samedi 16 juillet 2022

Feuilleton Capitaine Marteau contre Amazon : épisodes 1, 2, 3 et 4

Retrouvez les aventures du capitaine Marteau dans son enquête sur Amazon. Dijon métropole accueille Amazon dans la zone d'activité de Longvic. Une production du collectif Plus Jamais ça.

épisode 1 :

 épisode 2 :

épisode 3 :

épisode 4 :

L'implantation d'Amazon à Longvic près de Dijon est vivement critiqué par nombre de citoyens conscients des méfaits de cette entreprise. Toutefois cette implantation a été favorisée et reste soutenue par François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon Métropole comme il l'avait expliqué récemment. Un décalage manifeste entre des idées archaïques de notre société et les enjeux écologiques et sociaux actuels.

samedi 18 juin 2022

Encore combien de temps Dijon métropole soutiendra t il le dérèglement climatique ?

Communiqué des Amis de la Terre Côte-d'Or : "Alertes rouges des scientifiques et records de températures se succèdent les uns après les autres. Actuellement, une vague de chaleur extrêmement forte s’abat sur toute la France, une canicule anormalement précoce, du jamais vu. Du jamais vu, mais malheureusement  prévu sans ambiguïté par le GIEC ( Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ) dans leur dernier rapport. Les scientifiques appellent à un sursaut : « Nous avons besoin d’une transformation radicale. Nous devons redéfinir notre mode de vie et de consommation », alertent-ils.

Il est donc temps d’agir concrètement et activement pour limiter les émissions de CO2. Et localement que voit-on dans les rues de la métropole ? Des centaines de publicités promouvant les entreprises françaises les plus polluantes ! Depuis le mois d’avril 2022, nous en sommes à la 5ème campagne publicitaire pour les banques Crédit Agricole et Caisse d’Epargne.


Banques climaticides, explications
L’impact climatique des banques françaises est considérable. Aux trois premières places des entreprises françaises les plus polluantes, on retrouve BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole, qui ont chacune une empreinte carbone supérieure au territoire français.

Elles jouent un rôle prépondérant en finançant le modèle économique du passé, fortement émetteur de gaz à effet de serre, tout en affichant des discours trompeurs.
Le rapport international Banking On Climate Chaos a révélé en mars 2021 que BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et le groupe BPCE ont au total presque doublé leurs financements au charbon, pétrole et gaz entre 2016 et 2020 – soit en moyenne + 19 % par an. En 2020 se sont les premiers financeurs européens des énergies fossiles.

Une étude des Amis de la Terre France et Oxfam France montre que depuis janvier 2020, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne ont accordé 100 milliards de dollars de financements aux entreprises actives dans le charbon, le pétrole et le gaz. Leurs meilleures clientes sont les huit majors pétrolières et gazières, qui ont capté 25 % du total de ces financements. BNP Paribas a à elle seule financée ces majors pour 12 milliards de dollars.

Les quatre grandes banques françaises ont de surcroît toutes augmenté ces financements, de 22,5 % en moyenne entre 2019 et 2020. Cette hausse est le résultat d’un bond de leurs émissions d’actions et d’obligations pour le compte d’entreprises des énergies fossiles. Elles ont ainsi permis à de grands groupes polluants de lever rapidement et à grande échelle des capitaux sur les marchés financiers. En haut de la liste des entreprises qui en ont bénéficié, on retrouve ici encore les majors et notamment BP, qui a reçu en 2020 7,8 milliards de dollars de financements de BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale.


Les banques trahissent l’épargne des français
À cause des activités climaticides des banques, l’épargne représente le premier poste d’émission de CO2 d’un citoyen français !
 

Suraffichage : les citoyens passent à l’action 
Connaissant l’impact environnemental de ces entreprises, les Amis de la Terre Côte-d’Or, accompagnés de citoyens volontaires, ont entrepris de sur-afficher toutes les publicités de ces banques présentes sur les abribus.
La technique consiste à fixer, avec du ruban adhésif, des affiches montrant le vrai visage de ces banques. Un acte non violent et sans dégradation pour dénoncer les investissements de ces multinationales et informer les habitants de la métropole.
Nous demandons à ces entreprises de ne plus s’afficher dans les rues de la métropole tant qu’elle continueront à avoir des investissements climaticides.
 
