dimanche 27 septembre 2020

Un financement participatif pour Symone

 Symone repense la manière de se déplacer sur des longs trajets autoroutiers en alliant sécurité routière, écologie et temps libre. Ce projet repose sur une plateforme de porte-voitures combinée avec une cabine passagers.

Trois dijonnais sont à l'origine du projet "Symone". Il est possible de les aider en participant au financement participatif.

Description du projet:
Symone est un projet innovant reposant sur une plateforme de porte-voitures combinée avec une cabine passagers. Cet ensemble routier est stationné en amont du réseau autoroutier et le véhicule est embarqué sur une remorque. Les passagers montent à l'avant dans un module compartimenté tout confort.

Un chauffeur conduit les passagers et leurs véhicules en toute sécurité et en liaison directe aux péages. Les passagers profitent ainsi de leur temps libre pendant le trajet afin de faire autre chose que de conduire tout en diminuant leur empreinte carbone. Le service sera proposé en journée ou la nuit, pour les professionnels et les particuliers.

Les avantages écologiques selon les concepteurs :
* Une seule Symone hydrogène en circulation permettrait de diminuer de 400 tonnes par an les rejets de CO2 dans l’atmosphère pour la préservation de notre planète. A titre de comparaison, un aller-retour Paris New-York émet 1 tonne de CO2.
* En plus du CO2, l’utilisation de la voiture produit des particules fines et des oxydes d’azote. Notre concept permettrait de limiter également drastiquement leurs émissions.
C’est aussi très important quand on sait qu’il y a 48 000 morts par an en France liés aux particules fines (source Santé publique France juin 2016).
* La pollution sonore est aussi à l’avantage de l'hydrogène car le bruit ne viendrait plus que du train roulant (pneus, roulements, etc). On passe donc d'environ 80 décibels pour un moteur thermique classique à environ 10 décibels pour un véhicule électrique ou à hydrogène avec pile à combustible.

vendredi 25 septembre 2020

"Ici commence la mer"

Le 13 septembre, la ville de Dijon a commencé à déposé des plaques avec les inscriptions "ici commence la mer. Ne rien jeter" devant des plaques d'égouts et autres avaloirs. L'objectif est de sensibiliser la population à ne rien jeter par terre, surtout dans les égouts.

Un moyen très explicite de rappeler que les déchets jetés près des avaloirs d’eaux pluviales finissent directement dans les rivières, puis à la mer. Un seul mégot peut contaminer 500 litres d’eau et met cinq ans pour se désagréger en mer. Près de 80 % des déchets retrouvés en mer sont d’origine terrestre.

Selon le WWF, chaque année 600 000 tonnes de plastique sont rejetées dans la mer Méditerranée !
La mer n'est pas une poubelle ! Jeter un déchet dans la nature ici ou ailleurs est un crime ! Halte au jetable ! Oui au naturel et au durable.

jeudi 24 septembre 2020

Une centaine de chercheurs font 8 propositions écologiques pour verdir les restaurants universitaires

Une centaine de chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants et personnels de l'université de Bourgogne Franche-Comté propose des mesures écologiques au CROUS de Bourgogne Franche Comté. Ils souhaitent une évolution des restaurants universitaires. Notamment une offre de repas végétariens.

"L'alimentation carnée a une incidence sur le réchauffement climatique et la biodiversité". C'est ce que rappellent les signataires du document qui comporte huit propositions qui, si elles étaient mises en oeuvre, pourraient réduire l'impact écologique des restaurants universitaires (RU) de Bourgogne Franche-Comté.

