA fin juillet, le collectif STOP TAFTA CETA 21 a envoyé récemment une lettre ouverte à Fadila Khattabi et Didier Paris, les deux élus de Côte-d'Or ayant voté pour ce traité climaticide:


"A Madame Khattabi 3ème circonscription et à Monsieur Paris 5ème circonscription.

Lors de la séance parlementaire du 23 juillet 2019, vous avez voté pour la ratification du CETA (accord de libre-échange entre le Canada et l’Union Européenne). L’avez-vous fait en toute connaissance de cause ?

Saviez-vous que le Canada n’est pas le paradis écologique que le gouvernement s’est évertué à montrer en déclarant « Le Canada est un partenaire de confiance aux normes proches des nôtres ».

Au Canada, les fermes usines sont la norme et la taille moyenne d’une exploitation est de 420ha contre 55 ha en Europe, avec un recours systématique aux antibiotiques, hormones de croissance et farine animale ; outre les conséquences sur le bien-être animal, celles sur la santé des consommateurs ne sont pas anodines : c’est pourquoi ces produits sont interdits dans l’Union Européenne. Le gouvernement a affirmé que les produits interdits au sein de l’Union Européenne ne peuvent pas pénétrer sur le marché européen mais les normes sanitaires applicables sur le sol européen ne valent pas automatiquement pour les produits importés. De plus avec la « concurrence libre et non faussée », les pays et leurs ports, soucieux de préserver leur part de marché et de développer leur activité, réduisent au minimum les contrôles douaniers. De fait la plupart des marchandises importées sont débarquées sans vérification dans n’importe quel port européen et peuvent ensuite circuler librement dans tout l’espace économique européen.

D’ailleurs le ministère de l’agriculture l’a reconnu le 15 Juillet « aucune règle n’interdit l’arrivée de bœuf canadien nourri à certaines farines animales ou « dopé » aux antibiotiques ».

Saviez-vous que le Canada multiplie les pressions et les menaces contre les normes sanitaires européennes et contre l’application du principe de précaution ?

Saviez-vous que le Canada produit de la viande 25% moins chère qu’en Europe ?

Et pourtant le gouvernement affirme que « les filières agricoles ne seront pas déstabilisées par les importations canadiennes ». Effectivement le Canada n’a pas encore utilisé ses contingents d’exportation mais cela ne signifie pas qu’ils ne le seront jamais. Il serait étonnant que le Canada ait âprement discuté ces quotas pour ne pas les utiliser mais la mise en place d’une filière d’exportation demande un certain temps.

Saviez-vous que le Canada a déjà augmenté ses exportations en Europe de 65% de produits pétroliers issus de l’exploitation de sables bitumineux ?

Pensez-vous vraiment que l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre relâchés par les transports transatlantiques n’aura aucun effet sur le réchauffement climatique ?

De nombreuses organisations (70), et récemment Nicolas Hulot vous ont alerté sur les dangers que représentait ce traité commercial. Vous n’avez pas voulu les entendre, préférant donner du crédit aux approximations et omissions fournies par l’exécutif malgré des contre-arguments étayés de longue date et publiés avant le vote.

La planète brûle et vous regardez ailleurs. Ne préférez pas la fausse liberté du commerce, en oubliant qu’il n’y aura ni commerce ni part de marché sur une planète morte. Ne persistez pas dans un modèle économique qui détruit la planète, empoisonne des millions de personnes et génère des inégalités colossales.

Au-delà du fait que cela vous sera reproché aux prochaines échéances électorales, vous porterez une lourde responsabilité devant les citoyens, les citoyennes et les générations futures.

Citoyennement,

Le collectif STOP TAFTA CETA 21 et des citoyens engagé"

Fadila Khattabi et Didier Paris sont clairement des députés n'agissant pas pour le bien de la population et de la planète sur ce sujet ! Ce sont de mauvais représentants des citoyens.

lundi 16 septembre 2019

Avec le MEDEF 21, c'est "Open bar" sur la planète ?

Il parait que tout le monde sait qu'une croissance infini dans un monde fini est impossible. Tout le monde ? Apparemment non car certains organisent des "Open Bar" pour aller "en route vers un monde sans limite". Un message qui a fait réagir à juste titre le syndicat SNESUP-FSU de l'Université de Bourgogne:


"Open Bar pour le MEDEF à l'université de Bourgogne
mardi 10 septembre 2019

Le 5 septembre 2019, l'université de Bourgogne accueillait la désormais traditionnelle université d'été du MEDEF 21, avec la classe habituelle : privatisation des locaux, subvention de 10000 €, accueil par des hôtesses précaires et sous-payées, publicités pour des voitures…

Afin sans doute de contrebalancer le côté très « salon de l’automobile » et fort peu universitaire de ces rencontres, le président du MEDEF 21 les présente comme une occasion de « balayer les idées reçues, de prendre de la hauteur, d'apporter des solutions, d'éviter les "déjà vu" ». Des propos convenus qui contrastent avec le cynisme dans le choix du thème de cette année, affiché en grosses lettres à l'entrée et sur le petit livret distribué aux participants : « Open bar. En route vers un monde sans limite ». Nous sommes nombreux à avoir été heurtés par cet intitulé caricatural et provocateur, à l'heure où les crises sociales et écologiques apparaissent désormais au grand jour. Se proposer d’inventer un monde « sans limite » alors que partout les limites sociales, physiques et biologiques du modèle de croissance dominant sont franchies, aboutissant à une succession continue de crises et de conflits… voilà qui relève d’un sens de l’à-propos assez désastreux.

