dimanche 27 novembre 2022

La Réserve Bio, épicerie bio et zéro déchet

Une nouvelle épicerie de produits bio et zéro déchet vient d'ouvrir à Dijon, au 83 avenue Jean Jaurès. Il s'agit de La Réserve Bio. Cette épicerie est déjà présente à Auxonne, mais aussi à Dijon jusqu'à récemment sous une forme itinérante. Maintenant le camion a laissé place à la boutique.

"De l’épicerie sèche à l’épicerie fraîche, en passant par les fruits et légumes, les pains au levain naturel, les fromages, la crémerie, les miels & pâtes à tartiner, les huiles, les boissons et bien sûr les bocaux, à l’épicerie nous avons beaucoup de produits alimentaires en vrac ou en bocaux consignés. 



À l’épicerie vous retrouverez également des produits d’hygiène corporelle, des cosmétiques, des produits d’entretien de la maison ou encore des accessoires réutilisables. 



 

 

 

 

 

 

Au total c’est plus de 1000 produits qui vous attendent pour faciliter l’achat en vrac et le mode de vie zéro déchet !"

Agir pour l'environnement, ça se fait tous les jours en faisant ses courses.

samedi 26 novembre 2022

Inauguration de la Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon

Depuis l’été 2022, une mobilisation citoyenne d'envergure s'organise pour protéger de la bétonisation un espace naturel végétalisé de 3 hectares au nord de Dijon, en limite de Fontaine-les-Dijon : sauvons les berges du Suzon !

Situé dans une zone très urbanisée, c’est un véritable îlot de fraîcheur et refuge de biodiversité qui est menacé de destruction imminente par le Maire de Dijon associé à deux promoteurs. Ils projettent d’y construire le programme immobilier “Venise 2”, situé en partie en zone inondable (!), qui coulera sous le béton 90 % de ce précieux site naturel.

Une pétition, demandant au Maire et au Conseil Municipal de Dijon de renoncer à ce projet, d’annuler la vente des terrains aux promoteurs et de consulter les Dijonnais.es sur la destination future de ce bien commun municipal, a déjà reçu plus de 3 000 signatures et de très nombreux soutiens associatifs.

D’un point de vue juridique, le recours gracieux par lequel nous demandions au Maire de retirer la délibération du Conseil Municipal relatif à la vente du terrain, a été rejeté en date du 21 octobre. Le collectif se laisse la possibilité de porter une requête devant le Tribunal Administratif.





 

 

 


Pour sauver les berges et la plaine du Suzon de la destruction, notre collectif a décidé de saisir une nouvelle opportunité juridique : la création d’une Réserve Urbaine de Biodiversité (RUB), par décret citoyen.

Les Réserves Urbaines de Biodiversité visent à protéger durablement des sites naturels situés en zone urbaine, en y interdisant notamment toute construction et tout abattage d’arbres. Créées par décret citoyen, les RUB s’imposent aux Plans locaux d’urbanisme des villes et sont ouvertes au public. Le Maire de Dijon devra l’entendre : “REBS, touche pas ma RUBS !”





 

 

 



La nouvelle Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon (RUBS) peut d’ores et déjà s’adosser à un inventaire faunistique et floristique citoyen qui a mis en évidence une rare richesse naturaliste avec pas moins de 65 espèces d’oiseaux et 58 espèces de papillons ultra-locales, une précieuse ripisylve et des arbres centenaires d’une valeur biologique inestimable.

L’inauguration officielle de la RUBS a eu lieu le dimanche 20 novembre à 15h au 88 route d’Ahuy à Dijon.

L’après-midi fut placé sous le signe de la fête et de la découverte du site, avec des jeux et des animations pour enfants et adultes, des intermèdes musicaux, une petite restauration, et... une plantation citoyenne. Contrairement à une autre initiative du même type ce jour-là, ces arbres ont été plantés au bon endroit, pour renforcer la fonction d’îlot de fraîcheur d’un site en milieu urbain dense.
(source: collectif Sauvons les Berges du Suzon)

samedi 12 novembre 2022

L'écologie radicale : utile ou contre productive ?