Voici ces huit propositions :

  • Réduire la fréquence des plats à base d'oeufs
  • Mettre au menu une offre végétale quotidienne dans tous les services des RU
  • Mettre en place une campagne d'information sur les impacts environnementaux et sanitaires de différents types d'alimentation à destination des usagers des RU
  • Mettre en place pour les chefs cuisiniers une formation systématique à la cuisine végétale
  • Adhérer au réseau " Mon restau responsable"
  • Mettre en place des tarifs incitatifs pour encourager l'alimentation végétale
  • Mener un bilan environnemental du fonctionnement des RU et le rendre public
  • Développer l'approvisionnement local et en agriculture biologique

L'objectif des ces propositions dépasse l'idée de satisfaire les végétariens ou végétaliens. Il s'agit, disent les signataires, de " rendre visible et attractive l'alimenation végétale, pour qu'une part croissante des usagers des restaurants universitaires l'incluent régulièrement dans leurs habitudes alimentaires".

Dans son communiqué, le collectif d'universitaires explique qu'à titre individuel, le plus fort potentiel de baisse des émissions carbone réside dans un changement de régime alimentaire au profit d'un régime végétarien.

"Mettre à disposition des étudiants et des personnels une offre végétale appétisssante, permettrait de valoriser l'engagement du CROUS dans l'effort de transition écologique", disent les signataires du communiqué, ajoutant que le public majoritairement jeune qui serait ainsi touché quotidiennement pourrait impulser une dynamique de changement par l'exemple. 

(source: France 3 Bourgogne

Pour en savoir plus sur l'impact de l'alimentation carnée, lire L'Atlas de la viande réalisé par les Amis de la Terre Europe.

vendredi 18 septembre 2020

Pourquoi François Rebsamen refuse t il de mettre en place un Conseil de Développement, pourtant obligatoire ?

Dans un communiqué, les écologistes informent qu'ils ont saisi le préfet suite à l'absence de Conseil de Développement dans la métropole, alors que c'est obligatoire pour les villes de plus de 50 000 habitants.

Le communiqué:
Conseil de Développement à Dijon Métropole : les élu-e-s écologistes saisissent le Préfet

Depuis plus de 20 ans, la loi oblige les intercommunalités à mettre en place un Conseil de Développement. Cette instance de dialogue entre la société civile et les élus locaux est une avancée démocratique. Le Conseil de Développement permet aux acteurs locaux, aux citoyennes et citoyens d’apporter leur expertise et avis sur les politiques publiques locales. Cette aide à la décision est une opportunité pour renforcer la confiance dans des choix politiques partagés et de bénéficier de la richesse que sont les habitants d’un territoire.
Sous les précédents mandats, les élus écologistes ont alerté à plusieurs reprises le Président de la Métropole pour qu’il mette en place, conformément à la loi, un Conseil de développement métropolitain.
Nous ne comprenons pas son refus, alors que la défiance vis-à-vis de la démocratie représentative s’intensifie, de bloquer toute forme d’outil visant à enrichir nos dispositifs de démocratie locale.
C’est pourquoi, le groupe des élu-e-s écologistes et citoyens à décider de saisir le Préfet, garant de l’état de droit, pour qu’il fasse appliquer la loi au sein du Conseil Métropolitain.
Il est temps de construire des coopérations, de valoriser l’intelligence collective citoyenne pour qu’elle apporte aux élus métropolitains un regard prospectif et transversal, indispensable pour répondre aux grands défis d’aujourd’hui et de demain.

Stéphanie Modde, Olivier Muller, Karine Savina, Patrice Château, Catherine Hervieu et Fabien Robert."


Présentation des Conseil de Développement, en Bretagne

Plus proche, la communauté de commune de Gevrey-Chambertin et Nuits Saint-Georges a un Conseil de Développement depuis 2018.


Explication de ce que sont les conseils de développement :

Depuis plus de 20 ans, grâce à la mobilisation de dizaines de milliers de bénévoles, les Conseils de développement constituent des espaces de dialogue entre la société civile, les élus locaux et les citoyens, à l’échelle des intercommunalités et des territoires de projet, en lien avec les communes. Ils contribuent à enrichir les politiques publiques locales, en apportant aux élus intercommunaux et métropolitains un regard prospectif et transversal, indispensable pour répondre aux grands défis d’aujourd’hui et de demain.

