A l'occasion de la publication du rapport « Pour des villes résilientes », plusieurs membres du groupe local d’Oxfam à Dijon se sont réunis symboliquement le lundi 16 février devant l'Ours de Pompon au Jardin Darcy à Dijon pour inciter les citoyens à s’informer et à voter aux élections municipales les 15 et 22 mars prochain.
Ce rapport recense 24 leviers d’adaptation s’appuyant sur des exemples de communes françaises qui agissent déjà pour protéger leurs habitants et habitantes contre les effets du changement climatique – inondations, vagues de chaleur, feux de forêt – toujours plus fréquents et plus intenses.
Alors que les enjeux environnementaux ont largement déserté les débats publics et les discours politiques dernièrement, Oxfam France alerte : le dérèglement climatique, déjà à l’œuvre, risque d’aggraver encore les inégalités sociales. Alors que les maires sont en première ligne pour protéger les habitants et habitantes, Oxfam les appelle à replacer l’adaptation climatique au cœur de leurs programmes et met à leur disposition ce répertoire de solutions concrètes.
"Même sans tout pouvoir, une mairie peut inclure plutôt qu’exclure, protéger plutôt qu’ignorer, ou combattre les inégalités plutôt que les reproduire. Les initiatives fleurissent au niveau local là où l’État se montre défaillant, prouvant qu’une autre voie est possible que celle de la course vers les inégalités. Si de réels change ments peuvent voir le jour au niveau local, c’est parce que des citoyen·nes engagé·es, mobilisé·es pour défendre leurs droits, ont rencontré des élu·es volontaires."
Localement, la ville de Quétigny est montrée en exemple avec la plantation de sa forêt urbaine !
Oxfam France, dans L‘Affaire du Siècle, et aux côtés de 11 personnes directement concernées, a déposé un recours auprès du Conseil d’Etat. afin d’obtenir un plan d’adaptation au changement climatique juste, financé et ambitieux. La démultiplication des aléas climatiques impacte en premier lieu les personnes qui sont déjà dans des situations fragiles et qui ont peu de moyens pour se protéger.
Que ce soit au niveau national ou au niveau local, tous nos élus se doivent de tenir compte du changement climatique et de la perte de biodiversité. Une ville non résiliente face à ces menaces avérées, ce seront des habitantes et habitants qui vont souffrir !
"Le Collectif d'Associations de quartier et pour la promotion, la défense de l'environnement de la métropole dijonnaise, né en 2019, remet en cause une nouvelle fois le plan local d'urbanisme (PLUi-HD) définissant les règles actuelles de construction et d'aménagement dans la métropole. Il vous invite à signer la pétition ci-dessous.
Pour que DIJON ne rime plus avec BÉTON Pour des QUARTIERS et COMMUNES de la Métropole dijonnaise adaptés au changement climatique, harmonieux, respectueux du patrimoine dans toutes ses dimensions : environnementale, culturelle, sociale, historique ...
NOUS DEMANDONS DÈS MAINTENANT à tous les CANDIDATS aux élections municipales 2026 : -de prononcer un moratoire sur les PROJETS d'urbanisme surdensifiés à l'étude (qui privilégient la rentabilité pour les investisseurs). -de prioriser la rénovation énergétique de l’habitat existant, les grands logements pour les familles, plutôt que la construction de logements neufs, exigus, chers et mal adaptés aux canicules, au froid, au bruit. -de créer des espaces verts communs arborés, à proximité de toutes les zones d’habitat, pour lutter contre les îlots de chaleur, protéger la santé humaine, offrir à tous des refuges dans la nature. -de concerter les habitants, lors des décisions d'aménagement, pour un cadre de vie apaisé et respectueux des biens communs . -d’élaborer un nouveau Plan d’Urbanisme et de Déplacements moins permissif pour les promoteurs, plus protecteur de la pleine terre, de la ressource en eau et de la biodiversité, prenant en compte le besoin de services publics et de santé, de commerces de proximité, de voies de mobilités douces sécurisées et des maisons de quartier."