                             
Responsabilité de nos élus
Nous tenons à rappeler à tous les élus de la métropole que cela fait plus de 18 mois que nous les interpellons sur la nécessité de ne pas renouveler le contrat de mobilier urbain et le remplacer par notre projet « aubettes ».  Le GIEC ne cesse de répéter que le coût de l’action est moins important que l’inaction. Pourtant cela fait plus de 18 mois que nos élus sont sourds et muets sur ce sujet ! Nous entendons parfois qu’il ne faut pas « d’écologie punitive », mais que subissons nous au quotidien ? Des pollutions punitives, des pénuries d’eau punitives, un dérèglement climatique punitif et qui tue en France en Europe et dans le monde. Et plus on attend pour agir plus cela sera punitif, douloureux et violent. Le manque d’engagement de nos élus nous punie toutes et tous. Ca suffit !
 
Nous demandons une nouvelle fois à François Rebsamen, président de Dijon métropole, ainsi qu’à tous les maires des communes de la métropole, à s’engager dès maintenant à ne pas renouveler le contrat de mobilier urbain, ce qui empêchera la présence de publicités climaticides dans les rues. Nous demandons à Monsieur François Rebsamen de s’engager pour des aubettes locales sur lesquelles il y aura des informations économiques locales et écoresponsables, ou associatives et culturelles.

vendredi 10 juin 2022

Chez les oiseaux, manger bio maintient en forme

Le laboratoire Biogéosciences de l'université de Bourgogne a publié une étude comparant l’état de santé comportementale d'oiseaux évoluant dans des environnements d'agriculture conventionnelle et d'agriculture biologique.


Communiqué : "Les effets de l’agriculture biologique par rapport à l’agriculture conventionnelle (forte consommatrice de pesticides) ont été comparés en conditions naturelles sur le comportement et la vigueur de plusieurs espèces d’oiseaux. Les résultats montrent, pour 6 espèces différentes, que la vigueur des individus nichant dans les haies entourées d’agriculture conventionnelle est fortement diminuée matérialisant une altération significative de leur état de santé. Cette étude a été publiée en mai 2022 dans la revue Agriculture, Ecosystems and Environnement par des chercheurs du Centre d’études biologiques de Chizé (CNRS/La Rochelle université) et du laboratoire Biogéosciences (CNRS/UBFC/uB).

Exposition aux produits phytosanitaires : des effets sur les populations d’oiseaux
L’intensification de l’agriculture est à l’origine d’un déclin de la biodiversité sans précédent, notamment chez les oiseaux, et l’utilisation très importante de produits phytosanitaires en est l’une des causes. L’impact des pesticides est reconnu par les effets létaux suite à l’exposition ou l’ingestion de doses massives et/ou de molécules particulièrement toxiques. Mais ces effets négatifs sont largement sous-estimés par les études qui ne se préoccupent que d’exposition aigüe aux doses plus importantes en mesurant la mortalité et souvent par le biais d’expériences en laboratoire ne mimant pas la réalité du terrain. Peu d’études se préoccupent également du comportement. Or, ce dernier est souvent la première composante visible d’une intoxication. Ainsi, l’étude du comportement des oiseaux en conditions naturelles pourrait être un bon marqueur d’une dégradation physiologique des organismes due à ces expositions chroniques et non létales.
 
Une dégradation de la vigueur des oiseaux nichant dans des haies « non bios »
En capturant 6 espèces de passereaux dans des haies au milieu de champs en agriculture biologique (sans utilisation de pesticides) ou dans des haies, similaires en composition et en nature, mais bordées d’agriculture conventionnelle, les chercheurs ont pu mettre en évidence une dégradation nette de l’état de santé comportementale des oiseaux en agriculture conventionnelle pendant la saison de reproduction. Pour ce faire, les chercheurs ont mis au point un protocole d’observation du comportement basé sur la quantification du débattement des oiseaux capturés au filet lors de l’approche simulée d’un prédateur, et le nombre de cris et le nombre de tentatives de fuite lorsque l’oiseau était tenu en main. Les résultats sont sans appel. Les oiseaux capturés en agriculture conventionnelle se débattaient beaucoup moins à l’approche du prédateur, étaient beaucoup moins agressifs et vocalisaient moins face à l’expérimentateur. En revanche, la corpulence des individus ne changeait pas entre les deux types d’agricultures, tendant à montrer que la différence de comportement observée serait plutôt due à des perturbations physiologiques en relation avec les pesticides, qu’à une baisse d’énergie disponible (résultant d’une potentielle différence de disponibilité des ressources).