Dimanche 6 novembre, l'émission "Dimanche en politique" de France 3 Bourgogne portait sur la radicalité de plus en plus grande des défenseurs de l'environnement. Les quatre invités ont argumenté sur le côté utile ou contre productive de ces actions. 


Les invités étaient monsieur Cyril Bousquet (Extinction Rebellion Dijon), monsieur Olivier Muller (Conseiller municipal EELV à Dijon), monsieur Franck Dubois (historien des politiques environnementales) et Benoit Bordat (député Renaissance de Côte-d'Or).

Les petits gestes, les manifestations pour le climat de plusieurs milliers de personnes, les pétitions, les lettres ouvertes,... qui sont réalisées depuis des années par de plus en plus de gens ne sont malheureusement pas des actions suffisantes vu que la biodiversité continue à disparaître, vu que le climat continue à se réchauffer, vu qu'il y a de plus en plus de plastique en mer, vu que... Les pétitions et autres manifestations ont pour objectif de faire évoluer nos dirigeants politiques pour qu'ils prennent en compte les enjeux environnementaux. Le résultat est sans appel : l'écrasante majorité de nos élus (locaux comme nationaux) ne sont pas à la hauteur. Des élus qui continuent de faire l'éloge de la croissance.

L'augmentation du nombre d'actions "fortes" est avant tout un signe de défense forte. Toute personne qui se fait agresser se défend. La destruction des conditions de vie sur terre est une agression envers ses habitants. Il y a ceux qui ne voient rien et ne réagissent pas comme la majorité des élus et autres cols blancs et il y a ces militants écologistes qui, tout normalement, se défendent. Il s'agit là de légitime défense, n'en déplaise à Benoît Bordat. Comme le dit monsieur Cyril Bousquet, les agresseurs ne sont pas les militants écolos, mais ceux qui détruisent l'environnement. 


Ce petit reportage de France info en dit long sur l'aveuglement et la surdité de nos dirigeants. Même les scientifiques, habituellement neutres, n'en peuvent plus !

Un bon livre pour comprendre la situation :
Développement de Zones à défendre (ZAD), fauchage de champs OGM ou encore occupation de centrales nucléaires: les actions de désobéissance civile se multiplient dans de nombreux pays. Celles et ceux qui pensent que l’ordre établi est parfait s’en offusquent. Celles et ceux au contraire qui s’intéressent au mouvement infini de construction de la justice et du droit n’en sont guère surpris. Point d’étape nécessaire sur la désobéissance civile, ses origines, ses fondements et limites, cet ouvrage met au jour son rôle dans le développement de la justice elle-même; il rassemble des paroles activistes, judiciaires et académiques. Il permet encore de comprendre l’intérêt de l’argument de l’état de nécessité, notamment pour les questions de justice climatique, tout particulièrement devant les tribunaux français ou suisses. Juristes, politistes, activistes, ce livre s’adresse à tous les citoyens et citoyennes qui souhaitent réfléchir et agir sur ces sujets.

Et un excellent article de Bon Pote qui conclut "si la question est de savoir si ces actions sont contre-productives, la réponse est “personne ne peut le dire”. Et de rajouter : "Mais si la forme cristallise une majorité des débats, recentrons-nous sur le fond. Une société où des scientifiques sont prêts à s’enchainer pour être écoutés plutôt que de travailler tranquillement est une société malade. Cela devrait nous interpeller et inquiéter beaucoup plus qu’un jet de soupe sur une vitre. Si vous êtes plus énervé(e) par un activiste qui jette de la peinture sur une vitre ou qui s’allonge sur la route que par les multinationales d’énergies fossiles qui condamnent notre avenir, c’est probablement que vous n’avez pas compris le problème."

samedi 29 octobre 2022

La fourmilière : 1/3 d'épicerie vrac local, 1/3 de café-cantine, 1/3 de ressourcerie végétale

La fourmilière a ouvert cette semaine au 51 rue du Général-Fauconnet à Dijon. Il s'agit d'un tiers-lieu regroupant l'épicerie Au Gramme Près, un café-cantine et la Ressourcerie Végétale.

L'épicerie Au Gramme près, bien connue dans le quartier, qui avait ouvert avenue du Drapeau en 2018 vient de migrer dans ce nouveau lieu. 


Un espace plus grand, avec toujours une multitude de produits alimentaires dont 95% sont d'origine biologique.




