vendredi 29 mai 2020

Un questionnaire et des solutions pour une sortie de crise

Elections municipales 2020 : Stéphanie MODDE, tête de liste de Dijon écologique et solidaire, lance une consultation auprès des dijonnais.es pour construire avec eux la ville protectrice de demain. Un questionnaire qui fait écho au "plan de sortie de crise" rédigé par des ONG écologiques et des syndicats.


Communiqué de presse:
Dijon, le 24 mai 2020 – La crise du coronavirus a révélé la vulnérabilité de nos sociétés. Déjà impactées par les effets du changement climatique, cette fragilité et les conséquences sanitaires, économiques et sociales qui en découlent ne sont pas une fatalité. Pour ne plus subir, des changements profonds dans nos modes de production, de consommation et d’échanges doivent être opérés. Il s’agit désormais d’engager la transition vers une société plus sobre et juste grâce à des solutions nouvelles et audacieuses, indispensables pour construire un territoire résilient, capable de surmonter les épreuves et les crises futures.
Cette société de la protection, nous l’avons portée durant la campagne du premier tour des élections municipales pour faire de Dijon une ville écologique et solidaire. Aujourd’hui, toujours guidée par notre esprit citoyen, notre liste invite les dijonnaises et les dijonnais à construire un territoire protecteur, capable d’amortir les chocs sanitaires et climatiques pour vivre mieux.
Disponible en ligne, la consultation de Dijon écologique et solidaire a vocation à recueillir les impressions et la vision des habitantes et habitants de Dijon concernant les indispensables changements qu’appelle la crise du coronavirus. L’ensemble des participations sera analysé afin de construire avec et pour les dijonnais.es un projet municipal restructuré, résilient et protecteur.
Stéphanie MODDE, tête de liste de Dijon Ecologique et Solidaire"

Les questions sont:
- Quelles sont les activités, suspendues pendant le confinement, qu’il faudrait arrêter définitivement ? Pour quelles raisons ?
- Quelles mesures proposez-vous pour accompagner les salariés et entrepreneurs des activités et secteurs qu’il faudrait arrêter ?
- Au niveau local, quelles sont les activités, secteurs et actions qu’il faudrait soutenir et développer plus fortement ?
- Dans l'immédiat, quelles actions faut-il développer localement pour soutenir ces activités ?
- A condition que l’effort soit partagé par tous, que seriez-vous prêt(e) à modifier fortement dans vos activités et vos modes de vie ?
- Alors que les français sont de plus en plus conscients des enjeux environnementaux, ils ont encore du mal à changer en profondeur leurs habitudes. Selon vous, comment résoudre cette équation ?

Le plan de sortie de crise des ONG et syndicats:
" Le constat que nous portons aujourd’hui est clair : la crise sociale, écologique et désormais sanitaire sont intimement liées. Les réponses apportées doivent l’être également. Depuis la création du collectif associatif et syndical Plus jamais ça, nous appelons à changer les politiques menées, en profondeur.
Nous ne nous arrêtons pas au simple constat. Notre rôle est aussi d’être force de proposition, pour construire ce Jour d’Après. C’est ce qui a motivé la rédaction de ce plan de sortie : un appel au débat public, sur la base de mesures concrètes, qui nous paraissent aujourd’hui essentielles pour faire face à la situation et construire un véritable “Jour d’Après”. Et passer à l’action, car il y a aujourd’hui urgence.
Depuis plusieurs mois, des organisations syndicales et associatives convergent, convaincues que les réponses aux urgences sociales et écologiques doivent être construites ensemble. La crise qui a éclaté en ce début d’année 2020 montre une fois de plus la nécessité de changer de système. C’est pourquoi nos organisations ont constitué un front élargi et inédit pour initier une tribune, puis une pétition et un appel aux mobilisations du 1er mai. Nous pensons que le moment est venu de préciser les contours du «plus jamais ça » que nous mettions en avant dans cette tribune le 18 mars et auquel nous entendons désormais donner plus de corps. Désormais il est nécessaire de dépasser l’effet de sidération paralysant que génère le traumatisme de la crise sanitaire. Il s’agit d’amener la population à se saisir de ce moment pour exiger que des enseignements en soient tirés.
Ce document se veut donc une contribution et même un appel au débat public. Débattons partout, mobilisons-nous sur le terrain pour changer le système et exiger des pouvoirs publics des transformations radicales ! Changer en profondeur le monde qui a rendu cette crise aussi violente est l’affaire de toutes et tous, le monde d’après sera celui que nous serons capables de reconstruire.
Plus que jamais… mobilisons-nous !"

lundi 18 mai 2020

Plan d'urgence vélo à Dijon: un coup de communication pour une seule bonne nouvelle

Communiqué de l'association EVAD:
"Vendredi 15 mai au soir, Dijon Métropole a publié un communiqué évoquant des mesures en faveur du développement du vélo. Si certaines de ces annonces sont en effet de bonnes nouvelles, on peut y voir une avancée en demi-teinte, la plupart des annonces étant déjà connues de longue date et ne répondant que trop peu aux attentes des usagers.

La mesure phare qui aura retenu l’attention de tous est la mobilisation d’un million d’euros pour accélérer la politique cyclable locale. Ce sursaut budgétaire ne doit cependant pas être confondu avec un effort exceptionnel dû au contexte sanitaire actuel : il s’agit de l’un des deux millions fléchés pour la réalisation de pistes cyclables dès le budget prévisionnel 2020. Les usagers pourront bien entendu se réjouir de la concrétisation de la première moitié de l’enveloppe à partir de cet été, et espérer l’utilisation de la seconde moitié au plus tôt pour bénéficier de meilleures conditions de sécurité.

Des mesures en lien avec Divia sont aussi annoncées : une augmentation de la flotte en location longue durée (DiviaVélo) et la gratuité de l’abonnement 24h DiviaVélodi jusqu’au 2 juin. Or Divia annonçait déjà le 11 mai l’élargissement de la flotte DiviaVélo et la gratuité du service DiviaVélodi était déjà en place depuis le début du confinement. La nouvelle provenant ce vendredi de la Métropole au sujet de l’opérateur des transports est donc celle de l’arrêt d’une mesure favorable au vélo à partir du 2 juin.

La nouvelle information que nous saluons est celle du recrutement d’un chargé de missions « vélo et mobilités actives » pour une prise de fonctions en juillet, ainsi que sa mission de définition d’un nouveau plan vélo pour la métropole. Ces deux points faisaient l’objet de demandes de la part des associations d’usagers depuis plusieurs années, et une proposition essentielle dans le plan vélo proposé par EVAD lors de la campagne des municipales, aussi nous saluons cette nouvelle et nous tenons prêts pour un travail constructif en concertation avec les acteurs associatifs pour une meilleure prise en compte des besoins des usagers, comme le demande le PLUiHD. Passées ces annonces, les usagers et associations signataires d’une lettre ouverte adressée le 12 mai au Président de la Métropole sont laissés face à un constat décevant: alors que partout en France, les villes et agglomérations font preuve d’une volonté exceptionnelle pour sécuriser et favoriser l’usage du vélo pour faire face au contexte sanitaire, en réattribuant l’espace public en faveur du vélo et de la marche au moyen de trottoirs élargis et de pistes cyclables temporaires, les habitants de Dijon Métropole ne bénéficieront pas de telles mesures.

Nous tenons donc à saluer une nouvelle fois le recrutement d’un chargé de mission vélo et mobilités actives très encourageant pour la politique cyclable locale, et demandons que Dijon Métropole , dans ce contexte particulier qu'est le déconfinement et comme expliqué dans notre lettre ouverte, précise les solutions de mobilités proposées à toutes les personnes se déplaçant sans automobile, en reconsidérant les mesures simples qui lui sont accessibles pour rendre possibles la marche et le vélo en sécurité."

