mardi 11 août 2026

Changement climatique : quelques « victimes » et une grande majorité de « suicidaires »

Le changement climatique, provoqué par nos sociétés « modernes », est de plus en plus source de souffrances pour les humains via les catastrophes qu’il induit (canicules, tempêtes plus violentes, sécheresses, baisse des rendements agricoles, …). Les médias et réseaux sociaux énumèrent les « victimes » de telles ou telles catastrophes naturelles, des « victimes » toujours plus nombreuses semble-t-il. En réalité les « victimes » sont en nombre très limitées, seules les « suicidaires climatiques » sont en grands nombres.


Explications : Toutes nos activités ont un impact sur le changement climatique, un impact dont la tonne de CO2 pourrait être l’unité de mesure. En résumé, plus nos activités individuelles et communes émettent du CO2 dans l’air plus le changement climatique est important. Ceci avec une inertie de plusieurs dizaines d’années, c’est-à-dire en gros qu’une tonne de CO2 émise en 2026 aura un effet pendant plusieurs dizaines d’années, un effet à long terme, mais aussi cumulatif d’années en années. Pour en savoir plus, de très nombreux sites internet expliquent parfaitement cela, ou encore voir cette vidéo : 50°C à Dijon en 2050
A part être de mauvaise foi ou vivre dans une grotte, tout le monde devait être censé le savoir… Et donc, tout le monde devrait agir en conséquence.

Alors toutes les personnes qui ont une maison inondée, ou une voiture calcinée dans un feu de forêt, ou des personnes suffocant aux températures caniculaires, ou encore des habitants prisonniers pour éviter des moustiques tigres,…, les médias vont les nommer « victimes ». Mais est-ce bien des « victimes » ?

Une définition du terme « Victime » : Une victime est une personne qui subit un dommage physique, moral ou matériel causé par une agression, un accident, une catastrophe, une infraction ou un événement funeste.
Cette définition semble donc s’appliquer aux types d’aléas climatiques. Mais en regardant de plus près, il serait plus judicieux d’appeler la majorité de ces personnes des « suicidaires climatiques ».


Une définition du terme « Suicidaire » : Le mot suicidaire qualifie une personne prédisposée au suicide, tentée par celui-ci, ou un comportement dangereux qui mène tout droit à la mort, à l'échec ou à sa propre ruine.
Tout le monde comprend que le drogué (cigarette, alcool ou drogues non légalisées) met sa vie en danger. Quand il aura un cancer ou autre accident, on trouvera ça normal, c’est statiquement juste une question de temps.

On l’a vu plus haut, nos comportements libèrent du CO2, et plus nous en libérons, plus cela nous mène à notre ruine (climatique). Par conséquent toute personne qui se moque royalement des recommandations du GIEC a un comportement suicidaire, tout en touchant les autres dans sa folie.
Exemples de comportements dangereux : utilisation excessive de la voiture (notamment à l’arrêt), déplacement en avion (ou en paquebot de croisière), alimentation très carnée, utilisation de l’Intelligence Artificielle comme loisir ou s’enrichir, rester dans une banque polluante, être adepte du jetable et de la surconsommation (notamment via Amazon, Temu ou Shein). La liste est bien plus longue, à chacun de se renseigner !


Alors existe-t-il des « victimes » ? Oui. Ce sont toutes celles et ceux qui refusent les excès de nos sociétés, refusent de prendre l’avion (et pendant ce temps la Nathalie Koenders fait la promotion des transports aériens...) , refusent de changer de téléphone alors que le leur fonctionne, refusent d’acheter encore et encore des choses jetables et bien souvent inutiles (et pendant ce temps la François Rebsamen soutien la surconsommation),…, de façon à tendre vers les 2 tonnes de CO2/an. Il est quasi impossible d’y arriver, mais il existe des personnes qui sont réellement sensibles à ces efforts allant à l’encontre de nos sociétés « civilisées ». Alors quand l’une d’elle subit un dommage suite au changement climatique, alors elles peuvent être appelées « victimes », à la différence des « suicidaires ».


