jeudi 26 mars 2020

Confinement de la population: quel impact sur la qualité de l'air ?

L'association atmo Bourgogne France-Comté surveille la qualité de l'air. Suite au confinement dû au virus Covid-19, la qualité de l'air extérieur commence à s'améliorer, notamment en ce qui concerne le dioxyde d'azote émis principalement par le trafic routier.

Communiqué:
"Face à une pandémie de coronavirus d’ampleur mondiale, affectant ce mardi 24 mars 169 pays (sur 198), le Gouvernement français a mis en place une mesure inédite de confinement de la population. Cette restriction, du fait du fort ralentissement des activités économiques et de transport, implique des conséquences sur la qualité de l’air.
En situation « normale », les particules fines sont issues du secteur résidentiel/tertiaire (29%), de l’agriculture (27%), des transports (21%) et de l’industrie (19%) et les oxydes d’azote essentiellement émis par le trafic routier (63%)*. L’arrêt de certaines activités pourrait naturellement avoir une incidence positive attendue sur les niveaux de certains polluants.


Pour l’heure, en pleine transition saisonnière et avec une première semaine de confinement, les effets sur la qualité de l’air se laissent déjà ressentir... Mais, seul le dioxyde d’azote, émis principalement par le trafic routier, est marqué par une diminution notable de ses concentrations. Cette baisse est observée au niveau des axes routiers principaux. Donc tout bénéfice pour les personnes habituellement les plus exposées.
L’analyse pour les autres polluants, qu’il s’agisse des particules ou de l’ozone, requiert cependant une période plus longue pour tirer des conclusions sur ces premiers résultats des mesures. Dans le cas des particules, l’augmentation des niveaux lors de la première semaine rappelle que toutes les activités ne sont pas suspendues et que même en période de confinement, un épisode de pollution pourrait survenir si toutes les conditions météo étaient réunies.

Si la qualité de l’air évolue localement selon les émissions de polluants introduits dans l’atmosphère, par le biais des activités humaines (trafic routier, épandages agricoles, chantiers BTP, chauffage résidentiel,...) ou de manière naturelle (feux, etc), elle est directement liée à la météo qui a un impact déterminant sur les concentrations des polluants, en agissant sur leur dispersion et sur leurs transformations chimiques.
La bise ressentie depuis ce week-end a fait fortement chuter les concentrations de particules sur toute la région, et de manière générale de tous les polluants.
L’impact du confinement pourra réellement être évalué une fois les conditions météo moins venteuses.
A noter qu’un travail d’évaluation par la modélisation est en cours au sein d’ATMO BFC." 

A Dijon, 7 stations surveillent la qualité de l'air.

mardi 17 mars 2020

Un financement participatif pour LA BASE - Drive zéro déchet à Dijon

LA BASE, le premier drive zéro déchet à Dijon, propose un financement participatif pour aider au lancement du projet.
"Vous avez le pouvoir d’infléchir le changement pour un monde meilleur. Grâce à une offre rapide et pratique, l'alternative devient LA BASE.
- La praticité d'un Drive,
- La priorité au bio et au local,
- L'objectif zéro déchet.

Vous offrir une solution pratique qui réponde à la fois aux contraintes du quotidien et à une recherche d’impact positif maximal :
- Soutenir nos agriculteurs et artisans locaux, qui ne comptent pas leurs heures.
- Soutenir une production biologique, respectueuse du vivant et dépourvue de chimie.
- Réduire drastiquement nos déchets, notamment via le retour de la consigne.
- Prendre soin de votre santé et de celles de vos proches en vous proposant des produits majoritairement bruts et naturels.

Grâce à LA BASE, être consom'acteur devient un jeu d'enfant.
- une commande en ligne 24h/24 et 7j/7, c’est quand vous voulez, d'où vous voulez.
- un catalogue de produits alimentaires (frais, liquides, secs), cosmétiques et ménagers répondant à vos besoins du quotidien.
- des produits sélectionnés en visant un triptyque engagé : bio / local / zéro déchet.
- vous récupérez votre commande en quelques minutes au créneau qui vous arrange (entre 11h et 19h les Lundi, Mercredi, Vendredi et Samedi).

On veut vous offrir du pratique, mais aussi de l’humain et du chaleureux.
- Pas besoin de prévoir vos contenants, on s’occupe de tout au travers du système de consigne. Objectif zéro déchet, zéro effort, ou presque.
- Les produits seront exposés à LA BASE dans l’espace d’accueil. Vous pouvez voir, sentir, toucher, pratique non ?
- Un bel espace café convivialité sera à votre disposition pour vous ressourcer (boissons, gourmandises, livres et magazines…).
- Vous pourrez participer à des ateliers et des événements réguliers pour apprendre, réapprendre et partager des savoirs et des savoir-faire.
- Une fringothèque (bibliothèque vestimentaire) sera accessible, avec un abonnement, pour renouveler votre garde robe régulièrement sans acheter de nouveaux vêtements (femmes et enfants).
- Nous sommes une société coopérative, ce qui veut dire que LA BASE appartient à ceux qui la font au quotidien (salariés, clients, producteurs, soutiens). Et oui, c’est aussi ça l’impact positif.