Bref, le million d'euros annoncé par François Rebsamen il y a quelques jours pour développer en urgence le vélo est avant tout un effet d'annonce puisque déjà planifié. Et le virus a bon dos pour essayer de faire oublier le retard dans le recrutement d’un chargé de missions « vélo et mobilités actives ». Ca fait plusieurs années que ça aurait du être fait !

samedi 16 mai 2020

Les banques françaises les plus polluantes sont bien implantées à Dijon

Une nouvelle étude de l'ONG Les Amis de la Terre France montre comment les banques et investisseurs français financent l'industrie fossile. Bien que l'expansion du pétrole et du gaz de schiste se passe aux Etats-Unis, bon nombre de dijonnais y participent involontairement en déposant leurs économies dans ces banques climaticides.

Selon cette étude, "des analyses du budget carbone mondial disponibles depuis 2016 démontrent que les mines de charbon et les gisements de pétrole et de gaz actuellement en cours d’exploitation pourraient déjà émettre assez de gaz à effet de serre pour amener la planète au-delà des objectifs de l’Accord de Paris – de limiter le réchauffement bien en-dessous de 2 °C et de s’efforcer de le limiter à 1,5 °C. En d’autres termes, éviter les conséquences les plus dramatiques de l’emballement climatique décrites par les scientifiques ne sera possible qu’à condition d’enrayer de toute urgence le développement des énergies fossiles.
Quatre ans après la signature de l’accord international sur le climat, et alors que les énergies fossiles alimentées par des volumes de capitaux toujours plus élevés n’ont cessé de croître, les perspectives ne sont pas moins sombres. Dans un rapport de n 2019, les Nations unies évaluent que les gouvernements et les industriels pré- voient de produire plus du double d’énergies fossiles de ce qui serait compatible avec une trajectoire + 1,5 °C – 59 % de plus pour le secteur du pétrole, 70 % pour le secteur du gaz. Ces développements ne seront possibles qu’avec des financements, investissements et couvertures d’assurances. Au cours de la décennie où selon les scientifiques nous devons diviser nos émissions de gaz à e et de serre par deux pour éviter le chaos climatique, les États, les entreprises et les acteurs financiers sont en train de nous condamner au pire.













En seulement dix ans et sous l’impulsion du boom du schiste, les États-Unis ont connu la plus grosse croissance de production de pétrole et de gaz de l’Histoire. Ils extraient actuellement plus d’hydrocarbures que tout autre pays et étaient, jusqu’au récent effondrement des cours du pétrole, l’épicentre des nouveaux projets d’exploitation de pétrole et de gaz. Selon les données de 2019, 60 % de l’augmentation mondiale de la production de pétrole et de gaz d’ici 2030 viendra des États-Unis, soit quatre fois plus que le Canada qui arrive en deuxième position, et sept fois plus que l’Arabie saoudite. À court terme, d’ici 2025, l’Amérique du Nord représente à elle seule 85 % de la production mondiale à partir de nouveaux gisements de pétrole et de gaz, une croissance reposant quasi exclusivement sur les hydrocarbures non-conventionnels – 90 % de l’expansion aux États-Unis est issue des bassins de schiste, quand le Canada compte en plus sur ses sables bitumineux.
 Laisser se réaliser de tels investissements dans les prochaines années nous enfermerait dans des décennies de nouvelles émissions de gaz à e et de serre. Les pré- visions ci-dessus aboutiraient d’ici à la moitié du siècle à l’émission de 145 gigatonnes de CO2, soit 26 % du budget carbone mondial disponible pour rester sous la barre de + 1,5 °C de réchauffement climatique. Cela sans compter les fuites de méthane – principal composant du gaz « naturel » – non incluses dans ces calculs, et qui ajouteraient à ce lourd bilan carbone 16 à 39 gigatonnes de CO2eq d’ici 2050. S’il n’est pas endigué, le développement du pétrole et du gaz en Amérique du Nord, avec les hydrocarbures de schiste au premier plan, su rait à anéantir la capacité de la planète à rester dans les limites fixées par l’Accord de Paris."

Que faire ? L'ONG Les Amis de la Terre France a publié le guide "climat - environnement - droits humains, Choisis ta banque", un guide à appliquer pour ne plus participer au cassage de la terre. En attendant que Dijon métropole agisse aussi...

jeudi 14 mai 2020

Lettre ouverte à François Rebsamen concernant les mesures en faveur du vélo en période de déconfinement

Les associations EVAD, FNAUT Bourgogne Franche-Comté, La bécane à Jules, la boîte à vélo et La Rustine ont envoyé une lettre ouverte à François Rebsamen, président de Dijon Métropole, pour lui demander des actions concrètes et immédiates afin de favoriser les déplacements à vélo dans cette période de déconfinement.

La lettre:
Objet : déconfinement, mesures en faveur du vélo

Monsieur le Président,

Comme tout le reste du pays, notre métropole est entrée depuis quelques jours dans la période dite de déconfinement, période particulièrement délicate à gérer tant sur le plan sanitaire que sur le plan social et environnemental.
Ce déconfinement, qui doit permettre la reprise de l’activité économique du pays, signifiera donc pour beaucoup de nos concitoyens le retour sur le lieu de travail. Sans oublier que les établissements d’enseignement vont, dans les semaines qui viennent, rouvrir progressivement, et que, dans quelques mois seulement, viendra la reprise des cours à l’université.
La question du choix du mode de déplacement pour aller au travail, à l’école, au lycée, à l’université va s’avérer crucial.
Le réseau de transport en commun de la métropole, malgré toutes les mesures qui sont déjà mises en œuvre ou qui le seront, ne pourra pas, dans les mois qui viennent, transporter le même nombre de personnes qu’avant la crise sanitaire. En effet, les impératifs incontournables de distanciation physique vont conduire à une diminution de la fréquentation du réseau, soit du fait de la réduction de l’offre, soit de la demande : la crainte de la promiscuité va en effet inciter certains usagers à se détourner des transports en commun.
Face à cela, il y a donc le risque important qu’une partie de nos concitoyens ne voit de salut que dans le recours à l’autosolisme. Ce qui n’est évidemment pas souhaitable compte tenu des conséquences que cela aurait à la fois sur la pollution de l’air (il est de plus en plus reconnu qu’elle rend nos poumons plus vulnérables aux attaques virales), sur les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi sur la congestion urbaine, ce qui pénaliserait les bus ainsi que les personnes, particuliers ou professionnels, contraintes à l’usage de l’automobile.
Pour éviter ce recours désastreux à la voiture en solo, mais aussi pour permettre à ceux qui n’ont pas d’autres solutions que les transports en commun d’en profiter dans des conditions sanitaires optimales, nous demandons que, dans les jours et les semaines qui viennent, la métropole mette tout en œuvre pour favoriser et développer l’usage du vélo. Elle rejoindrait ainsi les nombreuses collectivités locales (Rennes, Montpellier, Grenoble, Lyon, Paris...) qui, sous l’impulsion des mesures gouvernementales, ont d’ores et déjà agi en ce sens.
Le potentiel d’usage du vélo est considérable car plus de la moitié des déplacements dans notre métropole font moins de 3 km. Pour que ce potentiel devienne réalité, il faut mettre en selle de nouveaux usagers. Nombre d’enquêtes ou événements récents ont montré que l’appétence de nos concitoyens pour le vélo est bien là. Il reste donc à lever l’un des freins essentiels au passage à l’acte : le sentiment d’insécurité, la peur du trafic motorisé.
Pour cela, nous demandons une amélioration immédiate de la sécurité des déplacements à vélo en créant des pistes cyclables (sécurisées par des séparateurs physiques, continues, larges pour permettre la distanciation sociale), en réduisant le trafic motorisé en volume et vitesse sur certaines voies, en veillant aussi à la mise en place de cheminements piétons permettant la distanciation physique. Compte tenu de l’urgence, ces aménagements peuvent être réalisés à l’aide dispositifs provisoires. Le Cerema a mis à disposition des collectivités toutes les ressources techniques et juridiques nécessaires. Ces aménagements devront concerner en priorité les axes en 2x2 voies et ceux qui accueillent des axes de transports en commun les plus fréquentés en temps normal. Ils viseront notamment à permettre une bonne desserte cyclable des zones d’activité, du campus, du CHU et, bien sûr, des lycées et collèges.
Pour accompagner ces actions, nous demandons que des mesures incitatives soient prises : tarif très attractif pour la location de vélos (DiviaVélo) en particulier pour les étudiants, soutien aux entreprises qui souhaitent développer l’usage du vélo par leurs employés... Nous demandons aussi le lancement d’une grande campagne de communication en faveur de l’usage du vélo.
Enfin, nous souhaitons la mise en place rapide d’un « comité modes actifs » regroupant élus, techniciens des services concernés et représentants des usagers. Il est en effet particulièrement important, compte tenu de l’urgence, que toutes les actions à mettre en œuvre soient au plus près des attentes des usagers.