Inspirées par les démarches pionnières menées à l’échelle du Pays et de l’Agglomération de Rennes, du District de Nantes, du Grand Lyon et au Pays Basque, la loi Voynet portait l’ambition d’instiller dans l’aménagement du territoire les questions de développement durable et de démocratie participative. Elle a fondé dans les Pays et les agglomérations les Conseils de développement, chargés de donner leur avis sur les projets de territoire et les documents de planification.

Porteurs d’expertises diversifiées, les Conseils de développement contribuent à créer un dialogue sur des questions d’intérêt commun. La pluralité des angles de vue qui s’expriment en leur sein garantit la richesse des positions qu’ils portent. Ils concourent à la mobilisation des acteurs locaux et des citoyens pour faire émerger des projets et des solutions innovantes, adaptées à chaque territoire, rôle essentiel pour réussir la transition écologique et sociale.

Forces de proposition, attachés à la construction collective par le débat, les Conseils de développement s’efforcent d’apporter une expertise citoyenne dans le contenu des politiques locales.

Les Conseils de développement conduisent leurs travaux sur saisine de l’intercommunalité ou du territoire de projet et par auto‐saisine, sur tout sujet qui leur semble présenter un intérêt pour le territoire et ses habitants.

La loi leur ouvre trois grands domaines d’intervention sur la définition, la mise en œuvre et l’évaluation d’une politique publique.
* Le Conseil de développement contribue à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation et à la révision du projet de territoire.
* Il émet un avis sur les documents de prospective et de planification (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, Schéma de Cohérence Territoriale, Plan Local de l’Habitat, Plan de déplacement urbain,…).
* Il contribue à la conception et l’évaluation des politiques locales de promotion du développement durable (Agenda 21, Projet d’Aménagement et de Développement Durable, Plan Climat Air Énergie Territorial,…).

D’autres compétences complémentaires sont souvent exercées par les Conseils de développement.
* Ils animent le débat public, créent un espace de dialogue, d’expression libre et argumentée entre acteurs d’opinions, de formation, de profession et d’engagements divers, sur des questions d’intérêt commun et jouent un rôle d’éclaireur et de lanceur d’alerte.
* Ils se saisissent de l’expertise présente sur le territoire pour alimenter et enrichir les projets et propositions.
* Ils partagent et diffusent des connaissances sur les questions intercommunales et remplissent une mission d’éducation populaire.
* Ils animent des réseaux d’acteurs et valorisent les initiatives et les projets citoyens.
* Ils sont à l’écoute du territoire et des attentes de ses habitants pour percevoir les dynamiques citoyennes et les signaux faibles des évolutions sociétales.
* Ils portent des actions et des expérimentations qui peuvent être reprises et pérennisées par d’autres.

Force de proposition et laboratoire d’idées, les Conseils de développement sont une richesse pour le territoire intercommunal.


Hasard du calendrier, ce même jour Alterre Bourgogne Franche-Comté organisait une journée de conférences sur le thème "Défis démocratiques et transition socio-écologique : un temps à réinventer la démocratie ?"
"Crise environnementale, crise énergétique, crise sanitaire... Les modèles économiques, sociaux et politiques, qui prévalent dans nos sociétés occidentales, sont aujourd’hui remis en cause. Abstention croissante aux élections, mouvements populaires, nouvelles formes de mobilisation et de consultation citoyenne, activisme de la jeunesse, actions judiciaires contre l’État sur la question du changement climatique... Interrogée, contestée, la démocratie doit se réinventer. Avec, en ligne de mire, un enjeu suprême : la capacité de l’Homme à sauver sa planète, qui passe par la réussite d’une transition socio-écologique impliquant la justice climatique. "

Tout le monde veut sauver la planète, tout le monde veut de la démocratie, sauf quelques responsables de Dijon métropole ? La question mérite d'être posée. Ceci d'autant plus que tout le monde sait qu'à Dijon les enquêtes publiques ne servent à rien puisque les conclusions sont pipées d'avance. Pourtant, le nombre de citoyens volontaires, ayant des idées intéressantes, et engagés ne cesse de croître.

lundi 14 septembre 2020

Pétition pour un aérodrome Dijon-Longvic avec moins de pollution sonore

Une pétition très explicite et argumentée adressée à Monsieur le Président du Syndicat Mixte de l'Aérodrome de Dijon-Longvic, Monsieur le Directeur Exploitation de l'aérodrome (Société EDEIS), Monsieur le Préfet de la Côte d'Or, demande une diminution des nuisances sonores.