Le Collectif : Associations : Bien Vivre dans le Quartier Larrey - Cayen Environnement - Ensemble pour Chenôve - Les Amis des Hauts de Dijon - Les Ami-es des Jardins de l’Engrenage - Les amis des Lentillères - Les Habitants de Mirande-Montmuzard-Université de Dijon (H2MU) - Les Riverains du Quartier de Larrey - Patrimoine Environnement Bourgogne Franche-Comté - Quétigny Environnement - Quartier des Ateliers - St Appo Environnement -
À la lisière de la ville de Dijon, sur les coteaux des Valendons, s’établit depuis des décennies un charmant bocage constitué de jardins ouvriers et familiaux, de haies, de vergers, de bois et de prairies. Depuis peu, les élu.e.s de la ville de Dijon et de la métropole veulent le détruire pour y mettre de la vigne. Une pétition est en ligne pour dénoncer ce saccage.
"C’est une dentelle fragile, patiemment brodée par les mains de celles et ceux qui ont pris soin de cette terre, générations après générations, nous permettant aujourd’hui de voir, de humer, de toucher, de goûter, de profiter cette nature apaisante et nourricière. Ce trésor naturel est en danger imminent de disparition. Depuis quelques années, le lobby du vin fait pression pour récupérer ces quelques hectares préservés de la côte bourguignonne et les transformer en culture intensive de la vigne. La municipalité dijonnaise, dans une volonté de marketing territorial faisant fi des réalités économiques, environnementales, patrimoniales et sociales, est engagée depuis quelques années dans la transformation des espaces naturels et agricole en vigne “appellation Dijon”. En à peine 5 ans, ce sont plus de 5 hectares qui ont été rasés, vidés de leurs arbres et de leur biodiversité, pour doubler la surface désormais dévolue aux vignes.
Nous ne laisserons personne remplacer cet espace foisonnant et vivrier, par une monoculture de vigne, stérile pour la biodiversité et dangereuse pour la santé des riverains et riveraines. Nous sommes des voisins et des voisines, nous habitons dans le coin ou nous aimons nous y balader, nous sommes les parents des enfants scolarisés ici, nous venons de Dijon, de Chenôve ou au-delà, et nous nous mobilisons aujourd’hui pour protéger notre patrimoine naturel. . . . . . . . . . . Connaissez-vous ce lieu préservé de Dijon ? En plus d’être un formidable coin de promenade et d’émerveillement facilement accessible en pleine ville, un plaisir pour les enfants et une aubaine pour les toutous, l’espace naturel et potager des Valendons est un poumon vert de Dijon.
Sa simple existence remplit de nombreuses fonctions essentielles à la préservation de notre santé : - Les haies préservent les écoles et habitations des pesticides épandus sur la côte. - Les arbres piègent les particules fines émises par la chaufferie des Valendons. - Le sol filtre l’eau et protège la nappe phréatique et les captages d’eau potable de la ville de Dijon. Ce lieu contribue à la lutte contre le réchauffement climatique et l’érosion des sols : - Les végétaux anciens (arbres, prairies, taillis) captent du carbone, produisent de l’oxygène et rafraichissent l’atmosphère, alors que les canicules se multiplient. - Leur enracinement stabilise la terre et prévient les glissements de terrain, qui toucheraient directement les maisons situées sous les coteaux. Et tant de biodiversité vit depuis des lustres sur ces terres : - Mammifères, oiseaux, arbres, insectes : les habitants et habitantes du coin racontent volontiers leurs rencontres avec les chevreuils, les geais et les hérissons qui peuplent ces espaces. - Les ruches installées sur ces terres bruissent d’abeilles qui pollinisent les végétaux avec leur cortège d’autres insectes. Cet endroit mérite d’être défendu. Il fait partie de notre patrimoine naturel, et contribue au bien-être et à la santé de toutes et tous. . . . . . . . . . . La déforestation est en cours. Sous nos yeux, le rachat et la destruction des parcelles de bois et de jardins, remplacées par des vignes et des fils de fers, s’accélèrent depuis quelques années, encouragées et portées par la municipalité.