Un dispositif expérimental innovant
Contrairement à l’immense majorité des études qui testent les effets des pesticides en laboratoire, cette étude a été réalisée in natura sur un grand nombre d’espèces permettant de généraliser l’effet observé puisque toutes les espèces répondaient de façon similaire. Cette étude sur le terrain est permise par la connaissance fine du territoire : dans la Zone Atelier Plaine & Val de Sèvre (au sud de Niort dans les Deux-Sèvres), l’intégralité des parcelles en agriculture biologique et en agriculture conventionnelle est connue, informant sur l’utilisation ou non de pesticides à l’échelle des paysages.

Pour conclure, cette étude indique que le comportement des oiseaux pourrait être utilisé afin d’évaluer l’impact des activités humaines, par exemple en indiquant voire en mesurant quantitativement la dégradation de la qualité de vie dans un écosystème. Les oiseaux, par exemple dans ces paysages agricoles, pourraient ainsi être qualifiés de sentinelles pour la santé humaine (et celle des écosystèmes), renforçant l’approche et le concept naissants de la santé environnementale (One Health)."

lundi 6 juin 2022

Les députés de Côte-d'Or sont soit mauvais soit néfastes pour la planète

12 et 19 juin auront lieu le vote pour renouveler nos députés, ces personnes qui font et votent nos lois. Les lois sont un excellent levier pour interdire ce qui peut être néfaste à la vie sur terre. Mais 3 de nos élus ont pris, durant leur mandat, des décisions criminelles pour l'environnement !


Le site internet parlementerre.fr montre "comment votent les députés pour la planète. À la veille des élections législatives, l'association Agir pour l'Environnement a souhaité vous informer sur l'action des députés pour préserver la planète.
Sur la base d'une sélection de 17 votes qui se sont tenus dans l'hémicycle durant les 5 dernières années vous trouverez le classement des députés.
Agir pour l’Environnement a établi un système de notation simple et transparent :
+ 1 point : lorsque le député a voté en faveur d’un amendement ou d’une loi constituant une avancée pour l’écologie ou au contraire contre un amendement ou une loi nocive pour l’environnement
0 point : lorsque le député s’est abstenu ou lorsque le député était absent
- 1 point : lorsque le député a voté en faveur d’un amendement ou d’une loi nocive pour l’environnement ou au contraire contre une loi ou un amendement favorable pour l’environnement"

Les députés Rémi Delatte et Yolaine de Courson sont considérés comme "moyen", tandis que Fadila Khattabi, Didier Martin et Didier Paris sont purement et simplement mauvais, c'est à dire que globalement ils ont pris des positions néfastes pour la planète. Et dire que Khattabi, Martin et Paris se représentent alors qu'ils sont malsain pour l'environnement, c'est incroyable !

Rémi Delatte :



 

 

 

 

Yolaine de Courson :

 


 




Fadila Khattabi :


 




Didier Martin :







 

Didier Paris :




samedi 4 juin 2022

Nathalie Koenders invite les jeunes dans les locaux d'une banque qui détruit leur avenir

Comment est il possible que la mairie de Dijon, autoproclamée "référence écologique européenne", organise une rencontre avec des dijonnais.e.s de moins de 30 ans dans un lieu où leur avenir est bafoué ? Les locaux utilisés appartiennent à une des entreprises françaises les plus polluantes au monde !


Les thèmes de l'alimentation et des déplacements étaient au coeur des échanges de la 2e Agora jeunes organisée le 1er juin dans les locaux de Village by CA à la Cité internationale de la gastronomie et du vin.  




Selon le site internet, "Village by CA" c'est : "Depuis toujours, le Crédit Agricole agit dans l’intérêt de ses clients et de la société. C’est donc tout naturellement que le groupe a lancé le réseau Village by CA, décuplant et transposant sa force, son expérience et son ancrage aux acteurs du développement de l’économie locale, à commencer vous, entrepreneurs, qui participez activement à la création de valeurs, de richesses et d’emplois sur les territoires.
Notre particularité est de donner les mêmes chances de réussite aux entreprises qui intègrent le réseau quel que soit son le secteur d’activité en favorisant le développement business et l’accès aux sources de financement."

Selon Les Amis de la Terre France, "Les 60 plus grandes banques internationales ont au total accordé 4 582 milliards de dollars aux énergies fossiles depuis l’adoption de l’Accord de Paris sur le climat. Avec 352 milliards de dollars de financements au cours de ces six dernières années, la place de Paris représente le 1er soutien de l’Union européenne à cette industrie, et talonne de très près celle de Londres. 87 % de ces capitaux proviennent de seulement 3 banques : BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole."