Signer la pétition

Le texte:

Un bref rappel historique
L'aérodrome de Dijon-Longvic était historiquement dédié à l'activité aérienne militaire. C'était l'ancienne base aérienne 102 avec ses mirages 2000. Antérieurement située en pleine campagne, aujourd'hui en limite de l'agglomération de Dijon, la plate-forme se trouve depuis de nombreuses années entourées de zones d'habitations denses de la périphérie dijonnaise. Un long travail collaboratif s'était mis en place au fil des années entre les militaires et les représentants des riverains pour minimiser les nuisances sonores. Parmi d'autres dispositions, des trajectoires de décollage et des prises minimum d'altitude avaient été définies, des modalités pour des contacts en temps réel étaient instaurées.
Lorsque le site a migré vers une activité aérienne civile en juin 2016, lors de la dissolution de la base, cet investissement de plusieurs années a été immédiatement perdu. Estimé modèle de reconversion (Dijon-Métropole n°45, printemps 2018), un élément fondamental a été oublié dès le départ : la présence des riverains de l'aérodrome !
L'activité civile du site s'est donc installée et s'opère aujourd'hui de manière quasiment "sauvage", sans tenir compte des habitudes de vie d'aujourd'hui, sans contrainte aucune vis-à-vis de la présence des 50 000 habitants des communes de l'Est Dijonnais. Et pourtant des solutions existent.

Des procédures pour minimiser les nuisances sonores

Eh oui, des solutions existent pour minimiser les nuisances sonores. On les retrouve notamment sur les cartes d'approche et d'atterrissage à vue destinées aux pilotes (cartes VAC, Visual Approach and landing Chart dans le jargon aéronautique )
Quelques exemples, en proximité immédiate ou plus éloignés de Dijon-Longvic : de nombreuses plateformes sont définies d'office comme situées dans un environnement sensible ou très sensible au bruit (Beaune, Auxerre, Nantes), des zones dont le survol doit être évité sont repérées et des trajectoires éventuellement spécifiées (Beaune, Darois, Til-Chatel, mais aussi Annecy, Cannes, La Rochelle), des restrictions d'activité sont actées notamment les dimanches et fêtes (Lognes, Toussus-Le-Noble, Valence), les tours de pistes répétitifs sont limités (Clermont-Ferrand, Villefranche-Tarare, Albertville, Valence), des périodes de calme sont instaurées entre 12h00 et 14h00 et à partir de 18h00 (Darois, Til-Chatel), les aéronefs équipés de turbomoteurs sont interdits (Saint Dié).

Sans détailler tout le répertoire des cartes VAC, on s'aperçoit que des consignes particulières, même imparfaites ou incomplètes, sont actées sur quasiment toutes les plateformes au voisinage immédiat de zones d'habitations. ET À DIJON-LONGVIC RIEN !
L'absence de mesures anti-bruit à Dijon-Longvic se remarque aussi directement sur le site de l'aviation-civile. POUR DIJON-LONGVIC, C'EST NÉANT ! Mais pour Cannes-Mandelieu, un aérodrome comparable car voué aux seules activités de vols d'affaires et loisirs, ce paragraphe occupe 3 pages format A4 !
Les références : SIA/ eAIP France/ Cycle AIRAC en vigueur/ Aérodromes, paragraphe AD 2-21, procédures antibruit.

