lundi 31 mai 2021

L'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or dénonce le greenwashing de Dijon Métropole dans la communication de “#Dijon achetons local”

Communiqué des Amis de la Terre Côte-d'Or :
Depuis quelques jours, Dijon Métropole communique sur les panneaux d'informations des arrêts de tramway avec le message "Soutenons le commerce de proximité" et le hashtag "#Dijon achetons local". L'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or tient à soutenir cette initiative, mais dénonce le greenwashing qu'il y a derrière. 

Mehrnoush (Traiteur iranien, quartier Chevreuil-Parc), Nicolas et François-Xavier (Cavistes, quartier Varennes Toison d’Or-Joffre), Sophie (Épicière, quartier Montchapet), Christophe (Vendeur de vélos, quartier Bourroches), Maude (Fleuriste, quartier université), Anne-Sophie, Anne-Claire et Annabelle (Restauratrices de cuisine plaisir, quartier Varennes Toison d’Or-Joffre) sont des commerçants indépendants avec une activité locale. Ils et elles sont visibles sur de grandes affiches aux arrêts de tram. Soutenonsles !

     Il y a environ un an Dijon Métropole communiquait déjà pour soutenir le commerce local avec des affiches sur fond jaune. À chaque fois une communication de seulement quelques semaines. Mais, pendant ce temps et depuis des années, des dizaines de milliers d’affiches publicitaires font la promotion d’activités commerciales non locales.


Toute l’année, Dijon métropole laisse dire “N’achetez pas local”, ni sain, ni bio !

Nos rues sont en permanence inondées de publicités pour de la malbouffe, de l’alcool, des transports polluants en voitures puissantes, des objets et appareils technologiques rapidement obsolètes, des banques climaticides … Cette semaine dans les rues de la métropole, ce sont Mauboussin (88 points de vente en France, 120 dans le monde), Quick (Plus de 100 restaurants en France et Belgique), Burger King (objectif 600 restaurants en France et plus de 13 000 dans le monde), Géant Casino (Le groupe Casino c’est 12 100 points de vente dans le monde). Mais aussi, régulièrement, d’autres comme McDonald’s (37 855 restaurants dans le monde). Ces mêmes sociétés expertes en évasion fiscale…

     Toute l’année, les Dijonnaises et Dijonnais sont incités à NE PAS ACHETER LOCAL lorsqu’ils regardent les publicités qui envahissent notre espace public sur les abribus et panneaux sucettes. 

     Cette situation n’est pas une fatalité. Pour que cela cesse, il suffit que Dijon Métropole ne renouvelle pas le contrat de gestion du mobilier urbain avec Clear Channel en 2022. Dans une lettre ouverte du mois de février 2021, nous avons alerté Monsieur François Rebsamen, président de Dijon Métropole, en l’invitant à s’engager officiellement en ce sens. Un trimestre plus tard, nous n’avons toujours pas de réponse.

     Il est si facile de soutenir le commerce local SANS soutenir les multinationales, comme nous le proposons via des aubettes gérées par la métropole. Notre questionnaire envers les associations et commerçants indépendants nous montre déjà leur intérêt pour ces propositions.

     Nous renouvelons notre appel à Monsieur Rebsamen et à tous les élus de Dijon Métropole à déclarer officiellement le non-renouvellement du contrat avec Clear Channel (ou autres publicitaires), et la mise en place d’aubettes où les associations et commerçants locaux pourront mettre en avant leurs activités, ceci dès 2022. Nettoyons la métropole dijonnaise des publicités toxiques !

Il est du devoir de nos élus de tenir compte des besoins financiers, sociaux et écologiques de ceux et celles qui les élisent…

Tous ensemble nous pouvons “changer le système, pas le climat”.

samedi 29 mai 2021

Les billets de la chouette monnaie sont disponibles

Elle circule encore timidement depuis plus d'un mois, mais elle est bien là, la Chouette monnaie, la monnaie locale dijonnaise.

