lundi 31 mars 2008

Un prêt à taux zéro pour isoler les logements

Le conseil régional de Bourgogne lance, dans le cadre de son plan destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre (190millions d'euros sur sept ans), un prêt à taux zéro pour inciter les propriétaires à isoler leur logement ou leur maison construit avant 1982. Un millier de propriétaires pourraient bénéficier chaque année de ces prêts à taux zéro sur les quatre départements bourguignons. Le montant de ces prêts pourra aller de 2.000 à 10.000 euros avec des remboursements s'étalant de 2 à 7 ans. Le dispositif sera également ouvert aux copropriétés privées, pour l'isolation des parties communes. 
"Notre proposition de prêts à taux zéro s'inscrit dans la droite ligne des objectifs du Grenelle de l'environnement, lors duquel la remise aux normes du bâti ancien est apparue comme une priorité dans la préservation de nos ressources énergétiques", a déclaré le président du Conseil régional de Bourgogne, monsieur François Patriat, à l'occasion d'une conférence de presse consacrée à la Semaine du développement durable qui se tiendra du 1er au 7 avril. (source: actu-environnement)

Après une campagne de publicité courant janvier pour des aides "écolos" au logement, le Conseil Régional de Bourgogne continue sur son chemin. Ceci laisse supposer que certains responsables ont enfin vu le film d'al Gore. C'est encourageant pour la suite.

Conseil régional de Bourgogne, 17 boulevard de la Trémouille, BP 1602, 21035 DIJON CEDEX
Téléphone: 0800 888 111

dimanche 30 mars 2008

Des pesticides dans le vin? La parade dijonnaise.

Une étude menée par les associations du Pesticides Action Network Europe (PAN-Europe), montre que la grande majorité des vins d'Europe ainsi que ceux produits dans le reste du monde contiennent des résidus de pesticides.
L'étude a porté sur l'analyse de 40 bouteilles de vin rouge produits en 2002 en provenance de France, d'Autriche, d'Allemagne, d'Italie, du Portugal, d’Afrique du sud, d’Australie et du Chili. 34 vins étaient issus de l'agriculture conventionnelle, et 6 de l'agriculture biologique. Les résultats de la campagne d’analyses montrent que l'ensemble des vins conventionnels étaient contaminés par des résidus d'en moyenne 4 pesticides différents, les plus contaminés en contenant jusqu'à 10. Les niveaux de contamination observés dans le vin sont considérablement plus élevés que les niveaux tolérés pour les pesticides dans l’eau puisqu’on a trouvé dans certains vins testés des quantités jusqu’à plus de 5.800 fois supérieures aux Concentrations Maximales Admissibles autorisées par pesticide dans l’eau du robinet, note le MDRGF. Des résultats qui ne semblent finalement pas très étonnant dans la mesure où même si la culture de la vigne couvre un peu moins de 3% de la surface agricole utile de la France, elle consomme 20% des produits phytosanitaires employés en agriculture !

Même si certains professionnels du secteur disent qu'ils font maintenant de la culture "raisonnée", cela ne signifie pas qu'ils font une agriculture raisonnable comme l'est l'agriculture biologique (sans pesticides). D'ailleurs, comme le montre une étude prospective sur la qualité des eaux en Bourgogne réalisée par Alterre Bourgogne, nos eaux souterraines (source de l'eau potable) sont et resteront contaminées par ces pesticides d'ici 2015.

A Dijon, la jeune société Gourmetbio a bien compris le problème puisqu'elle est spécialisée dans la vente de vin BIO (d'excellente qualité). Elle n'est pas la seule à être sensible à la pollution car de plus en plus de professionnels lui achètent du vin de Bourgogne principalement, mais aussi de Loire et de Languedoc.

vendredi 28 mars 2008

L'avenir de la Biodiversité dans les mains de nos députés.