A chacune et à chacun de se positionner, en son âme et conscience, dans l’une des deux catégories… Tout en sachant qu’il est possible de passer de « victime » à « suicidaire » facilement, mais l’inverse nécessite une véritable volonté.

mercredi 5 août 2026

Dijon métropole sensibilise au zéro déchet tout en favorisant les déchets !

Nos élus de la métropole ne ratent pas une occasion de se ridiculiser sur l'aspect écologique. Ainsi, dans la dernière lettre d'info de la métropole, un article intitulé "Consommer responsable : moins de déchets, plus de bon sens" se retrouve en totale opposition avec la politique du duo Rebsamen-Koenders. Affligeant !

Le lien renvois vers vers un paragraphe "Je réduis l’impact de ma consommation sur l’environnement en achetant mieux !" où 8 préconisations sont données.

Des gestes évidents, qu'il est malheureusement nécessaire de rappeler.


Puis un second paragraphe, " J’adopte la Stop Pub attitude !", atteins le cynisme le plus complet : le site demande aux citoyens de lutter contre la publicité, tandis que le duo Rebsamen-Koenders persiste depuis des années à promouvoir les publicités pour des produits non locaux, mauvais pour la santé, avec beaucoup d'emballages. Il y en a des centaines chaque semaines dans les rues de Dijon sur les abribus. 

L'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or tente en vain de faire cesser cette situation totalement criminelle, mais ces deux élus préfère détruire l'environnement sous l'argument de croissance. Un acte clairement criminel. Chaque emballage produit, chaque objet fabriqué et déplacé émet du CO2 qui aggrave le changement climatique. Il est clair que ces deux élus n'ont rien à faire de la canicule, si ce n'est participer à l'augmenter.

Gouverner c'est prévoir. Avec les politiciens qui nous gouvernent on va droit dans le mur ! Le bons sens ne les a pas atteint... Lamentable !

#criminelclimatique #criminelleclimatique

jeudi 26 février 2026

Cette voiture est régulièrement "garée comme une merde"

Certains dijonnais ne trouvent pas de place où stationner leur voiture ? Et bien en voila un qui n'a que faire des règles puisqu'il gare régulièrement sa voiture là où il ne faut pas !

Et c'est de façon quasi quotidienne que cette voiture est stationnée devant le bâtiment de Dijon métropole, à quelques mètres de l'entrée. Pourtant il y a bien un parking à quelques dizaines de mètres. Vérification a été faite, il n'y a pas d'emplacement pour personne handicapée là où se trouve cette voiture, un élément qui aurait pu expliquer la situation.

Le propriétaire de cette voiture doit certainement travailler à Dijon métropole. Un passe-droit incroyable ! Et nos politiciens locaux ne disent rien...

Et ce n'est pas que sur la place avenue du Drapeau que cette voiture est stationnée illégalement, mais aussi sur d'autres lieux, comme récemment devant le palais des congrès. Mais que fait la police municipale ? Rien visiblement...

Avec un tel laisser-faire, pas étonnant que les modes de déplacement doux progressent si peu à Dijon... Cette voiture mérite un bel autocollant GCM
Il paraitrait que le propriétaire de cette voiture fait partie des colistiers de Nathalie Koenders...

dimanche 22 février 2026

Une économie destructrice ou respectueuse de la nature ? La proposition de Dijon Avenir

Alors que la plus part des économistes et des politiciens (comme François Rebsamen) ne jurent que par la croissance, il est démontré qu'une croissance infinie dans un monde fini est impossible. Le "toujours plus" économique, avec la prédation des ressources, la fabrication d'objets puis l'accumulation des déchets est terriblement néfaste pour l'environnement. Remplacer le PIB par le BIP, voila ce que propose Dijon Avenir.

Communiqué :  "Le PIB est mort : vive le BIP !
Dijon Avenir définit une nouvelle économie locale intense en emplois non délocalisables.

