mardi 25 juin 2019

infos-dijon.com fait le point sur l'utilisation du glyphosate à SNCF-Réseau

"L'entreprise publique SNCF-Réseau doit maîtriser la végétation autour des voies ferrées. Si elle a encore recours aux herbicides au niveau des rails, des alternatives sont expérimentées pour anticiper une interdiction du glyphosate. Comme l'éco-pâturage pour lequel Dijon est une ville pilote."

La maîtrise de la végétation autour des lignes (talus, pistes et voies ferrées) coûte 125 millions d'euros annuellement à SNCF Réseau pour toute la France. Le recours à des produits phytosanitaires de synthèse pour le désherbage des voies représente 25 millions d'euros par an. SNCF Réseau indique avoir diminué, en valeur, ses achats d'herbicides de 5% entre 2012 et 2018. Sur une période plus longue, la SNCF est passée de 397 tonnes d'herbicides utilisées en 1984 à 64 tonnes en 2018. Du fait de la réglementation (diminution des molécules autorisées) ou des changements de pratique (arrêt de traitement chimique des talus).

Dans la Bourgogne-Franche-Comté, le budget de SNCF Réseau pour le désherbage mécanique s'élève à plus de 4 millions d'euros (la plupart des travaux sont externalisés) et à près de 700.000 euros pour le désherbage chimique (cette fois, les opérations sont principalement réalisées en interne). Par comparaison, selon la Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt, 3.470 tonnes de produits phytosanitaires – dont 475 tonnes de glyphosate – ont été utilisées par l'ensemble des acteurs dans la Bourgogne-Franche-Comté en 2015. La viticulture consommant 20% des pesticides.

Au niveau des talus, la gestion des arbres se fait par des moyens mécaniques car les pratiques ont évolué ces dernières années. L'utilisation d'herbicide est marginale : «on est amené à utiliser des produits phytosanitaires sur des espèces particulières comme les espèces invasives que sont les robiniers faux-acacias, il y a des méthodes de dévitalisation des souches qui se font par badigeon au pinceau» souligne Adeline Dorbani.

À ce jour, l'alternative la plus visible est l'éco-pâturage et Dijon fait partie des sites pilotes en France : «Dijon est la ville où l'on a le plus de sites qui sont écopâturés» s'enthousiasme Adeline Dorbani, du fait d'un partenariat avec le Jardin des sciences depuis 2015.

Par exemple, près du lycée du Castel, un ouvrage d'art était envahi par la renouée du Japon. Cette peste végétale a été maîtrisée par de l'éco-pâturage et de l'ensemencement choisi, ce qui permet d'intervenir avec seulement du fauchage ensuite. Les entreprises d'éco-pâturage professionnel commencent par clôturer les zones à pâturer (uniquement les talus, pas la voie) puis un berger vient avec ses animaux. Le berger n'est pas tant là pour surveiller les moutons que pour les protéger, éventuellement des chiens. «J'ai vu des moutons très tranquilles au passage même des TGV» commente la responsable du développement durable. SNCF Réseau espère maîtriser son budget tout autant que la végétation avec les solutions alternatives aux herbicides de synthèse."
(plus d'informations dans l'article de infos-dijon.com)

mercredi 19 juin 2019

Marche climat « Entre Chaux et Bouilland », Naturellement

"Les marches pour le climat se multiplient dans les grandes villes. Pourtant l’urgence climatique n’est toujours pas décrétée. Il faut donc continuer à dénoncer cette inertie généralisée qui nous amène à vivre avec un climat de plus en plus chaud.
De plus en plus chaud, c’est presque bouillant.
Et dans les Hautes Côtes au-dessus de Nuits Saint Georges, se trouvent 2 villages au nom prédestiné : Chaux et Bouilland.

Alors nous, militants des Amis de la Terre Cote d’Or (association de protection de l'environnement indépendante de tout pouvoir politique ou religieux), préférant marcher sur un bon sentier plutôt que sur le bitume, organisons une marche de mobilisation le 29 Juin entre ces 2 villages.
Nous pourrons profiter tous ensemble de la nature superbe et de ces paysages qui menacent de disparaitre.

Info pratiques :
Départ de la marche à 9 h30-9h45 du parking à l’ouest de Marey-les-Fussey (environ à 3 km, fléchage)
Co-voiturage à la gare de Nuits Saint Georges à partir de 8 h 45
Train Dijon 8h50 Nuits Saint Georges à 9h07
Circuit d’environ 15 km avec 400 m de dénivelé (un peu sportif)
Apporter son pique-nique (zéro déchet) pour la pause à mi-parcours (pas trop d’ombre)
Prévoir bonnes chaussures, chapeau, eau en quantité suffisante et bien sûr slogans mobilisateurs.
Inscription souhaitée, avant le 20 Juin, en envoyant mail avec noms, nombre de participants et si besoin de covoiturage (à partir de Nuits Saint Georges) à cotedor@amisdelaterre.org"

mardi 18 juin 2019

Une fête à la micro-ferme de Corcelles-les-Monts


"La Pelle Festival, c’est le rendez-vous du Cercle Laïque Dijonnais qui mêle à la fois la nature, la musique, la fête, l’astronomie, la culture, et le local !


La Pelle Festival, c’est un festival pluridisciplinaire qui accueille le samedi soir des groupes musicaux pour une série de concerts à la programmation variée et le dimanche, des animations et ateliers artistiques, culturels, scientifiques, assurés par les adhérents et les partenaires du Cercle Laïque Dijonnais.
La Pelle Festival, c’est un lieu d’expérimentations : le site de Corcelles-Les-Monts, qui héberge la micro-ferme urbaine du Cercle Laïque Dijonnais, est un lieu vivant et ludique de rencontres, de pratiques, de culture et d’idées sur l’éducation à l’écologie et au développement durable. Tout au long de l’année, groupes, individuels et structures viennent tester, découvrir, apprendre autour d’activités, de formations ou de chantiers participatifs en lien avec la nature et l’environnement. En 2019, un verger, une mare pédagogique et des ruches ont rejoint le jardin permacole.


La Pelle Festival, c’est un festival locavore & zéro déchets : la boisson et les matières premières proviennent de producteurs locaux et tout est préparé maison, y compris les frites. La vaisselle est réutilisable et le programme des deux jours est affiché sur de grands panneaux, aux endroits stratégiques du site.