Et nous, nous ne demandons rien de plus, mais rien de moins non plus que ce qui se pratique sur d'autres aérodromes. Certains objectent que le niveau de bruit a fondamentalement baissé avec le départ des avions militaires. Mais aujourd'hui, ce n'est plus l'intensité du bruit qui pose problème, mais la répétitivité des nuisances sonores et leur durée dans le temps, tous les jours sans interruption en belle saison. D'autant qu'il existe aussi des solutions techniques pour réduire l'impact sonore, comme l'équipement des avions à moteur thermique, notamment ceux qui sont basés, par des silencieux (dispositifs qui  réduisent aussi les consommations et améliorent les performances). Pour de nombreux habitants, la situation les conduit aujourd'hui à une détestation des activités aéronautiques et des loisirs aériens, un comble quand on habite à proximité de ce site historique.

Attention: il y a aussi la pollution atmosphérique
En plus du bruit, il y a l'impact écologique : les résidus brûlés, les produits de combustion incomplète et autres particules fines retombent sur les zones proches de l'aérodrome, habitées ou pas. Et il y a aussi les émissions de CO2, le gaz à effet de serre.

L'activité parachutiste par exemple. En soulignant que l'on vient de toute la France et éventuellement de l'étranger pour s'amuser au-dessus de nos habitations, sur un seul week-end, elle rejette à elle seule plus de 7 tonnes de CO2 au-dessus de nous. C'est l'équivalent de ce que vous émettez en 5 ans avec votre véhicule milieu de gamme.
Les références :
- avion Pilatus PC 6: consommation 160L de kérosène/heure, 16 heures d'activité, facteur d'émission du kérosène 3kg de CO2/L, d'où 160 x 16 x 3 = 7680 kg de CO2
- une voiture milieu de gamme: 5 ans, 11 000 km/an, facteur d'émission CO2 de 0,140 gr /km, d'où 5 x 11000 x 0,140 = 7700 kg de CO2.

Peu de considération pour les riverains
Des représentants d'associations sont montés au créneau. Ils ont été reçus au printemps 2019 par l'exploitant, la société EDEIS. Comme seule disposition anti-bruit relevant de l'enfumage face au catalogue de mesures citées plus haut, on leur a théâtralement affiché une adaptation à la marge du calendrier de la société de parachutisme qui empoisonne la vie des riverains du matin au soir.
Mais nous avons bénéficié d'un effet d'aubaine. En effet, suite à la disparition de l'activité militaire, le plan d'exposition au bruit concernant le site a dû être révisé. Nous avons pu ainsi nous exprimer en juin 2019 dans l'enquête publique préalable obligatoire. 438 personnes ont consulté le dossier, 123 observations ont été inscrites, toutes convergentes sur la nature des nuisances. Ces constats ont conduit le commissaire enquêteur à formuler une réserve ainsi exprimée: "nécessité de mise en place d'une instance d'échange et élaboration d'un compromis d'exploitation acceptable par toutes les parties, exploitant de l'aérodrome et riverains".

Cette réserve conditionnait la publication du plan d'exposition au bruit révisé. Elle a été considérée levée par le préfet par la seule prise d'un 1er RDV fin 2019 officialisant selon lui l'existence de l'instance d'échange. Mais à l'issue de ce seul RDV, reporté au 24 janvier 2020, le processus de concertation s'est irrémédiablement arrêté, malgré les engagements et relance.
Ce constat de désintérêt vis-à-vis des riverains se retrouve aussi sur le site web de l'exploitant (site EDEIS, onglet Actualités): on cite la "soirée de gala 2019", le covid-19 et le confinement, le photovoltaïque, et la reprise de l'activité parachutiste en juin 2020, MAIS RIEN SUR UN PROCESSUS DE CONCERTATION AVEC LES RIVERAINS, RIEN SUR UN PROJET DE CHARTE DE L'ENVIRONNEMENT !

Cette extinction du processus de concertation apparait aussi dans une interview du nouveau directeur-exploitation de la plateforme, parue le 5 août 2020 sur le site d'information "Infos Dijon", lien https://www.infos-dijon.com/news/bourgogne-franche-comte
Dans son approche, aucune référence à la présence de riverains ! Le nouveau directeur-exploitation évoque ainsi un "site qui a beaucoup de potentiel, celui-ci méritant d'être développé" et se déclare soucieux de perspectives de développement, dont le développement durable. MAIS RIEN AU SUJET D'UNE PERSPECTIVE DE CONCERTATION AVEC LES RIVERAINS, RIEN AU SUJET DE LA MISE EN CHANTIER D'UNE CHARTE DE L'ENVIRONNEMENT !