Le débat à l’Assemblée Nationale sur la loi OGM aura lieu du 1 au 3 avril 2008. A cette occasion, Greenpace a envoyé mardi dernier à tous les députés de France le DVD du film de Marie Monique Robin, Le monde selon Monsanto. Greenpeace appelle à ce qu’une véritable loi de protection sans OGM soit adoptée, conformément aux conclusions de Grenelle de l’environnement et aux souhaits des français.
Nos trois députés de l'agglomération dijonnaise vont devoir prendre une décision très importante. Ainsi, madame Claude Darciaux, monsieur Bernard Depierre et monsieur Rémi Delatte doivent voter CONTRE l'utilisation des OGM pour prouver qu'ils ont compris les véritables risques écologiques que sont les OGM. Pour rappel, nos sénateurs avaient honteusement voté POUR.
De nombreux dijonnais vont suivre les débats.

jeudi 27 mars 2008

Du 1er au 7 avril: semaine du développement durable.

Cette Semaine du Développement Durable (opération nationale) a pour objectifs :
- D’informer le grand public sur les composantes du développement durable (développement économique, protection environnementale, progrès social) et sur leur nécessaire complémentarité : il n’y peut y avoir de développement économique sans progrès social et protection environnementale.
- De motiver et de soutenir des changements de comportements en expliquant les bonnes pratiques quotidiennes à adopter en faveur du développement durable.

A cette occasion, plusieurs événements ont lieu dans l'agglomération dijonnaise (référencées préalablement sur la carte agenda):
- Artisanat et développement durable: du 31 mars au 4 avril 2008: Emission "Mode d'emploi" France Bleu Bourgogne dédiée à « l’Artisanat et au développement durable". Témoignages d’artisans pour sensibiliser le grand public au développement durable : opérations collectives de gestion des déchets (garage propre-imprim’vert-reflexnature), habitat durable (matériaux sains, énergies renouvelables : chauffage, eau chaude sanitaire, électricité…). Organisé par la Chambre de métiers et Artisanat de la Côte d'Or.
- Lancement de l'initiative Achats publics responsables: Le Défi!: Le 1er avril 2008, conférence de presse en présence des partenaires, de personnalités publique régionales, des candidats au défi et de la presse. Lancement de l'opération qui doit se dérouler sur 2 ans. Organisé par l'association Alterre Bourgogne.
- No mad's land. Le 2 et 3 avril 2008: L'association à recycler souhaite partager son expérience, montrer des outils innovants et inciter vers des gestes plus respectueux de l'environnement au travers d'un moment et d'ateliers ludiques et artistiques.
- Les usages de l’eau en période de sécheresse : des enjeux globaux à l’épreuve des intérêts locaux.
- Quelques exemples de production durable: Le 3 avril 2008 à partir de 9h30: La DRIRE organise une journée articulée sur le thème de l'année "Production et consommation durables". La matinée s'organisera autour d'un échange entre les 3 directions régionales du MEDAD sur le thème, d'une présentation par l'ONF d une chaudière à bois, de la remise d'une attestation 1000NR à l'entreprise Mobil Wood (aménagement en bois pour des magasins biologiques) et d'une intervention de l'entreprise Claréo sur la mobilisation de la filière emballage à travers l'éco conception. L'après-midi, l'occasion sera donnée aux exposants (imprimeur adhérant à la démarche impri Vert, un garage propre, une association d'insertion spécialisée dans l'activité maraichère bio ...de présenter leurs stands au public.
- Améliorer les pratiques phytosanitaires des jardiniers amateurs de l'agglomération dijonnaise: Du 1er au 7 avril 2008: Les particuliers constituent une grande part des utilisateurs de pesticides & restent peu sensibles à la dangerosité de ces produits, tant pour leur santé que pour l’environnement. Le Grand Dijon organise, 16 jours d’animation sur le thème « Améliorer les pratiques phytosanitaires des particuliers » en Jardineries et Grandes & Moyennes Surfaces ainsi que des réunions de sensibilisation dans les jardins familiaux de l’agglomération : présence d'une animatrice, panneaux, distribution de plaquettes et actions d'information. Ce projet touche la protection de l’environnement (limitation de l'usage des pesticides, méthodes alternatives au chimique) et le progrès social (réduction d’intrants phytosanitaires, protection de l’eau, promotion de l’alimentation biologique, gestion des déchets).

mardi 25 mars 2008

La police de l'eau en période de sécheresse

Alors que le 22 mars avait lieu la journée mondiale de l'eau avec un certain nombre d'actions comme celle de la coalition eau, le jeudi 3 avril aura lieu à Dijon une journée consacrée à l'eau bien spéciale puisqu'elle aura pour thème: "La police de l'eau en période de sécheresse, les enjeux globaux à l'épreuve des intérêts locaux".