Nous avons donc décidé d'aller y voir de plus près, afin de tenter de savoir comment les participants comprenaient le thème de la journée. Précisons que, malgré l'annonce "Open bar", l’entrée était payante (84 €). Faute de carton d’invitation, nous avons donc dû nous contenter de questionner un panel de participants à l’entrée des barnums.

Certains ont vu dans le titre choisi une "provocation" salutaire à l'heure des discours écologiques catastrophistes, d'autres ont considéré qu'il s'agissait d'un simple slogan. Il faut croire que pour ceux-ci, les mots n’ont pas d’importance. D’autres encore ont estimé qu'il fallait sortir des "règles" censées freiner nos actions pour laisser libre court à la créativité entrepreneuriale. Apparemment pour ceux-là, les antiennes néolibérales rabâchées depuis 40 ans ne sont pas des idées reçues ou du déjà-vu qu’il faudrait balayer. Amenés sur le terrain des faits scientifiques comme les limites matérielles (ressources naturelles, espace disponible) ou humaines (capacités cognitives, mortalité), la plupart ont botté en touche en disant que l’absence de limite devait se comprendre comme une référence aux technologies de l’information et de la communication, comme si « l’immatériel » ne reposait pas sur une infrastructure matérielle (serveurs, objets connectés…). Enfin, un adhérent du MEDEF manifestement versé dans la métaphysique nous a déclaré sans sourciller que l’approche scientifique posait des « bornes » à l’esprit, qu’on « ne [savait] pas tout », et que la matière noire et les théories en « neurosciences » d’Idriss Aberkane étaient bien la preuve que tout était possible1.

A l’intérieur, un concours appelé « les Pitchs » était organisé afin de récompenser un "projet innovant". Parmi les candidats on pouvait ainsi entendre le PDG de la start up Avioneo qui propose de développer les "projets de taxis volants partagés, sobres et efficients". A coup sûr, de telles « solutions » augurent de réponses à la hauteur des crises qui nous assaillent ! Parallèlement avait lieu une série de conférences. Une seule scientifique — caution académique de ce rassemblement présenté comme une « université d'été » — était présente pour échanger avec les patrons : une spécialiste de génétique venue expliquer qu'il n'y a pas de limites génétiques. De là à en conclure qu’on vit dans un monde sans limite tout court, il n’y a qu’un pas que le MEDEF franchit allègrement.

A l'heure où les rapports scientifiques sur l'effondrement de la biodiversité, le changement climatique, les coûts sociaux et environnementaux de l'extraction de ressources apparaissent si manifestement au cœur des enjeux du présent, les chefs d’entreprise du MEDEF choisissent encore de nier la réalité. Au lieu de repenser réellement le monde productif et consumériste qui nous conduit si manifestement à la catastrophe, ils restent campés sur leur vision du monde hors-sol. Enfermés dans leur petit cocon d'autosatisfaction, ils préparent les catastrophes à venir avec la bonne conscience de ceux qui se sentent dominants et dans le sens de l'histoire.

Qu'une université valide et accueille une telle conception du monde et de tels projets, sans réflexivité, sans interrogation, sans perspectives critiques — autant d'éléments qui devraient constituer le cœur de nos missions — est sans doute le signe le plus tangible de l’impasse à laquelle nous conduisent les réformes successives de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il est temps de changer de trajectoire.
1 Idriss Aberkane est docteur en littérature et en sciences de gestion. Pour prendre la mesure de sa légitimité dans le domaine des neurosciences, voir sa notice Wikipédia."

Allez, chiche, l'année prochaine le MEDEF21 mettra en avant des vélos et proposera du jus de pomme bio à son "Open Bar".

mardi 3 septembre 2019

Stylos21.org, La révolte constructive des stylos

Communiqué des Amis de la Terre Côte-d'Or:
"La révolte des stylos, c’est maintenant ! Des stylos qui en ont marre d’être enfermés, d’être ridicules dans un énorme blister, d’avoir une vie scandaleusement trop courte, de participer ainsi activement à la déforestation et à la pollution, de mourir bêtement en étant jetés en décharge ou en étant incinérés.









Le stylo veut devenir éternel et traverser les générations. Il mérite plus de considération. Grace à lui, le bambin est tout fier de montrer qu’il sait écrire. C’est un marqueur d’une étape historique de sa vie.

Et des moments historiques, le stylo en a vécu : signature des traités de paix, écriture d’innombrables lettres d’amour …

En plus, il est parfaitement docile et s’adapte à toutes les écritures même les plus compliquées. Il peut être de toutes les couleurs et peut être fabriqué à partir de matières recyclées. Que de qualités pour ce petit instrument qui mériterait d’être enfin reconnu à sa grande valeur !!!
Il est soumis, c’est vrai, à la concurrence de l’écriture numérique mais quand on voit l’usage que certains font de twitter faut-il s’en inquiéter ?

Les stylos se révoltent, d’accord, ils en ont plus que marre, d’accord. Mais leur révolte se veut constructive et elle débouche, avec l’aide des Amis de la Terre Côte d’Or, sur la création du site internet stylos21.org qui annonce une nouvelle ère enfin glorieuse pour eux.
Pourquoi les Amis de la Terre Côte d’Or ont apporté leur aide ? Parce que les militants de cette association sont conscients de l’état catastrophique de notre planète. Une situation majoritairement due à notre société de sur-consommation. Et les stylos sont un bon exemple de cette sur-consommation.