On y trouve aussi des lessives, savons liquides et autres produits d'entretien (prévoir son récipient), des produits cosmétiques dont certains sont produits en Côte-d'Or. Ainsi que des légumes et fruits, des produits laitiers, des huiles,...




Juste à côté, le café-cantine, ouvert de 9h30 à 18h, propose des thés, cafés, chocolats chauds accompagnés de tartes et autres brownies tous plus appétissants les uns que les autres. Il est possible de manger le midi, de 12h à 13h30.




Pour rester dans le naturel, la Ressourcerie Végétale récupère des plantes que des particuliers ou des magasins ne veulent plus, luttant ainsi contre le "gaspillage végétal". Ces plantes sont soignées et sont ensuite misent en vente. A noter que le lieu peut aussi servir d'ateliers axés sur le soin des plantes ou pour des formations et petits séminaires d'entreprises.

lundi 24 octobre 2022

Lettres d'Extinction Rebellion Dijon pour le retrait des publicités dans l'espace public

Le 22 octobre, XR Dijon a envoyé un courrier à François Rebsamen via les réseaux sociaux pour lui expliquer de ne pas renouveler le contrat avec Clear Channel. De nombreuses entreprises nationales et internationales ont reçu une invitation à ne plus s'afficher dans l'espace public.

"Message à destination du maire Français Rebsamen concernant le retrait de la publicité de l'espace public Dijonnais

Bonjour,
Nous sommes le groupe local Dijonnais du mouvement « Extinction Rebellion ». Comme vous avez pu le constater depuis bientôt 6 mois nous réalisons quotidiennement des actions contre la publicité à Dijon.

Ainsi ce sont environ 1000 affiches publicitaires des abris de bus et des sucettes (panneaux tournants) Clear Channel que nous enlevons tous les mois. En plus du centre-ville, l'ensemble de l'agglomération a été couvert, avec notamment Longvic, Chenove, Quetigny, Talant, Saint-Apollinaire, Marsannay, Fontaine d'Ouche, Chevigny-Saint-Sauveur.

A travers ces actions nous souhaitons vous lancer un message fort à vous, François Rebsamen, maire de Dijon : nous vous demandons de ne pas renouveler la délégation d'exploitation du mobilier urbain auprès de Clear Channel ou de tout autre fournisseur privé et d’en internaliser la gestion. Nous demandons l'arrêt des publicités dans l'espace public, ou, a minima, la limitation de ces dernières à la promotion de commerces locaux ou d'accès à la culture (livres, festivals...).

D'autres villes en France, ont choisi cette voie. Pourquoi la capitale de Bourgogne-Franche-Comté, capitale de la gastronomie et du vin, ne pourrait-t-elle pas également faire ce choix ?
Quant aux raisons qui nous poussent à agir de la sorte, elles sont nombreuses :
• Les milliers de publicités visualisées par chaque français quotidiennement constituent une pollution visuelle généralisée,
• La publicité propage des idéologies néfastes : sexisme, ethnocentrisme, culte de l’apparence, du « tout, tout de suite », compétition, matérialisme, conformisme, violence, maigreur et jeunisme,
• La publicité ne profite qu'à une minorité : en France, 672 annonceurs effectuent à eux seuls 80 % des investissements publicitaires dans les médias nationaux. Rapporté aux 3 millions d’entreprises françaises, cela donne donc moins de 2 entreprises sur 10 000 ayant la capacité d’être largement visibles du grand public,
• La publicité pousse à la surconsommation et au gaspillage avec toutes les terribles conséquences écologiques que ces comportements entrainent. Pourtant, aujourd’hui, les experts du GIEC nous donnent à peine 3 ans pour agir radicalement afin d'éviter une catastrophe humaine planétaire. On parle ici de milliards de vies détruites de notre vivant si nous n’agissons pas tous immédiatement.
• Par ailleurs, dans un contexte d’appel à la sobriété énergétique de la part du gouvernement, le fonctionnement non-stop de centaines de panneaux lumineux, à partir de la tombée de la nuit jusqu’au lever du jour, semble révélateur de l’aberration que constitue ce matraquage publicitaire, et de la totale déconnexion avec les enjeux sociétaux actuels.