mercredi 6 mai 2020

Dijon sans pub... de façon éphémère

Vers la fin de la publicité dans les rues de Dijon ? Les responsables politiques locaux auraient-ils enfin compris les effets dévastateurs de la publicité (via l'incitation à la surconsommation) sur l'environnement ?

Non, seulement un délais de quelques jours avant que les panneaux publicitaires de Clear Channel ne viennent inonder à nouveau nos rues de pubs pour la malbouffe, les automobiles, les banques polluantes et autres maux de notre société.

A quand une simple et réelle affiche qui n'a rien à vendre, une affiche qui donne une information municipale, culturelle ou sportive locale. Une simple affiche qui pourrait rendre heureux sans consommation, voila l'avenir. Et alors les belles villes n'auront jamais été aussi belles.

"Dijon sans pub... de façon éphémère" est égal à dire "Dijon ville écologique... de façon éphémère". Halte à l'incitation à la surconsommation !

lundi 4 mai 2020

Une tour résidentielle à "énergie positive" à Dijon

"Les villes françaises de Dijon et Saint-Etienne sont les premières métropoles à s’engager dans la réalisation de tours résidentielles à haute efficacité énergétique et environnementale dans le cadre du programme d’investissement paneuropéen de 2 milliards d’euros lancé par Catella Residential Investment Management (CRIM), basé à Berlin et la société française de conseil et d’ingénierie du bâtiment Elithis."
La Tour Elithis Arsenal à Dijon « NTEA » sera construite avenue Jean Jaurès, à la jonction du centre-ville et du quartier Arsenal, avec des boutiques et des écoles à proximité. Dijon, capitale de la Bourgogne avec plus de 150 000 habitants, dispose d’une forte économie industrielle et agricole locale et la demande de logements abordables est énorme. Arte Charpentier a été désigné architecte du projet.

L’obtention des permis de construire ouvre la voie à la réalisation de ces deux tours résidentielles en 2020, marquant ainsi la concrétisation du partenariat Catella/Elithis qui se poursuivra l’année prochaine par 5 projets prévus dans d’autres villes françaises.
Les tours offriront des appartements plus confortables tout en restant à loyers abordables, grâce au recours à la production d’énergie renouvelable, ce qui permet des économies substantielles sur les factures d’énergie des locataires.

Thierry Bievre, Président d’Elithis, déclare : « Le feu vert donné pour construire à Dijon et Saint-Etienne signifie que nous sommes sur la bonne voie avec notre partenaire Catella, pour développer la première d’une nouvelle génération de tours résidentielles à énergie positive qui produiront plus d’énergie qu’elles n’en consomment. Ces deux tours intégreront notre technologie éprouvée et récompenseront les efforts individuels en matière de comportements vertueux grâce à des applications d’intelligence artificielle. Non seulement les résidents auront la possibilité de gommer totalement ou partiellement leurs factures d’énergie, mais ils bénéficieront également de la baisse des coûts de fonctionnement de la tour grâce aux choix technologiques les moins onéreux en matière de maintenance. »

Les deux partenaires ont déjà identifié plus de 30 sites complémentaires en France, sur un total de 50 projets prévus dans les grands centres urbains du pays. D’autres villes européennes suivront en 2021 dans le cadre d’une stratégie visant à construire 50 tours résidentielles à énergie positive dans les 10 prochaines années sur le marché européen. La nouvelle Tour Elithis à Dijon aura une superficie totale d’environ 5 000 m2, tout comme la Tour de Saint-Etienne. Les deux bâtiments seront situés près des transports en commun et à proximité des gares TGV.

Les tours résidentielles à énergie positive permettront à une famille française moyenne d’économiser environ 1 600 euros par an sur ses factures d’énergie. La technologie employée dans les bâtiments (panneaux photovoltaïques et conception bioclimatique visant à protéger l’environnement et les ressources naturelles) rend l’énergie positive dès le départ. Elithis a déjà mesurée cette technologie dans sa première tour construite à Dijon en 2009, et cet immeuble de bureaux surpasse toujours les exigences réglementaires des différents labels, couvrant environ 77% de ses besoins énergétiques. Depuis, dans la ville française de Strasbourg, Elithis a livré en 2018 et en 1ère mondiale, la Tour Elithis Danube, une tour cette fois-ci à usage résidentiel, conjuguant énergie positive et coût maîtrisé.
(source: elithis.fr)

vendredi 1 mai 2020

#PourLeJourDaprès: retour à l'anormal au Bien Public...

Ce 1er mai, impossible de manifester dans les rues, que ce soit pour des revendications sociales ou écologiques. Toutefois nombreuses sont les personnes à penser au "jour d'après", à penser un monde différent. Mais le journal Le Bien Public persiste à se comporter comme aux jours anormaux d'avant.

Cette crise du coronavirus interpelle et chamboule nos habitudes et nos sociétés. Puisque tout est "sens dessus dessous", autant reconstruire sur de bonnes bases. C'est d'ailleurs le sujet d'une pétition lancée par plusieurs associations nationales qui appellent appellent à construire ensemble "le jour d’après". Un monde qui réponde à la crise écologique.
Mais que fait le journal Le Bien Public au 1er mai ? Il publie une carte des 50 stations-service de Côte-d'Or où le gazole est le moins cher ! Personne n'a expliqué à ces journalistes que le gazole est impliqué dans le réchauffement climatique et la pollution de l'air ? Comment un journal peut-il aujourd'hui soutenir l'utilisation des transports polluants ainsi ? Il serait nettement plus cohérent et normal de la part de ce journal de proposer une carte, mise à jour chaque semaine, pour trouver les 50 bons plans pour acheter des légumes bio et de Côte-d'Or les moins cher par exemple. Ou bien des informations sur les lieux pour réparer son vélo. Ou encore pour acheter des vêtements d'occasion ?

Alors que la crise écologique est de plus en plus forte, il est tout à fait ANORMAL de soutenir d'une façon ou d'une autre des activités polluantes ! Le déconfinement du 11 mai n'est pas encore arrivé, Le Bien Public fait déjà son retour à l'anormal.

lundi 27 avril 2020

Un financement participatif pour des burgers bio, local, de saison et végétariens à Dijon

Il reste encore quelques jours pour participer au financement participatif de "M Burgers, The Fast Good", un restaurant qui proposera des burgers issus de l'agriculture biologique, locale, de saison et d'origine végétale.

Maud Mathiot, à l'origine de ce restaurant assure que tout sera végétalien, de l'entrée au dessert. Par exemple, le steak sera confectionné à base de haricot rouge et de betterave.
Le restaurant, qui ouvrira dans le quartier Clémenceau, se veut "écoresponsable" avec du mobiliser d'occasion, des couverts réutilisés,... Bref, une volonté manifeste de proposer une alimentation et un cadre respectueux de l'environnement.

samedi 18 avril 2020

Gaspillage énergétique pendant la pandémie

Alors que tout le monde ou presque demeure confiné, notamment la nuit, un dijonnais a interpellé François Rebsamen afin qu'il agisse pour que les enseignes et panneaux publicitaires soient éteint la nuit. Normal puisqu'il n'y a personne pour les regarder.