Quotidiennement nous écrivons, souvent sur un ordinateur ou téléphone, mais aussi fort heureusement encore beaucoup à l’aide d’un stylo, d’un feutre, d’un crayon. Des petits objets qui paraissent anodins. Comment un simple stylo peut-il avoir un impact sur notre planète ? Un seul, pas grand-chose ; mais quand nous sommes des millions à en acheter, à les utiliser puis à les jeter à la poubelle, ce n’est plus anodin.
Les Amis de la Terre Côte-d’Or ont mis en place la récupération d’instruments d’écriture localement en 2013. Progressivement les kg récupérés ont augmenté pour être recyclés en mobiliers de jardins via Terracycle. Le recyclage, c’est bien, mais en accord avec la maxime “un bon déchet est un déchet qui n’existe pas” ; Ils se sont posés la question de ce qu’il est possible de faire pour diminuer ce volume de déchet généré par l’écriture, plus précisément par les stylos, feutres, correcteurs et autres marqueurs.
Vous trouverez donc sur le site stylos21.org diverses informations (Emprisonnement / Renaissance / Matières premières / 2ème vie / Divers) pour devenir un consom’acteur éclairé, surtout au moment de la rentrée des classes."

jeudi 15 août 2019

Rencontres "à pied, à vélo, bien dans ma ville"

Les 17 et 18 septembre auront lieu des rencontres sur le thème "à pied, à vélo, bien dans ma ville". Deux journées qui permettront de dresser un état des lieux concernant les modes de déplacements et le bien-être en ville, à partir de visites de sites et d'exemples pris dans les métropoles de Dijon, Grenoble et Lille. Objectifs : comprendre les conditions préalables à remplir et les mesures d'accompagnement à mettre en œuvre pour rendre efficace une approche privilégiant les modes actifs ou collectifs.
La priorité donnée à la place de la voiture en milieu urbain a entraîné un appauvrissement de la vie urbaine et de la santé des usagers. On observe, d’une part, la réduction d’un bien commun, l’espace public, d’autre part, des nuisances multiples liées à l’insécurité produite par la vitesse des véhicules, au bruit et aux différentes pollutions, enfin, la généralisation d’un mode de vie qui augmente une sédentarité déjà problématique. Cette absence d’activité physique est particulièrement grave pour les jeunes, en raison de leur dépendance aux écrans et pour les seniors en raison du risque d’isolement.
Les conséquences de cette situation sur la santé des habitants deviennent de mieux en mieux connues et désormais, en réaction, des politiques publiques intégrées « Transports et santé » commencent à être mises en œuvre. Il apparaît cependant nécessaire, aujourd’hui, de considérer que les politiques de mobilité et d’aménagement urbain fondées sur une autre hiérarchie des modes de déplacement peuvent être aussi des leviers essentiels pour favoriser le bien-être en ville.

La rencontre organisée par Ensemble à Vélo dans l’Agglomération Dijonnaise (EVAD), la Maison de Sciences de l’Homme de Dijon (MSH Dijon), l’association Rue de l’Avenir, avec le soutien de Dijon Métropole et du CEREMA, bénéficie de l’expertise de l’Agence Régionale de Santé. Elle a pour objectif de dresser un état des lieux concernant les modes de déplacements et le bien-être en ville, à partir de visites de sites et d’exemples pris dans les métropoles de Dijon, Grenoble et Lille. Il s’agit de comprendre les conditions préalables à remplir et les mesures d’accompagnement à prendre pour rendre efficace une approche privilégiant les modes actifs ou collectifs.
Afin de compléter la démarche une séquence avec différents ateliers permettra d’identifier des sujets d’études et de recherches concernant les liens entre modes actifs et santé publique.

Ces deux jours seront-ils nécessaires pour ouvrir les yeux de certains élus à la nécessité de passer à une ville à 30 ? Bègles l'a fait, pourquoi pas Dijon ?

samedi 10 août 2019

Dijon : Premier portrait du président Macron décroché pour obtenir le désarmement nucléaire

Le mercredi 7 août 2019, des participants du jeûne-action international pour l’abolition des armes nucléaires sont allés décrocher le portrait du président de la République Macron dans la salle des mariages de l’Hôtel de ville de Dijon.

Ils ont pu se prendre en photo avec le portrait et la banderole « La France doit signer le Traité d’interdiction des armes nucléaires ». Cette action symbolique et non-violente fait écho à la campagne nationale de décrochage de 125 portraits d’Emmanuel Macron menée par ANV COP21, pour dénoncer l’inaction du Président face au réchauffement climatique.
Les participants à cette action considèrent en effet que l’inaction du président Macron en matière de désarmement nucléaire et son refus de signer le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) font peser sur le monde et en particulier sur les Français un risque majeur qui s’ajoute à celui du réchauffement climatique.
Le TIAN a été adopté le 7 juillet 2017 par 122 pays dans le cadre de l’ONU et représente l’espoir le plus sérieux de sortir du péril des armes nucléaires.
À l’heure où les tensions autour du pétrole au Moyen-Orient (États-Unis-Iran) augmentent considérablement la possibilité d’une guerre, il est plus que jamais urgent d’éliminer le danger des armes nucléaires.
(Communiqué des participants au jeune-action du 6 au 9 août pour l’abolition des armes nucléaires)



La campagne:
Depuis le 21 février 2018, des portraits d’Emmanuel Macron sont décrochés des mairies. Lancée par Action Non-Violente COP21, groupe affilié aux Amis de la Terre, cette opération de décrochage de portraits vise à dénoncer le décrochage par Emmanuel Macron des objectifs climatiques. Elle permet d’exposer au grand jour le double discours de celui qui se prétend champion de la Terre mais est très loin de prendre les mesures à la hauteur de l’enjeu climatique et social. Visiblement, le sujet est sensible : dès les premiers décrochages, gardes à vue, perquisitions et procès se sont multipliés. La cellule anti-terroriste (BLAT) a même été mobilisée pour poursuivre ces dangereux activistes climat non-violents. Une répression bien disproportionnée qui en dit long sur l’intérêt porté par ce gouvernement à son image, alors qu’il lui faudrait bien plus se soucier de la mise en cohérence de ses actes. (source: Les Amis de la Terre)

vendredi 9 août 2019

Le vote des députés de Côte-d'Or sur le CETA

Par 266 voix pour et 213 contre, les députés ont approuvé, le mardi 23 juillet, la ratification du traité de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA). La députée Fadila Khattabi et le député Didier Paris ont voté pour ce traité criminel permettant notamment aux entreprises de faire des profits au dépend des citoyens et de l'environnement via des tribunaux privés.