Organisée par le Groupe Interdisciplinaire de Droit de l'Environnement (GIDE) de l’Université de Bourgogne, cette journée aura pour objectif "l’analyse du contenu des arrêtés et l’étude de la politique de poursuite des contrevenants permettent d’observer comment, en période de pénurie, les intérêts écologiques sont conciliés avec les intérêts économiques et sociaux, à moins qu’ils ne soient asservis à ceux-ci. La détermination des autorités administratives à protéger l’eau et les écosystèmes aquatiques peut se mesurer concrètement dans cette gestion des périodes de crise. L’élaboration de ces arrêtés permet d’observer l’exercice négocié de la police de l’eau, tant administrative que judiciaire, dont le traitement des infractions n’est qu’une des composantes." Cette journée intervient dans le cadre d’un appel d’offre « Justices et polices de l’environnement » confié au Groupe Interdisciplinaire de Droit de l’Environnement (CREDESPO-GIDE, Dijon) pour une recherche sur le suivi judiciaire et administratif des infractions aux arrêtés préfectoraux de limitation des usages de l’eau en Côte-d’Or pendant la période 2002-2005.

Cette journée réservée aux spécialistes et élus montre une approche originale des difficultés qui apparaissent lors d'une pénurie de ressource élémentaire et indispensable comme l'eau. Protégeons notre précieuse eau.

vendredi 21 mars 2008

Madame, Monsieur le Maire, et si après le champagne vous passiez à l’eau ?

A l’occasion de la journée mondiale de l’eau du 22 mars 2008, la Coalition Eau, regroupement de 22 ONG françaises (CCFD, Eau Vive, France Libertés, Green Cross France, GRET, Hydraulique Sans Frontières, Secours Catholique, WWF-France, …) interpelle les nouveaux élus municipaux. Elle insiste sur le rôle primordial que les maires doivent jouer dans l’accès à l’eau pour tous, la gestion et la protection de cette ressource vitale sur leur territoire et dans le cadre d’actions de solidarité internationale.
Le collectif rappel que « le scandale de l’eau, c’est 8000 enfants qui meurent chaque jour de maladies liées à l’eau. Pour être mieux compris, cela s’apparente à 20 Airbus qui s’écrasent chaque jour dans l’indifférence."
Au lendemain de ces élections, la Coalition Eau a décidé d’interpeler des acteurs qui pourraient bousculer la donne : les maires de France.
- Vous pouvez garantir un service public de l’eau accessible à tous vos concitoyens, par la maîtrise du prix, par la transparence de vos services et par la mise en place d’un droit à l’eau opérationnel.
- Vous pouvez intervenir pour protéger la ressource, en agissant sur les zones de captage et, au-delà, en influençant les pratiques des citoyens et des acteurs agricoles et économiques sur votre territoire.
- Vous pouvez participer à une dynamique internationale, en soutenant les maires des pays du Sud qui développent l’accès à l’eau et à l’assainissement, en partageant vos compétences et en mobilisant des ressources, notamment par le recours à la loi Oudin.













Cette action concerne tous les maires. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, il est possible de consulter le document "Pistes d’actions prioritaires". Le collectif rappel que les électeurs attendent des évolutions sur la gestion de l’eau, et encourage les électeurs à demander à leur maire ce qu’il compte faire concrètement en faveur de l'accès à l'eau.

Un ou plusieurs maires de l'agglomération dijonnaise vont ils s'exprimer sur ce sujet et participer à cette action?

jeudi 20 mars 2008

Un prix Nobel parle au Crédit Agricole.