Objet: Réclamation à propos des commerçants
Monsieur le Maire,
Tout d’abord, permettez-moi de vous exprimer mon entier soutien face à la crise actuelle.
L’épidémie de Coronavirus que subit actuellement la France et notamment Dijon est malheureuse et mérite de mettre tous les moyens qu’il faut pour combattre la maladie. C’est pourquoi, les mesures de confinement ont été prises et tant mieux. Les seules boutiques ouvertes sont celles qui sont essentielles, les bus et les trams sont vides, les écoles fermées et les rues quasi-désertes. Très bien, c’est ce qu’il faut.
Mais si les autres boutiques sont fermées et qu’il n’y a personne dans les rues, pourquoi leurs devantures sont-elles allumées le soir voire toute la nuit? Ces lumières sont inutiles s’il n’y a personne pour les voir (de même que pour les panneaux sucettes et autres panneaux lumineux). On ne peut stopper le confinement donc utilisons-le en profitant pour réduire notre impact écologique et énergétique. C’est pourquoi je vous écris ce courrier avec le soutien de l’association des Amis de la Terre de Côte d’Or pour imposer aux commerçants à réduire leur pollution lumineuse inutile.
Vous exprimant, une nouvelle fois, tout mon soutien et vous souhaitant une bonne continuation, je vous prie, Monsieur le Maire, d’agréer mes salutations distinguées.
Nicolas Gallant
Animateur en charge de l’écologie à Urbanalis

Une journaliste s'est intéressée au sujet et a contacté la mairie de Dijon pour savoir ce qu'elle compte faire, mais elle n'a pas eu de réponse... Dans son article paru sur le site de France 3 Bourgogne, la journaliste donne toutefois la parole à Mathieu Honnorat, directeur de Shop in Dijon, une association de 400 commerçants dijonnais. Selon lui la démarche est "malvenue" et non prioritaire. Il est compréhensible que les responsables des commerces aient d'autres soucis plus importants en ce moment, mais ce n'est pas quand tout va bien que ces commerces éteignent leur commerces. Ce ne serait donc jamais le bon moment. Concernant les panneaux publicitaires, ceux-ci sont branchés directement sur l'éclairage public, et donc ce sont les dijonnais qui payent pour ce gaspillage électrique. François Rebsamen le sait, il a été interpellé à ce sujet à plusieurs reprises par Les Amis de la Terre Côte-d'Or, mais il continue à ne rien faire. La sobriété énergétique n'est pas une priorité pour lui non plus.

jeudi 16 avril 2020

Pour un déconfinement en sécurité, pensons vélo !

Tout le monde attend le fameux jour du début de déconfinement, et en même temps tout le monde le redoute. Quelles seront les solutions ? Concernant le transport sur courtes distances, le vélo s'impose de toute évidence, comme l'explique l'association EVAD dans un communiqué.

Communiqué de l'association EVAD:
Même si la sortie de cette longue période de confinement,pour faire face à la crise sanitaire, n’est pas imminente, elle arrivera un jour. Il faut donc, dès maintenant, s’y préparer pour que cela se passe dans les meilleures conditions possibles sur le plan sanitaire, bien sûr, mais aussi, économique, social et environnemental. Ce déconfinement, qui doit permettre la reprise de l’activité économique du pays, signifiera donc pour beaucoup de nos concitoyen le retour au travail. La question du mode de déplacement pour aller au travail sera donc cruciale!Il y aura deux écueils à éviter. Le retour de l’affluence dans les transports en commun qui, malgré toutes les mesures déjà prises sur le réseau Divia, va constituer un risque important de contamination. Et, face à la crainte que cela va susciter, il y a aussi le risque que certains ne voient de salut que dans le recours à l’usage de la voiture individuelle en solo. Mais cette «solution», dont, ne l’oublions jamais, un grand nombre de nos concitoyens ne dispose pas (environ 20% des ménages sont dans ce cas), reste coûteuse, particulièrement dans le contexte actuel où les situations de précarité vont se multiplier, et polluante, la pollution de l’air étant de plus en plus reconnue comme rendant nos poumons plus vulnérables aux attaques virales. Il sera donc indispensable de privilégier le recours à une autre solution, le vélo, pour tous les déplacements qui s’y prêtent. Pour cela, il faut réfléchir dès maintenant à des mesures incitatives. C’est ce qu’ont d’ores et déjà compris un certain nombre de grandes villes en Europe ou ailleurs (Bogota, Mexico, New-York, Berlin...). Une des premières mesures emblématiques que ces grandes métropoles ont prises c’est, en profitant d’un trafic automobile réduit, d’offrir aux cyclistes de nouveaux espaces de circulation sécurisés en aménageant de façon provisoire de nombreuses pistes cyclables, notamment en réservant sur des grands axes une voie pour les vélos. Nous demandons donc que Dijon Métropole, comme commencent à le faire d’autres villes en France (Paris, Montpellier, Grenoble...), mette tout en œuvre en ce sens afin de rendre possible et accessible à toutes et tous cette solution de déplacement–le vélo–, particulièrement bien adaptée au contexte du futur déconfinement. Pour cela, la collectivité pourra, avec profit, s’appuyer à la fois, sur l’expérience des autres villes, sur les recommandations que vient de publier à ce sujet le Cerema (Etablissement public «Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement»), et, naturellement, sur l’indispensable concertation avec les représentants des usagers cyclistes.

mardi 14 avril 2020

La crise du coronavirus pousse à réfléchir au "jour d'après", pour un après social et écologique

Les ONG environnementales appellent depuis des années à construire une société qui ne soit pas basée sur la compétition ou la croissance, mais sur une société soutenable où les humains vivent en harmonie avec la nature. Localement, des élus EELV ont envoyé un communiqué en ce sens:

"Communiqué du groupe écologiste à la mairie de Dijon du 9 avril 2020 :
COVID-19 : les élu-e-s EELV appellent à construire le « monde d’après »
Face à la pandémie mondiale du Covid-19, les élu.es EELV de Dijon manifestent leur solidarité pour les soignants et aidants mobilisés comme jamais, pour les salariés qui permettent notre approvisionnement en denrées essentielles, à ceux qui assurent les missions d'entretien, de propreté publique, d'accompagnement des plus fragiles , ainsi qu'envers les familles endeuillées et aux millions de personnes angoissées par leur avenir.
La gravité du Covid19, sa dimension mondiale, ses causes et ses conséquences multiples démontrent qu’on est au-delà d’une crise sanitaire.
Cette pandémie interroge la vulnérabilité de nos sociétés organisées sur la surexploitation des ressources naturelles, du vivant -les humains comme les animaux- et la financiarisation de l’économie au détriment de l’environnement et des besoins sociaux.
En France, nous voyons aujourd'hui le résultat de la dégradation du système public hospitalier organisée depuis plusieurs décennies.
C’est pourquoi tout en restant mobilisés et solidaires face au Covid19, nous devons déjà penser le monde d’après. Car à la sortie de cette crise , nous ne pourrons pas faire comme si rien ne c'était passé et ne rien changer de nos pratiques.
Nous devons changer de modèle de société vers plus de précaution, de solidarités, de justice sociale avec un nouveau rapport à la nature. Ainsi nous devons repenser nos modes de production, de consommation, d’échanges et plus globalement notre relation avec le vivant pour nos besoins essentiels et assurer la résilience de nos sociétés.
Cela passe par des investissements massifs liés aux services publics, à la relocalisation d'une économie solidaire et responsable, à la préservation de la nature…
Comme partout en France, nous proposons à Dijon l’organisation d’un « Grenelle local du monde d’après » débouchant sur un plan de transition écologique décliné dans les territoires en lien avec l’ensemble des acteurs engagés: partenaires sociaux, citoyenn.es , acteurs politiques et associatifs, entreprises.
Localement, nous avons des leviers importants pour contribuer à un territoire résilient post crise . C’est pourquoi, dès que possible, nous soutiendrons le principe d’un budget municipal climatique et social qui permettra d’adapter le territoire aux enjeux, sanitaires, climatiques économiques et sociaux.
Catherine Hervieu, Stéphanie Modde, Patrice Château, Frédéric Faverjon, Sandrine Hily."