Pourtant, la vigne n’apporte aucun bénéfice écologique, social ou environnemental. Elle ne nourrit pas, n’offre rien aux abeilles et autres pollinisateurs, n’enrichit pas le sol sur lequel elle est cultivée, ne permet pas la création de lien social. Bien au contraire, il est désormais largement prouvé que la vigne épuise son environnement, érode les sols, met en risque notre santé, et a de plus en plus de mal à faire face au réchauffement climatique. Sa culture est celle qui nécessite le plus de pesticides et autres produits dangereux pour la santé et l’environnement. Les dernières études montrent que des particules de pesticides sont retrouvées non seulement dans les centaines de mètres autour des vignes, mais également dans un périmètre de plusieurs kilomètres à la ronde ! L’expansion de la vigne à Dijon, c’est le bénéfice de quelques uns contre l’intérêt collectif de celles et ceux qui vivent là. . . . . . . . . . . Comment comprendre cette obstination ? Quel sens cela a-t-il de multiplier la vigne là où vivent des milliers de personnes, avec des écoles en proximité directe ? Quel est le coût réel sur notre santé et notre environnement, pour quelques litres de vin, consommés par de moins en moins de Françaises et Français ? Que penser d’un projet qui rase des dizaines d’hectares et des centaines d’arbres, à l’heure où la préservation de notre environnement est une nécessité absolue face aux bouleversements climatiques ? Nous ne laisserons pas les bois ni les jardins des Valendons se faire détruire. Nous demandons l’arrêt immédiat des opérations de déboisement dans le secteur. Il reste encore une dizaine d’hectares intacts à sauver de la destruction. Nous avons besoin de toutes celles et ceux qui sont attachées à leur quartier, à leur ville et à la préservation de leur patrimoine naturel. Et au-delà, de celles et ceux qui ont saisi que la sauvegarde de notre environnement est la clé pour envisager un avenir respirable.
Le livre de Jean Demarquoy, professeur à l'Université Bourgogne Europe et enseignant-chercheur en physiologie, spécialiste de la nutrition et des liens entre environnement, alimentation et santé, vient de sortir en librairie. Il traite des micro-plastiques et de leurs impacts sur notre santé.
"Oubliez les déchets flottants visibles depuis l’espace. La véritable menace est invisible, et elle est déjà en nous. Chaque semaine, nous pourrions ingérer jusqu’à 5 grammes de microplastiques, l’équivalent d’une carte bancaire. Ces particules voyagent dans l’air, contaminent l’eau, les sols, les aliments… et s’insinuent jusqu’au plus profond de nos tissus.
Dans cette enquête choc, le Pr Jean Demarquoy, expert auprès de plusieurs instances sanitaires européennes, révèle l’ampleur de cette pollution insidieuse. Il décortique le succès planétaire d’un matériau dont la fragmentation met en péril la biodiversité jusqu’à notre propre santé.
Mais cette réalité ne doit ni nous paralyser ni nous condamner à l’impuissance. Le Pr Demarquoy propose d’agir dès maintenant. Il détaille des solutions concrètes – de la réduction des microfibres textiles aux innovations comme la dégradation du plastique par des enzymes – et propose des gestes simples pour se protéger au quotidien.
Vous découvrirez notamment : • pourquoi certains sachets de thé ou biberons libèrent des millions de microparticules à chaque usage ; • comment filtrer son eau du robinet pour limiter son exposition ; • quels matériaux utiliser (et éviter) pour cuisiner, conserver ou réchauffer vos aliments ; • comment réduire la pollution plastique issue de votre machine à laver ; • quelles innovations permettront bientôt de dégrader les plastiques ou de les rendre compostables."
L'association Agir pour l'environnement dévoile le tout premier palmarès des 97 villes-préfectures de France hexagonale évaluant la part d'alimentation issue de l'agriculture biologique servie dans les cantines des écoles primaires. Dijon se voit attribuer un intitulé sans ambiguïté : « le prix du mépris à l’égard de la bio et de la loi ».
Le classement se base sur les données de 2024. Malgré l’obligation légale imposant aux collectivités de servir au moins 20 % de produits issus de l'agriculture biologique en restauration collective depuis le 1er janvier 2022, 64 villes-préfectures respectent la loi, mais 19 n'atteignent pas le seuil légal.