Ce matin, des membres de l'association étaient présent de l'épicerie Au Gramme Près pour faire connaître cette monnaie.



4 types de billets sont disponibles : 1 chouette, 4 chouettes, 10 chouettes et 25 chouettes.

La valeur de chaque billet est équivalente en euros, c'est à dire que le billet de 10 chouettes est échangeable avec un billet de 10€.



 

 

 

 

 

 

Pour obtenir cette monnaie, il suffit d'adhérer à l'association pour un coût de 10€ par personne, ou 15€ pour une famille. L'adhésion pour les professionnels est soumis à un questionnaire et doit remplir les conditions d'une charte. Pour obtenir ces billets, le mieux pour le moment, est de contacter l'association. A terme, plusieurs comptoirs de change seront disponibles dans l'agglomération.

Quelques intérêts d'utiliser la chouette monnaie :
"- Soutenir les acteurs responsables de notre économie locale, c’est-à-dire ceux qui permettent, de façon directe ou indirecte, les autres points ci-dessous. Avec une MLC (Monnaie Locale Complémentaire), chaque prestataire doit adhérer à la charte des valeurs pour être agréé, véritable gage éthique de l’activité économique. Ainsi, bien qu’une chouette soit égale à un euro, une unité de monnaie locale (e.g., une doume, à Clermont-Ferrand) circule en moyenne entre 8 et 12 mains, contre 4 pour un euro ; les monnaies locales créent donc 3 fois plus de “richesses” sur le territoire, et ce au profit de professionnels engagés.
- Favoriser les interactions sociales, entre les différents partenaires, entre ceux-ci et les clients, et entre les clients : nous utilisons tous la chouette monnaie, ce qui veut dire que nous avons des valeurs communes ! D’après le rapport 2021 du mouvement SOL (qui fédère les monnaies locales en France), 55% des adhérents ont participé à des manifestations organisées par leur monnaie locale et 25% des partenaires ont déjà rendu service un autre professionnel du réseau (12). Notre objectif est de déployer la monnaie bien au-delà du centre-ville Dijonnais, dans les quartiers « populaires » et le reste du bassin de vie Dijonnais."

mardi 11 mai 2021

Des "aubettes" écoresponsables pour limiter la publicité urbaine : un défi à relever ensemble !

L'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or propose de réinventer l'affichage publicitaire sur les abribus :



"La Convention Citoyenne pour le Climat a émis plusieurs propositions à ce sujet : il faut réduire l'empreinte de la publicité dans les aires urbaines si l'on veut lutter efficacement contre le changement climatique. Dans la métropole dijonnaise, ce constat a été suivie d'un effet majeur avec la suppression des grands panneaux publicitaires de quatre mètres par trois aux abords des axes routiers de l'agglomération.
Aujourd'hui, il est nécessaire d'aller plus loin, en continuant la suppression de ces affichages visuellement polluants qui incitent à la surconsommation et favorisent presque uniquement des grandes entreprises ou multinationales, peu vertueuses et éloignées du territoire côte-d'orien.
Nous, Amies de la Terre, pensons que donner la priorité aux activités commerciales, culturelles, associatives et institutionnelles locales et responsables est possible, grâce à la création de nouvelles aubettes avec espaces d'affichage dédiés dans toute la métropole dijonnaise. Il s'agirait alors d'une première en France, mais pour ce faire, nous aurons besoin de vous tous, associations, commerçants et producteurs indépendants, artisans, élus locaux et structures institutionnelles, etc.