Profitons de cette lettre pour vous donner quelques chiffres quant à la nature des publicités déployées à Dijon. En effet, nous avons fait des statistiques à chaque publicité enlevée, et le résultat est affligeant : les pubs pour l’alcool (10%), pour les fastfoods (21%) et pour les grands groupes commerciaux (20%) représentent à eux seuls plus de 50% des publicités affichées contre seulement 12% des publicités tournées vers le local ou la culture : Ville de Dijon et agglomération (6%), Culture (5%), commerces locaux (2%) (Statistique sur un mois donné).

Aujourd’hui, à travers cet appel citoyen, vous avez la capacité de changer ces chiffres et changer l’impact social et environnemental de notre belle ville.

Nous sommes ouverts à la discussion avec vous sur ce sujet. Vous pouvez nous contacter par email pour organiser un échange (xrdijon@protonmail.com).

D’ici là nous continuerons nos actions avec notamment :
• Un retrait régulier de l’ensemble des publicités de l’agglomération,
• Un communiqué de presse à l’ensemble des médias locaux et quelques nationaux comprenant les informations détaillées dans ce message
• Une communication directe auprès des commerçants.es locaux.les dijonnais.es en insistant sur les déséquilibres de visibilité entre grands groupes et commerces locaux,
• Des communications auprès des clients de Clear Channel pour les informer du nombre de publicités de leurs marques enlevées chaque semaine.

En espérant que ce message trouvera un écho auprès de nos élus.

Le groupe local Extinction Rébellion Dijon"

Une quarantaine d'entreprises nationales ou internationales utilisant l'affichage publicitaire de Clear Channel ont reçu, via les réseaux sociaux, le message leur expliquant que leurs publicité sont et seront régulièrement supprimées.

dimanche 23 octobre 2022

Dijon et métropole : Le contrat de mobilier urbain avec le publicitaire Clear Channel est terminé, les publicités toxiques et climaticides dans les rues doivent enfin cesser !

Communiqué des Amis de la Terre Côte-d'Or :
"Ce samedi 22 octobre 2022 marque, normalement, la fin des affichages publicitaires dans les rues de Dijon. Normalement...

Vieux de quinze ans, le contrat liant la métropole dijonnaise au publicitaire se termine le 22 octobre 2022. Depuis plus de dix ans, les Amis de la Terre Côte-d’Or demandent, arguments à l’appui, par courrier et voie de presse à François Rebsamen, maire de Dijon, président de Dijon métropole et aux maires de l’agglomération de nettoyer nos villes des publicités pour des multinationales privées. Et il y a bientôt deux ans, l’association a écrit une lettre ouverte destinée à François Rebsamen et à tous les maires de la métropole avec un objectif simple : ne pas renouveler ce contrat finissant le 22 octobre 2022.
Nous n’avons jamais reçu la moindre réponse à cette demande. Un déni flagrant de démocratie !
 
 
A tous les maux de la publicité (1) dans l’espace public, s’ajoutent les recommandations du GIEC (2).
Nous rappelons que depuis quatre mandats, la métropole accepte dans les rues tous les contenus publicitaires toxiques, mensongers et contraires à la politique que la Ville et la métropole développent depuis 2001 : le mieux manger (publicités pour la malbouffe et des alcools partout, y compris devant les écoles, collèges, lycées et université. Et devant la Cité de la gastronomie !). Promotion des transports doux et en commun (publicités permanentes pour des voitures, voir des voyages en avion), engagement pour le Climat (publicités pour des banques Climaticides et qui financent la bombe atomique). Accueil des touristes (publicités pour se rendre dans d’autres contrées, françaises ou étrangères), bien être animal (publicités pour des zoos concentrationnaires ou parcs d’attraction), sexisme, …
 
 

Vendre les rues dijonnaises aux multinationales pour seulement 0,15 % du budget métropolitain ?
Ce contrat publicitaire est certes un apport financier (600 000 € par an) mais il ne représente que 0,15 % du budget de la métropole (382 920 000 € en 2022).
La sobriété énergétique s’impose également : les 650 panneaux d’affichages publicitaires sont éclairés toutes les nuits, alimentés directement en électricité sur l’éclairage public ! Ce sont donc les citoyens de la métropole qui payent ce gaspillage. Et comment qualifier l’attitude de demander aux gens d’éteindre la lumière en sortant d’une pièce tout en permettant ce pur gaspillage nocturne ?
Si le président et les élus de la métropole ne sont pas capables, en ne renouvelant pas ce contrat, de faire un pas simple et peu coûteux, mais avec une grande portée et efficacité vers les nécessaires sobriété et lutte Climatique, alors les dijonnais vont devoir s’inquiéter réellement de leur capacité à préserver l’avenir.