LA BASE ouvrira mi-mai, au 30 rue de la Redoute à Saint-Apollinaire (zone Cap Nord, tout proche d’Ikea), à deux pas de la rocade."

mercredi 11 mars 2020

Municipales à Dijon : 3 candidats pris en flagrant délit de greenwashing

Le GAG, Groupe Anti-Greenwashing de Dijon, vient de publier un communiqué mettant en évidence le grand écart entre l'apparence "écolo" et la réalité de Rebsamen, Bichot et Comparot, en prenant en compte la quantité de papier utilisée pour leur campagne.













"Comme dans de nombreuses villes, le Groupe Anti-Greenwashing de Dijon veut informer les citoyens sur les pratiques écologiques réelles des candidat-es, pour leur permettre de voter en connaissance de cause.
Nous avons établi un comparatif de la quantité de papier utilisé par les principales listes pour diffuser leur programme auprès des électeurs, en plus de l’enveloppe officielle que tous les électeurs recevront à leur domicile.

La liste de François Rebsamen a consommé 5,5 tonnes de papier, soit 40 fois plus que celle de Stéphanie Modde. L’arbre que M. Rebsamen veut planter rue de la Liberté, il l’a déjà coupé !

En 2018 la démission de Nicolas Hulot a sonné comme un coup de tonnerre en mettant en évidence le fossé abyssal entre les engagements et les actes du Président de la République et du Gouvernement en matière d’écologie. Les citoyens ont alors pris conscience que le
« greenwashing », à l’œuvre depuis longtemps dans les entreprises, avait envahi la sphère démocratique et le discours politique.
Dans l’actuelle campagne des élections municipales, le greenwashing explose partout, comme Nicolas Hulot l’a récemment dénoncé. Il est utilisé massivement par des candidat-es qui ont perçu les attentes fortes des électeurs pour plus d’écologie, et qui y répondent en peignant en vert leur programme. Sur le fond ils alignent nombre de mesures écologiques et font de la surenchère avec leurs concurrents. Sur la forme ils abreuvent les électeurs d’images suggestives et de slogans abusifs, dans des brochures électorales sur papier glacé qu’ils distribuent sans compter.
Mais ils sont très peu crédibles, notamment les nombreux maires sortants qui présentent des bilans écologiques bien maigres et en complet décalage avec les mesures affichées dans leur programme. Seraient-ils des « nouveaux convertis » à l’écologie ? Certains le sont sans doute et il faut alors
s’en réjouir, mais la plupart sont bien des greenwashers, menteurs patentés qui oublieront leurs promesses écolos dès l’élection passée.
L’usage du greenwashing par les politiques est un danger pour la démocratie. Comme toutes les escroqueries électorales il entraîne la défiance et la désaffection des citoyens qui après l’élection se rendent rapidement compte qu’ils ont été abusés."

En plus de la quantité de papier, ces 3 candidats n'ont même pas utilisé de papier recyclé ! Les documents de François Rebsamen sont toutefois imprimés sur papier labellisé PEFC, un label plus ou moins valable.
A noter que François Rebsamen a déjà été épinglé pour greenwashing à propos des terres agricoles...

mardi 10 mars 2020

"L'épicerie de Virginie", une épicerie itinérante de vrac, local et bio

Plus que quelques jours pour participer au crowfunding afin d'aider au lancement de "L'épicerie de Virginie", une épicerie itinérante de vrac, local et bio à Dijon.
"L’épicerie de Virginie c’est quoi ?
C’est une offre complète pour un quotidien 100% plaisir et zéro déchet, qui je l’espère viendra à votre rencontre début Avril 2020.
L’épicerie vous proposera un maximum de produits locaux dans le but de minimiser les transports et des produits équitables et bio.
Ma priorité sera de travailler avec le moins d’emballages possible car les produits seront vendus en VRAC.
L’épicerie vous permettra:
- de diminuer vos déchets en réutilisant vos contenants (bocaux, sacs en tissu)
- d'éviter le gaspillage alimentaire en choisissant la quantité en fonction de vos besoins
- de faire des économies en ne payant que le produit (pas d'emballage, de marque) et en limitant vos déplacements
- de manger et vivre plus sainement sans pesticides, ni produits chimiques
- de réduire la pollution due aux transports des marchandises
Une épicerie ambulante et oui !! cela fait remonter quelques souvenirs d’enfance, à l’époque où les commerçants se déplaçaient de village en village, à la rencontre des clients.
Je souhaite être cette épicerie conviviale où il fait bon de s’arrêter et d’être conseillé, mais surtout de trouver le sourire pour que chaque rencontre soit un moment de plaisir à partager ensemble."

"Où et quand ?
Sur les marchés, sur des lieux de passage en fin de journée (secteur dijon nord, la route du vin en direction de Beaune...) et pendant la pause déjeuner pour les entreprises secteur Valmy et Zénith, avec une ouverture pour Avril 2020 (on croise les doigts !)"