Les Amis de la Terre ont publié un rapport révélant les conséquences dévastatrices du système controversé des tribunaux d’arbitrage privés. Composante commune aux accords internationaux sur le commerce et l’investissement, le système de règlement des différents investisseurs Etats (ISDS pour son sigle anglais) crée un système de justice parallèle qui déroule le tapis rouge aux multinationales, et leur permet de poursuivre les États lorsqu’elles se sentent menacées par des mesures d’intérêt public. (télécharger le rapport)













Acculés par les analyses et arguments des opposants, l’exécutif et la majorité n’ont cessé d’énoncer des contre-vérités pour tenter de garder leur cap, celui qui consiste à approfondir la mondialisation économique et financière et le commerce transatlantique, quel qu’en soit le prix, alors qu’il faudrait tout au contraire de toute urgence les réguler au nom du climat, de la santé, de l’emploi, d’une agriculture de qualité, et plus généralement au nom de l’intérêt général. Le CETA est aussi une menace pour l'agriculture française !
Ce traité de libre-échange CETA passera devant les sénateurs au mois de septembre. Que voteront nos 3 sénateurs de Côte-d'Or ? Seront-ils aussi mauvais que Fadila Khattabi et Didier Paris ou exemplaire comme monsieur Rémi Delatte ?

jeudi 1 août 2019

6 au 9 août 2019 à Dijon: 4 jours pour l’abolition des armes nucléaires et la reconversion du site de Valduc

72 ans après Hiroshima et Nagasaki, un collectif d'associations, dont iCAN le prix nobel de la paix 2017, souhaite sensibiliser l'opinion publique sur la nécessité du désarmement nucléaire. Pour ce faire ce collectif organise 4 journées d'actions et de jeûne. Cette année, Dijon sera le point central en France de cette mobilisation nationale et internationale.

"Notre collectif d’associations souhaite sensibiliser l’opinion publique à la nécessité de désarmement nucléaire.
Pour ce faire nous organisons 4 journées d’actions et de jeûne dans le cadre de la campagne ICAN, Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires, qui a reçu le Prix Nobel de la paix en 2017 pour avoir réussi à faire voter par 122 pays à l’ONU le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Ce traité prévoit l’interdiction d’employer, de fabriquer, de stocker et de menacer d’utiliser des armes nucléaires.
De nos jours, à aucun moment, dans aucun conflit, non seulement l’emploi, mais la menace même de l’emploi de l’arme nucléaire ne sauraient être envisagés. L’ampleur de la catastrophe humanitaire provoquée par tout usage de l’arme nucléaire constitue une menace qui pèse sur nos propres décideurs.
L’analyse de la situation internationale fait apparaître que l’arme nucléaire n’est pas une sécurité mais une menace pour la paix en France et dans le monde.
L’objectif de cette campagne est que la France signe le Traité.
Il est de notre devoir de citoyen d’anticiper sur les conséquences de l’abandon par la France de ses armes de destruction massive et de nous préoccuper de la reconversion du personnel et des bâtiments des sites nucléaires militaires.
Il en va ainsi du site de Valduc, à 50 km de Dijon, où le CEA ( Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) assure l’entretien et la modernisation des têtes nucléaires françaises. Il stocke et manipule des produits radioactifs, et relargue dans l’environnement d’importants rejets radioactifs ou chimiques, dont le tritium. Quel avenir pour ce site, ses infrastructures et son personnel ?"













Le programme:
LUNDI 5 AOÛT :
20 h 30 : Concert lyrique de Laurence Esquieu, Claire Spagnol et Fanny Cousseau, église Saint-Joseph, 1 rue du Havre à Dijon
MARDI 6 AOÛT :
11 h : Place de la Libération, devant la Mairie, commémoration du bombardement de Hiroshima
12 h-18 h : Stands place François Rude — stage théâtre invisible — déambulation avec dirigeable — spectacle et concert
20 h : Film La bombe et nous de Xavier-Marie Bonnot suivi d’un débat – cinéma Eldorado
MERCREDI 7 AOÛT :
10 h-18 h : Stands place François Rude — déambulation avec dirigeable — Die In — animation théâtre invisible — spectacle et concert
JEUDI 8 AOÛT :
10 h-18 h : Stands place François Rude — déambulation avec dirigeable — Die In — animation théâtre invisible — spectacle et concert
10 h –13 h : Manifestation non-violente à Valduc devant le CEA (D101K, 21580 Salives).
Covoiturage depuis Dijon : départ à 9 h, rendez-vous devant le fleuriste qui fait l’angle 55 cours Fleury.
VENDREDI 9 AOÛT :
10 h-10 h50 : Déambulation dans le centre-ville, avec le dirigeable
11 h : Commémoration du bombardement de Nagasaki, place de la Libération, en présence d’un représentant du Maire
13 h 30 : Rupture du jeûne en Mairie de Dijon

lundi 29 juillet 2019

Depuis aujourd'hui les dijonnais vivent à crédit

Le 29 juillet 2019 l'humanité (et donc aussi les dijonnais) aura consommé autant de ressources naturelles que ce que la Terre peut renouveler dans la même année. C'est deux mois plus tôt qu'il y a 20 ans. Si l'humanité vivait comme les dijonnais il faudrait 2,7 Terre !