Une pétition nationale à signer en ce sens: "Plus jamais ça ! Rejoignez l’appel pour le Jour d’Après"

Que ce soit au niveau national, régional, départemental ou des villes, la crise du coronavirus ne doit pas être l’occasion d’un énième sauvetage du système économique mondialisé, alors que celui-ci est responsable de cette crise sanitaire, et des crises économiques, sociales et climatique. Cette crise doit au contraire être l’occasion de changer de système et tout reconstruire en se recentrant sur la satisfaction de nos besoins fondamentaux, et ceci de manière équitable.
Il peut donc y avoir un après Coronavirus qui nous remette dans la bonne direction. À condition que l’Etat revienne à son rôle fondamental de protection de l’intérêt général, et non des intérêts privés. Pour cela, pas de miracle : il faut changer en profondeur notre système économique, mettre fin à la mainmise des lobbies sur la décision publique, écouter les premier·e·s concerné·e·s et la science, qui alertent depuis des années sur l’urgence et l’ampleur des mesures à prendre.
Et pour cela, il est indispensable que nos dirigeants politiques changent de mode de pensée, changent leur boussole intellectuelle, ou bien qu'ils laissent leur place à d'autres !

lundi 6 avril 2020

Défi "familles zéro déchet" avec le Conseil Départemental

"120, c’est le nombre de personnes qui ont relevé le 2e défi “Familles zéro déchet en Côte-d’Or” entre octobre 2019 et mars 2020."
Grâce à des ateliers pratiques, les 49 familles mobilisées ont pu constater, dès quatre mois d’efforts, que la quantité de nourriture jetée avait diminué de 16 % et que celle des déchets produits avait baissé de 25 %. Côté portefeuille les familles ont, en moyenne, réalisé 15 % d’économies sur leur budget alimentaire. Leur prochain défi ? Diffuser leurs bonnes pratiques auprès des collègues, amis et voisins.
“La réduction des déchets est l’affaire de tous et nécessite l’implication de chacun !”
(source: Côte-d'Or le mag')

mardi 31 mars 2020

En pleine crise sanitaire du COVID-19, les réseaux d'alimentation "alternatifs" s'organisent

Confinement oblige, faire ses courses alimentaires devient plus compliqué. Malgré tout la vente directe continue démontrant la volonté des clients de soutenir coûte que coûte une autre agriculture et une autre économie que celle dominante.

Peur d'une pénurie alimentaire, les gens se ruent dans les grandes surfaces. Mais pas tous. Un certain nombre de personnes sont resté sur leurs habitudes, notamment en allant chercher leur panier de légumes et autres produits comme du pain, de la viande,... à leur AMAP, presque comme si de rien n'était, juste en tant en compte des consignes de "distanciation sociale".

C'est ce que révèle notamment un article de France 3 Bourgogne sur l'AMAP des jardins de Virgile à Dijon. On apprend ainsi que "pour le moment, la plupart des AMAP de la région ont décidé de poursuivre leurs livraisons. Les préfectures et les mairies ont donné leur accord, car "les AMAP sont la prolongation d'une activité économique dans un secteur jugé indispensable", indique la Direction Régionale de l'Agriculture et de la Forêt de Bourgogne–Franche-Comté. "Il n'y a pas lieu de considérer qu'elles devraient cesser leur activité, sous réserve bien sûr du strict respect des mesures barrières".
Autre exemple avec l'épicerie Au Gramme Près, spécialisée dans le vrac et sans emballage. Elle propose un service "drive" via leur site internet. Un "drive" bien différent des grandes surfaces puisque pour les consommateurs, toujours très nombreux, viennent à pieds, ou parfois à vélo. 

Ces exemples démontrent bien la volonté des consom'acteurs à soutenir une économie "alternative", à vouloir un monde basé sur l'entraide et le respect de la nature.

jeudi 26 mars 2020

Confinement de la population: quel impact sur la qualité de l'air ?

L'association atmo Bourgogne France-Comté surveille la qualité de l'air. Suite au confinement dû au virus Covid-19, la qualité de l'air extérieur commence à s'améliorer, notamment en ce qui concerne le dioxyde d'azote émis principalement par le trafic routier.

Communiqué:
"Face à une pandémie de coronavirus d’ampleur mondiale, affectant ce mardi 24 mars 169 pays (sur 198), le Gouvernement français a mis en place une mesure inédite de confinement de la population. Cette restriction, du fait du fort ralentissement des activités économiques et de transport, implique des conséquences sur la qualité de l’air.
En situation « normale », les particules fines sont issues du secteur résidentiel/tertiaire (29%), de l’agriculture (27%), des transports (21%) et de l’industrie (19%) et les oxydes d’azote essentiellement émis par le trafic routier (63%)*. L’arrêt de certaines activités pourrait naturellement avoir une incidence positive attendue sur les niveaux de certains polluants.


Pour l’heure, en pleine transition saisonnière et avec une première semaine de confinement, les effets sur la qualité de l’air se laissent déjà ressentir... Mais, seul le dioxyde d’azote, émis principalement par le trafic routier, est marqué par une diminution notable de ses concentrations. Cette baisse est observée au niveau des axes routiers principaux. Donc tout bénéfice pour les personnes habituellement les plus exposées.
L’analyse pour les autres polluants, qu’il s’agisse des particules ou de l’ozone, requiert cependant une période plus longue pour tirer des conclusions sur ces premiers résultats des mesures. Dans le cas des particules, l’augmentation des niveaux lors de la première semaine rappelle que toutes les activités ne sont pas suspendues et que même en période de confinement, un épisode de pollution pourrait survenir si toutes les conditions météo étaient réunies.

Si la qualité de l’air évolue localement selon les émissions de polluants introduits dans l’atmosphère, par le biais des activités humaines (trafic routier, épandages agricoles, chantiers BTP, chauffage résidentiel,...) ou de manière naturelle (feux, etc), elle est directement liée à la météo qui a un impact déterminant sur les concentrations des polluants, en agissant sur leur dispersion et sur leurs transformations chimiques.
La bise ressentie depuis ce week-end a fait fortement chuter les concentrations de particules sur toute la région, et de manière générale de tous les polluants.
L’impact du confinement pourra réellement être évalué une fois les conditions météo moins venteuses.
A noter qu’un travail d’évaluation par la modélisation est en cours au sein d’ATMO BFC." 

A Dijon, 7 stations surveillent la qualité de l'air.

mardi 17 mars 2020

Un financement participatif pour LA BASE - Drive zéro déchet à Dijon

LA BASE, le premier drive zéro déchet à Dijon, propose un financement participatif pour aider au lancement du projet.
"Vous avez le pouvoir d’infléchir le changement pour un monde meilleur. Grâce à une offre rapide et pratique, l'alternative devient LA BASE.
- La praticité d'un Drive,
- La priorité au bio et au local,
- L'objectif zéro déchet.

Vous offrir une solution pratique qui réponde à la fois aux contraintes du quotidien et à une recherche d’impact positif maximal :
- Soutenir nos agriculteurs et artisans locaux, qui ne comptent pas leurs heures.
- Soutenir une production biologique, respectueuse du vivant et dépourvue de chimie.
- Réduire drastiquement nos déchets, notamment via le retour de la consigne.
- Prendre soin de votre santé et de celles de vos proches en vous proposant des produits majoritairement bruts et naturels.