Que trouverez-vous à l’Épicerie de Virginie ?
- Epicerie salée : pâtes, céréales, légumineuses, riz …
- Epicerie sucrée : sucre, muesli, biscuits…
- Produits d’entretien : lessive, vinaigre blanc …
- Hygiène et cosmétique : shampoing solide, déo solide, dentifrice solide ….
- Accessoire zéro déchet : brosse à dents, paille et gourdes en inox …

Les produits seront majoritairement issus d’une agriculture biologique française ou raisonnée et provenant d’artisans locaux. Ils ont été soigneusement sélectionnés pour vous garantir la meilleur qualité et un savoir-faire artisanal."

Une initiative à soutenir !

lundi 9 mars 2020

Des membres de Plantation Rébellion plantent clandestinement des arbres au lac Kir

Une dizaine de membres du collectif Plantation Rebellion a mené une action samedi matin au bord du lac Kir, à Dijon. Ils ont planté une cinquantaine d’arbres. Leur objectif est d’interpeller les citoyens et les politiques pour lutter contre le réchauffement climatique.



Baptisés "la branche arbrée du GIEC" , les activistes de Plantation Rebellion se sont rassemblés ce samedi 07 mars, à 6 heures du matin.
Le but du collectif est de "créer une petite forêt". Pour cela, une trentaine d’espèces a été choisie, essentiellement des variétés autochtones, des arbustes, des arbres de basse et moyenne futaie et des arbres plus grands pour créer un habitat varié où chaque espèce va bénéficier des autres.
(source: France 3 Bourgogne)

mercredi 26 février 2020

"La Fresque du Climat", un moyen ludique de comprendre le dérèglement climatique et ses conséquences

« La Fresque du Climat » est un atelier ludique, participatif et créatif sur le changement climatique. Il est basé sur l’intelligence collective et est extrêmement pédagogique.
La Fresque du Climat, c’est une initiation en 3 heures, adressée aussi bien aux novices qu’aux connaisseurs, sur le fonctionnement du climat et les conséquences de son dérèglement.













Avec rigueur et pédagogie, il permet en peu de temps de découvrir le fonctionnement du climat ainsi que les causes et conséquences de son dérèglement.
Participer à cet atelier fait prendre conscience de la complexité du changement climatique, donne une vision d’ensemble de cette vaste problématique et fournit des clés de compréhension pour agir efficacement.
En plus d’apporter des connaissances scientifiques, la Fresque du Climat développe la créativité et les compétences humaines des participants.


Le fonctionnement est très simple.
Les joueurs sont en équipe de 4 à 8 joueurs. Ils disposent de cartes représentant les différentes composantes du changement climatique et se concertent afin de retrouver les liens de cause à effet en les positionnant et reliant entre elles.
Un animateur encadre une ou plusieurs équipes
afin de les guider durant l’atelier, assurer une bonne communication entre les membres et donner des explications supplémentaires.

La Fresque du Climat est aussi bien conçue pour les novices que les connaisseurs:
les premiers vont découvrir le sujet et déconstruire leurs préjugés, tandis que les seconds vont approfondir et structurer leurs connaissances.
Avec plusieurs versions en fonction du niveau des participants (Fresque Adulte et Fresque Junior) et de la langue (français, anglais, chinois, espagnol, arabe, polonais, portugais, etc ), l’objectif de l’association La Fresque du Climat est de sensibiliser 1 million de personne au dérèglement climatique à travers le monde.
Que vous soyez une entreprise, association, collectivité ou établissement scolaire, vous pouvez organiser une fresque à l’occasion d’une formation, d’une activité de groupe, d’un plan climat / RSE ou d’un quelconque évènement.

La réduction des causes du dérèglement climatique et l’adaptation à ses conséquences vont impacter l’ensemble des aspects de nos sociétés et de nos vies.
À tout âge et dans tout contexte, chacun doit être formé aux bases scientifiques du climat afin de pouvoir comprendre la situation, décrypter les informations, se faire une opinion et agir à l’échelle collective comme individuelle.

Deux sessions sont prévues à Latitude21: le 21 mars et le 25 avril

lundi 24 février 2020

Près de 1000 scientifiques, dont des dijonnais, appellent à la rébellion pour faire face à la crise écologique

Le journal Le Monde a publié le 20 février la tribune : "L’appel de 1 000 scientifiques : « Face à la crise écologique, la rébellion est nécessaire »". Trois chercheurs dijonnais sont co-signataires de cette tribune.

La tribune:
« Nous, soussignés, représentons des disciplines et domaines académiques différents. Les vues que nous exprimons ici nous engagent et n’engagent pas les institutions pour lesquelles nous travaillons. Quels que soient nos domaines d’expertise, nous faisons tous le même constat : depuis des décennies, les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence croît tous les jours. Cette inertie ne peut plus être tolérée.