Alors que les institutions financières nationales confirment la baisse inéluctable du Produit Intérieur Brut (PIB), la liste “Dijon Avenir : Bifurquer, Inspirer, Protéger” propose de bifurquer vers un modèle de post-croissance pour éviter une violente récession subie, et définit le BIP comme nouvel indicateur de bonne santé de la société et de la population, pour remplacer le PIB.
La nouvelle économie locale, stationnaire, sobre en énergie et ressources, relocalisée, circulaire et régénérative, apportera de nombreux bénéfices pour les habitant·e·s, notamment la création massive d’emplois dignes, utiles et non délocalisables. 
Pour cela, nous devrons soutenir fortement les acteurs locaux pionniers déjà engagés pour la transformation de l’économie locale. Nous en avons déjà identifié des dizaines, notamment dans le champ de l’économie circulaire.

Vers la post-croissance
Avec l’épuisement progressif des ressources fossiles et minérales, notre monde est confronté à une baisse inéluctable du Produit Intérieur Brut (PIB), directement corrélée à la diminution de la quantité d’énergie disponible, déjà engagée en Europe. Comme d’autres institutions financières nationales et internationales, la Cour des Comptes elle-même l’affirme en page 96 de son rapport public sur la thématique transition écologique publié en septembre 2025 : “le scénario de statu quo des politiques menées face au dérèglement climatique entraînerait une perte de 11,4 points de PIB à l’horizon 2050 ; cette perte serait ramenée à 7 points avec la mise en œuvre immédiate de politiques d’atténuation”. 
En réalité, la baisse du PIB est engagée en France et en Europe depuis la fin des Trentes Glorieuses, mais les gouvernements essaient de limiter cette baisse, notamment en dopant l’économie par la dette ! Chacun sent bien que cela n’est ni durable ni souhaitable. 

L’économiste américain Kenneth Boulding (1910-1993) écrivait : “Celui qui croit qu’une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou… soit un économiste !”
Par ailleurs, le PIB est un très mauvais indicateur de l’état de la société et de la population. Ainsi :
* Le PIB est aveugle à la nature de ce qui a augmenté le PIB (par exemple, les revenus du trafic de drogue sont intégrés par l’INSEE au calcul du PIB depuis 2018 !)
* Le PIB ne dit rien sur la distribution des richesses, il est aveugle aux inégalités de revenus et de patrimoine. On peut avoir un PIB très élevé qui augmente avec des très riches qui s’enrichissent très vite et des pauvres qui s’appauvrissent…
* Le PIB ne dit rien du niveau d’éducation de la population
* Le PIB ne dit rien du niveau de santé de la population
* Le PIB ne dit rien de la perte de biodiversité et des services écosystémiques rendus par la nature

La fin de la croissance économique est perçue négativement par une large partie de la population parce que présentée par les gouvernants et les médias comme une inéluctable entrée en récession économique. Nous pensons au contraire qu’il est possible de bifurquer vers un modèle de “prospérité sans croissance” (Tim Jackson, 2010), ou “post-croissance”. Pour l’économiste français Timothée Parrique, la “post-croissance” est une “économie stationnaire en harmonie avec la nature où les décisions sont prises ensemble et où les richesses sont équitablement partagées afin de pouvoir prospérer sans croissance”.

Cette nouvelle économie locale stationnaire, sobre en énergie et ressources, relocalisée, circulaire et régénérative, apportera de nombreux bénéfices pour les habitant·e·s, notamment la création massive d’emplois dignes, utiles et non délocalisables.

Un nouvel indicateur : le BIP
Pour remplacer le PIB, et alors que Mme Koenders garde les yeux rivés sur cet indicateur et refuse de reconnaître la réalité, Dijon Avenir définit le “BIP” comme nouvel indicateur permettant d’évaluer la bonne santé de la société et le bien-être des humains que nous sommes :
B comme Bifurquer : capacité à proposer le bon changement de direction, le bon niveau de transformation pour faire face aux crises
I comme Inspirer :  capacité à susciter la libre adhésion de la population à cette bifurcation
P comme Protéger : capacité à assurer les besoins vitaux de la population, à garantir les principales sécurités
C’est inéluctable, la taille de l’économie va diminuer. Et c’est souhaitable, dans la mesure où la croissance économique se fait au prix de très nombreux dégâts environnementaux et humains : extractivisme, pollutions multiples et très mauvaise répartition des richesses produites. Nous pensons qu’il va falloir améliorer la répartition de la valeur, en la rapprochant davantage de la production et de l’échelon local, pour plus de justice sociale et de solidarité.
Et surtout, nous avons la certitude que cette nouvelle économie locale verra croître et grandir beaucoup d’autres choses à Dijon à l’horizon 2050 : d’abord les relations sociales et les liens entre habitant·e·s et avec la nature, sources de santé physique mentale et sociale. Et puis, la culture dans des formes adaptées à la fin de l’abondance énergétique, qui va permettre de développer une culture beaucoup plus participative.

