mercredi 19 février 2020

Action en justice contre la mairie de Dijon "pour carence fautive contre la pollution de l'air"

L'association "Stop au Ralenti" a lancé une action en justice contre la mairie de Dijon, pour "carence fautive contre la pollution de l'air". Maître David-André Camous du barreau de Lyon a remis en mains propres la mise en demeure de l'association "Stop au Ralenti" à la directrice de cabinet du maire. Selon cette association la mairie ne ferait rien pour "limiter et cadrer la pollution de l'air émise par les moteurs qui tournent inutilement au ralenti". La volonté de "Stop au Ralenti" est avant tout pédagogique et préventive.
Robert Boennec, président de "Stop au Ralenti", propose des solutions toutes "simples et peu onéreuses" à nos politiques. "On leur demande d'agir en disposant des panneaux de sensibilisation devant les grilles des écoles. On leur demande que les conducteurs de la mairie, de la Métropole soient formés en éco-conduite. On souhaite également que soient développées les infrastructures électriques pour que les camions frigorifiques dans la ville puissent se brancher à l'électricité plutôt que leurs moteurs tournent durant des dizaines de minutes devant certains commerces".
Un arrêté méconnu du 12 novembre 1963

Maître David-André Camous souhaite que la mairie fasse respecter un arrêté, repris dans le code de la route. Il date du 12 novembre 1963 et précise que "les véhicules en stationnement doivent avoir leur moteur arrêté sauf en cas de nécessité". "Aujourd'hui on a une vraie problématique de santé publique et aussi de réchauffement climatique contre lequel il faut lutter. C'est une sensibilisation du citoyen. Et cette sensibilisation elle doit passer par le politique qui doit nous inciter à changer nos comportements".

En théorie, ne pas respecter cet arrêté peut exposer le contrevenant à une amende de 135 euros. "Oui, on peut avoir une amende puisqu'il est interdit de laisser tourner son moteur lorsqu'on est en stationnement. Mais c'est une mesure qui est sous-utilisée par les autorités publiques" regrette l'avocat Lyonnais.

Avec cette "mise en demeure d'agir" la mairie de Dijon a désormais "deux mois pour répondre à l'association" en cas d’absence de réponse, _"le silence de l’administration vaudra refus et le tribunal administratif sera saisi",_explique encore maître David-André Camous. Selon l'association "Stop au Ralenti" la pollution de l'air tue six personnes par jour en Bourgogne-Franche-Comté, 48.000 en France chaque année et près d'un demi million en Europe.
(source: francebleu.fr)

Cela fait des années que cette association se mobilise, sans que rien ne se passe à Dijon...

mardi 11 février 2020

Dijon pédale moins bien

En 2018, Dijon se positionnait en 2ème position dans le baromètres des villes cyclables. En 2019, Dijon descend à la 4ème position. Une situation sans surprise selon l'association EVAD.


Le communiqué d' EVAD: "A l’occasion de son 20è congrès qui se tient à Bordeaux ces 6 & 7 février, la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB) a proclamé les résultats de l’édition 2019 du Baromètre des villes cyclables. Cette grande enquête nationale, désormais la plus importante au monde par son ampleur, a recueilli plus de 180 000 réponses en France et plus de 1400 dans notre métropole.

A la suite de la précédente enquête de 2017, la ville de Dijon avait été classée 2è de sa catégorie (villes entre 100 000 et 200 000 hab.) derrière Grenoble et devant Angers. La Métropole dijonnaise s’était largement félicitée de ce « succès » mais sans prêter beaucoup d’attention ni à la note obtenue, « D » c’est dire seulement « moyennement favorable », loin derrière celle de la ville de Grenoble, ni aux attentes que les usagers cyclistes avaient clairement et fortement exprimées à cette occasion (citons par exemple, la demande d’un vrai réseau cyclable, sécurisé et continu).
Si on ajoute à cela l’amer constat que la politique cyclable de la Métropole a périclité durant cette dernière mandature (peu de moyens alloués, peu de réalisations), c’est donc sans réelle surprise que nous voyons la ville de Dijon descendre du podium et être rétrogradée de la 2è à la 4è place conséquence logique d’un note globale en baisse par rapport à 2017 mais aussi de la progression des autres villes comme Angers. Dans ce contexte, nous ne pouvons qu’inciter tous les candidats aux prochaines élections municipales et métropolitaines à prendre réellement en compte dans leur programme la demande sociale et citoyenne qui, à Dijon comme partout ailleurs en France, s’exprime de plus en plus fortement en faveur du vélo comme mode de déplacement."