Mais au fait, le Cercle Laïque, c’est quoi ?
Le Cercle Laïque Dijonnais est une association d’Éducation Populaire fondée en 1903. Dynamique, reconnue d’utilité publique, devenue en 2018 structure de quartier centre-ville, elle porte les valeurs de la laïcité, du faire et du vivre ensemble.
Près de 800 adhérents pratiquent des activités culturelles et de loisirs (danse, musique, arts plastiques, gymnastique douce...), participent à des événements festifs et conviviaux dans et hors les murs (festival des Nuits d’Orient, Migrant’Scène, festival Danse avec (é)moi...), des projets collectifs, des temps de débat et de réflexion.
Les activités se déploient sur 3 lieux : les locaux historiques de la rue des Fleurs, le nouvel espace accueil rue de Tivoli et la micro-ferme urbaine de Corcelles-les-Monts."

vendredi 7 juin 2019

Création du réseau des AMAP de Bourgogne Franche-Comté

Une quinzaine d'AMAP existent dans l'agglomération dijonnaise, et plus de 90 en Bourgogne. Le projet de création d'un réseau régional d'AMAP pourrait être défini ainsi : "créer un système économique et social résilient par la promotion d’une agroécologie paysanne, par l’installation de paysans, avec comme prolongements possibles : la préparation, la transformation la conservation, la distribution des produits agricoles par de multiples petites coopératives, à l’image des fruitières du Doubs et du Jura. Toute une économie peut renaître autour de ces projets, en lien avec le renforcement des liens sociaux, de la solidarité, de la coopération à partir du centre névralgique que constitue le point de livraison des paniers en AMAP."

"Une AMAP est une Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne ayant pour objectif d’aider à l’installation et de préserver les fermes à taille humaine, respectueuse de l’environnement et du bien-être animal, produisant localement une alimentation saine, accessible à tous.
Cela prend la forme d’un partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme, débouchant sur un partage de récolte et des livraisons régulières (le plus souvent hebdomadaire) composées des seuls produits issus de la ferme. L'AMAP se base sur un contrat solidaire, et des engagements réciproques des paysans et des consommateurs. Les consommateurs paient à l’avance la totalité de leur consommation sur une période définie, les paysans livrent les produits. Ce système fonctionne sur le dialogue, la confiance, la transparence et la responsabilité de chacun ; il représente une forme de circuit court de distribution.


Un engagement citoyen
Les citoyens ne peuvent laisser la responsabilité à leurs élus de trouver seuls des solutions.
Ainsi, nombre de personnes souhaitent prendre en main leur alimentation, leur santé, leur environnement. C’est pourquoi ils souhaitent agir directement et venir en soutien aux paysans qui partagent un même constat et un grand attachement à la préservation de notre environnement. Pour cela, nous souhaitons accompagner paysannes et paysans dans leur projet d’installation agricole et dans la pérennisation de leur activité en sécurisant économiquement leur ferme via l’engagement contractuel et le prépaiement des denrées alimentaires qu’ils produisent pendant l’année.

Ce projet vise, par la création d’un réseau des AMAP, à transformer sans violence un modèle économique qui a provoqué de graves déséquilibres. Ce que P. Viveret dénomme “la démesure” qui engendre maladies et mal être."

Ce samedi 22 juin 2019 marquera le début d'un grand mouvement, d'un réseau régional capable d'insuffler une énergie pour développer une agriculture et une alimentation locale et bio.

jeudi 6 juin 2019

Café-Citoyen MJC Chenôve : « Vers quelle(s) transition(s) ? »

"Les constats ne laissent que peu de place aux doutes : changement climatique, perte de biodiversité, fin du modèle économique basé sur la croissance infinie... Mais quand nous savons cela, que faisons-nous ? Venez échanger lors du café citoyen organisé à la MJC de Chenôve le mardi 25 juin 2019 à 20h."


C'est parce que la catastrophe constitue un destin détestable dont nous devons dire que nous ne voulons pas qu'il faut garder les yeux fixés sur elle, sans jamais la perdre de vue.
- Jean-Pierre Dupuy, Polytechnicien et ingénieur des mines, philosophe.

Ces derniers mois, une discipline sort de l'ombre et bouscule une certaines vision du monde et de l'écologie. Son nom, la « collapsologie », vient du verbe anglais to collapse (effondrer) et fait référence au devenir potentiel de la civilisation thermo-industrielle, c'est-à-dire la nôtre.

Le développement économique et social des deux cents dernières années est basé sur l'exploitation des ressources en charbon d'abord, en pétrole et en gaz ensuite. L'énergie rendue ainsi disponible a transformé les modes de production, et avec eux les rapports de l'Homme à son environnement.

Aujourd'hui nous connaissons, ou du moins nous imaginons, les conséquences d'un tel mode de développement : pollution, dérèglement climatique, perte de bio-diversité, crises économiques et sociales, crises humanitaires et climatiques, crises politiques...

Le mot d'ordre est donc à la « transition ». Mais une transition vers quoi ? Quelle est l'ampleur de la tâche ? Quelles pistes sont à explorer ? Quelles actions sont à mener ?

Venez en discuter lors du café-citoyen organisé à la MJC de Chenôve le 25 juin à partir de 20h. Entrée libre et gratuite

Contact : MJC Chenôve, 7 rue de Longvic, 21300 Chenôve
Tel : 03.80.52.18.64
Couriel : mjc@chenove.net"

jeudi 30 mai 2019

Une journée pour découvrir et échanger sur le thème du 0 déchet

Le samedi 22 juin 2019, le Conseil Départemental de la Côte-d'Or organise un événement « zéro déchet » 100 % Côte-d'Or. Une journée ouverte à tous pour découvrir et échanger sur le thème du 0 déchet avec de nombreux intervenants.

Dans le cadre du Printemps de l'environnement, le Conseil Départemental de la Côte-d'Or organise l'événement "En route vers le zéro déchet" le samedi 22 juin à Dijon, dans les Jardins du Département, de 10h à 19h.

Au programme :
Des rencontres avec des artisans, commerçants et associations de Côte-d'Or qui présenteront leurs produits et leur savoir-faire.
Des familles Côte-d'Oriennes ayant relevé le défi "familles 0 gaspi, 0 déchet" nous parleront de leur expérience, témoigneront sur leur mode de vie et confieront leurs trucs et astuces pour limiter leur empreinte environnementale au quotidien. Des gestes simples pour alléger sa poubelle et faire des économies.
Des ateliers de découverte seront organisés pour les plus manuels qui pourront fabriquer des tawashis.

L'événement est parrainé par la blogueuse Monica Da Silva, auteure du livre "Objectif zéro déchet" qui s'exprimera sur sa philosophie de vie par le biais de conférences à 14h et 17h. Pour des raisons logistiques, le nombre de places dans la salle de conférence est limité : il est obligatoire de s'inscrire à l'avance pour y participer.


Une journée riche en découvertes et en partage pour apprendre à consommer moins et mieux en réduisant ses déchets.

mercredi 29 mai 2019

Rassemblement et marché pirate contre le PLUi et ses écoquartiers de béton

Le PLUi (Plan Local d'Urbanisme intercommunal) est un document décrivant l'urbanisme local pour les prochaines années.  Une enquête publique est ouverte du 14 mai au 14 juin. Normalement un moment important pour s'exprimer sur le projet, mais tout le monde (ou presque) sait qu'à Dijon les enquêtes publiques ne servent à rien... Alors pour s'exprimer, le quartier libre des lentillères organise un rassemblement le 12 juin.