Nouvelle économie locale
Parce que le rôle premier d’un exécutif municipal est de fixer le cap vers lequel emmener les habitant·e·s durant le mandat, la liste “Dijon Avenir : Bifurquer, Inspirer, Protéger” affirme le sien qui est de bâtir une société du vivre-ensemble dans laquelle nous pourrons satisfaire des besoins raisonnés au moyen de ressources désormais limitées. 
Avec Dijon Avenir, la collectivité ne cherchera pas à se placer au centre des décisions de la vie  économique, mais en soutien des actions des associations, entreprises et coopératives, en impulsion de nouvelles activités répondant aux besoins locaux et en financement des solutions inventées pour la robustesse du territoire.
Relocalisée, circulaire et régénérative, la nouvelle économie locale va monter en puissance d’ici à 2050 et prendra progressivement le relais de l’économie actuelle qui va décroître. Sur la méthode, nous lancerons une convention citoyenne en début de mandat pour établir un véritable dialogue avec les entreprises de l’économie traditionnelle, à l’écoute de leurs besoins. L’enjeu est d’accompagner les entreprises dans la transformation de leur modèle économique : nous proposerons un soutien financier pour l’accompagnement en ingénierie de la transformation des modèles d’affaires et aussi pour assurer les transitions en matière de ressources humaines. Et bien sûr, nous soutiendrons les acteurs locaux existants dont les activités concourent à la nouvelle économie locale.

Carte des acteurs de la nouvelle économie locale
Cette semaine, nous illustrons de manière concrète tout un pan de la nouvelle économie locale qui, par des initiatives pionnières, permet d’initier les premiers pas de cercles vertueux : réemploi, réparation, partage et zéro déchet.
Nous soulignons que la majorité sortante est restée totalement inactive dans ce domaine durant son mandat : alors qu’il est obligatoire pour toute collectivité depuis 2015 d’élaborer et d’animer un Programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés, devenant le socle d’une politique d’économie circulaire, le Conseil métropolitain a péniblement délibéré en juin 2025 pour la création d’une Commission consultative.
Le synoptique présenté en page 56 du rapport 2024 d’élimination des déchets de Dijon Métropole est sans appel : les quelque 7 700 tonnes d’objets encombrants collectées chaque année en déchèteries et en porte-à-porte sont incinérées à 95 % ; ce sont autant de ressources tirées du sol qui disparaissent, réduites en fumée. 
Devant une si faible implication pour l’économie circulaire, faut-il s’étonner de la fermeture récente du vide grenier permanent de Chevigny-Saint-Sauveur, concept inédit qui permettait aux vendeurs de déposer leurs articles (vêtements, livres, jeux, décoration, meubles, poussettes, vélos) tout au long de l’année ?
Dans cette campagne électorale où les vrais sujets sont passés sous silence, Dijon Avenir répond par la mise en ligne d’une carte des acteurs de la nouvelle économie locale. Non exhaustive, cette carte recense les associations, entreprises et coopératives que nous avons rencontrées, complétée par des structures recensées par le guide Turfu et des Répar’acteurs labellisés par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat.