Tous les ans, l’ONG Global Footprint Network calcule en partenariat avec le WWF « le Jour du dépassement » (Overshoot Day, en anglais) sur la base de trois millions de données statistiques de 200 pays.
C’est la date à partir de laquelle l’empreinte écologique dépasse la biocapacité de la planète. L'empreinte écologique caractérise la surface de la Terre utilisée par l'Homme pour pêcher, élever, cultiver, déboiser, construire et brûler des énergies fossiles. La biocapacité, quant à elle, représente la surface de la planète nécessaire pour faire face à ces pressions.



Depuis les années 1970, la date du Jour du dépassement se dégrade. En 1998, elle avait lieu le 30 septembre. En 2019, elle arrive deux mois plus tôt : le 29 juillet. Cette date est marquée cette année par une nouvelle augmentation des émissions de CO2.

Le site internet footprintcalculator.org permet d'estimer sa propre empreinte écologique et voir ainsi combien de planète terre il faudrait si tout le monde vivrait comme lui.

samedi 13 juillet 2019

Le climat n'est pas la priorité de François Rebsamen et de nos élus locaux !

François Rebsamen et la majorité des élus de Dijon Métropole ont voté, le 27 juin 2019, une aide d'une valeur de 30 000€ pour un meeting aérien, une activité incompatible avec la protection du climat. Peu importe donc pour eux si le climat se réchauffe...


La priorité de la plus part de nos élus est le soutien d'une activité polluante. 50 000 visiteurs est plus important pour eux que la destruction du climat. François Rebsamen pourra continuer à se servir des panneaux publicitaires qu'il a refusé de supprimer l'année dernière pour faire croire à tout le monde qu'il se soucie de l'environnement.












De la communication qui fait rire dans les milieux écolos locaux, une propagande en réalité. "Dijon, partenaire officiel de la transition écologique", la mauvaise blague. Un mensonge plutôt ! Décidément François Rebsamen n'arrive toujours pas à réaliser l'importance de cesser de polluer sous toutes les formes, l'importance de cesser de gaspiller. Et ça va durer encore combien de temps ces bêtises ? Tous les indicateurs écologiques sont dans le rouge et le président de la métropole dijonnaise donne 30 000€ pour soutenir une activité extrêmement polluante. Et dire qu'il se disait sensibilisé le 25 mars 2019 quand il a permis à des représentants locaux de Youth  For Climate de s'exprimer au conseil municipal de Dijon. Ce discours terminait par "vous avez notre avenir entre vos mains". On voit maintenant ce qu'en pensent ces élus de l'avenir des jeunes... C'est ignoble d'agir ainsi !

jeudi 11 juillet 2019

La FDSEA a déposé un recours gracieux contre les 3 arrêtés anti-glyphosate de l'agglomération dijonnaise

Le 21 mars 2019, la ville de Dijon a publié un arrêté interdisant l'utilisation du glyphosate pour les professionnels et particuliers. Le texte est contesté par la FDSEA de Côte-d'Or qui le considère comme illégal. La démarche de François Rebsamen embarrasse la préfecture et la chambre d'agriculture.

Le site d'information en ligne infos-Dijon.com a publié une information très importante dans son article "DIJON : L'arrêté anti-glyphosate confronté à la légalité". "Selon nos informations, la FDSEA de la Côte-d'Or a lancé un recours gracieux à l'encontre de la municipalité. Première étape avant un contentieux devant le tribunal administratif. (...) Le syndicat majoritaire, représentant les exploitants agricoles tenants d'une agriculture conventionnelle, voit d'un mauvaise œil ce qui apparaît comme un gage donné à la composante écologiste de la majorité de François Rebsamen à un an des élections municipales de mars 2020. En effet, les membres d'Europe Écologie Les Verts soutiennent les actions des «pisseurs involontaires de glyphosate» et participent au mouvement «nous voulons des coquelicots» visant à obtenir l'interdiction des pesticides de synthèse."

Selon l'association generations-futures, il a été vendu 138 852 kg de glyphosate en Côte-d'Or en 2017.  Ce qui représente 15,8 ug de glyphosate /m2, toute surface confondue. Ou bien en ne tenant compte que des Surfaces Agricoles Utiles (SAU) cela fait 29,7mg/m2. Plus de 100 tonnes de glyphosate déversés en Côte-d'Or et par an, ce n'est pas rien ! Alors quand un maire décide que c'est fini d'en mettre sur sa commune, il est plus que regrettable que des gens s'y opposent.

Lu sur le site de la FDSEA21: "Nous nous opposons vivement aux arrêtés pris par des communes contre le glyphosate (en Côte d'Or notamment), mais aussi contre d'autres molécules (par exemple des ZNT riverains de 150m en Bretagne). Les communes n'ont pas la compétence légale de réglementer l'usage des produits phytosanitaires, c'est une compétence exclusive du Ministre de l'Agriculture. Cette distribution des compétences correspond à la mise en oeuvre du principe de précaution, qui est conditionnée aux évaluations scientifiques, et non à des dogmes quelconques, notamment lorsque ceux-ci ont visiblement une visée purement éléctoraliste.
Nous avons donc d'ores et déjà déposé des recours gracieux contre les 3 arrêtés anti-glypho dont nous avions connaissance : à Dijon, Chenôve et Fenay. Si cela s'avérait insuffisant, nous sommes prêts à poursuivre la procédure administrative pour faire annuler ces arrêtés."