Grâce à LA BASE, être consom'acteur devient un jeu d'enfant.
- une commande en ligne 24h/24 et 7j/7, c’est quand vous voulez, d'où vous voulez.
- un catalogue de produits alimentaires (frais, liquides, secs), cosmétiques et ménagers répondant à vos besoins du quotidien.
- des produits sélectionnés en visant un triptyque engagé : bio / local / zéro déchet.
- vous récupérez votre commande en quelques minutes au créneau qui vous arrange (entre 11h et 19h les Lundi, Mercredi, Vendredi et Samedi).

On veut vous offrir du pratique, mais aussi de l’humain et du chaleureux.
- Pas besoin de prévoir vos contenants, on s’occupe de tout au travers du système de consigne. Objectif zéro déchet, zéro effort, ou presque.
- Les produits seront exposés à LA BASE dans l’espace d’accueil. Vous pouvez voir, sentir, toucher, pratique non ?
- Un bel espace café convivialité sera à votre disposition pour vous ressourcer (boissons, gourmandises, livres et magazines…).
- Vous pourrez participer à des ateliers et des événements réguliers pour apprendre, réapprendre et partager des savoirs et des savoir-faire.
- Une fringothèque (bibliothèque vestimentaire) sera accessible, avec un abonnement, pour renouveler votre garde robe régulièrement sans acheter de nouveaux vêtements (femmes et enfants).
- Nous sommes une société coopérative, ce qui veut dire que LA BASE appartient à ceux qui la font au quotidien (salariés, clients, producteurs, soutiens). Et oui, c’est aussi ça l’impact positif.

LA BASE ouvrira mi-mai, au 30 rue de la Redoute à Saint-Apollinaire (zone Cap Nord, tout proche d’Ikea), à deux pas de la rocade."

mercredi 11 mars 2020

Municipales à Dijon : 3 candidats pris en flagrant délit de greenwashing

Le GAG, Groupe Anti-Greenwashing de Dijon, vient de publier un communiqué mettant en évidence le grand écart entre l'apparence "écolo" et la réalité de Rebsamen, Bichot et Comparot, en prenant en compte la quantité de papier utilisée pour leur campagne.













"Comme dans de nombreuses villes, le Groupe Anti-Greenwashing de Dijon veut informer les citoyens sur les pratiques écologiques réelles des candidat-es, pour leur permettre de voter en connaissance de cause.
Nous avons établi un comparatif de la quantité de papier utilisé par les principales listes pour diffuser leur programme auprès des électeurs, en plus de l’enveloppe officielle que tous les électeurs recevront à leur domicile.

La liste de François Rebsamen a consommé 5,5 tonnes de papier, soit 40 fois plus que celle de Stéphanie Modde. L’arbre que M. Rebsamen veut planter rue de la Liberté, il l’a déjà coupé !

En 2018 la démission de Nicolas Hulot a sonné comme un coup de tonnerre en mettant en évidence le fossé abyssal entre les engagements et les actes du Président de la République et du Gouvernement en matière d’écologie. Les citoyens ont alors pris conscience que le
« greenwashing », à l’œuvre depuis longtemps dans les entreprises, avait envahi la sphère démocratique et le discours politique.
Dans l’actuelle campagne des élections municipales, le greenwashing explose partout, comme Nicolas Hulot l’a récemment dénoncé. Il est utilisé massivement par des candidat-es qui ont perçu les attentes fortes des électeurs pour plus d’écologie, et qui y répondent en peignant en vert leur programme. Sur le fond ils alignent nombre de mesures écologiques et font de la surenchère avec leurs concurrents. Sur la forme ils abreuvent les électeurs d’images suggestives et de slogans abusifs, dans des brochures électorales sur papier glacé qu’ils distribuent sans compter.
Mais ils sont très peu crédibles, notamment les nombreux maires sortants qui présentent des bilans écologiques bien maigres et en complet décalage avec les mesures affichées dans leur programme. Seraient-ils des « nouveaux convertis » à l’écologie ? Certains le sont sans doute et il faut alors
s’en réjouir, mais la plupart sont bien des greenwashers, menteurs patentés qui oublieront leurs promesses écolos dès l’élection passée.
L’usage du greenwashing par les politiques est un danger pour la démocratie. Comme toutes les escroqueries électorales il entraîne la défiance et la désaffection des citoyens qui après l’élection se rendent rapidement compte qu’ils ont été abusés."

En plus de la quantité de papier, ces 3 candidats n'ont même pas utilisé de papier recyclé ! Les documents de François Rebsamen sont toutefois imprimés sur papier labellisé PEFC, un label plus ou moins valable.
A noter que François Rebsamen a déjà été épinglé pour greenwashing à propos des terres agricoles...

mardi 10 mars 2020

"L'épicerie de Virginie", une épicerie itinérante de vrac, local et bio

Plus que quelques jours pour participer au crowfunding afin d'aider au lancement de "L'épicerie de Virginie", une épicerie itinérante de vrac, local et bio à Dijon.
"L’épicerie de Virginie c’est quoi ?
C’est une offre complète pour un quotidien 100% plaisir et zéro déchet, qui je l’espère viendra à votre rencontre début Avril 2020.
L’épicerie vous proposera un maximum de produits locaux dans le but de minimiser les transports et des produits équitables et bio.
Ma priorité sera de travailler avec le moins d’emballages possible car les produits seront vendus en VRAC.
L’épicerie vous permettra:
- de diminuer vos déchets en réutilisant vos contenants (bocaux, sacs en tissu)
- d'éviter le gaspillage alimentaire en choisissant la quantité en fonction de vos besoins
- de faire des économies en ne payant que le produit (pas d'emballage, de marque) et en limitant vos déplacements
- de manger et vivre plus sainement sans pesticides, ni produits chimiques
- de réduire la pollution due aux transports des marchandises
Une épicerie ambulante et oui !! cela fait remonter quelques souvenirs d’enfance, à l’époque où les commerçants se déplaçaient de village en village, à la rencontre des clients.
Je souhaite être cette épicerie conviviale où il fait bon de s’arrêter et d’être conseillé, mais surtout de trouver le sourire pour que chaque rencontre soit un moment de plaisir à partager ensemble."

"Où et quand ?
Sur les marchés, sur des lieux de passage en fin de journée (secteur dijon nord, la route du vin en direction de Beaune...) et pendant la pause déjeuner pour les entreprises secteur Valmy et Zénith, avec une ouverture pour Avril 2020 (on croise les doigts !)"

Que trouverez-vous à l’Épicerie de Virginie ?
- Epicerie salée : pâtes, céréales, légumineuses, riz …
- Epicerie sucrée : sucre, muesli, biscuits…
- Produits d’entretien : lessive, vinaigre blanc …
- Hygiène et cosmétique : shampoing solide, déo solide, dentifrice solide ….
- Accessoire zéro déchet : brosse à dents, paille et gourdes en inox …

Les produits seront majoritairement issus d’une agriculture biologique française ou raisonnée et provenant d’artisans locaux. Ils ont été soigneusement sélectionnés pour vous garantir la meilleur qualité et un savoir-faire artisanal."

Une initiative à soutenir !

lundi 9 mars 2020

Des membres de Plantation Rébellion plantent clandestinement des arbres au lac Kir

Une dizaine de membres du collectif Plantation Rebellion a mené une action samedi matin au bord du lac Kir, à Dijon. Ils ont planté une cinquantaine d’arbres. Leur objectif est d’interpeller les citoyens et les politiques pour lutter contre le réchauffement climatique.



Baptisés "la branche arbrée du GIEC" , les activistes de Plantation Rebellion se sont rassemblés ce samedi 07 mars, à 6 heures du matin.
Le but du collectif est de "créer une petite forêt". Pour cela, une trentaine d’espèces a été choisie, essentiellement des variétés autochtones, des arbustes, des arbres de basse et moyenne futaie et des arbres plus grands pour créer un habitat varié où chaque espèce va bénéficier des autres.
(source: France 3 Bourgogne)

mercredi 26 février 2020

"La Fresque du Climat", un moyen ludique de comprendre le dérèglement climatique et ses conséquences

« La Fresque du Climat » est un atelier ludique, participatif et créatif sur le changement climatique. Il est basé sur l’intelligence collective et est extrêmement pédagogique.
La Fresque du Climat, c’est une initiation en 3 heures, adressée aussi bien aux novices qu’aux connaisseurs, sur le fonctionnement du climat et les conséquences de son dérèglement.