Des "aubettes", kézaco ?
Une aubette est un emplacement abrité destiné aux usagers des transports en commun, autrement dit, il s'agit du terme générique désignant un abribus. En effet, le mot "abribus" est en réalité une marque déposée à l'origine par la société de panneaux publicitaires JC Decaux qui est peu à peu rentré dans le langage courant. Aubettes et abribus englobent donc de nombreuses formes différentes, construits dans des matériaux divers. Sauf que ces derniers, les abribus, sont gérés, non par la société de transports en commun de l'agglomération ni par les municipalités, mais par une entreprise privée d'affichage publicitaire. En l'occurence, dans notre métropole, le contrat de gestion a été remporté en 2007 par Clear Channel France, filiale de la multinationale américaine iHeartMedia, Inc.

Pourquoi remplacer les abribus ?
Pour favoriser la transition vers une société plus juste, plus solidaire, plus éthique et plus écologique, les citoyens et les acteurs locaux doivent reprendre la main sur la gestion du mobilier urbain de notre agglomération et sur les messages publicitaires ou d'informations qui y sont diffusés. A longueur d’année, ces affichages font la promotion de produits nocifs pour notre santé ou toxiques (néfastes, même) pour l'environnement : malbouffe, alcool, grosses voitures, banques climaticides, ...
En 2022, le contrat entre Clear Channel France et Dijon Metropole arrive à son terme, l'occasion de changer de modèle de gestion de la publicité dans l'espace (péri-)urbain. Une alternative se présente alors : réutiliser des abribus déjà existants en les adaptant aux contraintes locales; imaginer des aubettes plus adaptées qui permettront ainsi des économies de ressources et de frais non négligeables à long terme, tout en proposant une identité forte à notre métropole. Quant à l'affichage d'informations ou d'annonces commerciales et culturelles, il sera ramené à un format plus raisonnable que les grands panneaux actuels, souvent rétroéclairés par ailleurs.

Et que fait Dijon Métropole ?
Sollicitée à plusieurs reprises, la Mairie de Dijon n'a, pour l'instant, pas réagi à cette opportunité de collaboration citoyenne en faveur de l'activité locale et responsable, initiée par notre association agréée de protection de l'environnement. Pour mémoire, le 25 mars dernier, nous avions adressé à monsieur Rebsamen, président de Dijon Metropole et maire de Dijon, une lettre ouverte invitant à ne pas renouveler le contrat de gestion du mobilier urbain avec Clear Channel l'année prochaine. Une missive qui est malheureusement restée lettre morte !
C'est pourquoi nous voulons dès à présent porter le projet des futures aubettes écoresponsables à l'attention de l'ensemble des élus du conseil métropolitain, et à tous les citoyennes et citoyens. Nous leur apporterons toute notre expertise en matière d'environnement, les résultats de l'enquête (que nous mettons aujourd'hui à la disposition des futurs usagers potentiels de l'affichage sur les aubettes), ainsi que le suivi concret du projet dans les années à venir.

Un projet participatif d'envergure...
Pour que l'enjeu planétaire de la crise climatique soit pris en compte dès le niveau régional ou local, il est impératif que les projets en faveur de la transition écologique s'accordent avec les problématiques sociales et démocratiques. D'où notre appel à destination de tous les commerçants indépendants, artisans, producteurs locaux, associations et collectifs culturels de Côte-d'Or pour faire entendre votre voix, vos besoins, vos habitudes en matière de promotion de vos activités.
La participation du plus grand nombre est essentielle à la réalisation de ce projet ambitieux, fédérateur et unique en France.
Un comité constitué d'élus, de représentants d'associations et de commerçants sera en charge de valider les conditions d'affichages. Ce comité sera garant du respect d’une charte définie au préalable de façon démocratique, une charte qui prônera des critères sociaux, éthiques et écologiques."
 

mardi 27 avril 2021

Destructions des jardins de l'Engrenage à Dijon

Le 17 juin 2020, des citoyens dijonnais créaient un nouveau jardin partagé à Dijon. Le 10 août 2020 François Rebsamen assumait vouloir détruire le lieu. Le 20 avril 2021, François Rebsamen et Pierre Pribetich arrivaient à leur fin en détruisant ce qui avait été construit avec l'aide de CRS et des entreprises Pennequin et Desertot.