En tête du classement figurent les villes de Saint-Étienne, Périgueux et Bordeaux, dont la part de bio en restauration collective atteint respectivement 74,5 %, 67,6 % et 66,2 %.
Et Dijon dans tout ça ? Et bien ni les service de Dijon ni ceux de la métropole n'ont daigné répondre malgré les nombreuses demandes et relances; et malgré aussi le fait que c'est une obligation légale, cela doit être transparent.
Cette situation grotesque n'est malheureusement que le reflet de nos élus actuels. Et dire que François Rebsamen s'était vanté de faire de Dijon une ville transparente sur ce qui concerne les documents administratifs.
En fait, pour se conformer à la loi pour une République numérique, Dijon
Métropole a ouvert en 2023 un portail open data d'accès à 108 de ses jeux
de données. Open Dijon permet à tous de visualiser, télécharger,
analyser les données sur le logement, les transports, la vie publique,
les commerces, etc. (en savoir plus). Au jour d'aujourd'hui le site donne les lieux d'implantation des boites à livres ou de Velodi, mais en ce qui concerne "Dijon métropole en chiffres", deux ans après, toujours rien d'accessible...
Il faut rappeler que les associations locales se plaignent régulièrement de l'opacité à Dijon, de l'absence de transparence des élus en place. Alors ce prix du mépris n'est pas si surprenant que cela. Dijon ville écologique ? Hum...
Mise à jour :
Suite à la publication du rapport de Agir pour l'Environnement, la ville de Dijon a enfin donné les informations. On apprend alors que Dijon se positionne en 19ème position. Bio en 2023 : 36% Bio en 2024 : 37,3% Nombre de repas en 2024 : 1 195 492 Prix par repas en 2024 : 2,50€ Dommage de prendre au sérieux une association environnementale si tardivement...
L’Armoire Commune est une nouvelle association dijonnaise qui porte un projet de bibliothèque d’objets, fondée sur les principes de l'économie circulaire. Il s'agit de permettre aux particuliers et associations d’emprunter des objets du quotidien (bricolage, jardinage, cuisine, loisirs, événementiel…) plutôt que de les acheter, tout en proposant des ateliers de réparation et d'utilisation des objets.
Un sondage à destination des habitant·es et associations de la Métropole a été mis en place afin de mieux comprendre les besoins et les attentes autour de ce type de service.
Ce type de projet est excellent pour diminuer notre empreinte environnementale. En effet, mutualiser des objets évite que tout le monde achète le même alors que ces appareils ne sont pas utilisés constamment.
Cela peut être une tondeuse à gazon, un appareil à raclette, un stérilisateur pour faire des conserves, des jeux,...
Fin mai 2026, l'Institut Agro de Dijon accueil un "Chatkathon" dont la thématique est : "Imaginez et développez des solutions innovantes et durables en réponse aux défis environnementaux, en utilisant l'intelligence artificielle générative.". Intéressant sur le papier, mais est-ce bien cohérent ?
Les problématiques environnementales sont nombreuses et diverses; et globalement ça empire jour après jour. L'humain, principale source du problème, serait trop bête pour résoudre les problèmes qu'il engendre. Alors, certains en appellent à l'IA comme une solution miracle.
Selon le site internet de l'événement, "Le Chakathon est un idéathon qui vise à imaginer, créer et développer des solutions innovantes et durables en réponse aux défis environnementaux, en utilisant l'intelligence artificielle générative (IAG) comme levier d'innovation et de créativité. Les équipes pluridisciplinaires seront encadrées et accompagnées par des experts et des mentors (spécialistes des IAG et de la transition environnementale) pour mener à bien leur mission. Il n'est pas nécessaire d'avoir de prérequis."
Plus loin, le site indique qu'il s'agit de "sensibiliser les participants aux enjeux de la transition écologique et aux potentialités de l'IA générative" pour finalement "développer des projets concrets et applicables, répondant à des problématiques environnementales spécifiques.