Mardi 18 mars, le Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne organisait son assemblée départementale annuelle de Côte d'Or au Palais des Congrès de Dijon. A cette occasion, le professeur Jean Jouzel, membre du conseil scientifique du Crédit Agricole, mais surtout vice-président du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'évolution du Climat, prix nobel de la paix 2007), faisait une intervention sur « les aspects liés au changement climatique ». Son but, était de faire prendre conscience à son auditoire de la réalité du problème concernant ces changements. Il y a une confirmation, c'est que le réchauffement est sans équivoque et largement lié aux activités humaines. Selon lui, "l'important, c'est de faire comprendre qu'on a incontestablement un problème grave, en rappelant d'ailleurs que nos actes d'aujourd'hui créent le climat dans lequel vivront nos enfants et petits-enfants. Nous avons une responsabilité. Mais si problème il y a, il faut aussi rappeler que des solutions existent. Cela dit, on ne maîtrise pas l'effet de serre uniquement en en parlant. Il y a un moment où des actes forts devront être posés, un moment où il faudra cesser d'écouter les lobby. C'est le rôle de nos élus."
(source: Le Bien Public du 18/03/2008)

On peut espérer que les responsables du Crédit Agricole ont pris bonnes notes des remarques de cet éminent scientifique car comme le montrait l'association Les Amis de la Terre dans leur dossier "Comment choisir ma banque?" daté de mars 2007, le Crédit Agricole est une mauvaise banque sur le plan environnemental (note de 2,4 sur 10).

mercredi 19 mars 2008

Du 20 au 30 mars: semaine sans pesticides.

La 3ème édition de la semaine sans pesticides a lieu dans toute la France du 20 au 30 mars 2008. 

A cette occasion, un certain nombre d'événements vont avoir lieu en France dans le but de sensibiliser tous les publics sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation des pesticides et pour prouver que des alternatives viables aux traitements chimiques existent.
Aucun événement n'est référencé dans l'agglomération dijonnaise sur le site internet officiel.
Toutefois, probablement à cette occasion, le site internet du Grand Dijon informe sur les déchets phytosanitaires et que "de mauvaises pratiques peuvent être à l'origine d'une contamination de l'eau et de l'environnement".

On peut espérer ainsi ne plus voir certaines images? Très probablement. D'ailleurs la ville de Talant a pris l'engagement de ne plus en utiliser, tout comme le maire de Dijon (voir la réponse 7 de monsieur Rebsamen).

jeudi 13 mars 2008

La semaine de l'environnement, du 21 au 30 mars

L'association Sun Festival organise à Dijon la semaine de l'environnement du 21 au 30 mars 2008. Cette semaine de sensibilisation à l'environnement sera ponctuée de conférences, table ronde, débats, concerts, forum et de films, situés soit sur le campus universitaire, soit en centre ville.
Les associations locales A Recycler, EVAD, Velocampus et l'Aile Brisée participerons aussi pour partager leurs compétences.






Une semaine à ne pas rater!

mercredi 12 mars 2008

Le partage de la voirie à DIJON: l'idéal et la triste réalité.

Le 7 mars, on pouvait voir une publicité réalisée par le Grand Dijon dans le journal le Bien Public incitant les usagers de la voirie à un respect commun.

Cette pub semblait mettre comme ordre de priorité dans le partage les piétons devant les cyclistes, eux-même devant les automobilistes. En ville, les piétons seraient donc prioritaires dans le partage de la voirie. En théorie oui, mais la réalité est bien autrement. Pour s'en rendre compte, il suffit de se déplacer à pied dans les rues de Dijon. Que voit-on? Que la bagnole est maître des lieux, et pas un représentant des forces de l'ordre pour y remédier. La preuve par l'image (un tout petit échantillon):
Un autre exemple contradictoire est lié à une autre pub, visible dans la Gazette de Côte d'Or n°103 (du 6 au 12 mars 2008).
Celle-ci montre intelligemment que les Velodi sont une solution pour diminuer la pollution puisque ne consommant pas de carburant. Et qu'apprend on dans un article du Bien Public daté du 7 mars. Que dans le quartier du Drapeau, un centre commercial est en construction avec 3 étages de parking, soit au total 540 places! C'est une incitation à aller faire ses courses en voiture dans un magasin de proximité. Aberrant! D'un côté certains essaient de promouvoir des déplacements non polluants, de l'autre on continue à donner une place énorme à la voiture.