dimanche 9 février 2020

Le PLUi de Dijon n'est ni écologique ni social, la preuve

Le PLUi, Plan Local d'Urbanisme intercommunal, est un document d’urbanisme qui dessine le visage de la métropole pour les 10 à 15 prochaines années. Officiellement, "il permet de penser la construction de logements à l’échelle de la métropole, d’implanter de façon plus judicieuse les équipements, de penser la réalisation d’une piste cyclable sur la totalité de son parcours ! Il permet aussi de renforcer la protection des espaces agricoles ou la gestion des ressources comme l’eau." Mais c'est un beau mensonge !

"Le 25 novembre le maire déclarait en conseil municipal abandonner la bétonnisation des terres des Lentillères, mais le 19 décembre c’est le nouveau PLUI-HD qui était voté en classant ces terres en zone à urbaniser. Vendredi 7 février, les Lentillères ont appelé à un rassemblement pour déposer collectivement un recours à l’encontre du document de planification auprès du Tribunal Administratif de Dijon." (source: Dijonecter.info)










Mais il n'y a pas que les Lentillères que ce PLUi souhaite détruire, c'est aussi plusieurs hectares de terres agricoles cultivées au nord de Dijon, dans le secteur Valmy. Et parmi elles, les Restaurants du Coeur de Côte-d'Or en utilisent 2 hectares pour y produire 14 tonnes par an de légumes et fruits bio à destination uniquement des personnes dans le besoin.










Cet espace, appartenant à la ville de Dijon et prêté aux restaurants du coeur depuis des années, est entretenu et permet le travail de personnes en réinsertion sociale (10 à 15 par an).













Un document du PLUi montre bien le projet de destruction de ces terres dans le but d'y construire encore des bureaux. Toutefois, dans sa grande bonté environnementale, Dijon métropole envisage de "créer une interface végétalisée en lisière du projet (...) afin de préserver son caractère champêtre". C'est du 100% greenwashing ! Honteux ! Pitoyable !

Et comme le ridicule ne tue pas, c'est François Rebsamen, le président de Dijon métropole, qui a fait voter ce PLUi. Le même qui maintenant indique dans son programme électoral des municipales de 2020, au point 36: "protéger les terres agricoles". Ce n'est pas une blague, c'est juste cynique !

mardi 4 février 2020

A Dijon, on permet aux entreprises polluantes de s'afficher

L’empreinte carbone colossale des banques françaises représente plus de quatre fois les émissions de gaz à effet de serre de la France entière !  La Société Générale a émis 505 millions de tonnes de CO2 en 2018, cette banque extrêmement polluante s'affiche dans les rues de Dijon en ce moment.

En 2018, les émissions de gaz à effet de serre issues des activités de financement et d’investissement des quatre principales banques françaises – BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE – dans le secteur des énergies fossiles ont atteint plus de 2 milliards de tonnes équivalent CO2, soit 4,5 fois les émissions de la France cette même année. 

Chacune des trois premières banques françaises a elle seule a une empreinte carbone supérieure à celle du territoire français.
Pour en savoir plus, télécharger le rapport.

La publicité est le moteur de notre société de sur-consommation. Ne pas comprendre l'impact environnemental découlant de la publicité, c'est ne rien comprendre aux enjeux climatiques, aux enjeux de pollutions en tous genres. Il est plus que temps que la publicité cesse de s'afficher dans les rues ! Pourtant le 28 juin 2018, les élus de la métropole, entrainés par François Rebsamen, ont voté en faveur d'un règlement laxiste sur l'affichage publicitaire.