Le communiqué:
"Depuis le 14 mai, Dijon Métropole a mis en place une enquête publique visant à assurer l'information du public sur les documents constitutifs du PLUi-HD ainsi que de recueillir ses observations, suggestions et contre-propositions. Le PLUi est un texte qui dessine l'urbanisme de la ville de Dijon en terme d'habitats et de déplacements pour les 10 prochaines années…

Les habitant-e-s de Dijon et des communes limitrophes sont donc censé-e-s avoir leur mot à dire à propos de l'urbanisation de leur ville. Ainsi la « démocratie » semble respectée, le peuple croit avoir du pouvoir et les décideurs et dirigeants peuvent faire ce qu'ils veulent sans remords…

Pourquoi l'enquête publique est une mascarade ? L'expérience des Lentillères

En 2013 avait lieu une enquête préalable à la Déclaration d'Utilité Publique (DUP) concernant le projet Ecocité Jardin des Maraîchers, soit la construction de 1500 logements en béton à la place des dernières terres agricoles de Dijon. C'est là même que nous cultivons et habitons depuis 9 ans.

Des habitant-e-s, usagèr-e-s, et soutiens du Quartier Libre des Lentillères ainsi que des associations avaient choisi d'y participer. Ce sont une quarantaine de contributions en bonne et due forme qui avaient été déposées dans le registre d'enquête, pointant l'absurdité du projet (transformer une zone agricole en zone à urbaniser quand la Mairie se targue de préserver les terres agricoles ?), dénonçant ses irrégularités techniques et les lacunes de l'étude d'impact environnemental... Une seule contribution émettait un avis favorable au projet de destruction de l'existant.

Résultat du commissaire enquêteur : « les observations ont été prises en compte, […] la comparaison des avantages et des inconvénients permet de constater que le bilan de l'ensemble du projet est largement positif et qu'il correspond à un caractère d'utilité publique. »

Avis favorable, donc, pour la destruction des terres et des expérimentations sociales et politiques qui se développent ici depuis 9 ans. Alors quid des contributions ?

Les exemples de ce genre sont nombreux partout en France. Le seul recours face à ce manque de prise en compte : attaquer la décision en justice, ce qui nécessite un énorme travail et des frais importants.

Le PLUi proposé actuellement par Dijon Métropole regorge de projets de bétonisation plus inutiles les uns que les autres. Et ce ne sont pas même des centaines de contributions à l'enquête publique qui changeraient la donne. Les intérêts des décideurs et de leurs amis les bétonneurs sont bien plus forts que quelques pages dans un registre officiel.

TOU-TE-S DEVANT LE GRAND DIJON MERCREDI 12 JUIN À 17H
POUR DÉNONCER L'HYPOCRISIE « DÉMOCRATIQUE »
CONTRE LE PLUI, SON ENQUÊTE PUBLIQUE ET LA DESTRUCTION DES TERRES

Le Quartier Libre des Lentillères viendra avec ses salades tout droit sorties du champ.
NOS SALADES SE MANGENT, LES LEURS SE GOBENT !

QUI SÈME LE PLUi RÉCOLTE LA TEMPÊTE !"


Le jardin des Lentillères est un espace de 6 hectares de bonne terres agricoles, les dernières terres agricoles intra-muros de Dijon. François Rebsamen et son équipe souhaite le détruire pour construire un écoquartier ! Cela se fera t il ? François Rebsamen déclarait le 28 mars 2014 que si il est avéré que le sol n'est pas pollué, il garderait les terres. Maintenant, avec les questions de réchauffement climatique, détruire cet espace serait criminel...

mercredi 22 mai 2019

Festival Scènes en vert

Le festival Scènes en vert 2ème édition aura lieu du 4 au 6 juin. "Dernier pari du Théâtre de l’Espoir, Scènes en Vert naît en janvier 2018 à Dijon. Par le canal de ce Festival, notre compagnie dijonnaise affiche nos convictions envers l’écologie, confortées cette année par notre création du texte de Catherine Zambon "Nous étions debout et nous ne le savions pas". Plaisir et réflexion avec les acteurs majeurs d’aujourd’hui est ainsi proposée au cours de conférences, débats, projections, spectacles, documentaires."













"Après une première édition hivernale en 2018, le Théâtre de l’Espoir inscrit son second festival, dans la Salle de l’Orangerie avec le soutien de la Ville de Dijon, en écho à la Journée internationale de l’environnement (5 juin 2019) et à la Semaine européenne du développement durable (29 mai au 4 juin 2019).













Un nouveau partenariat avec le Cinéma Devosge est mis en place pour la projection de deux films documentaires en présence de leurs réalisateurs.













L’esprit de notre Festival demeure le questionnement de notre monde actuel : quelles alternatives se présentent à une société de consommation contemporaine ? Sous quelles formes et par quels moyens ?"













Un festival à découvrir.

dimanche 19 mai 2019

Recherche de glyphosate dans les urines: 3ème session bientôt à Quetigny

Le collectif glyphosate21, composé de l'Association vigilance OGM21, Les Amis de la Terre Côte-d'Or, Nature & Progrès, Graines de Noé, ATTAC21, Quetigny environnement et 8 personnes impliquées en leur nom propre, propose bientôt une nouvelle session de dépistage de glyphosate dans les urines.
"J’ai des pesticides dans mes urines... Et toi ? Campagne nationale d'analyse de recherche de glyphosate
Le glyphosate est une molécule créée par l’homme et impossible à trouver naturellement dans l’environnement. C'est l'un des composants actifs du RoundUp par exemple. Dans toute la France, plus de 1600 citoyens ont réalisé des analyses d’urine à la recherche de traces de glyphosate, preuve de notre consommation quotidienne de pesticides. 100% des analyses sont positives. Ces milliers d’analyses permettront à ceux qui le souhaitent de porter plainte contre les fabricants et les décideurs qui autorisent ces pesticides. La demande d'ouverture d'un procès national au tribunal du pôle santé de Paris plaidera pour l'interdiction de ces produits toxiques. Les plaintes sont individuelles mais portées collectivement.
Participez à cette action citoyenne et juridique, analysez votre taux de glyphosate !