Les observations scientifiques sont incontestables et les catastrophes se déroulent sous nos yeux. Nous sommes en train de vivre la 6e extinction de masse, plusieurs dizaines d’espèces disparaissent chaque jour, et les niveaux de pollution sont alarmants à tous points de vue (plastiques, pesticides, nitrates, métaux lourds…).

Pour ne parler que du climat, nous avons déjà dépassé le 1°C de température supplémentaire par rapport à l’ère préindustrielle, et la concentration de CO2 dans l’atmosphère n’a jamais été aussi élevée depuis plusieurs millions d’années. Selon le rapport de suivi des émissions 2019 du Programme des Nations unies pour l’environnement et le développement (PNUE), les engagements pris par les pays dans le cadre de l’accord de Paris de 2015 nous placent sur une trajectoire d’au moins +3°C d’ici 2100, et ce à supposer qu’ils soient respectés. L’objectif de limiter le réchauffement sous les +1,5°C est désormais hors d’atteinte à moins de diminuer les émissions mondiales de 7,6% par an, alors qu’elles ont augmenté de 1,5% par an au cours des dix dernières années. Chaque degré supplémentaire renforce le risque de dépasser des points de basculement provoquant une cascade de conséquences irréversibles (effondrement de la banquise, dégel du pergélisol, ralentissement des courants océaniques…). Les études préparatoires au prochain rapport du GIEC (CNRS-CEA-Météo France) suggèrent que les rapports précédents ont sous-estimé l’ampleur des changements déjà enclenchés. Un réchauffement global de plus de 5°C ne peut plus être exclu si l’emballement actuel des émissions de gaz à effet de serre se poursuit. À ces niveaux de température, l’habitabilité de la France serait remise en question par des niveaux de température et d’humidité provoquant le décès par hyperthermie.

Les sociétés humaines ne peuvent continuer à ignorer les conséquences de leurs activités sur la planète sans en subir les conséquences, comme l’ont montré de longue date et chaque jour plus clairement de nombreuses études reflétant le consensus scientifique. Si nous persistons dans cette voie, le futur de notre espèce est sombre.

Notre gouvernement se rend complice de cette situation en négligeant le principe de précaution et en ne reconnaissant pas qu’une croissance infinie sur une planète aux ressources finies est tout simplement une impasse. Les objectifs de croissance économique qu’il défend sont en contradiction totale avec le changement radical de modèle économique et productif qu’il est indispensable d’engager sans délai. Les politiques françaises actuelles en matière climatique et de protection de la biodiversité sont très loin d’être à la hauteur des enjeux et de l’urgence auxquels nous faisons face. Loin de confirmer une prétendue opposition entre écologie et justice sociale, le mouvement des Gilets jaunes a dénoncé à juste titre l’inconséquence et l’hypocrisie de politiques qui voudraient d’un côté imposer la sobriété aux citoyens tout en promouvant de l’autre un consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur. Continuer à promouvoir des technologies superflues et énergivores comme la 5G ou la voiture autonome est irresponsable à l’heure où nos modes de vie doivent évoluer vers plus de frugalité et où nos efforts collectifs doivent être concentrés sur la transition écologique et sociale.

L’absence de résultats de cette politique est patente : comme l’a relevé le Haut Conseil pour le climat, le budget d’émissions de gaz à effet de serre fixé par la Stratégie nationale bas carbone française n’a pas été respecté entre 2015 et 2018. En dépit des déclarations de bonnes intentions, l’empreinte carbone par habitant de la France (incluant les émissions importées) reste aujourd’hui encore supérieure à son niveau de 1995, à 11 tonnes d’équivalent CO2 par habitant et par an, alors qu’elle doit descendre à 2 tonnes d’ici 2050.

La prochaine décennie sera décisive pour limiter l’ampleur des dérèglements à venir. Nous refusons que les jeunes d’aujourd’hui et les générations futures aient à payer les conséquences de la catastrophe sans précédent que nous sommes en train de préparer et dont les effets se font déjà ressentir. Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel.

En conséquence, nous appelons à participer aux actions de désobéissance civile menées par les mouvements écologistes, qu’ils soient historiques (Amis de la Terre, Attac, Confédération paysanne, Greenpeace…) ou formés plus récemment (Action non-violente COP21, Extinction Rebellion, Youth for Climate…). Nous invitons tous les citoyens, y compris nos collègues scientifiques, à se mobiliser pour exiger des actes de la part de nos dirigeants politiques et pour changer le système par le bas dès aujourd’hui. En agissant individuellement, en se rassemblant au niveau professionnel ou citoyen local (par exemple en comités de quartier), ou en rejoignant les associations ou mouvements existants (Alternatiba, Villes en transition, Alternatives territoriales…), des marges de manœuvre se dégageront pour faire sauter les verrous et développer des alternatives.