De nombreux co-bénéfices
D’un point de vue humain, la transformation de l’économie locale dès 2026 va indéniablement générer de fortes opportunités de reconversion professionnelle pour des salariés de secteurs économiques d’ores et déjà en difficultés dans l’agglomération dijonnaise.
Par ailleurs, l’adoption de nouvelles pratiques par les Dijonnais·es aura pour bénéfice une réduction du coût de la vie. Grâce à la multiplication des lieux pour acheter d’occasion, réparer ou faire réparer ses équipements, les habitant·e·s retrouveront de fait une plus grande autonomie.
Enfin, avec une activité économique de production locale, l’argent restera majoritairement sur le territoire, amorçant une boucle vertueuse de résorption des inégalités."

mercredi 18 février 2026

Pour des villes résilientes : ces communes qui montrent l'exemple

A l'occasion de la publication du rapport « Pour des villes résilientes », plusieurs membres du groupe local d’Oxfam à Dijon se sont réunis symboliquement le lundi 16 février devant l'Ours de Pompon au Jardin Darcy à Dijon pour inciter les citoyens à s’informer et à voter aux élections municipales les 15 et 22 mars prochain.

Ce rapport recense 24 leviers d’adaptation s’appuyant sur des exemples de communes françaises qui agissent déjà pour protéger leurs habitants et habitantes contre les effets du changement climatique – inondations, vagues de chaleur, feux de forêt – toujours plus fréquents et plus intenses.

Alors que les enjeux environnementaux ont largement déserté les débats publics et les discours politiques dernièrement, Oxfam France alerte : le dérèglement climatique, déjà à l’œuvre, risque d’aggraver encore les inégalités sociales. Alors que les maires sont en première ligne pour protéger les habitants et habitantes, Oxfam les appelle à replacer l’adaptation climatique au cœur de leurs programmes et met à leur disposition ce répertoire de solutions concrètes.

"Même sans tout pouvoir, une mairie peut inclure plutôt qu’exclure, protéger plutôt qu’ignorer, ou combattre les inégalités plutôt que les reproduire. Les initiatives fleurissent au niveau local là où l’État se montre défaillant, prouvant qu’une autre voie est possible que celle de la course vers les inégalités. Si de réels change ments peuvent voir le jour au niveau local, c’est parce que des citoyen·nes engagé·es, mobilisé·es pour défendre leurs droits, ont rencontré des élu·es volontaires."

Localement, la ville de Quétigny est montrée en exemple avec la plantation de sa forêt urbaine ! 

Oxfam France, dans L‘Affaire du Siècle, et aux côtés de 11 personnes directement concernées, a déposé un recours auprès du Conseil d’Etat. afin d’obtenir un plan d’adaptation au changement climatique juste, financé et ambitieux.
La démultiplication des aléas climatiques impacte en premier lieu les personnes qui sont déjà dans des situations fragiles et qui ont peu de moyens pour se protéger.

Que ce soit au niveau national ou au niveau local, tous nos élus se doivent de tenir compte du changement climatique et de la perte de biodiversité. Une ville non résiliente face à ces menaces avérées, ce seront des habitantes et habitants qui vont souffrir ! 

vendredi 13 février 2026

Pétition : "Pour que Dijon ne rime plus avec Béton"

"Le Collectif d'Associations de quartier et pour la promotion, la défense de l'environnement de la métropole dijonnaise, né en 2019, remet en cause une nouvelle fois le plan local d'urbanisme (PLUi-HD) définissant les règles actuelles de construction et d'aménagement dans la métropole. Il vous invite à signer la pétition ci-dessous. 

Pour que DIJON ne rime plus avec BÉTON 
Pour des QUARTIERS et COMMUNES de la Métropole dijonnaise adaptés au changement climatique, harmonieux, respectueux du patrimoine dans toutes ses dimensions : environnementale, culturelle, sociale, historique ...

NOUS DEMANDONS DÈS MAINTENANT à tous les CANDIDATS aux élections municipales 2026 :
-de prononcer un moratoire sur les PROJETS d'urbanisme surdensifiés à l'étude (qui privilégient la rentabilité pour les investisseurs).
-de prioriser la rénovation énergétique de l’habitat existant, les grands logements pour les familles, plutôt que la construction de logements neufs, exigus, chers et mal adaptés aux canicules, au froid, au bruit.
-de créer des espaces verts communs arborés, à proximité de toutes les zones d’habitat, pour lutter contre les îlots de chaleur, protéger la santé humaine, offrir à tous des refuges dans la nature.
-de concerter les habitants, lors des décisions d'aménagement, pour un cadre de vie apaisé et respectueux des biens communs .
-d’élaborer un nouveau Plan d’Urbanisme et de Déplacements moins permissif pour les promoteurs, plus protecteur de la pleine terre, de la ressource en eau et de la biodiversité, prenant en compte le besoin de services publics et de santé, de commerces de proximité, de voies de mobilités douces sécurisées et des maisons de quartier."