Crédit Agricole

  • Figure parmi les principaux soutiens du géant russe Gazprom : 1 milliard entre 2016 et 2021.
  • Est également le premier soutien de TotalEnergies entre 2016 et 2021 alors que l’entreprise développe actuellement un oléoduc pétrolier géant à travers l’Afrique de l’Est et n’a pas non plus renoncé à ses projets dans la zone Arctique russe.
  • Figure dans le top 10 mondial des soutiens à l’extraction pétro-gazière Arctique et Offshore entre 2016 et 2021.

Il est donc affligeant que la première adjointe à la mairie invite les moins de 30 ans pour une rencontre dans un lieu participant activement à la destruction de l'avenir de ces jeunes...

lundi 23 mai 2022

Opération Pages Blanches : 1013 affiches publicitaires enlevées à Dijon dimanche par Extinction Rébellion

Communiqué : "Le groupe local dijonnais d’Extinction Rébellion a réalisé ce dimanche 22 mai une nouvelle action d’ampleur ! Plus de 1000 affiches publicitaires des abris de bus et des sucettes (panneaux tournants) ont été enlevés dans la journée. En plus du centre-ville, l'ensemble de l'agglomération a été couvert avec notamment : Longvic, Chenove, Quetigny, Talant, Saint-Apollinaire, Marsannay, Fontaine d'Ouche, Chevigny-Saint-Sauveur.

A travers cette action nous souhaitons lancer un message fort à la mairie de Dijon et au maire François Rebsamen : pas de renouvellement en Octobre 2022 de la délégation d'exploitation du mobilier urbain auprès de Clear Channel ou de tout autre fournisseur privé. Nous voulons l'arrêt des publicités dans l'espace public, ou, à minima, la limitation de ces dernières à la promotion de commerces locaux ou d'accès à la culture (livres, festivals...).
 
D'autres villes en France, comme Grenoble, ont choisi cette voie. Pourquoi la capitale de Bourgogne-Franche-Comté ne pourrait-t-elle pas également faire ce choix ?
 

Nous adressons également notre message à Clear Channel : vous n'êtes plus les bienvenus à Dijon. Nous allons contacter l'ensemble de vos clients en leur indiquant le nombre de publicités retirées pour leurs marques. Nous allons aussi leur expliquer qu'à chacune de leurs futures campagnes dans notre métropole nous retirerons de nouveau leurs publicités.
 
 
Quant aux raisons qui nous poussent à agir de la sorte, elles sont nombreuses :
  • Pollution visuelle généralisée avec plusieurs milliers de publicités visualisées par chaque français.es quotidiennement,
  • La publicité propage des idéologies néfastes : sexisme, éthnocentrisme, culte de l’apparence, du « tout, tout de suite », compétition, matérialisme, conformisme, violence, maigreur et jeunisme,
  • La publicité ne profite qu'à une minorité : en France, 672 annonceurs effectuent à eux seuls 80 % des investissements publicitaires dans les médias nationaux. Rapporté aux 3 millions d’entreprises françaises, cela donne donc moins de 2 entreprises sur 10 000 ayant la capacité d’être largement visibles du grand public,
  • La publicité pousse à la surconsommation et au gaspillage avec toutes les terribles conséquences écologiques que ces comportements entrainent. Pourtant, aujourd’hui, les experts du GIEC nous donne à peine 3 ans pour agir radicalement afin d'éviter une catastrophe humaine planétaire.
Ce n’est pas notre première action antipublicité à Dijon et ce ne sera pas la dernière. Nous appelons tou·tes les citoyen·nes dijonnais•es à nous rejoindre pour nous réapproprier l’espace public et pour lutter face aux urgences environnementales et sociales.
 
Si vous souhaitez participer à nos actions ou juste nous rencontrer autour d’un moment convivial pour des discussions/débats enflammés mais bienveillants, n’hésitez pas à nous contacter : xrdijon@protonmail.com.

Face à l’extinction, la rébellion!"

dimanche 15 mai 2022

AMAP "Les paniers d'Honoré"

C'est un rituel : chaque vendredi, de 12h15 à 13h15, les adhérents de l'AMAP "Les paniers d'Honoré" viennent chercher leur panier de légumes, des légumes bio en provenance de Saulx-le-Duc.