Nous demandons par ailleurs aux pouvoirs publics de dire la vérité concernant la gravité et l’urgence de la situation :notre mode de vie actuel et la croissance économique ne sont pas compatibles avec la limitation du dérèglement climatique à des niveaux acceptables. Nous appelons les responsables politiques nationaux comme locaux à prendre des mesures immédiates pour réduire véritablement l’empreinte carbone de la France et stopper l’érosion de la biodiversité. Nous exhortons également l’exécutif et le Parlement à faire passer les enjeux environnementaux avant les intérêts privés en appliquant de manière ambitieuse les propositions issues de la Convention citoyenne pour le climat et en prolongeant son mandat pour lui donner un pouvoir de suivi de leur mise en œuvre. »

Les trois scientifiques dijonnais ayant co-signé cette tribune sont:
Marjorie Ubertosi, Maître de conférences à AgroSup Dijon et spécialiste des Sciences des sols.
David Beaune, Ecologie, Chercheur à l' université de Bourgogne.
Anne Jégou, Géographie, Enseignante-chercheuse à l'université de Bourgogne
Bravo à eux pour avoir le courage de s'exprimer.

mercredi 19 février 2020

Action en justice contre la mairie de Dijon "pour carence fautive contre la pollution de l'air"

L'association "Stop au Ralenti" a lancé une action en justice contre la mairie de Dijon, pour "carence fautive contre la pollution de l'air". Maître David-André Camous du barreau de Lyon a remis en mains propres la mise en demeure de l'association "Stop au Ralenti" à la directrice de cabinet du maire. Selon cette association la mairie ne ferait rien pour "limiter et cadrer la pollution de l'air émise par les moteurs qui tournent inutilement au ralenti". La volonté de "Stop au Ralenti" est avant tout pédagogique et préventive.
Robert Boennec, président de "Stop au Ralenti", propose des solutions toutes "simples et peu onéreuses" à nos politiques. "On leur demande d'agir en disposant des panneaux de sensibilisation devant les grilles des écoles. On leur demande que les conducteurs de la mairie, de la Métropole soient formés en éco-conduite. On souhaite également que soient développées les infrastructures électriques pour que les camions frigorifiques dans la ville puissent se brancher à l'électricité plutôt que leurs moteurs tournent durant des dizaines de minutes devant certains commerces".
Un arrêté méconnu du 12 novembre 1963

Maître David-André Camous souhaite que la mairie fasse respecter un arrêté, repris dans le code de la route. Il date du 12 novembre 1963 et précise que "les véhicules en stationnement doivent avoir leur moteur arrêté sauf en cas de nécessité". "Aujourd'hui on a une vraie problématique de santé publique et aussi de réchauffement climatique contre lequel il faut lutter. C'est une sensibilisation du citoyen. Et cette sensibilisation elle doit passer par le politique qui doit nous inciter à changer nos comportements".

En théorie, ne pas respecter cet arrêté peut exposer le contrevenant à une amende de 135 euros. "Oui, on peut avoir une amende puisqu'il est interdit de laisser tourner son moteur lorsqu'on est en stationnement. Mais c'est une mesure qui est sous-utilisée par les autorités publiques" regrette l'avocat Lyonnais.

Avec cette "mise en demeure d'agir" la mairie de Dijon a désormais "deux mois pour répondre à l'association" en cas d’absence de réponse, _"le silence de l’administration vaudra refus et le tribunal administratif sera saisi",_explique encore maître David-André Camous. Selon l'association "Stop au Ralenti" la pollution de l'air tue six personnes par jour en Bourgogne-Franche-Comté, 48.000 en France chaque année et près d'un demi million en Europe.
(source: francebleu.fr)

Cela fait des années que cette association se mobilise, sans que rien ne se passe à Dijon...

mardi 11 février 2020

Dijon pédale moins bien

En 2018, Dijon se positionnait en 2ème position dans le baromètres des villes cyclables. En 2019, Dijon descend à la 4ème position. Une situation sans surprise selon l'association EVAD.


Le communiqué d' EVAD: "A l’occasion de son 20è congrès qui se tient à Bordeaux ces 6 & 7 février, la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB) a proclamé les résultats de l’édition 2019 du Baromètre des villes cyclables. Cette grande enquête nationale, désormais la plus importante au monde par son ampleur, a recueilli plus de 180 000 réponses en France et plus de 1400 dans notre métropole.

A la suite de la précédente enquête de 2017, la ville de Dijon avait été classée 2è de sa catégorie (villes entre 100 000 et 200 000 hab.) derrière Grenoble et devant Angers. La Métropole dijonnaise s’était largement félicitée de ce « succès » mais sans prêter beaucoup d’attention ni à la note obtenue, « D » c’est dire seulement « moyennement favorable », loin derrière celle de la ville de Grenoble, ni aux attentes que les usagers cyclistes avaient clairement et fortement exprimées à cette occasion (citons par exemple, la demande d’un vrai réseau cyclable, sécurisé et continu).
Si on ajoute à cela l’amer constat que la politique cyclable de la Métropole a périclité durant cette dernière mandature (peu de moyens alloués, peu de réalisations), c’est donc sans réelle surprise que nous voyons la ville de Dijon descendre du podium et être rétrogradée de la 2è à la 4è place conséquence logique d’un note globale en baisse par rapport à 2017 mais aussi de la progression des autres villes comme Angers. Dans ce contexte, nous ne pouvons qu’inciter tous les candidats aux prochaines élections municipales et métropolitaines à prendre réellement en compte dans leur programme la demande sociale et citoyenne qui, à Dijon comme partout ailleurs en France, s’exprime de plus en plus fortement en faveur du vélo comme mode de déplacement."