La colère grandie partout dans Dijon face à l'acharnement du maire et de son collègue à l'urbanisme, Pierre Pribetich, de construire encore et encore des logements, c'est à dire de bétonner toujours plus la ville.


La colère était immense ce 20 avril quand une armée composée de CRS et de buldozers sont venu détruire les plantations et le lien social du jardin de l'Engrenage


Une scène incroyable où des militants tentent de lutter comme ils le peuvent. Des CRS qui prennent tous les droits, en repoussant même les curieux présent dans la copropriété voisine. Des CRS qui, le lendemain, s'amuseront à apprendre à tirer des gaz lacrymogènes sur les résistants derrière le mur de la honte. Sortes d'exercices grandeur nature pour ces jeunes CRS juste sortis de l'école...


De nombreuses réactions ont eu lieu via des communiqués de presse, notamment pour dénoncer ce mur de la honte. Une métaphore du village gaullois résistant face à l'oppression romaine.

dimanche 25 avril 2021

Refuser la folie des armes nucléaires

Ce 24 avril 2021, environ 20 personnes ont manifesté place Darcy à Dijon en ce 35ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Elles attirent l’attention sur le fait que le risque d’accident nucléaire est partout. Aucune centrale n’est à l’abri d’un problème technique, d’une erreur humaine, d’un acte de terrorisme ou d’une menace naturelle (manque d’eau, inondation, séisme, etc.). 

À cette occasion, et dans le cadre des vigies citoyennes organisées chaque mois depuis janvier 2020, les lanceurs d’alerte du ‘Collectif Bourgogne Franche-Comté pour l'abolition des armes nucléaires’ ont déployé des banderoles appelant au désarmement nucléaire. 

Dénoncer la folie des armes nucléaires et la raison d’État
Le danger des armes nucléaires pèse sur l’humanité depuis 76 ans, si bien que beaucoup arrivent à s’en accommoder. La dissuasion nucléaire est une menace de destruction mutuelle assurée, ou Mutual Assured Destruction, MAD, ce qui en anglais signifie "fou"... Il est insensé de prendre, pour se défendre, le risque d’être détruit. Pourtant, des lanceurs d’alerte nous mettent en garde depuis longtemps :
Dans son livre La bombe ou la vie (1971), le prêtre, Résistant, journaliste et écrivain français Jean Toulat (1915-1994) interpellait le président de la République : « « Les tribunaux, avant de condamner le plus affreux des criminels, passent des mois à étudier son dossier (...). Et voilà qu’en un instant, vous seul, sans procès, sans jugement, vous vous attribueriez le droit de vie et de mort sur des centaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants vivant actuellement ou à naître, non pas seulement dans le pays adverse, mais, par contrecoup probable, dans notre propre patrie ».

Dans son livre La passion de détruire (1975), le sociologue et psychanalyste états-unien d’origine allemande Eric Fromm (1900-1980) écrivait : « La 2ème Guerre mondiale et la bombe atomique montrent aux hommes combien ils sont vulnérables. C’est par un choix conscient et une politique délibérée que l’humanité pourra survivre (...) Qui sont ces "réalistes", qui jouent avec des armes pouvant conduire à la destruction de toute la Terre ? Si un individu isolé faisait quelque chose de tel, on l’enfermerait tout de suite, et s’il était encore fier de son réalisme, les psychiatres reconnaîtraient là un symptôme sérieux de démence avancée. » 