Avec rigueur et pédagogie, il permet en peu de temps de découvrir le fonctionnement du climat ainsi que les causes et conséquences de son dérèglement.
Participer à cet atelier fait prendre conscience de la complexité du changement climatique, donne une vision d’ensemble de cette vaste problématique et fournit des clés de compréhension pour agir efficacement.
En plus d’apporter des connaissances scientifiques, la Fresque du Climat développe la créativité et les compétences humaines des participants.


Le fonctionnement est très simple.
Les joueurs sont en équipe de 4 à 8 joueurs. Ils disposent de cartes représentant les différentes composantes du changement climatique et se concertent afin de retrouver les liens de cause à effet en les positionnant et reliant entre elles.
Un animateur encadre une ou plusieurs équipes
afin de les guider durant l’atelier, assurer une bonne communication entre les membres et donner des explications supplémentaires.

La Fresque du Climat est aussi bien conçue pour les novices que les connaisseurs:
les premiers vont découvrir le sujet et déconstruire leurs préjugés, tandis que les seconds vont approfondir et structurer leurs connaissances.
Avec plusieurs versions en fonction du niveau des participants (Fresque Adulte et Fresque Junior) et de la langue (français, anglais, chinois, espagnol, arabe, polonais, portugais, etc ), l’objectif de l’association La Fresque du Climat est de sensibiliser 1 million de personne au dérèglement climatique à travers le monde.
Que vous soyez une entreprise, association, collectivité ou établissement scolaire, vous pouvez organiser une fresque à l’occasion d’une formation, d’une activité de groupe, d’un plan climat / RSE ou d’un quelconque évènement.

La réduction des causes du dérèglement climatique et l’adaptation à ses conséquences vont impacter l’ensemble des aspects de nos sociétés et de nos vies.
À tout âge et dans tout contexte, chacun doit être formé aux bases scientifiques du climat afin de pouvoir comprendre la situation, décrypter les informations, se faire une opinion et agir à l’échelle collective comme individuelle.

Deux sessions sont prévues à Latitude21: le 21 mars et le 25 avril

lundi 24 février 2020

Près de 1000 scientifiques, dont des dijonnais, appellent à la rébellion pour faire face à la crise écologique

Le journal Le Monde a publié le 20 février la tribune : "L’appel de 1 000 scientifiques : « Face à la crise écologique, la rébellion est nécessaire »". Trois chercheurs dijonnais sont co-signataires de cette tribune.

La tribune:
« Nous, soussignés, représentons des disciplines et domaines académiques différents. Les vues que nous exprimons ici nous engagent et n’engagent pas les institutions pour lesquelles nous travaillons. Quels que soient nos domaines d’expertise, nous faisons tous le même constat : depuis des décennies, les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence croît tous les jours. Cette inertie ne peut plus être tolérée.

Les observations scientifiques sont incontestables et les catastrophes se déroulent sous nos yeux. Nous sommes en train de vivre la 6e extinction de masse, plusieurs dizaines d’espèces disparaissent chaque jour, et les niveaux de pollution sont alarmants à tous points de vue (plastiques, pesticides, nitrates, métaux lourds…).

Pour ne parler que du climat, nous avons déjà dépassé le 1°C de température supplémentaire par rapport à l’ère préindustrielle, et la concentration de CO2 dans l’atmosphère n’a jamais été aussi élevée depuis plusieurs millions d’années. Selon le rapport de suivi des émissions 2019 du Programme des Nations unies pour l’environnement et le développement (PNUE), les engagements pris par les pays dans le cadre de l’accord de Paris de 2015 nous placent sur une trajectoire d’au moins +3°C d’ici 2100, et ce à supposer qu’ils soient respectés. L’objectif de limiter le réchauffement sous les +1,5°C est désormais hors d’atteinte à moins de diminuer les émissions mondiales de 7,6% par an, alors qu’elles ont augmenté de 1,5% par an au cours des dix dernières années. Chaque degré supplémentaire renforce le risque de dépasser des points de basculement provoquant une cascade de conséquences irréversibles (effondrement de la banquise, dégel du pergélisol, ralentissement des courants océaniques…). Les études préparatoires au prochain rapport du GIEC (CNRS-CEA-Météo France) suggèrent que les rapports précédents ont sous-estimé l’ampleur des changements déjà enclenchés. Un réchauffement global de plus de 5°C ne peut plus être exclu si l’emballement actuel des émissions de gaz à effet de serre se poursuit. À ces niveaux de température, l’habitabilité de la France serait remise en question par des niveaux de température et d’humidité provoquant le décès par hyperthermie.

Les sociétés humaines ne peuvent continuer à ignorer les conséquences de leurs activités sur la planète sans en subir les conséquences, comme l’ont montré de longue date et chaque jour plus clairement de nombreuses études reflétant le consensus scientifique. Si nous persistons dans cette voie, le futur de notre espèce est sombre.

Notre gouvernement se rend complice de cette situation en négligeant le principe de précaution et en ne reconnaissant pas qu’une croissance infinie sur une planète aux ressources finies est tout simplement une impasse. Les objectifs de croissance économique qu’il défend sont en contradiction totale avec le changement radical de modèle économique et productif qu’il est indispensable d’engager sans délai. Les politiques françaises actuelles en matière climatique et de protection de la biodiversité sont très loin d’être à la hauteur des enjeux et de l’urgence auxquels nous faisons face. Loin de confirmer une prétendue opposition entre écologie et justice sociale, le mouvement des Gilets jaunes a dénoncé à juste titre l’inconséquence et l’hypocrisie de politiques qui voudraient d’un côté imposer la sobriété aux citoyens tout en promouvant de l’autre un consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur. Continuer à promouvoir des technologies superflues et énergivores comme la 5G ou la voiture autonome est irresponsable à l’heure où nos modes de vie doivent évoluer vers plus de frugalité et où nos efforts collectifs doivent être concentrés sur la transition écologique et sociale.

L’absence de résultats de cette politique est patente : comme l’a relevé le Haut Conseil pour le climat, le budget d’émissions de gaz à effet de serre fixé par la Stratégie nationale bas carbone française n’a pas été respecté entre 2015 et 2018. En dépit des déclarations de bonnes intentions, l’empreinte carbone par habitant de la France (incluant les émissions importées) reste aujourd’hui encore supérieure à son niveau de 1995, à 11 tonnes d’équivalent CO2 par habitant et par an, alors qu’elle doit descendre à 2 tonnes d’ici 2050.

La prochaine décennie sera décisive pour limiter l’ampleur des dérèglements à venir. Nous refusons que les jeunes d’aujourd’hui et les générations futures aient à payer les conséquences de la catastrophe sans précédent que nous sommes en train de préparer et dont les effets se font déjà ressentir. Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel.

En conséquence, nous appelons à participer aux actions de désobéissance civile menées par les mouvements écologistes, qu’ils soient historiques (Amis de la Terre, Attac, Confédération paysanne, Greenpeace…) ou formés plus récemment (Action non-violente COP21, Extinction Rebellion, Youth for Climate…). Nous invitons tous les citoyens, y compris nos collègues scientifiques, à se mobiliser pour exiger des actes de la part de nos dirigeants politiques et pour changer le système par le bas dès aujourd’hui. En agissant individuellement, en se rassemblant au niveau professionnel ou citoyen local (par exemple en comités de quartier), ou en rejoignant les associations ou mouvements existants (Alternatiba, Villes en transition, Alternatives territoriales…), des marges de manœuvre se dégageront pour faire sauter les verrous et développer des alternatives.