22 octobre : Dijon Métropole fait preuve d’inaction climatique !
A partir de ce 22 octobre, à Dijon et dans les communes de l’agglomération, chaque publicité qui envahit nos rues sur le mobilier urbain (abribus et panneaux sucettes), chaque publicité pour des voitures, vêtements, smartphones, alcool et malbouffe …, chacune de ces incantations à la surconsommation est une preuve de l’inaction climatique de nos élus, du dédain envers la population et notamment les jeunes.

 

Le Tram est déjà exemplaire !
Pourtant, la métropole gère déjà de façon exemplaire les arrêts du Tram, qui ne comportent aucune publicité, mais uniquement des informations culturelles et institutionnelles !
Nous avons proposé une solution alternative pour les arrêts de bus : mettre en valeur les initiatives citoyennes, associatives locales, voir commerces locaux, qui constituent une richesse sur le territoire (3).

Chaque jour, François Rebsamen offre donc à la vue des citoyens et des touristes plus d’un millier d’affiches incitant à la surconsommation, au mépris de la lutte Climatique.
Mais à quoi pensent François Rebsamen et tous les élus de la métropole ? Ont-ils entendu parler du dérèglement climatique ? Ont-ils lu le dernier rapport du GIEC intitulé « Atténuation du changement climatique » (4) ? Il réaffirme la nécessité d’agir RADICALEMENT au plus vite afin d’inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre, pour demeurer sous la barre des + 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle. Il présente les solutions qui s’offrent – s’imposent ! – à l’Humanité pour atteindre cet objectif.
Parmi elles, figure pour la première fois la régulation de la publicité : diverses manières de réduire les émissions sectorielles inhérentes à la consommation en impulsant un changement de comportement à grande échelle. La publicité y est aussi bien évoquée à travers son aspect socioculturel et politique. 40 à 70% de la réduction des émissions d’ici 2050 peut être atteint grâce à l’atténuation de la demande. Parmi les dynamiques susceptibles de modifier les comportements, l’acte de consommation est décrit comme une pratique sociale sur laquelle la publicité détient un pouvoir important. (2)
 
 
Et maintenant ligne rouge contre la pub dans nos rues
A compter du 22 octobre 2022, chaque jour où la publicité persiste sur les abribus et panneaux sucette est un jour de perdu pour le Climat. C’est purement et simplement inadmissible dans le contexte actuel de dérèglement climatique.
Alors que les générations nouvelles sont soi-disant la préoccupation du Président de Dijon Métropole, alors que 45% de jeunes sont touchés par l’éco-anxiété (5), nous sommes indignés par le mutisme, l’immobilisme et le laisser-faire de nos élus en place.
 
L’Etat français est hélas souvent condamné : pour inaction climatique, pour dépassement des normes de pollution de l’air, de l’eau … Les dijonnais devront-t-ils recourir également aux tribunaux pour que les bons discours du maire et président de Dijon Métropole soient suivis d’effets à l’échelle des besoins imposés par la lutte Climatique ?

Merci aux dijonnais de venir renforcer les associations luttant contre la pub, Les Amis de la Terre, Extinction Rebellion (XR), … et merci à nos élus d’enfin comprendre le lien entre surconsommation et destruction du Vivant, pour passer à l’action concrète : nettoyer nos villes des publicités toxiques."

vendredi 7 octobre 2022

Le désastre écologique et humain du mondial au Qatar n'est pas si grave pour François Rebsamen

Alors que de plus en plus de mairies et autres cafés font le choix de ne pas retransmettre la coupe du monde de football au Qatar suite au désastre écologique et humain, François Rebsamen fait le choix de diffuser la demi finale et la finale si l'équipe de France s'y qualifie. Un choix anti-démagogique selon lui...