De la, deux questions se posent : - Sérieusement, as t-on besoin ce l'IA pour résoudre les problèmes que l'on a créé et dont, il faut être honnête, les solutions sont connues. Des solutions connues mais qui ne sont pas mises en place car cela dérange notre façon de vivre polluante, cela dérange nos élu.e.s qui préfèrent faire un peu de greenwashing pour cacher leurs choix qui dégradent l'environnement, cela gêne aussi le "business" de nombreuses entreprises.
- Utiliser l'IAg pour protéger l'environnement, est-ce techniquement cohérent ? Utiliser une IAg c'est utiliser des ordinateurs, des millions d'ordinateurs, appelés "serveurs" dans les centres de données ou "datacenters". Il a fallu construire ces machines, des machines qui nécessitent des dizaines de métaux différents dont certains sont rares; des métaux dont l'extraction est extrêmement polluante. Le fonctionnement des datacenters nécessite énormément d'électricité que ce soit pour alimenter ces serveurs mais aussi pour les refroidir. L'énergie représente environ 50% des dépenses d'un datacenter, un data center de 10 000 m2 de surface présente une consommation équivalente à celle d’une ville de 50 000 habitants, leur consommation d’énergie est estimée à 2 à 3 % de la consommation électrique dans le monde ! (source : opera-energie.com). Lire aussi l'article "Intelligence artificielle : le vrai coût environnemental de la course à l’IA".
Que ce soit à Dijon comme ailleurs, cette course à l'utilisation du numérique est un réel problème écologique. Notre dépendance au numérique augmente jour après jour tout en diminuant notre capacité à la réflexion amenant à une atrophie cognitive. A quand un week-end dédié à l'écologie basé sur la sobriété et la réflexion humaine à l'Institut Agro Dijon ?
Et c'est parti pour deux mois de mensonges et autres discours malhonnêtes en tous genres. Bref, bienvenu dans le monde de la politique... Petit aperçu du monde voulu selon le couple Rebsamen-Koenders avec ce panneau déroulant.
* Une incitation à la malbouffe alors qu'il est avéré que ce style de produit participe à l'obésité infantile. D'ailleurs, le Royaume Uni vient d'interdire certaines publicités à la télévision et sur les réseaux. A Dijon, les Amis de la Terre Côte-d'Or dénoncent depuis des années le fait de voir de telles publicité dans les rues. Mais pas de problème pour le couple Rebsament-Koenders !...
* Une incitation à acheter et donc se déplacer en voiture. Pas étonnant que les mobilités douces progressent si peu. Une incohérence de plus !...
* Une incitation à acheter des meubles chez une multinationales qui fait de l'évasion fiscale. Et dire que le couple Rebsament-Koenders affirme promouvoir le commerce local. Seulement 5% des affichages sur les abribus et panneaux sucettes font la promotion de commerces locaux, les 95% vantent les produits de multinationales, dont beaucoup sont américaines et autres chinoises. Honteux !
Ce panneau déroulant reflète bien la façon dont ces deux personnes souhaitent continuer à dégrader la planète.
Alors que les élections municipales approchent, France 3 Bourgogne a réalisé un reportage sur les listes référencées "écologiques" à Dijon. Même si la campagne n'a pas vraiment commencée pour tout le monde, petits décryptages de la situation et le pourquoi des "écolos en ordres dispersés".
* La liste "Dijon change d'ère" avec Les Ecologistes, le Parti Communiste Français, L'Après et Génération S. Cette liste est officiellement en campagne depuis le 15 novembre via leur communiqué.
Les activités de cette liste sont à suivre sur leur site internet, leur compte Instagram et leur page Facebook ouverts récemment. Sur leur site web on peut y lire : "Emmenée par Michel Haberstrau, la liste "Dijon change d'ère" réunit des
forces de gauche et écologistes (Les Écologistes, le Parti Communiste
Français, l'Après et Génération·s), ainsi que des citoyennes et citoyens
engagés, dans l'esprit du Nouveau Front Populaire. Nous
souhaitons ouvrir pour Dijon un nouveau chapitre, avec un programme
enfin social, féministe, écologiste, et démocratique, que nous voulons
bâtir avec les habitantes, les habitants et les associations. Nous travaillons activement à l'élaboration d'un projet collectif autour de 3 priorités : - l'amélioration des services publics, avec la maîtrise publique de l'eau et les premiers mètres-cubes gratuits, l'accès à une alimentation locale de qualité et la rénovation des écoles - l'attention à notre cadre de vie, avec une VRAIE logique de zéro artificialisation, une ceinture maraîchère et un plan de mobilités actives qui respecte tout le monde - le renforcement de la démocratie locale, avec une véritable prise en compte des attentes des citoyennes et citoyens, grâce à une relation de confiance et de transparence avec leur ville
Leur programme, la composition de leur liste et divers événements seront disponibles prochainement sur leurs médias.