Quelques informations pratiques
- La prochaine session d'analyses aura lieu le 15 juin à Quetigny
- Le coût de l'analyse est de 135€ (analyse 85€ et 50€ frais d'huissiers et de justice)
- Le prélèvement se fait le matin entre 6h et 9h, à jeun strict

Pour vous inscrire, avoir des informations: campagneglypho21@gmail.com 

mercredi 15 mai 2019

Je mange donc je vote

Les élections européennes vont avoir lieu le 26 mai. Des élections lointaines en apparences, mais qui ont un impact important localement, notamment sur l'aspect agricole et alimentaire. C'est sur ce point que l'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or incite à aller voter. Des vidéos témoignages, une mobilisation sur le marché de Dijon le 18 mai, des visites de fermes le 25 mai, et un comparatif des programmes. Tout y est pour avoir envie d'aller voter !

"L’agriculture et l’alimentation sont des enjeux essentiels pour nos sociétés Quel type d’agriculture voulons-nous voir se développer ? Une agriculture à taille humaine, diversifiée et respectueuse de l’environnement ? Ou une agriculture intensive et dopée aux pesticides ? L’Europe contribue largement au financement de l’agriculture française via l’argent de la Politique Agricole Commune. Il est important de nous mobiliser et voter le 26 mai !"

"Nous, les Amis de la Terre Côte d’Or, proposons 4 moyens de mieux comprendre les enjeux des élections européennes en matière d’agriculture et d’alimentation :
- une série de 5 vidéos-portraits de paysans locaux et européens,
- un comparatif des programmes politiques sur l’agriculture et alimentation,
- une rencontre sous les halles de Dijon le 18 mai,
- une invitation à partager le quotidien de 4 acteurs locaux et européens le 25 mai"

* 5 vidéos-portraits de paysans locaux et européens
Nous sommes allés rencontrer et donner la parole en vidéos aux premiers concernés, les paysans.


Episode 1 - La Ferme de Bâlon, écologique et pédagogique


Episode 2 - Biquettes & Cie à Aubaine


Episode 3 - GFA "Champs Libres" de Mâlain


Episode 4 -  GAEC Henriot à Villebichot



Episode 5 - Alain et David, vignerons en biodynamie

* On se mobilise le 18 mai
Retrouvez nous sous les halles de Dijon pour discuter de l’impact de l’Europe sur l’agriculture et l’alimentation. Ce qui est bien, ce qui l’est moins, et voir comment améliorer cela localement tous ensemble. Le tout avec la musique et l’ambiance des Dukes. :-)

* 25 mai, 4 acteurs locaux et européens nous invitent à partager leur quotidien
Localement, venez partager le quotidien de 4 acteurs et découvrir leurs engagements et leurs attentes envers l’Union Européenne pour une agriculture paysanne et une alimentation durable.













(événement facebook du 25 mai)

* Agriculture et alimentation : que nous promettent les candidats ?
34 partis se présentent en France ! Pour essayer d’y voir plus clair, Les Amis de la Terre Côte-d’Or ont pointé dans les programmes politiques les propositions en matière d’agriculture et d’alimentation. C’est en respectant la nature et les hommes qu’elles constitueront le socle d’une société soutenable et durable.



Après tout ça, ne pas aller voter, c'est se moquer de ce que l'on mange.

vendredi 10 mai 2019

Formations à l'autonomie énergétique: solaire thermique et photovoltaïque

Après Lorient puis Le Fieu (33) les formations AEZEO arrivent aujourd'hui en Côte d'Or (au cercle laïque dijonnais) pour diffuser la résilience et l’autonomie énergétique.
Du 11 au 14 juin: Atelier de fabrication de chauffe-eau solaires
Chauffez l'eau de votre douche et même de votre plancher chauffant grâce à l'énergie gratuite du Soleil !
Du 30 juillet au 2 août: Formation photovoltaïque: dimensionnement et auto-installation
Devenir autonome et réduire sa facture d'électricité c'est facile !

Aezeo:
Centre de formation spécialisé dans les énergies renouvelables depuis 2010, nous proposons aux particuliers et aux professionnels des formations à l’autonomie énergétique dans le bâtiment.



L’Autonomie énergétique
La formation technique la plus aboutie dans le domaine du mix énergétique et des énergies renouvelables. Production de chaleur et d’électricité, maîtrise de la conception de systèmes 100% autonomes. Dimensionnement et techniques de pose.
Autoconstruction
Nos ateliers de fabrication de capteurs solaires, de poêles bouilleurs ou encore d’éolienne viennent renforcer la demande de développement des circuits courts et de l’accessibilité aux technologies vertes.
Formation terrain
Nos chantiers école sont dédiés à l’installation de systèmes à haute efficacité énergétique et ouvert aux professionnels en reconversion comme aux particuliers souhaitant auto-installer leur système chez eux.
Des formations par immersion sur le terrain !













 Les inscriptions sont ouvertes, autant en profiter !

samedi 4 mai 2019

Tout au long de notre vie nous avons un impact sur l'environnement. Mais une fois mort ?

"À quoi sert d’être écolo toute sa vie si on se met à polluer la Planète après sa mort ? Car c’est une chose aussi inévitable que la mort en soi : que l’on choisisse l’inhumation ou la crémation, notre mort aura forcément un impact sur l’environnement. Toutefois, des alternatives existent pour allier mort et écologie."
Le sujet de l'écologie n'est jamais traité dans les officines classiques. C'est un sujet sur lequel informe l'association Info Funéraire Dijon, notamment le 25 mai (inscription obligatoire).

"L’explosion démographique, la raréfaction des terrains et l’obligation de se débarrasser de plus en plus de corps a un impact sur l’environnement. La crémation est un procédé par lequel on soumet la dépouille à une température très élevée de 850°C grâce à la consommation de 27 litres d'essence. À cette température, le corps finit par se réduire en cendres. Les émissions de CO2 ne sont pas le seul problème environnemental : pendant qu’il est brûlé, le corps qui a été rempli de produits formolés dégage des dioxines. Parallèlement, il peut aussi dégager jusqu’à 6 g de mercure essentiellement dus à la présence de plombages dentaires. À cela, il faut ajouter le recours à la ressource bois : en effet, même si le corps n’est pas inhumé, il doit tout de même être placé dans un cercueil. Comme on considère qu’il faut en moyenne, 1m3 de bois pour construire six cercueils, on arrive à 100.000 stères de bois, qui sont, soit enterrées, soit consumées chaque année en France… De quoi raser toute une forêt. Le recours au bois n’est pas le seul problème. Après la mort, les pompes funèbres procèdent à la thanatopraxie – ou formolisation – afin de conserver le corps avant la mise en bière. Il s’agit d’injecter dans la dépouille jusqu’à 10 litres d’un produit aseptique et stérilisant contenant en grande partie du formaldéhyde, mais aussi du méthanol, du glycol, du phynol et de l’éosine pour ralentir le processus de décomposition. Des composés qui, lors de la décomposition du corps, s’infiltrent dans la terre et polluent immanquablement le sol et les eaux. Certains plaisanteront sur l’efficacité, puisque les corps ne se décomposent plus dans les cimetières." (source et davantage d'informations: Mort et écologie : comment rester vert jusqu’au bout ?