Communiqué de la ville de Dijon : "
RETRANSMISSION DES MATCHS DE L’ÉQUIPE DE FRANCE POUR LA COUPE DU MONDE 2022

A quelques semaines du début de la Coupe du monde 2022 attribuée au Qatar en 2010, la démagogie fait son apparition. C’est il y a 12 ans, au moment du choix du pays organisateur, qu’il fallait émettre les plus vives protestations. Curieusement, aucune voix ne s’est élevée en 2018, lors du Mondial en Russie, alors même que l’armée de Poutine avait annexé la Crimée.

S’agissant de la Ville de Dijon, si l’équipe de France se qualifiait pour la demi-finale et la finale de la Coupe du monde, ce que je souhaite, la Ville pourrait retransmettre les matchs du dernier carré comme en 2018, pour répondre à une forte demande populaire. Bien évidemment, ces écrans ne seraient pas installés en plein air, l’évènement se déroulant en novembre et en décembre !


Les violations des droits humains lors de la construction des sites au Qatar sont inacceptables. Par ailleurs, je déplore l’aberration écologique et climatique qui consiste à organiser une Coupe du monde de football dans des stades climatisés. Les autorités compétentes, en particulier la FIFA, ont à s’en soucier au moment de l’attribution des compétitions.

FRANÇOIS REBSAMEN
MAIRE DE DIJON, PRÉSIDENT DE DIJON MÉTROPOLE"

Les articles de presse abondent pour dénoncer le désastre écologique et humain que représente cette coupe du monde de football. Donc tout le monde est au courant. A la base, il y a 12 ans, seuls quelques dirigeants de la FIFA ont fait ce choix stupide d'accorder au Qatar la coupe du monde. Aucun dijonnais n'a eu son mot à dire. Maintenant, c'est tout un chacun de montrer son accord ou désaccord sur ce choix, avec toutes les informations actuelles disponibles.


Selon François Rebsamen, ne pas retransmettre cette coupe du monde relèverait de la démagogie. Définition du mot "démagogie" selon le Larousse : "Action de flatter les aspirations à la facilité et les passions des masses populaires pour obtenir ou conserver le pouvoir ou pour accroître sa popularité."
N'est-ce pas de la facilité que de fermer les yeux sur les problèmes environnementaux au Qatar (et ailleurs comme localement...) ? N'est-ce pas de la flatterie des masses populaires que de retransmettre un match de foot ? Sérieusement, qui fait de la démagogie ?...
En fait il existe un sinistre dilemme : ne pas voir le problème ou ne pas voir la Coupe du monde.
Décidément, les canicules ne sont pas encore assez sérieuses à Dijon pour que ça induise un changement dans le cerveau de certains...

François Rebsamen va t il agir pour empêcher les jeux asiatiques d'hiver en Arabie Saoudite ? C'est le moment !

vendredi 30 septembre 2022

NON au béton là où coule le Suzon !

Communiqué : "Un nouveau projet immobilier destructeur de biodiversité en ville menace les quartiers nord de Dijon ! Par le vote irresponsable du Conseil Municipal le 27 juin dernier, 3 hectares de pleine nature sont promis à une destruction imminente, dans un complet déni de la démocratie locale pourtant prônée par le Maire.
“Sauvons les berges du Suzon” a déjà réuni des milliers de soutiens à Dijon et dans l’agglomération. A la lumière de cette révélation, les conseillers municipaux peuvent encore rattraper leur négligence en demandant une session extraordinaire.

Comme une lettre à la poste …
A l’exception de 3 élus de droite, la quasi-totalité du Conseil Municipal a voté POUR le rapport n° 19 lors de sa réunion du 27 juin dernier. La vente d’un terrain municipal de plus d’un hectare à deux promoteurs dijonnais, permettant la réalisation d’un projet immobilier dévastateur de 3 hectares, est passée comme une lettre à la poste, avec le soutien des élus écologistes ! Ce soir-là, les promoteurs 4S Immo et Groupe Edouard Denis se sont vus ouvrir un boulevard pour construire 85 logements dans le nord de Dijon entre la rue de Bruges et la route d'Ahuy.

