jeudi 29 janvier 2026

Bio à la cantine : le “prix du mépris” attribué à Dijon

L'association Agir pour l'environnement dévoile le tout premier palmarès des 97 villes-préfectures de France hexagonale évaluant la part d'alimentation issue de l'agriculture biologique servie dans les cantines des écoles primaires. Dijon se voit attribuer un intitulé sans ambiguïté : « le prix du mépris à l’égard de la bio et de la loi ».

Le classement se base sur les données de 2024. Malgré l’obligation légale imposant aux collectivités de servir au moins 20 % de produits issus de l'agriculture biologique en restauration collective depuis le 1er janvier 2022, 64 villes-préfectures respectent la loi, mais 19 n'atteignent pas le seuil légal. 

En tête du classement figurent les villes de Saint-Étienne, Périgueux et Bordeaux, dont la part de bio en restauration collective atteint respectivement 74,5 %, 67,6 % et 66,2 %.

Et Dijon dans tout ça ? Et bien ni les service de Dijon ni ceux de la métropole n'ont daigné répondre malgré les nombreuses demandes et relances; et malgré aussi le fait que c'est une obligation légale, cela doit être transparent.

Cette situation grotesque n'est malheureusement que le reflet de nos élus actuels. Et dire que François Rebsamen s'était vanté de faire de Dijon une ville transparente sur ce qui concerne les documents administratifs. 

En fait,  pour se conformer à la loi pour une République numérique, Dijon Métropole a ouvert en 2023 un portail open data d'accès à 108 de ses jeux de données. Open Dijon permet à tous de visualiser, télécharger, analyser les données sur le logement, les transports, la vie publique, les commerces, etc. (en savoir plus). Au jour d'aujourd'hui le site donne les lieux d'implantation des boites à livres ou de Velodi, mais en ce qui concerne "Dijon métropole en chiffres", deux ans après, toujours rien d'accessible... 

Il faut rappeler que les associations locales se plaignent régulièrement de l'opacité à Dijon, de l'absence de transparence des élus en place. Alors ce prix du mépris n'est pas si surprenant que cela. Dijon ville écologique ? Hum...

dimanche 25 janvier 2026

L’Armoire Commune, future bibliothèque d’objets à Dijon

L’Armoire Commune est une nouvelle association dijonnaise qui porte un projet de bibliothèque d’objets, fondée sur les principes de l'économie circulaire. Il s'agit de permettre aux particuliers et associations d’emprunter des objets du quotidien (bricolage, jardinage, cuisine, loisirs, événementiel…) plutôt que de les acheter, tout en proposant des ateliers de réparation et d'utilisation des objets.

Un sondage à destination des habitant·es et associations de la Métropole a été mis en place afin de mieux comprendre les besoins et les attentes autour de ce type de service.

Ce type de projet est excellent pour diminuer notre empreinte environnementale. En effet, mutualiser des objets évite que tout le monde achète le même alors que ces appareils ne sont pas utilisés constamment.

Cela peut être une tondeuse à gazon, un appareil à raclette, un stérilisateur pour faire des conserves,  des jeux,...

L'association est à retrouver aussi sur Facebook, Instagram et Linkedin.
A suivre. 

vendredi 23 janvier 2026

L'Intelligence Artificielle générative peut elle être une réponse aux défis environnementaux ?

Fin mai 2026, l'Institut Agro de Dijon accueil un "Chatkathon" dont la thématique est : "Imaginez et développez des solutions innovantes et durables en réponse aux défis environnementaux, en utilisant l'intelligence artificielle générative.". Intéressant sur le papier, mais est-ce bien cohérent ?

Les problématiques environnementales sont nombreuses et diverses; et globalement ça empire jour après jour. L'humain, principale source du problème, serait trop bête pour résoudre les problèmes qu'il engendre. Alors, certains en appellent à l'IA comme une solution miracle.

Selon le site internet de l'événement, "Le Chakathon est un idéathon qui vise à imaginer, créer et développer des solutions innovantes et durables en réponse aux défis environnementaux, en utilisant l'intelligence artificielle générative (IAG) comme levier d'innovation et de créativité. Les équipes pluridisciplinaires seront encadrées et accompagnées par des experts et des mentors (spécialistes des
IAG et de la transition environnementale) pour mener à bien leur mission. Il n'est pas nécessaire d'avoir de prérequis."