Nous demandons :
- le respect par la France de ses obligations dans le cadre de l’article 6 du Traité de Non-prolifération (TNP) auquel elle a adhéré en 1992 et qu’elle viole allègrement depuis près de 30 ans (missiles balistiques intercontinentaux M-51 (plus de 6 000 km de portée) remplaçant les missiles M-45 (4 000 km de portée), missile de croisière ASMP-A (Air Sol Moyenne Portée Amélioré) emportés par les ‘Rafale’, programmes de simulation d’explosions nucléaires ‘Laser Mégajoule’ au Barp, programme ‘Epure’ au C.E.A. de Valduc dans le cadre du traité franco-britannique Teutatès ;
- l’adhésion de la France au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) voté à l’ONU en juillet 2017 par 122 États de la planète, entré en vigueur le 22 janvier 2021, qui est aujourd’hui la norme du droit international ;
- la reconversion progressive à des activités civiles des sites CEA-DAM (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives - Direction des applications militaires) et particulièrement celui de Valduc, à 40 km de Dijon, qui assure la maintenance et le perfectionnement des 290 bombes atomiques françaises.

Comment les citoyens peuvent-ils soutenir le TIAN ?
- Écrivez à votre Maire, afin que votre commune signe l’Appel des villes d'ICAN pour le désarmement nucléaire, à votre député et sénateur pour que la France ratifie le TIAN.
- Participez aux vigies citoyennes à Dijon ou Valduc, à Paris et ailleurs.
- Questionnez votre banque sur son financement de la bombe atomique, et n'hésitez pas à changer pour une banque éthique, grâce au guide éco-citoyen “Choisis ta banque !” sur le site des Amis de la Terre.
- Intéressez-vous aux armes nucléaires, aux questions de sécurité internationale et aux alternatives de défense de la démocratie.

Les vigies et actions non-violentes menées par le ‘Collectif Bourgogne Franche Comté pour l’abolition des armes nucléaires’ s’inscrivent dans le cadre d' ICAN, 'Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires’ (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons), prix Nobel de la paix 2017, et dans la suite des précédentes victoires de l'ONU : interdiction des armes biologiques (1972), des armes chimiques (1993), des mines antipersonnel (1997), et des bombes à sous-munitions (2008).

Découvrez l’historique avec photos des actions à Dijon et Valduc depuis 2014.
Le collectif Bourgogne Franche-Comté pour l'abolition des armes nucléaires

vendredi 23 avril 2021

Ahuy et Hauteville lès Dijon misent sur le 30km/h

Les villes d'Ahuy et de Hauteville lès Dijon sont devenues des villes à 30. 30km/h dans toute la commune, voila la règle dans ces deux villes, avec juste une rue limitée à 50km/h pour Ahuy. Cela en fait des villes apaisées où le lien social et l'environnement reprennent un peu de place.




Selon le site internet ville30.org, le concept de ville 30 fait passer de la ville routière à la ville 30, avec un renversement des valeurs.
Alors que les zones 30 étaient considérées comme des dérogations au 50 km/h et concédées devant telle école sous la pression des parents, ou dans telle rue sous la pression des habitants, elle deviennent la norme et c’est le 50 km/h qui devient l’exception.

(message visible sur le site internet de la ville d'Ahuy)

C’est ce renversement, et le discours qui l’accompagne, qui différencie la ville 30 d’un simple développement des zones 30 : il s’agit d’énoncer clairement que les rues de quartiers sont des espaces urbains supportant de nombreuses fonctions de vie locale, qu’elles ne sont pas de simples tuyaux isolés de leur environnement et encore moins des routes dont l’usage serait réservé aux automobiles. 



On passe ainsi d’une représentation de la ville de type filaire ou « carte Michelin », matérialisée par son réseau de circulation, à une représentation en aires de vie où les quartiers sont considérés comme des unités, sans coupures.

La conséquence d'une vitesse réduite des voitures, les villes à 30 encouragent les autres modes de mobilité comme le vélo.

dimanche 18 avril 2021

Détournement de panneaux immobiliers pour alerter sur les terres menacées de bétonisation et appeler à une alternative urbaine résiliente à Dijon

Communiqué : Ce samedi 17 avril, des Dijonnais.es rassemblé.e.s pour le troisième appel à agir contre la ré-intoxication du monde sont intervenu.es de façon concrète et visuelle en détournant  les panneaux publicitaires de nombreux sites de projets immobiliers et zones d'activités économiques.