Il va être très intéressant de suivre le sujet, d'autant plus que la FDSEA va à contre-temps des attentes de la population et de la nécessité de protéger la biodiversité.

mardi 9 juillet 2019

Sensibiliser les plus jeunes aux enjeux climatiques

Communiqué concernant des activités que les Amis de la Terre Côte-d'Or ont mené cette année dans les écoles du Grand Dijon:
L'année scolaire se termine et pour les Amis de la Terre Côte d'Or elle aura été riche d'échanges avec les jeunes avec pas moins de 48 animations.
De Chenôve à Bressy-sur-Tiile, en passant par le centre de Dijon ou encore Chevigny-Saint-Sauveur, l'enjeu était de taille : rendre accessible aux plus jeunes les enjeux climatiques présents et à venir.
Comment trier ses déchets ? Quels sont les déchets que l'on peut éviter ? Quel est l'impact de la surproduction de plastique sur les milieux marins ?
Les élèves ont été très réceptifs et intéressés par ces réalités dont ils comprennent déjà l'importance majeure.

Des défis étaient également proposés aux 25 classes : collecte de stylos pour recyclage (plusieurs dizaines de kilos récoltés), détournement d'objets en vue de les réutiliser plutôt que de les jeter (avec de très bonnes idées) et le très apprécié gouter zéro déchet !
Les Amis de la Terre tiennent à remercier les enseignant.e.s, les parents et les enfants pour leur engagement et leur participation.

dimanche 30 juin 2019

Fin des animaux sauvages dans les cirques à Dijon

Le lundi 24 juin, le conseil municipal de Dijon a voté un voeu pour une ville sans cirques avec animaux sauvages.


L'intervention de Stéphanie Modde (EELV):
Dijon mène depuis plusieurs années une politique en faveur de la protection de la faune et de la flore avec son plan biodiversité. La reconquête de la biodiversité à Dijon, et particulièrement des pollinisateurs, a d'ailleurs été récompensée par le Label Apicité. Alors que les rapports scientifiques sur la biodiversité sont alarmants, que la faune sauvage est en train de disparaître de façon irréversible, Dijon souhaite poursuivre ses efforts. En effet, les animaux sauvages ne peuvent être présentés comme une attraction mais doivent être protégés.

De nombreuses études vétérinaires publiées ces dernières années démontrent que les conditions de détention et de dressage des animaux sauvages occasionnent des pathologies avérées (troubles cardiaques, arthrite, stéréotypies et autres troubles du comportement).
Le droit français fait état de cette problématique. L'article L.214­1 du code rural affirme que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ». L’article R 214­17, 3° du même code dispose qu’il est interdit de placer et de maintenir des animaux dans « un habitat ou un environnement susceptible d’être, en raison de son exiguïté, de sa situation inappropriée aux conditions climatiques supportables parl'espèce considérée ou de l’inadaptation des matériels, installations ou agencements utilisés, générant une cause de souffrances, de blessures ou d’accidents ».
Enfin, La Fédération des Vétérinaires d'Europe en juin 2015 a déclaré qu’elle"recommande à toutes les autorités compétentes européennes et nationales d'interdire l'utilisation de mammifères sauvages dans les cirques itinérants dans toute l'Europe, compte ­tenu de l’impossibilité absolue de répondre de façon adéquate à leurs besoins physiologiques, mentaux et sociaux.»













La municipalité est garante de la moralité publique en évitant la mise en spectacle d'animaux sauvages ou de certains animaux domestiques dans des conditions incompatibles avec leurs besoins biologiques et leur habitat, atteinte aux valeurs de respect de la nature et de l'environnement protégés par notre constitution.
Compte ­tenu de ces éléments, la Ville de Dijon souhaite s’engager aux côtes de centaines de communes comme Rennes, Strasbourg, Montpellier, Besançon, Bastia, de nombreux États (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, Grèce, Hongrie,Portugal, Suède...) et des associations de défense du bien­être animal qui ont pris position sur ce sujet.C'est pourquoi, réuni le 24 juin 2019, le Conseil municipal de Dijon :
­- Se déclare en faveur de l’interdiction de la captivité et de l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques et autres spectacles itinérants impliquant des animaux sauvages et demande au législateur de légiférer en ce sens.
- Se réserve la possibilité d’œuvrer par tous les moyens légaux à sa disposition à ce que Dijon n'accueille plus de spectacles de cirques utilisant des animaux sauvages.­
- Dans l'attente, des contrôles systématiques devront être pratiqués pour que l'arrêté du 18 mars 2011, fixant les conditions de détention et d’utilisation des animaux vivants d’espèces non domestiques dans les établissements de spectacle itinérant, soit appliqué à tous les cirques avec animaux.­
- Soutiendra activement les formes de cirque et de spectacle itinérants n’exploitant pas d’animaux sauvages, respectant la condition animale et accompagnera les acteurs circassiens qui le souhaitent vers des pratiques adaptées à cette condition."

Des personnes avaient manifesté en ce sens dès le 21 juin devant la mairie de Dijon, anticipant ce voeux.

"On peut juger de la grandeur d'une nation par la façon dont les animaux y sont traités." (Gandhi)

mardi 25 juin 2019

infos-dijon.com fait le point sur l'utilisation du glyphosate à SNCF-Réseau

"L'entreprise publique SNCF-Réseau doit maîtriser la végétation autour des voies ferrées. Si elle a encore recours aux herbicides au niveau des rails, des alternatives sont expérimentées pour anticiper une interdiction du glyphosate. Comme l'éco-pâturage pour lequel Dijon est une ville pilote."