Nous demandons par ailleurs aux pouvoirs publics de dire la vérité concernant la gravité et l’urgence de la situation :notre mode de vie actuel et la croissance économique ne sont pas compatibles avec la limitation du dérèglement climatique à des niveaux acceptables. Nous appelons les responsables politiques nationaux comme locaux à prendre des mesures immédiates pour réduire véritablement l’empreinte carbone de la France et stopper l’érosion de la biodiversité. Nous exhortons également l’exécutif et le Parlement à faire passer les enjeux environnementaux avant les intérêts privés en appliquant de manière ambitieuse les propositions issues de la Convention citoyenne pour le climat et en prolongeant son mandat pour lui donner un pouvoir de suivi de leur mise en œuvre. »

Les trois scientifiques dijonnais ayant co-signé cette tribune sont:
Marjorie Ubertosi, Maître de conférences à AgroSup Dijon et spécialiste des Sciences des sols.
David Beaune, Ecologie, Chercheur à l' université de Bourgogne.
Anne Jégou, Géographie, Enseignante-chercheuse à l'université de Bourgogne
Bravo à eux pour avoir le courage de s'exprimer.

mercredi 19 février 2020

Action en justice contre la mairie de Dijon "pour carence fautive contre la pollution de l'air"

L'association "Stop au Ralenti" a lancé une action en justice contre la mairie de Dijon, pour "carence fautive contre la pollution de l'air". Maître David-André Camous du barreau de Lyon a remis en mains propres la mise en demeure de l'association "Stop au Ralenti" à la directrice de cabinet du maire. Selon cette association la mairie ne ferait rien pour "limiter et cadrer la pollution de l'air émise par les moteurs qui tournent inutilement au ralenti". La volonté de "Stop au Ralenti" est avant tout pédagogique et préventive.
Robert Boennec, président de "Stop au Ralenti", propose des solutions toutes "simples et peu onéreuses" à nos politiques. "On leur demande d'agir en disposant des panneaux de sensibilisation devant les grilles des écoles. On leur demande que les conducteurs de la mairie, de la Métropole soient formés en éco-conduite. On souhaite également que soient développées les infrastructures électriques pour que les camions frigorifiques dans la ville puissent se brancher à l'électricité plutôt que leurs moteurs tournent durant des dizaines de minutes devant certains commerces".
Un arrêté méconnu du 12 novembre 1963

Maître David-André Camous souhaite que la mairie fasse respecter un arrêté, repris dans le code de la route. Il date du 12 novembre 1963 et précise que "les véhicules en stationnement doivent avoir leur moteur arrêté sauf en cas de nécessité". "Aujourd'hui on a une vraie problématique de santé publique et aussi de réchauffement climatique contre lequel il faut lutter. C'est une sensibilisation du citoyen. Et cette sensibilisation elle doit passer par le politique qui doit nous inciter à changer nos comportements".

En théorie, ne pas respecter cet arrêté peut exposer le contrevenant à une amende de 135 euros. "Oui, on peut avoir une amende puisqu'il est interdit de laisser tourner son moteur lorsqu'on est en stationnement. Mais c'est une mesure qui est sous-utilisée par les autorités publiques" regrette l'avocat Lyonnais.

Avec cette "mise en demeure d'agir" la mairie de Dijon a désormais "deux mois pour répondre à l'association" en cas d’absence de réponse, _"le silence de l’administration vaudra refus et le tribunal administratif sera saisi",_explique encore maître David-André Camous. Selon l'association "Stop au Ralenti" la pollution de l'air tue six personnes par jour en Bourgogne-Franche-Comté, 48.000 en France chaque année et près d'un demi million en Europe.
(source: francebleu.fr)

Cela fait des années que cette association se mobilise, sans que rien ne se passe à Dijon...

mardi 11 février 2020

Dijon pédale moins bien

En 2018, Dijon se positionnait en 2ème position dans le baromètres des villes cyclables. En 2019, Dijon descend à la 4ème position. Une situation sans surprise selon l'association EVAD.


Le communiqué d' EVAD: "A l’occasion de son 20è congrès qui se tient à Bordeaux ces 6 & 7 février, la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB) a proclamé les résultats de l’édition 2019 du Baromètre des villes cyclables. Cette grande enquête nationale, désormais la plus importante au monde par son ampleur, a recueilli plus de 180 000 réponses en France et plus de 1400 dans notre métropole.

A la suite de la précédente enquête de 2017, la ville de Dijon avait été classée 2è de sa catégorie (villes entre 100 000 et 200 000 hab.) derrière Grenoble et devant Angers. La Métropole dijonnaise s’était largement félicitée de ce « succès » mais sans prêter beaucoup d’attention ni à la note obtenue, « D » c’est dire seulement « moyennement favorable », loin derrière celle de la ville de Grenoble, ni aux attentes que les usagers cyclistes avaient clairement et fortement exprimées à cette occasion (citons par exemple, la demande d’un vrai réseau cyclable, sécurisé et continu).
Si on ajoute à cela l’amer constat que la politique cyclable de la Métropole a périclité durant cette dernière mandature (peu de moyens alloués, peu de réalisations), c’est donc sans réelle surprise que nous voyons la ville de Dijon descendre du podium et être rétrogradée de la 2è à la 4è place conséquence logique d’un note globale en baisse par rapport à 2017 mais aussi de la progression des autres villes comme Angers. Dans ce contexte, nous ne pouvons qu’inciter tous les candidats aux prochaines élections municipales et métropolitaines à prendre réellement en compte dans leur programme la demande sociale et citoyenne qui, à Dijon comme partout ailleurs en France, s’exprime de plus en plus fortement en faveur du vélo comme mode de déplacement."

dimanche 9 février 2020

Le PLUi de Dijon n'est ni écologique ni social, la preuve

Le PLUi, Plan Local d'Urbanisme intercommunal, est un document d’urbanisme qui dessine le visage de la métropole pour les 10 à 15 prochaines années. Officiellement, "il permet de penser la construction de logements à l’échelle de la métropole, d’implanter de façon plus judicieuse les équipements, de penser la réalisation d’une piste cyclable sur la totalité de son parcours ! Il permet aussi de renforcer la protection des espaces agricoles ou la gestion des ressources comme l’eau." Mais c'est un beau mensonge !

"Le 25 novembre le maire déclarait en conseil municipal abandonner la bétonnisation des terres des Lentillères, mais le 19 décembre c’est le nouveau PLUI-HD qui était voté en classant ces terres en zone à urbaniser. Vendredi 7 février, les Lentillères ont appelé à un rassemblement pour déposer collectivement un recours à l’encontre du document de planification auprès du Tribunal Administratif de Dijon." (source: Dijonecter.info)










Mais il n'y a pas que les Lentillères que ce PLUi souhaite détruire, c'est aussi plusieurs hectares de terres agricoles cultivées au nord de Dijon, dans le secteur Valmy. Et parmi elles, les Restaurants du Coeur de Côte-d'Or en utilisent 2 hectares pour y produire 14 tonnes par an de légumes et fruits bio à destination uniquement des personnes dans le besoin.










Cet espace, appartenant à la ville de Dijon et prêté aux restaurants du coeur depuis des années, est entretenu et permet le travail de personnes en réinsertion sociale (10 à 15 par an).













Un document du PLUi montre bien le projet de destruction de ces terres dans le but d'y construire encore des bureaux. Toutefois, dans sa grande bonté environnementale, Dijon métropole envisage de "créer une interface végétalisée en lisière du projet (...) afin de préserver son caractère champêtre". C'est du 100% greenwashing ! Honteux ! Pitoyable !

Et comme le ridicule ne tue pas, c'est François Rebsamen, le président de Dijon métropole, qui a fait voter ce PLUi. Le même qui maintenant indique dans son programme électoral des municipales de 2020, au point 36: "protéger les terres agricoles". Ce n'est pas une blague, c'est juste cynique !