dimanche 9 février 2020

Le PLUi de Dijon n'est ni écologique ni social, la preuve

Le PLUi, Plan Local d'Urbanisme intercommunal, est un document d’urbanisme qui dessine le visage de la métropole pour les 10 à 15 prochaines années. Officiellement, "il permet de penser la construction de logements à l’échelle de la métropole, d’implanter de façon plus judicieuse les équipements, de penser la réalisation d’une piste cyclable sur la totalité de son parcours ! Il permet aussi de renforcer la protection des espaces agricoles ou la gestion des ressources comme l’eau." Mais c'est un beau mensonge !

"Le 25 novembre le maire déclarait en conseil municipal abandonner la bétonnisation des terres des Lentillères, mais le 19 décembre c’est le nouveau PLUI-HD qui était voté en classant ces terres en zone à urbaniser. Vendredi 7 février, les Lentillères ont appelé à un rassemblement pour déposer collectivement un recours à l’encontre du document de planification auprès du Tribunal Administratif de Dijon." (source: Dijonecter.info)










Mais il n'y a pas que les Lentillères que ce PLUi souhaite détruire, c'est aussi plusieurs hectares de terres agricoles cultivées au nord de Dijon, dans le secteur Valmy. Et parmi elles, les Restaurants du Coeur de Côte-d'Or en utilisent 2 hectares pour y produire 14 tonnes par an de légumes et fruits bio à destination uniquement des personnes dans le besoin.










Cet espace, appartenant à la ville de Dijon et prêté aux restaurants du coeur depuis des années, est entretenu et permet le travail de personnes en réinsertion sociale (10 à 15 par an).













Un document du PLUi montre bien le projet de destruction de ces terres dans le but d'y construire encore des bureaux. Toutefois, dans sa grande bonté environnementale, Dijon métropole envisage de "créer une interface végétalisée en lisière du projet (...) afin de préserver son caractère champêtre". C'est du 100% greenwashing ! Honteux ! Pitoyable !

Et comme le ridicule ne tue pas, c'est François Rebsamen, le président de Dijon métropole, qui a fait voter ce PLUi. Le même qui maintenant indique dans son programme électoral des municipales de 2020, au point 36: "protéger les terres agricoles". Ce n'est pas une blague, c'est juste cynique !

mardi 4 février 2020

A Dijon, on permet aux entreprises polluantes de s'afficher

L’empreinte carbone colossale des banques françaises représente plus de quatre fois les émissions de gaz à effet de serre de la France entière !  La Société Générale a émis 505 millions de tonnes de CO2 en 2018, cette banque extrêmement polluante s'affiche dans les rues de Dijon en ce moment.

En 2018, les émissions de gaz à effet de serre issues des activités de financement et d’investissement des quatre principales banques françaises – BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE – dans le secteur des énergies fossiles ont atteint plus de 2 milliards de tonnes équivalent CO2, soit 4,5 fois les émissions de la France cette même année. 

Chacune des trois premières banques françaises a elle seule a une empreinte carbone supérieure à celle du territoire français.
Pour en savoir plus, télécharger le rapport.

La publicité est le moteur de notre société de sur-consommation. Ne pas comprendre l'impact environnemental découlant de la publicité, c'est ne rien comprendre aux enjeux climatiques, aux enjeux de pollutions en tous genres. Il est plus que temps que la publicité cesse de s'afficher dans les rues ! Pourtant le 28 juin 2018, les élus de la métropole, entrainés par François Rebsamen, ont voté en faveur d'un règlement laxiste sur l'affichage publicitaire.

mardi 28 janvier 2020

L'hydrogène dijonnais nous éloigne de notre sevrage à la drogue

Il y a des personnes droguées à l'alcool, à la cigarette, aux jeux, à la cocaïne,... A quoi pourrait bien se droguer une métropole ? Dans le cas de Dijon métropole, la réponse est aux déchets.

(photo: h2-mobile.fr)
Que faire d'un déchet ultime, c'est à dire non recyclable ? En France il existe deux solutions légales: les décharges et l'incinération. (Il existe aussi l'envoi de déchets à l'étranger, solution malhonnête...). A Dijon, nous avons l'incinérateur. On brule les déchets. Et depuis plusieurs années, la chaleur fournie est reconvertie en eau chaude pour chauffer des batiments et en production d'électricité. Bientôt, cet électricité sera utilisée pour produire de l'hydrogène afin de faire circuler en autre les bennes à ordures qui alimentent l'incinérateur. La boucle est bouclée.