Décidément, la voiture à Dijon restera le maître de la voirie encore un certain car les mentalités sont lentes à changer...

dimanche 9 mars 2008

Visite des Villa Venecia du quartier Junot

Le CAUE (Les Conseils d'Architecture, de l'Urbanisme et de l'Environnement) de Dijon avait organisé une visite des immeubles Villa Venecia (livrés avec 4 mois de retard) du nouveau quartier Junot à Dijon.










Une centaine de privilégiés (les propriétaires et futurs propriétaires n'avaient pas été invités) étaient présent dans un vent glacial pour découvrir ces nouvelles constructions en présence de monsieur Roche (l'architecte) qui a répondu très aimablement et en toute honnêteté à toutes les questions.

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Pourquoi cette visite? Les Villa Venecia sont actuellement les immeubles les moins énergivores de Dijon: isolation par l'extérieur, chaudière à condensation pour le chauffage, 50 m2 de panneaux solaires thermiques par bâtiment, eau pluvial drainée vers l'espace vert adjacent sont quelques une des caractéristiques. Lors du lancement de l'appel d'offre, aucun référenciel environnemental n'était donné. Malgré tout, comme l'indiquait monsieur Roche, ces bâtiments ne sont pas super-performants: ils sont 20% plus performant que la réglementation thermique lors de la conception, soit 5% par rapport à la norme actuelle RT 2005. Bref, selon la façon dont on voit les choses, les Villa Venecia sont les bâtiments les meilleurs ou les moins mauvais de Dijon au jour d'aujourd'hui sur un plan environnemental. Nous sommes encore loin d'un bâtiment basse consommation.

Pour information, les Villa Venecia se trouvent dans le quartier Junot, ce que certains politiques présentent comme un éco-quartier. De nombreux points démontrent que ce quartier n'est pas un éco-quartier; quelques exemples:
- Aucun bâtiment n'est en basse consommation.
- Le quartier est labellisé HQE, ce qui est moindre mal, mais n'est pas suffisant pour les éco-quartier.
- Présence de pollution lumineuse sur la voirie et sur les bâtiments (photo: éclairage des terrasses Villa Venecia)
- Aucune concertation avec les futurs habitants pour la conception de ce quartier et les caractéristiques des bâtiments (on ne leur demande pas leur avis sur les choix techniques, on leur demande juste de payer cher leur appartement).
A la question "Junot est il un vrai éco-quartier?", la réponse est NON!
Pour en savoir plus, consultez le dossier de 140 pages réalisé par l'ARENE sur les "quartiers durables"

samedi 8 mars 2008

Campagne ocean par Greenpeace Dijon

Ce matin, le groupe local Greenpeace a passé sa matinée à sensibiliser les passants, place François Rude à Dijon, concernant les problèmes de pêche.









Revêtus pour certains de carapace en forme de poissons ou de crevettes joliment décorés, ils ont tenu un stand expliquant aux curieux les problèmes actuels: "La surpêche, la pollution marine et la chasse baleinière menacent les océans de la planète. Nos océans sont à l'agonie! Ici, la surpêche décime les ressources halieutiques des mers du monde entier. Là, les baleines sont massacrées, soi-disant à des fins scientifiques."
Des dizaines de citoyens dijonnais ont signé la pétition de cette campagne océans. Certains sont repartis avec le guide à l'usage du consommateur de poissons responsable les informant sur les poissons à acheter ou ne pas acheter.