Pour faire bouger les choses
Pour de nombreux riverains, les nuisances de l'ancienne base aérienne 102 n'étaient qu'une gâterie par rapport au trouble continu qu'ils subissent aujourd'hui, 7 jours sur 7, du matin au soir. Nous citons tout spécialement les survols des habitations en basse hauteur, les circuits de pistes à répétition, le bourdonnement continu et entêtant de l'avion de parachutisme qui devient un cauchemar sonore les jours de beau temps.
En tant que riverains, loin de nous désintéresser des aspects économiques pour préserver le site, nous ne militons pas pour la suppression de toute activité aérienne. Nous voulons juste qu'elle s'exerce dans un cadre qui soit équitable avec le droit des riverains à disposer de périodes de calme et de silence. Plus particulièrement pour la pratique du parachutisme de loisir, nous estimons cependant que cette activité n'a pas sa place sur un site situé en pleine une zone péri-urbaine.
Désormais, c'est l'effet de nombre qui peut faire poids: il faut influencer les décisions des élus donneurs d'ordres, de l'exploitant de la plateforme et des administrations de tutelles.
On a besoin de votre mobilisation, par votre signature et éventuellement par vos commentaires. Merci, grâce à votre démarche, de nous aider à retrouver un minimum de qualité de vie.

Pour le Collectif de Riverains Excédés par une Aéronautique Sans Limites,
Son initiateur, Adrien LOUGNOT

 


Pour rappel, le secteur aérien est un véritable problème environnemental. Si Dijon souhaite être une référence écologique européenne, il serait temps que les responsables se penchent sur ce problème, dont l'unique véritable solution est connue : une diminution de l'activité aérienne !

samedi 12 septembre 2020

Des dizaines d'Installations Classées pour la Protection de l’Environnement dans l'agglomération dijonnaise

"Notre maison brule", tel est le titre d'un nouveau site internet participatif référençant les 500 000 ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement), dont 459 000 ne font l'objet d'aucun contrôle, comme à Dijon.

Que faire sur cette carte ?
L'objectif est de répertorier et de ficher les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE). La France est très exposée aux dangers industriels : aujourd'hui sur près de 500 000 ICPE, il y en a environ 459 000 qui ne font l'objet d'aucun contrôle. Le site de l'entreprise Normandie Logistique qui aurait déclenché la catastrophe de Lubrizol le 26 septembre 2019 en faisait partie. Même si ces 459 000 sites ne sont pas tous dangereux, leurs données ne sont pas publiques. En ces temps de crise, nous ne pouvons rester dans l'ignorance : à nous d'enquêter afin de cartographier pour mieux agir et empêcher que de nouvelles catastrophes comme celle de Beyrouth ou de Lubrizol arrivent près de chez nous.

Cette carte regroupe les ICPE dont les données et la localisation sont accessibles sur le site du gouvernement https://www.georisques.gouv.fr/donnees/bases-de-donnees/installations-industrielles. Certaines sont mal localisées, mal renseignées. Vérifier et corriger ces données fait partie de l'enquête et de l'autodéfense populaire!"

Dans la catégorie "Seveso seuil haut", on trouve la "raffinerie du midi",  "l'Entrepôt pétrolier de Dijon", "EDIB" et "Dijon Céréales". Dans la catégorie "Seveso seuil bas" il y a "Corden Pharma".

Face aux dangers technologiques, stoppons l’intoxication du monde. « Notre maison brûle et nous ne regarderons plus ailleurs ». Un an après la catastrophe de Lubrizol, un ensemble de personnalités, partis et collectifs appellent à se réunir le 26 septembre devant les sites industriels dangereux autour de chez soi.
(lire l'article sur Mediapart pour en savoir plus)