 

 

 

 

 

 

Le rendez-vous a lieu dans la cour de la maison Maladière, 25 rue Balzac à Dijon. En plus des légumes, les adhérents peuvent acheter des oeufs de Chanceaux, de brioches de la société Briochouette de Dijon, mais aussi parfois des produits de Baum'plante, et prochainement du pain artisanal.

Cette AMAP dijonnaise, comme d'autres locales, s'évertue à soutenir une économie locale avec des produits bio. Une AMAP gérée par des bénévoles sympathiques, à découvrir et à soutenir.

lundi 9 mai 2022

Dijon, cité de la gastronomie et de l’incitation à la malbouffe

Mobilisation des Amis de la Terre Côte-d'Or contre le double langage dijonnais : promotion de la gastronomie tout en incitant à la consommation d'alcools et de malbouffe industrielle.

Sérieusement, est-ce que des publicités pour Mc Donald, Quick, Heineken et autres hamburgers ont leur place dans une « cité de la gastronomie » ? A regarder les rues au quotidien, il serait plutôt judicieux de parler de « Dijon, cité de la gastro »…



Nous répétons aujourd’hui notre appel :

Fin de la publicité pour la malbouffe et alcools industriels, fin de la publicité pour les multinationales, fin de l’invasion de l’espace public par la publicité. Oui à l’information culturelle et associative locale, oui à la promotion des commerçants et artisans locaux, respectueuse des consommateurs et de la planète. Fin également de ces panneaux publicitaires éclairés toutes les nuits, consommateurs d’énergie devenue rare, coûteuse. Dans une capitale dite verte ?

La publicité est le moteur de notre société de surconsommation et surproduction, avec ses conséquences en termes de pollutions et dégradation de notre planète.

Le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur le Climat) l’affirme, c’est MAINTENANT qu’il faut agir !



Pourtant, cela fait plus de 15 mois que nous interpellons les élus de la Métropole, notamment son président François Rebsamen, pour leur demander de s’engager à en finir avec les publicités sur les abribus.

LE CONTRAT ENTRE LA SOCIÉTÉ CLEAR CHANNEL ET LA MÉTROPOLE PRENANT FIN CET AUTOMNE, NOUS SOUHAITONS QUE LES ÉLUS PRENNENT UNE DÉCISION COHÉRENTE AVEC LE RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT.

Publicités pour des voitures, de l’électronique, des banques climaticides, …, mais aussi de la malbouffe et autres alcools industriels. Ca suffit ! STOP !



Ce samedi 7 mai, week-end de l’inauguration de la cité de la gastronomie à Dijon, nous avons expliqué nos revendications à de très nombreuses personnes et distribué près d’un millier de tracts.

vendredi 15 avril 2022

Financement participatif pour l'Herbivoriste, le Food Bike végétal

Un financement participatif dijonnais en cours : "Le projet consiste à vous proposer à bord d'un food bike, une cuisine 100% végétale, de saison, majoritairement biologique et locale pour vos déjeuners en semaine. L'objectif est de démocratiser la cuisine végétalienne et de vous montrer qu'elle est accessible, riche, colorée et pleine de saveurs!"

"Pourquoi un vélo?
J'ai fait le choix d'un vélo plutôt que d'un camion pour des raisons écologiques tout d'abord, de sa grande mobilité et de ses dimensions minimalistes qui permettent de s’installer facilement et rapidement dans de nombreux endroits.
Pourquoi une cuisine végétale?
A mon sens, le végétalisme est un art de vivre respectueux de la planète et de ses habitants humains et non humains. Je suis profondément convaincue que c'est la nourriture de l'avenir."

Le financement participatif permettra de financer une partie du vélo cargo. "Le food bike sera composé d'une partie cycle et d'un caisson à l'avant conçu sur mesure et tout équipé avec une caisse isotherme, une plancha, un évier et des bacs inox pour permettre de transporter les plats et de cuisiner sur place pour vous ! "

Un second palier de financement servira à financer le petit matériel nécessaire à l'activité. Tandis qu'un dernier palier aidera à acheter une partie du gros matériel.

samedi 9 avril 2022

Fin de la publicité pour les banques climaticides dans la métropole dijonnaise !

Depuis quelques jours, des membres des associations Les Amis de la Terre Côte-d'Or et ATTAC21, et des citoyens engagés pour le climat recouvrent les publicités des banques climaticides imposées à la vue de tous sur les panneaux publicitaires des abribus.