La maîtrise de la végétation autour des lignes (talus, pistes et voies ferrées) coûte 125 millions d'euros annuellement à SNCF Réseau pour toute la France. Le recours à des produits phytosanitaires de synthèse pour le désherbage des voies représente 25 millions d'euros par an. SNCF Réseau indique avoir diminué, en valeur, ses achats d'herbicides de 5% entre 2012 et 2018. Sur une période plus longue, la SNCF est passée de 397 tonnes d'herbicides utilisées en 1984 à 64 tonnes en 2018. Du fait de la réglementation (diminution des molécules autorisées) ou des changements de pratique (arrêt de traitement chimique des talus).

Dans la Bourgogne-Franche-Comté, le budget de SNCF Réseau pour le désherbage mécanique s'élève à plus de 4 millions d'euros (la plupart des travaux sont externalisés) et à près de 700.000 euros pour le désherbage chimique (cette fois, les opérations sont principalement réalisées en interne). Par comparaison, selon la Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt, 3.470 tonnes de produits phytosanitaires – dont 475 tonnes de glyphosate – ont été utilisées par l'ensemble des acteurs dans la Bourgogne-Franche-Comté en 2015. La viticulture consommant 20% des pesticides.

Au niveau des talus, la gestion des arbres se fait par des moyens mécaniques car les pratiques ont évolué ces dernières années. L'utilisation d'herbicide est marginale : «on est amené à utiliser des produits phytosanitaires sur des espèces particulières comme les espèces invasives que sont les robiniers faux-acacias, il y a des méthodes de dévitalisation des souches qui se font par badigeon au pinceau» souligne Adeline Dorbani.

À ce jour, l'alternative la plus visible est l'éco-pâturage et Dijon fait partie des sites pilotes en France : «Dijon est la ville où l'on a le plus de sites qui sont écopâturés» s'enthousiasme Adeline Dorbani, du fait d'un partenariat avec le Jardin des sciences depuis 2015.

Par exemple, près du lycée du Castel, un ouvrage d'art était envahi par la renouée du Japon. Cette peste végétale a été maîtrisée par de l'éco-pâturage et de l'ensemencement choisi, ce qui permet d'intervenir avec seulement du fauchage ensuite. Les entreprises d'éco-pâturage professionnel commencent par clôturer les zones à pâturer (uniquement les talus, pas la voie) puis un berger vient avec ses animaux. Le berger n'est pas tant là pour surveiller les moutons que pour les protéger, éventuellement des chiens. «J'ai vu des moutons très tranquilles au passage même des TGV» commente la responsable du développement durable. SNCF Réseau espère maîtriser son budget tout autant que la végétation avec les solutions alternatives aux herbicides de synthèse."
(plus d'informations dans l'article de infos-dijon.com)

mercredi 19 juin 2019

Marche climat « Entre Chaux et Bouilland », Naturellement

"Les marches pour le climat se multiplient dans les grandes villes. Pourtant l’urgence climatique n’est toujours pas décrétée. Il faut donc continuer à dénoncer cette inertie généralisée qui nous amène à vivre avec un climat de plus en plus chaud.
De plus en plus chaud, c’est presque bouillant.
Et dans les Hautes Côtes au-dessus de Nuits Saint Georges, se trouvent 2 villages au nom prédestiné : Chaux et Bouilland.

Alors nous, militants des Amis de la Terre Cote d’Or (association de protection de l'environnement indépendante de tout pouvoir politique ou religieux), préférant marcher sur un bon sentier plutôt que sur le bitume, organisons une marche de mobilisation le 29 Juin entre ces 2 villages.
Nous pourrons profiter tous ensemble de la nature superbe et de ces paysages qui menacent de disparaitre.

Info pratiques :
Départ de la marche à 9 h30-9h45 du parking à l’ouest de Marey-les-Fussey (environ à 3 km, fléchage)
Co-voiturage à la gare de Nuits Saint Georges à partir de 8 h 45
Train Dijon 8h50 Nuits Saint Georges à 9h07
Circuit d’environ 15 km avec 400 m de dénivelé (un peu sportif)
Apporter son pique-nique (zéro déchet) pour la pause à mi-parcours (pas trop d’ombre)
Prévoir bonnes chaussures, chapeau, eau en quantité suffisante et bien sûr slogans mobilisateurs.
Inscription souhaitée, avant le 20 Juin, en envoyant mail avec noms, nombre de participants et si besoin de covoiturage (à partir de Nuits Saint Georges) à cotedor@amisdelaterre.org"

mardi 18 juin 2019

Une fête à la micro-ferme de Corcelles-les-Monts


"La Pelle Festival, c’est le rendez-vous du Cercle Laïque Dijonnais qui mêle à la fois la nature, la musique, la fête, l’astronomie, la culture, et le local !


La Pelle Festival, c’est un festival pluridisciplinaire qui accueille le samedi soir des groupes musicaux pour une série de concerts à la programmation variée et le dimanche, des animations et ateliers artistiques, culturels, scientifiques, assurés par les adhérents et les partenaires du Cercle Laïque Dijonnais.
La Pelle Festival, c’est un lieu d’expérimentations : le site de Corcelles-Les-Monts, qui héberge la micro-ferme urbaine du Cercle Laïque Dijonnais, est un lieu vivant et ludique de rencontres, de pratiques, de culture et d’idées sur l’éducation à l’écologie et au développement durable. Tout au long de l’année, groupes, individuels et structures viennent tester, découvrir, apprendre autour d’activités, de formations ou de chantiers participatifs en lien avec la nature et l’environnement. En 2019, un verger, une mare pédagogique et des ruches ont rejoint le jardin permacole.