L'hydrogène est une des solutions de plus en plus avancée pour stocker de l'énergie (malgré un certain nombre d'inconvénients). De plus, en utilisation, un véhicule roulant à l'hydrogène n'émet que de l'eau. Alors tout va bien ? Non, car pour que cette production d'hydrogène puisse avoir lieu à Dijon, il est nécessaire que les dijonnais, et au delà, continuent à remplir leur poubelle. La phrase "un bon déchet est un déchet qui n'existe pas" ne doit alors pas s'appliquer chez nous, au risque de ne plus faire avancer nos véhicules à hydrogène, c'est à dire de faire rouler des bennes à ordures ménagères, des véhicules utilitaires et des autobus. Ainsi commence la dépendance aux déchets...



Quelques chiffres clefs du projet:
6,5 millions d'euros : coût de la station de production et de distribution
3,4 millions d'euros : financement de l’État via l'ADEME
8 bennes à ordures ménagères mises en service durant l'été 2021
500 kg d'hydrogène produit chaque jour
20 kg d'hydrogène par jour pour la tournée d'une BOM
1.750 tonnes de CO2 évitées par an

Ces 6,5 millions n'auraient-ils pas pu être investi dans la sobriété des transports ? Et dans une politique de réduction nécessaire des déchets ? Un drogué ne pense qu'à une chose: reprendre sa dose...

Selon le site internet h2-mobile.fr: S’il faudra attendre 2021 pour voir la concrétisation de cette première station à hydrogène, la Métropole prévoit déjà le déploiement d’une seconde unité d’avitaillement.
Installée dans le sud du territoire dijonnais, celle-ci servira les bus du réseau métropolitain et fait déjà l’objet d’une demande de subvention auprès des services de l’ADEME."
La question qui en découle: quelle sera la source d'énergie ? Peut être le futur méga-méthaniseur ?

vendredi 24 janvier 2020

L'association Oxy/more concilie musique et environnement

Un article de Dijonmag présente l'association Oxy/more dont l'objectif est de "soutenir les associations et structures musicales locales en les accompagnant dans leur démarche écoresponsable".

"La musique a trop longtemps mis de côté l'environnement en utilisant du matériel gourmand en énergie lors de concerts, festivals ou autre évènements."

Sur leur page facebook, on peut lire: une manifestation de 1000 personnes consomme en moyenne 100 kg de papier, 200 kWh d'énergie et produit 500 kg de déchets". Des chiffres qui incitent à réfléchir. Un article de consoglobe montre que le sujet se généralise.
En tout cas, grâce à cette jeune association, les manifestations locale auront un impact environnemental moindre, ce qui est une bonne nouvelle.


mardi 21 janvier 2020

Agir à Dijon face à l’urgence écologique grâce à une COP 26 territoriale ?

Une tribune dans le journal Libération, signée par de nombreux maires dont monsieur François Rebsamen, appelle à la réalisation de COP territoriales. Greenwashing ou réelle volonté ?

Les 4 points forts concrets de cette tribune sont:
- une réduction drastique de la consommation d’énergie ainsi qu’une évolution vers des territoires 100% énergies renouvelables,
- une diminution drastique de la production de déchets,
- la mise en place de filières d’alimentation biologiques et locales (notamment pour la restauration scolaire),
- la rénovation thermique, voire phonique, de l’ensemble des parcs immobiliers à l’horizon 2050

Greenwashing ou réelle volonté ? En tout cas il y a des sujets, comme la réduction drastique des déchets, qui ne sont manifestement pas dans le calendrier de François Rebsamen. Cela impliquerait à terme la fermeture de l'incinérateur, incinérateur qui est localement l'idolâtre de certains élus avec sa production d'énergie thermique et électrique...

"A la veille de la campagne des municipales, François Cuillandre, Delphine Labails, Floran Vadillo et Tristan Foveau (L’Hétairie) rassemblent des maires et des présidents d'agglomérations qui appellent à repenser concrètement le combat contre le réchauffement climatique.

Tribune: Alors que la COP 21, organisée en 2015 à Paris, s’était conclue sur un message d’espoir lié aux volontarisme de certains États, force est de constater que les pratiques anciennes ont repris cours. Ainsi, la COP 25 organisée à Madrid s’achève-t-elle sur un nouveau cri d’alarme des experts du Giec qui appellent à limiter l’augmentation du réchauffement climatique à 1,5ºC (contre 2°C initialement recommandés lors de la COP 21).

Or, fin 2018, les experts réunis à la COP 24 en Pologne ont estimé que la trajectoire actuelle du réchauffement climatique dessinait une augmentation de la température mondiale de 3,2°C à horizon 2100. Pour enrayer ce processus, il nous faudrait réduire de 45% les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) en 2030 par rapport à 2010, et les émissions nettes devraient être égales à zéro à l'horizon 2050.

Les objectifs semblent insurmontables et les Etats insouciants tandis que les vastes et répétées mobilisations en faveur du climat ne trouvent pour l’instant pas de traduction en termes de politique publique. Dans ce contexte, l’échelon local doit pouvoir montrer la voie, d’autant qu’il est le lieu des choix fondamentaux, ceux qui changent le quotidien.