Le message est double :
–  dénoncer la publicité toxique des banques qui soutiennent très fortement l’industrie fossile,
–  Réitérer la demande publique aux maires de la métropole dijonnaise et à son président François Rebsamen, de ne pas renouveler le contrat publicitaire sur les arrêts de bus et panneaux pub appelés « sucettes », qui prend fin en 2022. Cette mesure permettra d’en finir avec les publicités pour les multinationales et la surconsommation qui polluent les rues de Dijon, La solution proposée étant de créer une commission validant le contenu des informations présentes sur les futures aubettes dijonnaises, réservées aux commerces locaux.

Banques climaticides, explications
L’impact climatique des banques françaises est considérable. Aux trois premières places des entreprises françaises les plus polluantes, on retrouve BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole, qui ont chacune une empreinte carbone supérieure au territoire français.
Elles jouent un rôle prépondérant en finançant le modèle économique du passé, fortement émetteur de gaz à effet de serre.
Le rapport international Banking On Climate Chaos a révélé en mars 2021 que BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et le groupe BPCE ont au total presque doublé leurs financements au charbon, pétrole et gaz entre 2016 et 2020 – soit en moyenne + 19 % par an. En 2020 en se sont les premiers financeurs européens des énergies fossiles.
La  finance est un levier fondamental pour limiter le réchauffement planétaire sous la barre critique de 1,5 °C, mais elle persiste  à freiner la transition : c’est le secteur économique qui a l’impact carbone le plus important.

100 milliards pour détruire le climat
Une étude des Amis de la Terre France et Oxfam France montre que depuis janvier 2020, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne ont accordé 100 milliards de dollars de financements aux entreprises actives dans le charbon, le pétrole et le gaz. Leurs meilleures clientes sont les huit majors pétrolières et gazières, qui ont capté 25 % du total de ces financements. BNP Paribas a à elle seule financée ces majors pour 12 milliards de dollars.
Les quatre grandes banques françaises ont de surcroît toutes augmenté ces financements, de 22,5 % en moyenne entre 2019 et 2020. Cette hausse est le résultat d’un bond de leurs émissions d’actions et d’obligations pour le compte d’entreprises des énergies fossiles. Elles ont ainsi permis à de grands groupes polluants de lever rapidement et à grande échelle des capitaux sur les marchés financiers. En haut de la liste des entreprises qui en ont bénéficié, on retrouve ici encore les majors et notamment BP, qui a reçu en 2020 7,8 milliards de dollars de financements de BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale.

Et l’Accord de Paris ?
L’addiction aux majors des banques françaises représente un danger climatique avéré. Ces quelques multinationales continuent à miser massivement sur le développement des hydrocarbures – secteur qui capte plus de 90 % de leurs dépenses d’investissement, et n’ont pas l’intention d’y renoncer. Si, dans une tentative de verdissement de leur image, elles ont toutes pris des engagements en matière climatique, aucune de ces annonces ne se rapproche même des objectifs de l’Accord de Paris.

AXA IM (AXA Investment Managers) gère plus de 869 milliards d’euros d’actifs et est un des principaux assureurs du secteur pétro-gazier. AXA IM  a annoncé lors de la COP26 l’arrêt de ses soutiens aux hydrocarbures non conventionnels, mais se laisse malgré tout le droit d’investir dans les entreprises coupables de plus de 56% de l’expansion pétrolière et gazière actuellement prévue. Pourtant l’AIE (L’Agence Internationale de L’énergie) stipule clairement que l’atteinte des objectifs climatiques internationaux requiert de ne plus développer de nouveaux champs pétroliers et gaziers. AXA IM doit donc exclure dès aujourd’hui les entreprises ouvrant de nouveaux champs pétroliers et gaziers.

Suraffichage : les citoyens passent à l’action
Connaissant l’impact environnemental de ces entreprises, les Amis de la Terre Côte-d’Or, ATTAC21, accompagnés de citoyens volontaires, ont entrepris de sur-afficher  toutes leurs publicités présentes sur les abribus.
La technique consiste à fixer, avec du ruban adhésif, des affiches montrant le vrai visage de ces banques. Un acte non violent et sans dégradation pour dénoncer les investissements de ces multinationales et informer les habitants de la métropole.
Nous demandons à ces entreprises de ne plus s’afficher dans les rues de la métropole tant qu’elle continueront à avoir des investissements climaticides et à monsieur François Rebsamen, président de Dijon Métropole, de s’engager pour des aubettes locales sur lesquelles il pourra y avoir des informations économiques locales et écoresponsables, ou associatives et culturelles.
(communiqué des Amis de la Terre Côte-d’Or et ATTAC21)