* La liste "Dijon Ecologie" (rien à voir avec le site "dijon-ecolo" !) menée par Patrice Chateau (ancien d'EELV), Billy Chrétien qui dit agir pour les habitants, mais aussi Karine Savina. Patrice Chateau et Karine Savina sont actuellement au conseil municipal de Dijon sous la bannière de Nathalie Koenders. Etonnant donc de les voir créer une association "Dijon Ecologie" pour les municipales, de mener une campagne tout en déclarant rejoindre Nathalie Koenders car ce serait elle la mieux placée pour défendre l'écologie à Dijon... En fait, il est clair que leur stratégie est de semer la confusion envers les électeurs et de faire perdre quelques pourcentages aux deux autres liste écolos, des pourcentages qui iront pour la liste Koenders.
En tout cas cette liste n'est clairement pas la plus à même de représenter la démocratie à Dijon. En effet, déjà les associations militantes écolos locales n'arrivent pas à se faire entendre par la majorité actuelle (Koenders + Dijon Ecologie), celle-ci ayant une attitude hautaine envers ces associations.
De plus, anecdote, Karine Savina avait posté sur sa page Facebook la soirée qu'ils avaient organisé le 28 novembre 2025 avec un Shifter local pour parler de Sobriété numérique et Intelligence Artificielle (soirée intéressante). Petit commentaire pour indiquer que finalement il était dommage que Dijon Ecologie ne se soit pas positionné sur le sujet. Et bien Karine Savina a purement supprimé le commentaire ! Le commentaire a été remis quelques jours plus tard, pour finalement être à nouveau supprimé ! Chez "Dijon Ecologie" on n'aime pas les remarques ?
Il s'agit ici d'un mouvement citoyen créé par Mathilde Mouchet et Rémi Goguel et qui se veut avant tout participatif, sans label politique.
Leur leitmotiv est de partir du constat que la ville actuelle sera difficilement vivable en 2050 (voir la conférence qu'ils avaient organisé) et ensuite imaginer les solutions à mettre en place dès maintenant, notamment en privilégiant la démocratie participative (exemple avec une soirée débat qu'ils avaient organisé au cinéma Eldorado par la projection du documentaire "La République de Saillans").
Il s'agit d'une liste ouverte et très engagée dans le sens où elle est ouverte à toute personne sans qu'elle soit inscrite à un parti politique et qu'elle cherche à mettre en place des solutions concrètes, réalistes et étudiées et non pas des "blablas" comme il est de coutume en politique, voire des mensonges comme on en voit localement.
A noter que ces deux responsables ont fait leur preuve pour défendre la biodiversité et lutter contre le bétonnage à Dijon car ils ont été très actifs pour défendre la RUBS et agissent actuellement sur plusieurs dossiers comme les arbres de l'EPHAD ou le terrain rue Colchide.
Trois listes encartées sous la bannière "Ecologie", trois approches très différentes de faire de la politiques, trois visions de Dijon dans quelques années.
L'association STOP au ralenti, structure qui agit vers les automobilistes pour une meilleure qualité de l'air, vient de mettre en ligne une vidéo avec des dijonnais qui témoignent sur le sujet du "stop au ralenti".
D'autres vidéos devraient voir le jour prochainement. Toute personne qui souhaite soutenir l'initiative peut prendre contact (stopauralenti@gmail.com) pour témoigner aussi. A défaut d'avoir des élu.e.s locaux (comme François Rebsamen et Nathalie Koenders) qui ne sont à l'écoute des dijonnais, cette vidéo pourra sensibiliser quelques automobilistes.