La Pelle Festival, c’est un festival locavore & zéro déchets : la boisson et les matières premières proviennent de producteurs locaux et tout est préparé maison, y compris les frites. La vaisselle est réutilisable et le programme des deux jours est affiché sur de grands panneaux, aux endroits stratégiques du site.


Mais au fait, le Cercle Laïque, c’est quoi ?
Le Cercle Laïque Dijonnais est une association d’Éducation Populaire fondée en 1903. Dynamique, reconnue d’utilité publique, devenue en 2018 structure de quartier centre-ville, elle porte les valeurs de la laïcité, du faire et du vivre ensemble.
Près de 800 adhérents pratiquent des activités culturelles et de loisirs (danse, musique, arts plastiques, gymnastique douce...), participent à des événements festifs et conviviaux dans et hors les murs (festival des Nuits d’Orient, Migrant’Scène, festival Danse avec (é)moi...), des projets collectifs, des temps de débat et de réflexion.
Les activités se déploient sur 3 lieux : les locaux historiques de la rue des Fleurs, le nouvel espace accueil rue de Tivoli et la micro-ferme urbaine de Corcelles-les-Monts."

vendredi 7 juin 2019

Création du réseau des AMAP de Bourgogne Franche-Comté

Une quinzaine d'AMAP existent dans l'agglomération dijonnaise, et plus de 90 en Bourgogne. Le projet de création d'un réseau régional d'AMAP pourrait être défini ainsi : "créer un système économique et social résilient par la promotion d’une agroécologie paysanne, par l’installation de paysans, avec comme prolongements possibles : la préparation, la transformation la conservation, la distribution des produits agricoles par de multiples petites coopératives, à l’image des fruitières du Doubs et du Jura. Toute une économie peut renaître autour de ces projets, en lien avec le renforcement des liens sociaux, de la solidarité, de la coopération à partir du centre névralgique que constitue le point de livraison des paniers en AMAP."

"Une AMAP est une Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne ayant pour objectif d’aider à l’installation et de préserver les fermes à taille humaine, respectueuse de l’environnement et du bien-être animal, produisant localement une alimentation saine, accessible à tous.
Cela prend la forme d’un partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme, débouchant sur un partage de récolte et des livraisons régulières (le plus souvent hebdomadaire) composées des seuls produits issus de la ferme. L'AMAP se base sur un contrat solidaire, et des engagements réciproques des paysans et des consommateurs. Les consommateurs paient à l’avance la totalité de leur consommation sur une période définie, les paysans livrent les produits. Ce système fonctionne sur le dialogue, la confiance, la transparence et la responsabilité de chacun ; il représente une forme de circuit court de distribution.


Un engagement citoyen
Les citoyens ne peuvent laisser la responsabilité à leurs élus de trouver seuls des solutions.
Ainsi, nombre de personnes souhaitent prendre en main leur alimentation, leur santé, leur environnement. C’est pourquoi ils souhaitent agir directement et venir en soutien aux paysans qui partagent un même constat et un grand attachement à la préservation de notre environnement. Pour cela, nous souhaitons accompagner paysannes et paysans dans leur projet d’installation agricole et dans la pérennisation de leur activité en sécurisant économiquement leur ferme via l’engagement contractuel et le prépaiement des denrées alimentaires qu’ils produisent pendant l’année.

Ce projet vise, par la création d’un réseau des AMAP, à transformer sans violence un modèle économique qui a provoqué de graves déséquilibres. Ce que P. Viveret dénomme “la démesure” qui engendre maladies et mal être."

Ce samedi 22 juin 2019 marquera le début d'un grand mouvement, d'un réseau régional capable d'insuffler une énergie pour développer une agriculture et une alimentation locale et bio.

jeudi 6 juin 2019

Café-Citoyen MJC Chenôve : « Vers quelle(s) transition(s) ? »

"Les constats ne laissent que peu de place aux doutes : changement climatique, perte de biodiversité, fin du modèle économique basé sur la croissance infinie... Mais quand nous savons cela, que faisons-nous ? Venez échanger lors du café citoyen organisé à la MJC de Chenôve le mardi 25 juin 2019 à 20h."


C'est parce que la catastrophe constitue un destin détestable dont nous devons dire que nous ne voulons pas qu'il faut garder les yeux fixés sur elle, sans jamais la perdre de vue.
- Jean-Pierre Dupuy, Polytechnicien et ingénieur des mines, philosophe.

Ces derniers mois, une discipline sort de l'ombre et bouscule une certaines vision du monde et de l'écologie. Son nom, la « collapsologie », vient du verbe anglais to collapse (effondrer) et fait référence au devenir potentiel de la civilisation thermo-industrielle, c'est-à-dire la nôtre.

Le développement économique et social des deux cents dernières années est basé sur l'exploitation des ressources en charbon d'abord, en pétrole et en gaz ensuite. L'énergie rendue ainsi disponible a transformé les modes de production, et avec eux les rapports de l'Homme à son environnement.

Aujourd'hui nous connaissons, ou du moins nous imaginons, les conséquences d'un tel mode de développement : pollution, dérèglement climatique, perte de bio-diversité, crises économiques et sociales, crises humanitaires et climatiques, crises politiques...

Le mot d'ordre est donc à la « transition ». Mais une transition vers quoi ? Quelle est l'ampleur de la tâche ? Quelles pistes sont à explorer ? Quelles actions sont à mener ?

Venez en discuter lors du café-citoyen organisé à la MJC de Chenôve le 25 juin à partir de 20h. Entrée libre et gratuite

Contact : MJC Chenôve, 7 rue de Longvic, 21300 Chenôve
Tel : 03.80.52.18.64
Couriel : mjc@chenove.net"