Plus loin, le site indique qu'il s'agit de "sensibiliser les participants aux enjeux de la transition écologique et aux potentialités de l'IA générative" pour finalement "développer des projets concrets et applicables, répondant à des problématiques environnementales spécifiques.

De la, deux questions se posent :
- Sérieusement, as t-on besoin ce l'IA pour résoudre les problèmes que l'on a créé et dont, il faut être honnête, les solutions sont connues. Des solutions connues mais qui ne sont pas mises en place car cela dérange notre façon de vivre polluante, cela dérange nos élu.e.s qui préfèrent faire un peu de greenwashing pour cacher leurs choix qui dégradent l'environnement, cela gêne aussi le "business" de nombreuses entreprises.

- Utiliser l'IAg pour protéger l'environnement, est-ce techniquement cohérent ?
Utiliser une IAg c'est utiliser des ordinateurs, des millions d'ordinateurs, appelés "serveurs" dans les centres de données ou "datacenters". Il a fallu construire ces machines, des machines qui nécessitent des dizaines de métaux différents dont certains sont rares; des métaux dont l'extraction est extrêmement polluante. Le fonctionnement des datacenters nécessite énormément d'électricité que ce soit pour alimenter ces serveurs mais aussi pour les refroidir. L'énergie représente environ 50% des dépenses d'un datacenter, un data center de 10 000 m2  de surface présente une consommation équivalente à celle d’une ville de 50 000 habitants, leur consommation d’énergie est estimée à 2 à 3 % de la consommation électrique dans le monde ! (source : opera-energie.com). Lire aussi l'article "Intelligence artificielle : le vrai coût environnemental de la course à l’IA".


Que ce soit à Dijon comme ailleurs, cette course à l'utilisation du numérique est un réel problème écologique. Notre dépendance au numérique augmente jour après jour tout en diminuant notre capacité à la réflexion amenant à une atrophie cognitive.
A quand un week-end dédié à l'écologie basé sur la sobriété et la réflexion humaine à l'Institut Agro Dijon ?

samedi 17 janvier 2026

Le monde selon le couple Rebsamen-koenders

Et c'est parti pour deux mois de mensonges et autres discours malhonnêtes en tous genres. Bref, bienvenu dans le monde de la politique... Petit aperçu du monde voulu selon le couple Rebsament-Koenders avec ce panneau déroulant.

* Une incitation à la malbouffe alors qu'il est avéré que ce style de produit participe à l'obésité infantile. D'ailleurs, le Royaume Uni vient d'interdire certaines publicités à la télévision et sur les réseaux. A Dijon, les Amis de la Terre Côte-d'Or dénoncent depuis des années le fait de voir de telles publicité dans les rues. Mais pas de problème pour le couple Rebsament-Koenders !...


* Une incitation à acheter et donc se déplacer en voiture. Pas étonnant que les mobilités douces progressent si peu. Une incohérence de plus !...

* Une incitation à acheter des meubles chez une multinationales qui fait de l'évasion fiscale. Et dire que le couple Rebsament-Koenders affirme promouvoir le commerce local. Seulement 5% des affichages sur les abribus et panneaux sucettes font la promotion de commerces locaux, les 95% vantent les produits de multinationales, dont beaucoup sont américaines et autres chinoises. Honteux !

Ce panneau déroulant reflète bien la façon dont ces deux personnes souhaitent continuer à dégrader la planète. 

lundi 12 janvier 2026

Différents niveaux d'implications écologiques pour les élections municipales de Dijon

Alors que les élections municipales approchent, France 3 Bourgogne a réalisé un reportage sur les listes référencées "écologiques" à Dijon. Même si la campagne n'a pas vraiment commencée pour tout le monde, petits décryptages de la situation et le pourquoi des "écolos en ordres dispersés".


* La liste "Dijon change d'ère" avec Les Ecologistes, le Parti Communiste Français, L'Après et Génération S. Cette liste est officiellement en campagne depuis le 15 novembre via leur communiqué.