En janvier 2019, France 3 Bourgogne a collaboré avec les étudiants du master 2 médias et création numérique de l'université de Bourgogne. Objectif : les accompagner dans la réalisation de vidéos journalistiques. France 3 Bourgogne donne carte blanche aux étudiants. Un seul mot d'ordre : se pencher sur une question environnementale. Un des sujets traités concernait le cercueil en cellulose.

La mort, un sujet difficile, souvent tabou dans nos sociétés. Mais un sujet à prendre en compte quand on pense qu'il y a 600 000 morts en France par an.

jeudi 2 mai 2019

Je mange donc je vote: la ferme Biquettes & Cie

L'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or vient de diffuser une seconde vidéo sur le thème des élections européennes et de l'agriculture. Cette fois, Thomas, responsable de la ferme Biquettes & Cie, explique comment l'Europe a un impact sur son activité agricole.


Les élections européennes sont un moment important pour notre alimentation de demain car l'Europe, via ses aides, a une influence énorme sur notre agriculture. Par conséquent, le 26 mai, c'est "Je mange donc je vote".

samedi 27 avril 2019

Festival Exaequo: Fin du monde, fin du mois, même combat !

Exaequo, c’est quoi ? C’est un festival culturel cherchant à rapprocher les gens, à partager, à redevenir solidaire et véritablement citoyen !
A l’initiative des associations Gritche et ACE 21 et en collaboration avec ATTAC, les Amis de la Terre, Solidaires, FSU, la Caisse de Solidarité, l’Assemblée Populaire 21, la Majorité silencieuse, les Gilets Jaunes du 21. Une solide équipe de bénévoles vous invite à un évènement né des mouvements sociaux qui touchent la France actuellement : le Festival Ex-Aequo ! mercredi 8 mai 2019 de 14h à 22h, salle Devosge à Dijon

Ses objectifs dans le détail :
- L'ouverture d'un dialogue social.
A travers des moments musicaux, des arts de la rue, des prises de parole nous offrirons, dans un cadre différent de celui des manifestations, la possibilité de se rencontrer entre gilets jaunes, écologistes et citoyens de tous bords pour appréhender les mouvements autrement qu'à travers le prisme des médias traditionnels.

- Comprendre les mouvements, les enjeux, la réponse de l'Etat.
Aude Lancelin, directrice du Média, sera à Dijon pour évoquer le mouvement des gilets jaunes mais aussi les actions de l'ANV-COP21, la place des médias dans ces mouvements et la parole de l'Etat. Laurent Thines, neurochirurgien bisontin, bien connu depuis sa prise de parole sur les blessures de guerre infligées aux gilets jaunes évoquera les armes déployées lors des manifestations, leur nocivité et leur impact sur le corps et la santé des manifestants.

- Appréhender la force de la répression et faire œuvre de solidarité pour les lanceurs d'alertes et les activistes.
Qu'ils décrochent les portraits du président Macron au sein des mairies de France face à l’inaction climatique, qu'ils défilent dans les rues en demandant davantage de justice sociale, qu'ils bloquent les sites d'Amazon ou de Monsanto, nos concitoyens vivent une répression d'Etat rarement observée dans un pays tel que la France et risquent de très lourdes poursuites. Grâce à la billetterie du festival, à la Caisse de So et à la participation bénévole de nos intervenants nous pourrons offrir une défense de qualité à ceux qui luttent.

- Ensemble, penser la société autrement.
A l’image des rond-points, nous souhaitons restaurer cette fraternité redécouverte dans les cabanes de fortune autour du feu. Une fraternité inter-générationnelle ouverte à toutes et à tous, peu importe son origine, sa culture, ses orientations sexuelles, sa religion. Ex-aequo appelle au rassemblement de toutes les voix afin de porter l’ambition d’une société juste, responsable, fraternelle et solidaire où tout le monde à sa place !

Programmation musicale :
YVES JAMAIT, ILTIKA, DREADFUL, TOUSKI (Norbert Lucarin), 11 LOUDER, LA Cie DU CLAIR OBSCUR, FANFARE SOLEILS VERTS

Rencontres/conférences :
AUDE LANCELIN (le Média) , LAURENT THINES (Neurochirurgien bisontin), DESARMONS-LES (collectif), ATTAC

* Programme sous réserve de modifications
Tarifs : PAF 6€ / 5€ adhérents / Gratuit pour les moins de 14 ans.
Restauration et buvette sur place

vendredi 26 avril 2019

L'association Cric&Co a lancé un financement participatif

Le principe de Cric&Co est simple : vous apportez votre voiture et on vous aide à l’entretenir et la réparer. Tout ça dans une dynamique écoresponsable. Depuis sa création en 2016, l’association a sensibilisé et formé pas moins de 500 adhérents à la gestion responsable et durable de leur voiture.


Pour équiper un nouveau local, situé dans le quartier CapNord de Dijon, l'association a besoin d'acheter un pont élévateur, un compresseur et une servante d'atelier. Chacun peut soutenir cette démarche via la plateforme Graine d'action.

Réparer une voiture, apprendre à en prendre soin, appendre à se passer de sa voiture quand cela est possible, c'est autant d'actions de sensibilisation que réalise cette association. Une sensibilisation qui n'est pas anodine si on regarde l'écobilan d'une automobile.

Dans son livre "En voiture Simone", Lucien Willemin tord le cou aux bonnes paroles de nos politiques et démontre tout l'intérêt d'une association comme Cric&Co:
"Mais finalement … où la voiture pollue-t-elle vraiment ?
«En voiture Simone !» explique l’É-grise et emmène le lecteur à développer une réflexion élargie au sujet de la voiture.
Cette première parution permet de comprendre où et comment la voiture pollue réellement et quel est le choix le plus favorable pour notre futur : rouler un ancien véhicule ou un hybride neuve ?
Une réflexion hors norme qui nous amène à une vision de la voiture bien différente de celle promulguée par les programmes politiques et les publicités en matière d’écologie.
Ainsi on constate que :
* le conducteur d’une ancienne voiture pollue moins que celui d’une hybride flambant neuve
* en 33 ans d’avancée technologique seul 0,7 litre au 100 km a été économisé entre la première et la sixième génération de la VW Golf GTI
* contrairement au message officiel, acheter une voiture neuve est un geste faussement écolo
* un parc automobile usagé est un bienfait pour l’emploi local, car l’entretien crée de l’emploi
*sur le plan national, un programme politique cohérent et global, ayant une incidence réellement positive pour la planète serait de stopper l’importation de véhicules neufs durant 5 ans
Une démonstration qui sort l’esprit collectif de l’écologie de surface de nos programmes politiques."

mercredi 24 avril 2019

Je mange donc je vote: la ferme de Bâlon

L'Europe contribue largement au financement de l'agriculture française via l'argent de la Politique Agricole Commune (PAC). Le 26 mai, les élections européennes seront un moment fort pour orienter à terme la nouvelle PAC prévue pour 2021. C'est pourquoi l'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or sensibilise à l'importance de ce vote via le témoignage de Laure de la ferme de Bâlon.