Notre action vise à interpeller les habitant.es de la métropole dijonnaise sur la destruction programmée de centaines d’hectares d’espaces naturels et cultivables, promise par le plan local d'urbanisme (PLUi-HD).

En nous référant aux données du document d’urbanisme, nous avons identifié et qualifié 32 sites de projets immobiliers et zones d’activités sur une carte des terres à défendre et un site internet pour alerter les habitant.e.s sur le danger que représente la bétonisation à outrance pour l’avenir.

Dans un contexte d’urgence climatique, le béton s’étend inexorablement sur nos sols au prix du sacrifice des terres nourricières. Les conséquences se font déjà concrètement sentir lors des canicules estivales, mais elles pourraient s’accentuer à moyen terme avec des risques de pénurie alimentaire sous nos latitudes. Ce que l’on sait moins : la consommation de ressources pour la construction a des impacts négatifs bien au-delà de nos frontières, notamment pour les populations de pays pauvres. Inégalités, pollution, destruction : les terres lancent un cri, pour la défense des sols menacés par l’urbanisation à Dijon et alentour.

D’après le plan local d’urbanisme, 480 hectares d’espaces naturels et agricoles seront détruits dans les 10 prochaines années par l’urbanisation de la métropole dijonnaise. L’équivalent de 670 terrains de football !

L’analyse des projets de construction révèle que Dijon Métropole prévoit 3 fois trop de nouveaux logements par rapport à la croissance démographique et que le rythme d’artificialisation des terres augmentera de plus de 60 % par rapport aux vingt ans passés.

Pour stopper cette fuite en avant destructrice et mortifère, nous appelons à l’abandon des programmes de logements et de zones d’activités consommateurs de terres naturelles et cultivables. La préservation de ces terres est une condition de la RESILIENCE de l’agglomération dijonnaise, pour le bien-être de ses habitants et pour le développement de son autonomie alimentaire.

Notre action s’inscrit dans la durée, avec des luttes en cours et d’autres à lancer. Nous exigeons des élu.es dijonnais.es qu’ils et elles s’impliquent « Pour une alternative urbaine résiliente à Dijon » en poussant à l’abandon des programmes de construction, et nous incitons dès aujourd’hui les Dijonnais.es à défendre, par des actions concrètes, toutes les terres menacées de destruction.

Des Dijonnais.es rassemblé.es contre la ré-intoxication du monde
https://lecridesterres.noblogs.org
Téléchargez Pour une alternative urbaine résiliente à Dijon

Ce PLUi dénoncé dans ce communiqué n'est ni écologique ni social. De plus, tous ces projets de construction vont à l'encontre de la promesse électorale de François Rebsamen, dont le point 36 de son programme était en autre de "protéger les terres agricoles." Un an après François Rebsamen aurait déjà oublié ce qu'il avait promis ?

Toujours selon François Rebsamen, la problème de l'artificialisation des terres agricoles provient de la création de lotissements, et non de ses projets de constructions de bureaux, comme il l'affirmait lors du conseil municipal de Dijon le 11 septembre 2018. Il y a des politiciens qui, quand ils font des bêtises, disent que c'est la faute aux autres...

mardi 13 avril 2021

Les députés Didier Martin et Didier Paris relaient le greenwashing du gouvernement

L'information a circulé sur les réseaux sociaux via les élus de la majorité présidentielle : La France serait classée 4ème pays le plus vert au monde selon un article publié dans le MIT technology review. En réalité il s'agit d'un magnifique cas de greenwashing.