Pour l'anecdote, juste à côté se trouvait l'équipe de Mr Dugourd (candidat à la mairie de Dijon) tous de vert vêtus. Interpellés par une personne de Greenpeace, ceux-ci ont ignoré cette action et sont allés voir plus loin. Une passante ayant vu la scène a aussitôt décidé de signer la pétition et a déclaré à la personne de Greenpeace: "Puisque c'est comme ça, je ne voterais pas pour eux". L'UMP local, un peu vert nature, mais pas très bleu océan?

jeudi 6 mars 2008

Elections municipales à Dijon: ce qu'il faut retenir des réponses au questionnaire environnemental

Le collectif « Votons pour une ville moins polluée et moins polluante » composé de dijon-ecolo.fr, Greenpeace-Dijon, à recycler, EVAD et Planète-solidaire, avait fait parvenir un questionnaire aux deux principaux candidats à la mairie de Dijon le 14 février dernier.













Chaque candidat a pris cette initiative au sérieux puisque que tous deux ont répondu aux 17 questions. Le collectif tient à faire remarquer que plusieurs problèmes soulevés soit ne semblent pas être connus des candidats, soit n’ont pas été compris ! De plus, même si certaines des réponses vont dans le bon sens, elles ne se révèlent pas toujours être à la hauteur des enjeux écologiques mondiaux et locaux. C’est pourquoi, le collectif souhaite que le maire élu agisse en concertation avec les associations environnementales de l’agglomération dijonnaise (en fonction de leurs compétences) pour l’aider à prendre les meilleures décisions.
Le collectif invite chaque citoyen dijonnais à découvrir par lui-même les réponses pour se faire une idée de la façon dont notre futur maire aborde les problématiques environnementales.

Le questionnaire et les réponses sont consultables sur :
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Que le meilleur gagne !

mercredi 5 mars 2008

Thermographie aérienne de l'agglomération dijonnaise

La jeune chambre Economique de Dijon indiquait sur son blog mi-février qu'elle "souhaite cette année réaliser une thermographie de l'agglomération Dijonnaise afin de sensibiliser et aider les citoyens à maîtriser leurs dépenses d'énergie."
La thermographie est une « technique permettant d'obtenir, au moyen d'un appareillage approprié, l'image thermique d'une scène thermique observée dans un domaine spectral de l'infrarouge ». "Il s'agit d'utiliser des images aériennes , dans l'infrarouge et en hiver, pour mettre en évidence les défauts d'isolation des toitures afin de prioriser les investissements en économies d'énergie par isolation des combles (investissement souvent le plus rentable en terme d'économie d'énergie et pour atteindre les objectifs du Protocole de Kyoto. La thermographie aérienne infrarouge permet de rendre clairement visible les déperditions de chaque bâtiment grâce à un thermogramme et à une échelle de couleurs, qui peuvent servir à produire des cartes. Cependant, les images thermiques doivent être interprétées en prenant en considération la conception de chaque bâtiment, ce qui rend impossible toute interprétation a priori. Lorsqu'elle est diffusée vers le grand public, la thermographie aérienne est surtout un moyen de sensibilisation." (source: wikipedia)

Cette technique a été utilisée en 2004 à Dunkerque et de nombreuses autres villes et agglomérations ont suivi depuis. L'entreprise qui fera cette étude s'appelle Trading Corp Consulting.

Cette technique n'empêche en rien de faire une étude thermique de sa maison ou appartement de façon individuelle dans le but d'améliorer l'isolation thermique car c'est plus précis, d'autant plus que la technique aérienne indiquera qu'un bâtiment est bien isolé alors qu'en réalité ses habitants avaient coupé le chauffage car n'étant pas présent le jour du survol en hélicoptère...

mardi 4 mars 2008

Monsieur Dugourd répond au questionnaire environnemental

Monsieur Dugourd vient de répondre au questionnaire posé par le collectif « Votons pour une ville moins polluée et moins polluante ». Voici ses réponses:














1) L’idée des agendas 21 est issue du sommet de Rio de 1992. Beaucoup de villes ont suivi très tôt la démarche. La Région Bourgogne, le Conseil général de la Côte-d’Or et la Ville de Dijon ont demandé à des étudiants de l’Ecole supérieure de Commerce de Dijon d’en concevoir un. Le résultat de ce travail a fait l’objet d’une exposition dans le hall de cet établissement en janvier 2008. On peut s’en réjouir même s’il a fallu 16 ans à Dijon pour réagir. De plus, je veux croire que cette initiative et l’approche des élections municipales n’est qu’une coïncidence. Par ailleurs, je regrette que n’ait pas été organisée la vaste consultation des habitants, des associations, des acteurs sociaux, des entreprises, qui est pourtant au cœur de l’esprit des agendas 21. Je m’engage donc à donner une vraie impulsion à la démarche au cours du prochain mandat.