"Pour contribuer à façonner un système agricole et alimentaire qui réponde aux besoins et attentes de la société et qui soit générateur de bienfaits économiques, sociaux et environnementaux, il est nécessaire de réfléchir au modèle agro-alimentaire de demain. Les modèles agro-alimentaires actuels sont dominés par l’agro-industrie et la grande distribution, au sein de laquelle une poignée de mastodontes économiques impose ses conditions aux paysan·ne·s, aux filières, aux contribuables, ou encore aux « mangeur·se·s ».
À l’inverse, les modèles agro-alimentaires de demain composent un environnement vertueux et réduiront les inégalités caractéristiques du rapport de force déséquilibré entre les différent·e·s acteur·rice·s qui prévaut aujourd’hui.
Le pouvoir sera partagé équitablement entre tous les maillons de la chaîne. Ces modèles seront basés sur une agriculture à l’écoute de la demande des citoyen·ne·s, respectueuse de la santé et du bien-être animal, qui fournit à la fois une production alimentaire diversifiée de qualité et des services environnementaux, sociaux et économiques aux territoires qu’elle fait vivre." (Pour en savoir plus, lire "Pour une autre PAC, osons une vraie réforme de la politique agricole commune !")

Pour que le modèle actuel change, il est important de voter le 26 mai.

vendredi 19 avril 2019

Ces élus qui permettent aux entreprises polluantes de s'afficher

Aujourd'hui plus de 2000 personnes ont bloqué l'accès de Total, EDF et La Société Générale à la Défense près de Paris. Ce sont toutes les trois des entreprises extrêmement polluantes. A Dijon, TOUS les élus du conseil métropolitain ont permis à ces entreprises de s'afficher dans les rues, une sorte de complicité, un soutient aux pollueurs !



Total fait partie des 20 entreprises qui émettent le plus de CO2 au monde. La Société Générale est la première des banques françaises à investir dans les énergies fossiles les plus dangereuses pour le climat. EDF ne produit que 10% d’énergies renouvelables en Europe, contre plus de 70% pour le nucléaire, qui génère des milliers de tonnes de déchets radioactifs dangereux.

Et que voit-on ce même jour dans les rues de Dijon ? De la publicité pour Total et La Société Générale ! Des publicités présentes sur des panneaux publicitaires que tous les élus de Dijon Métropole ont délibérément décidé de garder alors qu'ils auraient pu les interdire lors du vote du RLPi le 28 juin 2018. Ces élus avaient été alertés par l'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or des méfaits de la publicité, mais tous ces élus ont préféré fermer les yeux. En permettant aux entreprises les plus polluante de prospérer, ils se rendent complices de leurs méfaits !

lundi 15 avril 2019

Le film "Le grain et l'Ivraie" est diffusé actuellement à Dijon

Le film "Le grain et l'Ivraie" est diffusé actuellement au cinéma Devosge à Dijon.

"Fernando Solanas voyage caméra aux poings à travers sept provinces argentines à la rencontre des populations locales, d’agriculteurs et de chercheurs qui nous racontent les conséquences sociales et environnementales du modèle agricole argentin : agriculture transgénique et utilisation intensive des agrotoxiques (glyphosate, épandages, fumigations) ont provoqué l’exode rural, la déforestation, la destruction des sols mais aussi la multiplication des cas de cancers et de malformations à la naissance.


Le récit de Fernando Solanas évoque aussi l'alternative d’une agriculture écologique et démontre qu’il est possible de produire de manière saine et rentable des aliments pour tous, sans pesticides, pour reconquérir et préserver nos milieux naturels."








Que ce soit en Argentine, en France, ou  ailleurs, la problématique des pesticides est semblable. Heureusement que partout des citoyens se lèvent contre ces pollueurs.

dimanche 14 avril 2019

La ville de Chenôve signe à son tour un arrêté interdisant le glyphosate

Le 8 avril, la ville de Chenôve a signé à son tour, après Dijon, un arrêté municipal interdisant l’utilisation des produits contenant du glyphosate sur la commune.  L'Appel des coquelicots avec sa pétition et ses rassemblements mensuels, ainsi que la campagne glyphosate appliquée localement ont semble t il marqué les esprits des élus locaux. Dijon et Chenôve ont officiellement interdit l'utilisation du glyphosate, quelles seront les prochaines villes de l'agglomération ?













Communiqué de presse:
"La dangerosité de l’utilisation des pesticides dans nos vies quotidiennes, sur notre santé et sur l’environnement, n’est plus à prouver.
C’est la raison pour laquelle, dès 2009, Chenôve a été la première commune de l’agglomération à proscrire l’utilisation des produits phytosanitaires nocifs pour l’entretien de ses espaces verts sans attendre les réglementations en vigueur initiées à partir de 2017.
En 2019, à l’occasion de cet anniversaire célébrant les « 10 ans sans phyto » à Chenôve, le maire, Thierry FALCONNET, avec son équipe municipale, ont décidé d’aller plus loin, conscients des enjeux en termes de santé publique, de préservation des ressources et de la biodiversité. Il vient de signer un arrêté municipal interdisant l’utilisation des produits contenant du glyphosate sur la commune dans la droite lignée de la décision inédite prise par la ville de Dijon et son maire, François REBSAMEN.
« J’ai souhaité prendre cette même décision en lien avec notre politique volontariste en matière de développement durable, pour continuer d’agir pour la santé de notre planète, pour notre santé, celle de nos enfants et de nos petits-enfants », souligne Thierry FALCONNET lors de la séance du Conseil municipal d’hier soir au sein de laquelle un vœu de soutien à l’appel du Mouvement des Coquelicots a également été adopté à l’unanimité.
Le développement durable sera à l’honneur toute cette semaine à Chenôve avec la replantation des premiers Tetradium daniellii, surnommées « arbres à miel », pour la reconquête de la nature en ville et la préservation de la biodiversité urbaine. Organisée avec le Mouvement des Coquelicots de Côte-d’Or, une conférence, intitulée « Protégeons nos sols des pesticides » se tiendra enfin samedi 13 avril de 10h à 12h à la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville avec les microbiologistes des sols, Lydia et Claude BOURGUIGNON."













Ce même soir, un vœu de soutien à l’appel du Mouvement des Coquelicots a également été adopté à l’unanimité. Ce même vœu avait été adopté à l'unanimité moins une voix (une abstention) au conseil municipal de Dijon.