 

Deux députés "En Marche" de Côte-d'Or ont relayé l'information sur leur compte twitter les 5 et 6 avril. Une information honteusement erronée.
D'ailleurs, une vidéo de BLAST démontre bien la supercherie :

Sérieusement, qui aura pensé une seule seconde que la France soit un pays respectueux de l'environnement ? Personne de sensé ne peut y croire une seule seconde. Diffuser une telle supercherie n'est pas digne de députés.

samedi 27 mars 2021

Création d'une ressourcerie végétale prochainement à Dijon

Tout le monde, ou presque, connait les  ressourceries comme Emmaüs ou La Recyclade. Mais une ressourcerie végétale, ça n'existe pas en France. Pas encore, mais c'est un projet bien avancé à Dijon. Sa responsable faisait une présentation du concept aujourd'hui à La recyclade.

Présentation sur la page facebook : "La ressourcerie Végétale collecte des végétaux d'intérieurs auprès de grossistes de plantes et fournisseurs et des particuliers. Ces végétaux , une fois remis sur pied, sont proposés à la vente ou à la location."






 

 

 

"Outre la collecte, la revalorisation des végétaux, la vente ou la location des plantes, La ressourcerie propose également des soins et conseils aux entreprise et aux particuliers. Toutes les plantes sont soient recyclées, ou recyclables, ou compostées sur place pour produire un engrais et un compost directement réutilisable pour le soin des plantes de l 'atelier végétal."

Un concept pas si étonnant que ça car en réalité la quantité de plantes finissant à la poubelle est très importante. Les professionnels comme les grandes surfaces ou les fleuristes jettent des plantes quand elles ne sont plus "vendables", alors qu'avec quelques soins ces plantes peuvent faire le plaisir de nombreuses personnes.
De plus, les plantes d'intérieur peuvent avoir un grand impact environnemental. C'est ce que décrit le site medium.com/edeni : "Venues de toute la planète, mais cultivées aux Pays-Bas pour des raisons de génie logistique, les plantes d’intérieur sont loin d’avoir un bilan carbone neutre. (...) Seulement 10 % de nos plantes d’intérieurs sont produites en France, contre 75,2 % aux Pays-Bas et presque 15 % dans d’autres pays étrangers. Cela s’explique par le fait que certains plants exotiques, comme le Monstera Deliciosa, ont une production protégée, et très peu de producteurs français ont l’autorisation de les cultiver. Or, le climat et le sol néerlandais ne sont pas les plus adaptés à ces cultures. Il est alors nécessaire de recourir à des grandes quantités d’eau, d’engrais, de pesticides, et au chauffage de serres et à l’utilisation de lampe. En outre, le transport des plants et graines d’origine vers les Pays-Bas puis l’exportation des plants cultivés dans toute l’Europe est responsable, comme tout transport, d’émissions de gaz à effet de sport. A cela s’ajoute également, la pollution générée par les pots de fleurs, généralement fabriqués en plastique, et souvent délaissés après l’achat, lorsqu’on les remplace par des pots plus esthétiques."

vendredi 26 mars 2021

Des affiches pour les activités locales et commerçants locaux !

L'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or interpelle une nouvelle fois François Rebsamen pour lui demander de s'engager à ne pas renouveler le contrat avec Clear Channel. A la place, l'association propose de mettre en place des abris pour voyageurs sur lesquels serait mises des informations sur l'activité locale.

La lettre ouverte :

Monsieur Rebsamen, président de Dijon Métropole

La prochaine journée mondiale contre la publicité se tiendra le même jour que votre prochain conseil métropolitain, c’est-à-dire le 25 mars. C’est un signe du destin ! À cette occasion, nous vous demandons d’agir de façon symbolique, mais aussi de façon pragmatique, en faveur de l’environnement et du climat en déclarant ce 25 mars, devant les 250 000 habitants de l’agglomération dijonnaise, votre volonté de ne pas renouveler le contrat de mobilier urbain ni avec Clear Channel, ni avec un autre prestataire.