2) Je souhaite inciter à la réduction de l’éclairage des vitrines, à l’utilisation par les commerçants de néons sans mercure et à l’extinction des enseignes publicitaires la nuit.

3) La pollution visuelle est un vrai sujet (L’avenue Jean Jaurès, par exemple, bat des records en la matière). Je m’engage donc, dans les limites des compétences de la commune, à la limiter. La démarche positive engagée en ce sens par certaines communes de l’agglomération sera proposée à l’ensemble des communes du Grand Dijon. 

4) La proposition N°39 du projet « Une nouvelle étape pour Dijon » vise à inciter les particuliers à l’installation de panneaux solaires, à la récupération des eaux pluviales, à l’isolation par l’extérieur de leur habitation, à l’utilisation de la géothermie. A ce titre, des prêts aidés seront accordés par le Crédit municipal et des exonérations de taxe foncière seront proposées. Une réflexion sera menée pour que les plus fragiles puissent aussi avoir accès à ces dispositifs. Enfin, je tiens à indiquer que l’ensemble de ces mesures seront prises dans la concertation.

5) Je demanderai aux services municipaux et intercommunaux d’étudier une modification du plan local d’urbanisme (PLU) pour que Dijon ait davantage de bâtiments avec une étiquette énergie « A ».

6) Oui. Je souhaite que la Ville de Dijon soit plus transparente sur ses consommations en énergie. Des indicateurs écologiques, fixés en concertation avec les associations, feront partie du tableau de bord général de l’action municipale et intercommunale que je propose dans le projet « Une nouvelle étape pour Dijon ». En matière de lutte contre les gaz à effet de serre, les services municipaux montreront l’exemple : mise aux normes des bâtiments publics, flotte de voitures propres, sensibilisation du personnel…

7) Je ne pense pas que la Ville de Dijon utilise encore du Round up. Si c’était encore le cas, je l’abolirais complètement. Une agglomération comme la nôtre génère suffisamment de déchets compostables pour qu’il ne soit pas utile d’acheter ce type de produits. 

8) Je sais l’aspect extrêmement polluant du trafic aérien. Si je suis favorable au projet « Renaissance » de l’aéroport de Dijon-Longvic parce qu’il contribue au développement économique et au rayonnement touristique de l’agglomération, je demande qu’une étude sur ses conséquences écologiques soit impérativement conduite.

9) Je suis naturellement favorable à la filière bio. La priorité doit aller au soutien aux producteurs bio déjà existants et à la conversion des petits conventionnels situés autour de l’agglomération Dijonnaise. Je ne sais pas s’il faut aller jusqu’à structurer une filière : en tous cas, il faut que la démarche des différents producteurs soit commune et concertée.
Le projet « Une nouvelle étape pour Dijon » prévoit la valorisation de l’agriculture bio et du commerce équitable dans les restaurants scolaires et administratifs.

10) Je suis favorable à la pesée embarquée si elle est conçue comme un outil de sensibilisation des Dijonnais. Je propose de consentir des réductions de taxe sur les ordures ménagères aux particuliers qui feront l’effort de réduire le volume de leurs déchets. D’une manière plus générale, je soutiens toutes les modalités d’optimisation du tri en amont. 