Maintenant, si ces maires ont le véritable souhait d'agir en faveur de l'environnement, qu'ils continuent en interdisant tous les pesticides de synthèse. Bref, qu'ils déclarent leur commune en territoire 100% bio.

samedi 13 avril 2019

Dijon ne sera pas capitale verte européenne en 2021

Au mois de décembre, la ville de Dijon avait annoncé faire partie des 9 villes européennes prétendantes pour obtenir le label de "capitale verte européenne" en 2021. La liste des finalistes vient de tomber: Dijon n'en fait pas partie. Certains élus de l'agglomération ont beau s'autoproclamer "Dijon référence écologique européenne", ce résultat n'étonne pas les écologistes locaux.

Etre une référence écologique sans faire supprimer les panneaux publicitaires (incitation à la surconsommation), sans protéger contre le bétonnage les 6 hectares de terre agricole des Lentillères, sans une politique réelle et ambitieuse de développement du vélo, sans donner de grands moyens à la réduction de déchets (en autre pour le compostage collectif), cela n'est pas cohérent.

Remarque: Lille, qui  fait parti des villes finalistes malgré la critique d'associations écologiques, va se lancer dans le 30km/h pour toute la ville sauf les axes structurants par exemple. Cette proposition a été faite en réunion publique de la métropole de Dijon à deux reprises et par courrier par un citoyen. Cette suggestion a été balayée d'un revers de la main par les élus à chaque fois, et n'a pas donné de réponse sur le document final de concertation du PLUi (Plan Local d'Urbanisme intercommunal)...

jeudi 11 avril 2019

Le numérique, allié de la transition écologique ?

Alterre Bourgogne France-Comté organise une journée spéciale d'échanges sur le thème "Le numérique, allié de la transition écologique ?" le jeudi 25 avril.

"Nos sociétés sont confrontées à un double défi : la transition écologique et la révolution numérique. L’une ne se fera pas sans l’autre. L’essor des outils numériques, la production massive de données (« big data ») et l’émergence de l’intelligence artificielle, génèrent de nouveaux modèles de développement économique et social. Ceux-ci peuvent-ils nous aider à réussir la transition écologique, indispensable pour limiter le réchauffement climatique et préserver les ressources de la Terre ?"

"Les intervenants de la journée débattront des enjeux croisés du numérique et de l’écologie qui sont, à bien des égards, un atout dans le combat pour l’environnement, mais pas forcément sans risques. Des exemples concrets illustreront comment le numérique peut contribuer au développement durable."


Cette journée promet d'être particulièrement intéressante car Dijon s'est lancé à 100% dans le numérique via "ONDijon" et soit disant promet des économies, notamment d'énergie: "65 % d’économies d’énergie attendues sur l’éclairage public". Mais cette croyance dans "le numérique sauveur de l'humanité" n'est il pas en fait une fuite en avant vu l'impact environnemental catastrophique du numérique justement ?

dimanche 7 avril 2019

Dijon a publié un arrêté interdisant l'utilisation du glyphosate pour les professionnels et particuliers

Le 21 mars 2019, la ville de Dijon a publié un arrêté interdisant l'utilisation du glyphosate pour les professionnels et particuliers. Alors que ce pesticide est interdit de vente et d'utilisation pour les particuliers depuis le 1er janvier 2019, la ville de Dijon interdit maintenant son utilisation même pour les professionnels.













Article 1:
L'utilisation de tout produit contenant du glyphosate sur l'ensemble du territoire de la Ville de Dijon est interdit jusqu'à nouvel ordre.

Un arrêté qui fait probablement suite à la campagne glyphosate qui a montré qu'en Côte-d'Or nous sommes très nombreux (tous ?) contaminés par les pesticides, notamment par le glyphosate. Un arrêté avant tout symbolique car le nombre d'agriculteurs touchés par celui-ci est peu nombreux (2 ou 3), mais un arrêté qui doit toutefois ennuyer la réseau ferré de France avec ses voies de trains régulièrement désherbées avec cet herbicide.

Maintenant, à la métropole dijonnaise de prendre le même arrêté.

samedi 6 avril 2019

Prise de parole de "Youth For Climate Dijon" au conseil municipal de Dijon

Quatre jeunes du collectif Youth For Climate Dijon sont intervenus au tout début du conseil municipal de Dijon du 25 mars 2019 afin de rappeler les élus à leurs devoirs de protéger la population et notamment les jeunes face aux défis environnementaux.


Le collectif Youth For Climate Dijon avait organisé  la première marche des jeunes pour le climat à Dijon le 15 mars, suite à l'appel de Greta Thunberg.


"Le mouvement Youth For Climate Dijon, est constitué de lycéens des lycées de l’agglomération dijonnaise mais aussi de Côte d’or. Ce mouvement est «apolitique, non-violent, et soutenu par de nombreuses associations écologiques dijonnaises». Il est constitué d’environ 80 personnes avec un noyau fondateur de 10 personnes tous lycéens ou étudiants."
Voici les revendications adressées à François Rebsamen:













Mesures nécessaire, écologie et démocratie :
• Déclaration de l'État d’Urgence Climatique sur la commune de Dijon, voir Métropole. Cette déclaration entraînera la création d’un groupe de travail composé d’élus, de lycéens, étudiants, de dijonnais, de membres d’associations écologistes, d’industriels, agriculteurs...
Ce groupe filtrera les mesures prises pour la communes et travaillera sur les mesures à prendre au niveau de la ville et de la Métropole et les présenteront aux différents conseils.

Transports et mobilités :
• Demande d’une continuité du réseau de pistes cyclables sécurisés sur l’ensemble de l’agglomération, liant les villes et villages en périphérie à un dispositif de transport commun le plus proche pour rejoindre la ville ou les centres d’intérêt. Suivi d’un développement intelligent de parking à vélo aux arrêts des transports en commun où s’arrête une piste cyclable pour en permettre l’usage à un plus grand nombre d’utilisateurs et améliorer la qualité de l’air dans la périphérie de Dijon.
• Développer de nouvelles zones à circulation restreintes.