Le Collectif : Associations : Bien Vivre dans le Quartier Larrey - Cayen Environnement - Ensemble pour Chenôve - Les Amis des Hauts de Dijon - Les Ami-es des Jardins de l’Engrenage - Les amis des Lentillères - Les Habitants de Mirande-Montmuzard-Université de Dijon (H2MU) - Les Riverains du Quartier de Larrey - Patrimoine Environnement Bourgogne Franche-Comté - Quétigny Environnement -  Quartier des Ateliers - St Appo Environnement -

mercredi 11 février 2026

Non à l’expansion des vignes à Dijon, sauvons les bois & jardins des Valendons !

À la lisière de la ville de Dijon, sur les coteaux des Valendons, s’établit depuis des décennies un charmant bocage constitué de jardins ouvriers et familiaux, de haies, de vergers, de bois et de prairies. Depuis peu, les élu.e.s de la ville de Dijon et de la métropole veulent le détruire pour y mettre de la vigne. Une pétition est en ligne pour dénoncer ce saccage.

Déjà mis en avant au mois de novembre 2025 par l'association Dijon Avenir, l'avenir des coteaux des Valendons est menacé.  

"C’est une dentelle fragile, patiemment brodée par les mains de celles et ceux qui ont pris soin de cette terre, générations après générations, nous permettant aujourd’hui de voir, de humer, de toucher, de goûter, de profiter cette nature apaisante et nourricière.
Ce trésor naturel est en danger imminent de disparition.
Depuis quelques années, le lobby du vin fait pression pour récupérer ces quelques hectares préservés de la côte bourguignonne et les transformer en culture intensive de la vigne. 
La municipalité dijonnaise, dans une volonté de marketing territorial faisant fi des réalités économiques, environnementales, patrimoniales et sociales, est engagée depuis quelques années dans la transformation des espaces naturels et agricole en vigne “appellation Dijon”.
En à peine 5 ans, ce sont plus de 5 hectares qui ont été rasés, vidés de leurs arbres et de leur biodiversité, pour doubler la surface désormais dévolue aux vignes.

Nous ne laisserons personne remplacer cet espace foisonnant et vivrier, par une monoculture de vigne, stérile pour la biodiversité et dangereuse pour la santé des riverains et riveraines.
Nous sommes des voisins et des voisines, nous habitons dans le coin ou nous aimons nous y balader, nous sommes les parents des enfants scolarisés ici, nous venons de Dijon, de Chenôve ou au-delà, et nous nous mobilisons aujourd’hui pour protéger notre patrimoine naturel.
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Connaissez-vous ce lieu préservé de Dijon ?
En plus d’être un formidable coin de promenade et d’émerveillement facilement accessible en pleine ville, un plaisir pour les enfants et une aubaine pour les toutous, l’espace naturel et potager des Valendons est un poumon vert de Dijon.