11) Je mettrai en place une commission extra-municipale dédiée à l’écologie car il ne peut pas y avoir de politique environnementale sans implication citoyenne. 
Toutefois, cette nouvelle instance ne doit pas être repliée sur elle-même tant les approches économique, sociale et environnementale sont liées. Par exemple, on ne peut pas parler de transport écologique sans savoir où les gens vont travailler, sans penser au télétravail, sans regarder où sont leurs loisirs.
De plus, la commission doit être largement ouverte aux citoyens, par exemple par le biais des nouvelles technologies.
D’une manière plus générale, je veux développer une vraie démocratie participative à Dijon en organisant des référendums locaux sur les grandes questions qui se posent dans la cité, en créant un « Conseil de la ville », en démocratisant les Conseils de quartier (budgets participatifs, consultation sur les projets d’envergure, formation des membres, présidence par un habitant…)

12) Le développement des transports en commun demeure la façon la plus efficace de lutter contre l’usage de l’automobile. C’est pourquoi, le projet « Une nouvelle étape pour Dijon » comporte un projet de transport en commun en site propre et une série de propositions pour améliorer le fonctionnement du réseau Divia (meilleure amplitude horaire, amélioration de la desserte de certains quartiers, augmentation des fréquences de passage sur certaines tranches horaires du matin et du soir…)

13) Je ne suis pas certain que l’engagement des parents d’élèves dans le dispositif « Pédibus » serait plus grand si la Ville de Dijon y mettait davantage de moyens financiers. En revanche, le projet « Une nouvelle étape pour Dijon » prévoit un plan pour sécuriser les abords de tous les établissements scolaires. Cela passe par la réduction de la place de la voiture.

14) L’un de mes projets-clés consiste à rendre progressivement piéton et dans la concertation l’ensemble du centre-ville de Dijon. Cette mesure s’inscrira dans un « Plan Marshall » ayant pour but de revitaliser durablement le cœur historique sur les plans résidentiel, commercial, touristique et culturel. Ainsi, nous développerons dans le centre-ville les modes de transports doux (piétons, vélos, navettes électriques) et nous aménagerons des parkings sur les grandes places d’accès (Wilson, 1er Mai, République, 30 octobre…) dont certains emplacements seront réservés aux résidents.

15) La mise en zone 30 du centre-ville est une initiative positive du Maire sortant. Toutefois, il ne suffit pas de mettre des panneaux : il faut veiller au respect de la limitation de vitesse. Pour cela, je souhaite la mise en place d’obstacles dissuasifs. 
Par ailleurs, certaines petites rues, naguère paisibles, souffrent de l’accroissement de la circulation : de plus en plus de voitures les utilisent comme des voies de délestage, ce qui est source de bruit, de pollution et d’insécurité. Par exemple, le quartier des Bourroches subit les désagréments des véhicules voulant éviter l’avenue Jean Jaurès. C’est pourquoi, je souhaite la mise en place de zones 30 dans d’autres quartiers.

16) La place du vélo ne doit, effectivement, pas empiéter sur celle faite aux piétons comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui à Dijon. La bande cyclable tracée sur le trottoir du boulevard de l’Université est à mon sens l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Je souhaite insuffler à Dijon une « Culture vélo » qui passe notamment par des pistes cyclables vraiment sécurisées, un réseau cohérent en étoile autour du centre-ville, la sensibilisation des écoles, l’incitation des employeurs publics et privés à adapter leurs locaux.

17) L’article 228-2 du code de l’environnement est clairement une occasion à saisir pour montrer que le vélo doit désormais avoir une place grandissante en ville.

lundi 3 mars 2008

Ca roule pour les VELODI

Vendredi 29 février, place de la Libération à Dijon, avait lieu le lancement officiel du service de location de vélos en libre service, les VELODI.
A cette occasion, le champion cycliste Laurent Jalabert était venu en temps que parrain de l'événement. Monsieur Philippe Baudillon (Directeur Général de Clear Channel France) était aussi présent, comme le montre le reportage de l'inauguration de Dijonpremiere.

Pour en savoir plus sur les caractéristiques techniques de ces machines, vous pouvez visionner cet autre reportage de Dijonpremiere. Alors rendez-vous dans l'une des 33 stations déjà opérationnelles pour emprunter un vélo et découvrir paisiblement la ville de Dijon.