Consommation et déchets :
• Interdire les lâchers de ballons qui viennent finir leur vie dans nos forêts et parfois jusque dans la mer, polluants par la même occasion de nombreux espaces naturels. Ainsi la ville peut encourager les habitants à privilégier les lampion chinois ou ballons biodégradables.
• Installer et encourager plus de magasins de secondes mains comme des friperies
• Développement d’une carte “Zéro Déchet” qui encourage les dijonnais à ne plus demander de plastique dans les commerces.
• Instaurer au sein de tous les établissements scolaires, bâtiments public, administratifs de Dijon, une liste de mesures obligatoires : // Installer un moteur de recherche alternatif sur tous les postes informatiques comme “ecosia” ou “lilo”, moteur éco responsable qui a déjà permis la plantation de plus d’un millions d’arbres, ou comme Qwant, moteur français et respectueux des données privées des utilisateurs.
// Mettre en place des poubelles à papier et adaptée au tri sélectif
// Mettre en place des collecteur de mégot
• Massifier les composts et augmenter la communication sur ceux-ci afin de diminuer les déchets de foyers. Nous pouvons également aspirer à ce que ce compost soit utilisé par les services publiques afin d’éviter l’utilisation et l’achat de fertilisants au niveau local.
• Dédoubler les poubelles de tri sur l’ensemble de la commune pour qu’il soit plus efficace ainsi que plus sélectif.
• Développement du label commerçant responsable, avec une charte peu exigeante afin d’encourager la végétalisation des façades, le zéro déchet, le tri sélectif et d’apporter une nouvelle clientèle plus responsable à de nouveaux magasins.
• {En lien avec le label} Développer et inciter fortement les commerces à la végétalisation en ville, reboiser les espaces bétonnés pour lutter contre les îlots de chaleurs et améliorer encore une fois la qualité de l’air grâce à l’absorption de CO2 que permettent les arbres et espaces végétalisés. Ces zones de fraîcheurs permettent un rafraîchissement de plus de 4°C, contrairement au changement de couleurs des matériaux de revêtement qui n’influent que de quelques dixièmes de degrés sur la température ambiante.
• Développer les initiatives au bio déchet pour massifier les compostes de quartier en incitant la population dijonnaise à diminuer le nombre de déchets par foyer. Et encourager l’implantation de compostes dans les administrations, bâtiments publics, maisons de retraite, écoles, collège (départements), lycée (région) et université

Agriculture et alimentation :
• Développer le bio local dans les cantines primaires, collégiennes, lycéennes et de tous les services publics à 70% d’ici 2025.
• Interdire dans les cantines les fruits et légumes n’étant pas de saison.
• Développer les circuits courts.
• Développer les zones de maraîchages urbaines et mettre à disposition des espaces partagés de cultivation.
• Exclure définitivement tous les pesticides en ville et proposer cette décision dans les conseils départementaux et régionaux.

samedi 30 mars 2019

Le réchauffement climatique va entrainer une énorme diminution du nombre de jours de gel sur le Mont Blanc

En utilisant les projections climatiques les plus récentes et des méthodes statistiques avancées, deux chercheurs de Biogéosciences de l'université de Bourgogne, Jean-françois Buoncristiani et Benjamin Pohl, ont pu déterminer l’évolution des températures jusqu’en 2100. Le résultat est glaçant : en haute altitude, les effets du réchauffement climatique sur le Mont-Blanc seront particulièrement prononcés à partir du milieu du 21ème siècle, entrainant alors une diminution de 45 à 50 % du nombre de jours de gel par rapport à aujourd’hui.
(source: université de Bourgogne)













Dans les Alpes, à la fin du 21 siècle, le réchauffement climatique pourrait aboutir à une réduction des glaciers, de l’enneigement ou encore entraîner un déficit en eau, ayant un impact sur la biosphère et provoquant une transformation spectaculaire des milieux de haute montagne. Ce constat résulte des données issues des modélisation climatique à l’échelle globale, dont la résolution spatiale reste peu précise sur les Alpes. C’est pourquoi, dans le cadre d’un programme de recherche de l’Agence Nationale de la Recherche, appelé VIP-Mont-Blanc, des chercheurs du laboratoire Biogésciences (CNRS/Université de Dijon) et du laboratoire ThéMA (CNRS/Université de Besançon) ont décidé d’affiner les modèles climatiques globaux sur le massif du Mont blanc. 













L'adaptation au changement climatique repose en grande partie sur les données de projection climatique du projet de comparaison des modèles couplés appelé CMIP. Cependant, les résolutions spatiales des derniers modèles (CMIP5) sont comprises entre 100 et 200 kilomètres, ce qui n'est pas suffisant pour déterminer l’évolution des températures à une échelle régionale et sur les reliefs de montagnes. Dans cette nouvelle étude sur le Mont Blanc, les chercheurs ont utilisé un algorithme inédit, permettant d’augmenter considérablement la résolution spatiale et obtenir ainsi des estimations de température plus précises. Ce travail est sans précédent sur le Mont Blanc car le climat a été régionalisé une résolution inédite de 200 m, en utilisant les simulations des 13 modèles climatiques globaux ayant modélisé le climat de 1950 jusqu'en 2100. Pour les décennies futures, les deux scénarios d'émissions de gaz à effet de serre les plus contrastés, appelé RCP 2.6 (optimiste) et RCP 8.5 (pessimiste), ont été pris en compte afin d’avoir l'ensemble de la variation des évolutions climatiques possible. Le premier permet de respecter les termes de l'accord de Paris et de maintenir le réchauffement global sous les 2°C, mais il semble aujourd'hui difficile à atteindre. Le second mène à une augmentation des températures de l'ordre de 5 à 6°C par rapport à l'ère pré-industrielle et les premiers rejets de masse de gaz à effet de serre (dont le CO2).













Un des résultats majeurs de ce travail a permis de déterminer l’évolution du nombre de jour de gel jusqu’en 2100, en fonction de ces deux trajectoires que pourrait suivre le réchauffement climatique. Pour le scénario le plus optimiste, les résultats montrent clairement une diminution du nombre de jours de gel mais restant relativement faible par rapport aujourd’hui. Le climat se stabiliserait durant la seconde moitié du siècle. En revanche pour le scenario le plus pessimiste, celui que l’on semble suivre actuellement, les résultats pour la fin du 21ème siècle montrent des diminutions très importantes, et toujours croissantes, du nombre de jours de gel. En hiver, l’impact le plus important se situerait dans les vallées où l’on aurait une diminution des jours de gel de 30% par rapport à aujourd’hui. Il resterait très prononcé jusqu'à 3000m, où la fréquence de dégel pourrait croître de 30%.













Cette évolution pourrait rendre plus incertaine la pratique des sports d'hiver, puisque les précipitations pluvieuses pourraient remplacer en partie les chutes de neige jusqu'à des altitudes élevées. En été, c’est la haute montagne qui serait la plus touchée : à des altitudes comprises entre 3500 et 4000 m, on pourrait avoir une diminution du nombre de jours de gel de 45 à 50% par rapport à aujourd’hui. Des évolutions similaires (35 à 40% de jours sans gel en été) seraient aussi enregistrées sur le sommet du Mont-Blanc, à 4810m, alors que ce type d'événements reste rarissime à l'heure actuelle (le sommet a connu de brefs épisodes de dégel comme pendant la canicule de l'été 2003). Ce qui reste actuellement une exception pourrait donc se répéter environ un jour sur trois en fin de siècle.


Cette augmentation de la température pourrait donc induire des bouleversements environnementaux importants, jusqu’alors jamais observés, qui modifieraient en profondeur le fonctionnement des écosystèmes et obligeraient l'homme à s'adapter.