Venise 2 ou comment faire couler la démocratie
Pompeusement nommé “Venise 2”, ce projet immobilier est une illustration supplémentaire de la folie destructrice qui anime la Mairie de Dijon depuis 20 ans !
Îlot de fraîcheur naturel d’un quartier densément peuplé et réserve de biodiversité, cet espace a constitué un refuge pour les hommes et les animaux durant l’été caniculaire que nous venons de vivre.
Et c’est par voie de presse le 1er juillet que les riverains de cette zone, préservée et appréciée de tous, ont appris le projet de la Ville. Alors que la démocratie participative est le nouvel atour de l’équipe municipale pour cacher lâchement ses méfaits, les habitants du quartier n’ont bénéficié ni de présentation, ni de consultation, ni de la moindre information sur ce qu’il se tramait à leurs dépends. Comment qualifier ça autrement que de “déni de démocratie” ?

Le recours gracieux de 7 associations
C’était sans compter sur la force du collectif et l’énergie générée par le ras-le-bol général contre la bétonisation à Dijon. Au coeur de l’été, 7 associations locales (Les Amis de la Terre Côte-d’Or - France Nature Environnement Côte-d’Or - Forestiers du MondeⓇ - Greenpeace France - groupe local de Dijon - Bien vivre dans le quartier Larrey - Les Ami-es des Jardins de l’Engrenage - Les Riverains du 30 octobre Porte Neuve) se sont mobilisées pour rédiger un recours gracieux demandant au Maire de Dijon de retirer la délibération du 27 juin qui acte la vente du terrain aux promoteurs.
A ce jour, les associations sont toujours dans l’attente d’une réponse du Maire. Le recours contentieux porté devant le Tribunal Administratif sera l’étape logique en cas de réponse négative, insatisfaisante ou inexistante.
A ce stade, aucun permis de construire n’a encore été délivré par la Ville. Tout est encore possible juridiquement.

Une pétition rassemble 2 000 signatures en 10 jours
Selon l’expression consacrée, il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. Dimanche 4 septembre, le Vélotour est passé sur la promenade du Suzon, permettant aux cyclistes d’admirer une dernière fois une fin d’été sur le terrain encore indemne des stigmates des engins de chantier.
Le collectif citoyen “Sauvons les berges du Suzon” a profité de l’occasion pour lancer sa pétition. Les revendications sont claires : annulation de la vente des terrains, pas de délivrance de permis de construire, puis consultation des habitant.es de l’agglomération dijonnaise sur la destination future de ce bien commun municipal.
Plus de 700 cyclistes du Vélotour se sont arrêtés pour signer la pétition. Ajoutés aux 1 350 signataires en ligne, ce sont ainsi plus de 2 000 personnes, dont 50 % de Dijonnais et Fontenois et 20 % d’habitants d’autres communes de l’agglomération, qui ont signé la pétition en une dizaine de jours.

Le retour en arrière est possible !
Lundi 26 septembre, les conseillers municipaux sont destinataires d’un courrier leur remettant en mémoire leur vote irresponsable du 27 juin. Ils ont le pouvoir de revenir sur leur décision en demandant la convocation d'un Conseil municipal extraordinaire pour délibérer sur l'annulation de la vente des terrains.
Nous osons espérer que ce courrier leur ouvrira les yeux et que les valeurs de démocratie, de justice sociale et de respect de la nature, ne resteront pas de vains mots à Dijon.

Sauvons les berges du Suzon"

Signer la pétition

mercredi 28 septembre 2022

Conférence sur l'éco-anxiété

Conférence de Madame Pauline Ayora sur le thème de l'éco-anxiété. "Comment l'environnement impacte notre santé mentale et pourquoi ce n'est pas (que) une mauvaise nouvelle". Mercredi 12 octobre à 18h30, salle Devosge à Dijon.

Inscription via le Qrcode ou via le lien.

"Qu'est-ce que l'éco-anxiété ? que vient-elle dire de nous et du monde ? Si l'éco-anxiété peut être paralysante, elle témoigne de notre attachement à la nature et de la prise de conscience de notre interdépendance à l'égard du vivant. De là à sortir de l'inertie pour s'engager dans la protection de ce qui nous est cher, il n'y a qu'un pas."