En particulier, la campagne des élections municipales qui s’ouvre en France offre précisément l’occasion de penser concrètement le combat contre le réchauffement climatique. Et, au-delà des postures, des thèmes vagues ou du concours Lépine de mesures d’affichage, il est urgent de transformer collectivement notre modèle de développement local.

Car si les villes n’occupent aujourd’hui que 2% de la surface de la planète, elles produisent 80% des émissions de CO2 et consomment 75% de l’énergie mondiale. Elles ont une empreinte écologique qui dépasse les strictes limites géographiques de leurs territoires : leur emprise s’exerce à la fois via l’occupation du sol par les infrastructures urbaines (logement, réseaux, équipements, usines, espaces de circulation, etc.) mais également au travers des transformations généralisées de l’environnement imposées par leurs activités de production, de circulation et de consommation.

En réaction, la métropole Rouen Normandie, en partenariat avec le WWF France, avait initié une démarche novatrice en organisant une COP 21 locale. Celle-ci a permis de déboucher sur un accord local pour le climat signé entre les 71 communes de la métropole, une centaine d’entreprises et 17 coalitions d’actions regroupant acteurs privés et publics afin d’atteindre 100% d’énergies renouvelables en 2050 sur le territoire. Cet exemple montre que, pour déborder les strictes compétences d’une collectivité qui ne permettent d’agir que sur une part limitée des émissions de GES qui relèvent pour l’essentiel des secteurs marchand et industriel, il faut mettre en mouvement toutes les forces d’un territoire, définir des objectifs partagés et la contribution de chaque partie pour les atteindre.

Nous, maires ou candidats de gauche répartis sur l’ensemble du territoire, nous engageons à faire de nos collectivités les animatrices de dynamiques territoriales indispensables à l’atteinte des objectifs collectifs de réduction des émissions de GES. Nous nous engageons à organiser des COP 26 territoriales et à instituer des Giec locaux qui permettront : la mise en place d’une dynamique partenariale étendue à l’ensemble des acteurs d’un territoire ; l’engagement de tous ces acteurs sur des objectifs concrets et opérationnels en matière de transition écologique ; de recenser, agréger, soutenir et faire connaître les initiatives individuelles et collectives, institutionnelles ou privées, et de partager les bonnes pratiques ; de faire converger les efforts vers au moins quatre objectifs partagés : une réduction drastique de la consommation d’énergie ainsi qu’une évolution vers des territoires 100% énergies renouvelables, une diminution drastique de la production de déchets, la mise en place de filières d’alimentation biologiques et locales (notamment pour la restauration scolaire), la rénovation thermique, voire phonique, de l’ensemble des parcs immobiliers à l’horizon 2050.

Convaincus que les maires et les présidents d’agglomérations, leurs équipes, doivent être «les hussards de la transition écologique», nous appelons tou·te·s les candidat·e·s de gauche aux municipales à faire de ces COP 26 territoriales l’outil d’ambitions territoriales renouvelées en matière écologique et d’un changement effectif face à l’incurie des Etats."

Avec un président de Dijon métropole incapable de comprendre l'impact négatif des panneaux publicitaires dans les rues, il est fort probable que cette COP26 locale n'aboutisse à rien d'intéressant...

dimanche 5 janvier 2020

Ouverture du concept store “Un trésor dans mon placard”, dédié à la seconde vie des vêtements

Mercredi 15 janvier, ouverture du concept store “Un trésor dans mon placard” à Dijon, un concept unique dédié à la seconde vie des vêtements : la retoucherie, les ateliers de couture upcycling, la penderie partagée. L'industrie textile est la 2ème industrie la plus polluante derrière la pétrochimie. Il est temps de modifier notre façon de consommer la mode. Nos vêtements méritent bien une seconde vie!
"Un trésor dans mon placard c'est un concept dédié à la mode circulaire : blog, penderie partagée, retoucherie, ateliers couture upcycling et atelier "En route vers une garde robe éco-responsable "


"62% des Français ont fait le choix des vêtements seconde main en 2018. Et vous , êtes-vous prêtes à adopter le vide dressing nouvelle génération ? La penderie partagée est une nouvelle forme de vide dressing. Oubliez tout ce que vous connaissiez jusqu’à présent. Optez pour une expérience shopping inédite grâce au service d’échange (swap) de vêtements et accessoires . Dorénavant, vous n’achetez plus d’habits, vous adhérez à un service qui vous permet d’échanger les vêtements que vous ne portez plus, ou bien ceux de vos enfants (de 0 à 12 ans), contre des vêtements seconde main de la penderie partagée. A la différence d'un service de location, les vêtements que vous choisissez vous appartiennent. Bien évidemment vous pouvez les échanger de nouveau si vous le souhaitez mais ce n'est en aucun cas une obligation


Ni acheteuse, ni vendeuse, vous êtes dorénavant une swappeuse !"

Ouverture de 10h à 12h et de 14h à 19h. Accès par l’entrée de l’Epicerie Papilles