Sa simple existence remplit de nombreuses fonctions essentielles à la préservation de notre santé : 
- Les haies préservent les écoles et habitations des pesticides épandus sur la côte.
- Les arbres piègent les particules fines émises par la chaufferie des Valendons.
- Le sol filtre l’eau et protège la nappe phréatique et les captages d’eau potable de la ville de Dijon.
Ce lieu contribue à la lutte contre le réchauffement climatique et l’érosion des sols : 
- Les végétaux anciens (arbres, prairies, taillis) captent du carbone, produisent de l’oxygène et rafraichissent l’atmosphère, alors que les canicules se multiplient.
- Leur enracinement stabilise la terre et prévient les glissements de terrain, qui toucheraient directement les maisons situées sous les coteaux. 
Et tant de biodiversité vit depuis des lustres sur ces terres : 
- Mammifères, oiseaux, arbres, insectes : les habitants et habitantes du coin racontent volontiers leurs rencontres avec les chevreuils, les geais et les hérissons qui peuplent ces espaces.
- Les ruches installées sur ces terres bruissent d’abeilles qui pollinisent les végétaux avec leur cortège d’autres insectes.
Cet endroit mérite d’être défendu. Il fait partie de notre patrimoine naturel, et contribue au bien-être et à la santé de toutes et tous.
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La déforestation est en cours.
Sous nos yeux, le rachat et la destruction des parcelles de bois et de jardins, remplacées par des vignes et des fils de fers, s’accélèrent depuis quelques années, encouragées et portées par la municipalité.

Pourtant, la vigne n’apporte aucun bénéfice écologique, social ou environnemental.
Elle ne nourrit pas, n’offre rien aux abeilles et autres pollinisateurs, n’enrichit pas le sol sur lequel elle est cultivée, ne permet pas la création de lien social. Bien au contraire, il est désormais largement prouvé que la vigne épuise son environnement, érode les sols, met en risque notre santé, et a de plus en plus de mal à faire face au réchauffement climatique.
Sa culture est celle qui nécessite le plus de pesticides et autres produits dangereux pour la santé et l’environnement. Les dernières études montrent que des particules de pesticides sont retrouvées non seulement dans les centaines de mètres autour des vignes, mais également dans un périmètre de plusieurs kilomètres à la ronde !
L’expansion de la vigne à Dijon, c’est le bénéfice de quelques uns contre l’intérêt collectif de celles et ceux qui vivent là. 
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Comment comprendre cette obstination ?
Quel sens cela a-t-il de multiplier la vigne là où vivent des milliers de personnes, avec des écoles en proximité directe ?
Quel est le coût réel sur notre santé et notre environnement, pour quelques litres de vin, consommés par de moins en moins de Françaises et Français ?
Que penser d’un projet qui rase des dizaines d’hectares et des centaines d’arbres, à l’heure où la préservation de notre environnement est une nécessité absolue face aux bouleversements climatiques ?
Nous ne laisserons pas les bois ni les jardins des Valendons se faire détruire.
Nous demandons l’arrêt immédiat des opérations de déboisement dans le secteur. Il reste encore une dizaine d’hectares intacts à sauver de la destruction.
Nous avons besoin de toutes celles et ceux qui sont attachées à leur quartier, à leur ville et à la préservation de leur patrimoine naturel. Et au-delà, de celles et ceux qui ont saisi que la sauvegarde de notre environnement est la clé pour envisager un avenir respirable.

Signez et faites signer la pétition."

vendredi 6 février 2026

Micro-plastiques : notre santé en danger

Le livre de Jean Demarquoy, professeur à l'Université Bourgogne Europe et enseignant-chercheur en physiologie, spécialiste de la nutrition et des liens entre environnement, alimentation et santé, vient de sortir en librairie. Il traite des micro-plastiques et de leurs impacts sur notre santé.

"Oubliez les déchets flottants visibles depuis l’espace. La véritable menace est invisible, et elle est déjà en nous. Chaque semaine, nous pourrions ingérer jusqu’à 5 grammes de microplastiques, l’équivalent d’une carte bancaire. Ces particules voyagent dans l’air, contaminent l’eau, les sols, les aliments… et s’insinuent jusqu’au plus profond de nos tissus.

Dans cette enquête choc, le Pr Jean Demarquoy, expert auprès de plusieurs instances sanitaires européennes, révèle l’ampleur de cette pollution insidieuse. Il décortique le succès planétaire d’un matériau dont la fragmentation met en péril la biodiversité jusqu’à notre propre santé.

Mais cette réalité ne doit ni nous paralyser ni nous condamner à l’impuissance. Le Pr Demarquoy propose d’agir dès maintenant. Il détaille des solutions concrètes – de la réduction des microfibres textiles aux innovations comme la dégradation du plastique par des enzymes – et propose des gestes simples pour se protéger au quotidien.