"La COP26 de novembre 2021 a été l’occasion pour de nombreux jeunes d’interpeller leurs gouvernements, pour leur demander de prendre des mesures plus rigoureuses en faveur du climat.
En septembre 2021, une étude acceptée dans la revue The Lancet Planetary Health s’était intéressée à cette population, menant une enquête auprès de plus de 10 000 adolescents et jeunes adultes (16-25 ans), dans 10 pays, pour comprendre leurs perceptions du changement climatique et la manière dont cela affectait leur santé mentale. Les résultats sont sans appel : 84 % des répondants disaient être inquiets face à ce phénomène (59 % très inquiets) et plus de la moitié se sentaient en colère, coupables ou impuissants. Ces chiffres ont permis de mettre en lumière un phénomène de plus en plus souvent évoqué ces dernières années : l’éco-anxiété." (source : Inserm)

Une seconde conférence aura lieu le jeudi 13 octobre à midi sur le campus universitaire.

Ce sont les jeunes qui trinquent de l'inaction des "non jeunes". Ces "non jeunes" qui sont au pouvoir, ces "non jeunes" qui font du grenwashing et qui veulent préserver leur façon de vivre comme si de rien n'était. Ces "non jeunes" sont responsables de l'éco-anxiété de ces jeunes. Il est inadmissible de constater qu'une majorité des adultes se moquent ainsi de l'avenir des jeunes !...

lundi 26 septembre 2022

"L'accent aigu", le plus ancien journal écolo de la métropole

Septembre 2022, l'association Quétigny Environnement dévoile le 50ème numéro de son journal semestriel. 25 ans de publications, de rédactions d'articles sur des sujets très variés liés à l'environnement.

"Il y a 25 ans paraissait, au printemps 1997, le premier numéro de l’accent aigu. Depuis, sans la moindre interruption, ce journal est diffusé contre vents et marées à raison de 2 numéros par an. Même le COVID n’aura pas eu raison de notre détermination.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans son premier édito, en 1997, le président de l’époque, Jean Plassard, fixait le cap : penser en toute liberté en s’affranchissant de toute compromission, de toute connivence politique, syndicale et religieuse.

Je crois pouvoir affirmer que nous nous nous sommes tenus à ces orientations en dépit des insinuations véhiculées par les uns et par les autres en nous qualifiant, au gré des circonstances, d’association municipale, de relais de la gauche alternative, voire d’être le faux nez de la droite départementale.

Non, nous ne sommes pas cela, nous sommes tout simplement une associa on pluraliste où chacun peut s’exprimer en toute indépendance de ton, selon ses convictions. Loin des stratégies d’arrière-boutique, nous agissons dans la transparence. Nos conseils d’administration sont ouverts à toutes celles et ceux qui le souhaitent et toutes nos réunions font l’objet d’un compte rendu de séance diffusé à tous les adhérents.

La récente recomposition du paysage politique français avec, en particulier, localement, l’arrimage de la municipalité socialiste de Quetigny à la NUPES n’y changera rien. Nous continuerons notamment à dénoncer comme nous le faisons maintenant depuis près de 25 ans (nous figurons probablement parmi les précurseurs) la politique de densification urbaine débridée sur l’agglomération qui aggrave le réchauffement climatique. Alors que les médias s’emparent régulièrement aujourd’hui du sujet, nous avons par exemple démontré dès 2019, l’impact du tout béton sur les températures en mesurant, au sol, sur la place Centrale les écarts thermiques entre les par es pavées et engazonnées. Les évènements caniculaires que nous avons vécus cet été en sont malheureusement la triste confirmation. Le quartier de "l’étouffoir" comme l’a baptisé un de nos adhérents, à l’angle de l’avenue du Château et de l’avenue du Cromois, est un symbole de ce qu’il n’aurait pas fallu faire.

Pour conclure ce propos, je voudrais rendre hommage à Jean Michot, la cheville ouvrière depuis 25 ans de ce journal à qui l’on doit son titre mais aussi et surtout sa mise en page et la densité de son contenu dont il est l’un des principaux pourvoyeurs.

Yves GALLI"

Un grand respect envers ces précurseurs et un grand bravo pour leur ténacité à faire face contre vent et marées à la diffusion de ce journal particulièrement intéressant et riche d'informations diverses.
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