Les activités de cette liste sont à suivre sur leur site internet, leur compte Instagram et leur page Facebook ouverts récemment. 
Sur leur site web on peut y lire :
"Emmenée par Michel Haberstrau, la liste "Dijon change d'ère" réunit des forces de gauche et écologistes (Les Écologistes, le Parti Communiste Français, l'Après et Génération·s), ainsi que des citoyennes et citoyens engagés, dans l'esprit du Nouveau Front Populaire.
Nous souhaitons ouvrir pour Dijon un nouveau chapitre, avec un programme enfin social, féministe, écologiste, et démocratique, que nous voulons bâtir avec les habitantes, les habitants et les associations.
Nous travaillons activement à l'élaboration d'un projet collectif autour de 3 priorités :
- l'amélioration des services publics, avec la maîtrise publique de l'eau et les premiers mètres-cubes gratuits, l'accès à une alimentation locale de qualité et la rénovation des écoles
- l'attention à notre cadre de vie, avec une VRAIE logique de zéro artificialisation, une ceinture maraîchère et un plan de mobilités actives qui respecte tout le monde
- le renforcement de la démocratie locale, avec une véritable prise en compte des attentes des citoyennes et citoyens, grâce à une relation de confiance et de transparence avec leur ville

Leur programme, la composition de leur liste et divers événements seront disponibles prochainement sur leurs médias. 

* La liste "Dijon Ecologie" (rien à voir avec le site "dijon-ecolo" !) menée par Patrice Chateau (ancien d'EELV), Billy Chrétien qui dit agir pour les habitants, mais aussi Karine Savina. Patrice Chateau et Karine Savina sont actuellement au conseil municipal de Dijon sous la bannière de Nathalie Koenders. Etonnant donc de les voir créer une association "Dijon Ecologie" pour les municipales, de mener une campagne tout en déclarant rejoindre Nathalie Koenders car ce serait elle la mieux placée pour défendre l'écologie à Dijon...
En fait, il est clair que leur stratégie est de semer la confusion envers les électeurs et de faire perdre quelques pourcentages aux deux autres liste écolos, des pourcentages qui iront pour la liste Koenders.

En tout cas cette liste n'est clairement pas la plus à même de représenter la démocratie à Dijon. En effet, déjà les associations militantes écolos locales n'arrivent pas à se faire entendre par la majorité actuelle (Koenders + Dijon Ecologie), celle-ci ayant une attitude hautaine envers ces associations.

De plus, anecdote, Karine Savina avait posté sur sa page Facebook la soirée qu'ils avaient organisé le 28 novembre 2025 avec un Shifter local pour parler de Sobriété numérique et Intelligence Artificielle (soirée intéressante). Petit commentaire pour indiquer que finalement il était dommage que Dijon Ecologie ne se soit pas positionné sur le sujet. Et bien Karine Savina a purement supprimé le commentaire ! Le commentaire a été remis quelques jours plus tard, pour finalement être à nouveau supprimé ! Chez "Dijon Ecologie" on n'aime pas les remarques ?

* La liste "Dijon Avenir" est active depuis plus d'un an, avec un site internet, une page Facebook, un compte Instagram et une page youtube.

Il s'agit ici d'un mouvement citoyen créé par Mathilde Mouchet et Rémi Goguel et qui se veut avant tout participatif, sans label politique.

Leur leitmotiv est de partir du constat que la ville actuelle sera difficilement vivable en 2050 (voir la conférence qu'ils avaient organisé) et ensuite imaginer les solutions à mettre en place dès maintenant, notamment en privilégiant la démocratie participative (exemple avec une soirée débat qu'ils avaient organisé au cinéma Eldorado par la projection du documentaire "La République de Saillans").

Il s'agit d'une liste ouverte et très engagée dans le sens où elle est ouverte à toute personne sans qu'elle soit inscrite à un parti politique et qu'elle cherche à mettre en place des solutions concrètes, réalistes et étudiées et non pas des "blablas" comme il est de coutume en politique, voire des mensonges comme on en voit localement

A noter que ces deux responsables ont fait leur preuve pour défendre la biodiversité et lutter contre le bétonnage à Dijon car ils ont été très actifs pour défendre la RUBS et agissent actuellement sur plusieurs dossiers comme les arbres de l'EPHAD ou le terrain rue Colchide

Trois listes encartées sous la bannière "Ecologie", trois approches très différentes de faire de la politiques, trois visions de Dijon dans quelques années.