Vous découvrirez notamment :
• pourquoi certains sachets de thé ou biberons libèrent des millions de microparticules à chaque usage ;
• comment filtrer son eau du robinet pour limiter son exposition ;
• quels matériaux utiliser (et éviter) pour cuisiner, conserver ou réchauffer vos aliments ;
• comment réduire la pollution plastique issue de votre machine à laver ;
• quelles innovations permettront bientôt de dégrader les plastiques ou de les rendre compostables."

jeudi 29 janvier 2026

Bio à la cantine : le “prix du mépris” attribué à Dijon

L'association Agir pour l'environnement dévoile le tout premier palmarès des 97 villes-préfectures de France hexagonale évaluant la part d'alimentation issue de l'agriculture biologique servie dans les cantines des écoles primaires. Dijon se voit attribuer un intitulé sans ambiguïté : « le prix du mépris à l’égard de la bio et de la loi ».

Le classement se base sur les données de 2024. Malgré l’obligation légale imposant aux collectivités de servir au moins 20 % de produits issus de l'agriculture biologique en restauration collective depuis le 1er janvier 2022, 64 villes-préfectures respectent la loi, mais 19 n'atteignent pas le seuil légal. 

En tête du classement figurent les villes de Saint-Étienne, Périgueux et Bordeaux, dont la part de bio en restauration collective atteint respectivement 74,5 %, 67,6 % et 66,2 %.

Et Dijon dans tout ça ? Et bien ni les service de Dijon ni ceux de la métropole n'ont daigné répondre malgré les nombreuses demandes et relances; et malgré aussi le fait que c'est une obligation légale, cela doit être transparent.

Cette situation grotesque n'est malheureusement que le reflet de nos élus actuels. Et dire que François Rebsamen s'était vanté de faire de Dijon une ville transparente sur ce qui concerne les documents administratifs. 

En fait,  pour se conformer à la loi pour une République numérique, Dijon Métropole a ouvert en 2023 un portail open data d'accès à 108 de ses jeux de données. Open Dijon permet à tous de visualiser, télécharger, analyser les données sur le logement, les transports, la vie publique, les commerces, etc. (en savoir plus). Au jour d'aujourd'hui le site donne les lieux d'implantation des boites à livres ou de Velodi, mais en ce qui concerne "Dijon métropole en chiffres", deux ans après, toujours rien d'accessible... 

Il faut rappeler que les associations locales se plaignent régulièrement de l'opacité à Dijon, de l'absence de transparence des élus en place. Alors ce prix du mépris n'est pas si surprenant que cela. Dijon ville écologique ? Hum...

Mise à jour : 

Suite à la publication du rapport de Agir pour l'Environnement, la ville de Dijon a enfin donné les informations. On apprend alors que Dijon se positionne en 19ème position.
Bio en 2023 : 36%
Bio en 2024 : 37,3%
Nombre de repas en 2024 : 1 195 492
Prix par repas en 2024 : 2,50€
Dommage de prendre au sérieux une association environnementale si tardivement...

dimanche 25 janvier 2026

L’Armoire Commune, future bibliothèque d’objets à Dijon

L’Armoire Commune est une nouvelle association dijonnaise qui porte un projet de bibliothèque d’objets, fondée sur les principes de l'économie circulaire. Il s'agit de permettre aux particuliers et associations d’emprunter des objets du quotidien (bricolage, jardinage, cuisine, loisirs, événementiel…) plutôt que de les acheter, tout en proposant des ateliers de réparation et d'utilisation des objets.

Un sondage à destination des habitant·es et associations de la Métropole a été mis en place afin de mieux comprendre les besoins et les attentes autour de ce type de service.

Ce type de projet est excellent pour diminuer notre empreinte environnementale. En effet, mutualiser des objets évite que tout le monde achète le même alors que ces appareils ne sont pas utilisés constamment.

Cela peut être une tondeuse à gazon, un appareil à raclette, un stérilisateur pour faire des conserves,  des jeux,...

L'association est à retrouver aussi sur Facebook, Instagram et Linkedin.
A suivre.