Actuellement, la taille des affiches publicitaires sur les panneaux sucettes et abribus est de 120 x 176 cm. Une dimension énorme, conçue pour être vue par les automobilistes, au risque de provoquer des accidents. Une dimension imposante avec pour conséquence qu’il est impossible de ne pas les voir dans les rues de Dijon et de la métropole. Une dimension conséquente avec des coûts d’impression et de mise en place élevés ne permettant pas aux petits commerçants indépendants, aux artisans et autres travailleurs indépendants de faire connaître leur activité. Une dimension qui favorise donc la visibilité d’entreprises nationales et internationales aux activités trop souvent néfastes pour le climat et la vie sociale (et bien souvent réfugiées dans les paradis fiscaux). Une situation loin de vos soutiens affichés au commerce local : affiches jaunes “#Dijon achetons local Soutenons le commerce de proximité” récemment visibles sur les panneaux d’informations locales et culturelles des stations du Tram et sur le site internet de Dijon.



 

 

 

 

 

 

Classiquement, l’affichage des activités culturelles est de taille nettement plus réduite, bien souvent de format A2, soit 40×60 cm. Un format plus sobre qui permet d’être visible de près et plus discret de loin. Un format suffisant pour informer.

25 mars, Journée mondiale contre la publicité !
Depuis 2014, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies reconnaît le droit des Citoyens à donner leur consentement lors de l’élaboration de stratégies de publicité et de gouvernance. L’appel du 25 mars marque une victoire importante pour la reconnaissance du droit des citoyens à l’égard de la réception de messages publicitaires.

Ce 25 mars, journée mondiale contre la publicité, nous vous demandons d’annoncer le non-renouvellement du contrat de mobilier urbain d’affichage dans nos rues avec le publicitaire Clear Channel ! A la place, nous vous proposons de créer un conseil de l’information et de la publicité dans l’espace public, validant le contenu des annonces, de taille réduite (soit 40×60 cm), qui pourront être affichées sur les prochains abris de voyageurs. Les associations de l’agglomération dijonnaise pourront communiquer leurs activités, les commerçants indépendants, les artisans et autres auto-entrepreneurs locaux pourront se faire connaître pour un coût modique. Ce conseil comprendrait élus, commerçants, associations et citoyens.

Agir en faveur du Climat et en même temps soutenir les activités économiques locales, c’est possible en renonçant à renouveler le contrat de mobilier urbain avec la multinationale Clear Channel (ou une autre), et en optant pour la promotion d’activités locale via un affichage de taille judicieuse.

Dans l’espoir que vous serez sensible à l’avenir des habitants de la métropole, que ce soit au niveau de l’environnement, de leur bien-être, comme au niveau économique.

Le jeudi 25 mars, des militants de l'association ont distribué une copie de cette lettre aux élus venus assister au conseil métropolitain.

dimanche 14 mars 2021

Plantation de 730 arbres et arbustes le long de la rocade près de Dijon

L'association Forestiers du Monde avait organisé les 7 et 14 mars l'afforestation biodiverse d’un délaissé routier sur la commune de Saint Apollinaire. C’était la première fois en France qu’une telle opération citoyenne bénévole était organisée.

L’afforestation biodiverse est un concept développé par l’ONGE Forestiers du Monde® qui consiste à planter une grande variété d’arbres et d’arbustes d’essences forestières autochtones selon une architecture favorable à la biodiversité sur un terrain non boisé en vue d’y bâtir à terme une forêt la plus variée possible. Cette démarche est développée depuis plus d’une dizaine d’années par Forestiers du Monde® auprès des écoliers.

 Dès 1970, des scientifiques publiaient des études alertant l’opinion publique sur les risques qu’engendrait notre consommation sur le climat. La température moyenne de la Terre ne cesse d’augmenter depuis la révolution industrielle et nous pourrions nous diriger vers un futur sous +7 °C en moyenne d’ici 2100, ce qui serait fatal pour l’Homme et une grande partie des espèces sur notre planète.

En Juillet de cette année 2020, 78 départements français étaient frappés par la sécheresse et ont subit des restrictions d’eau.
Aujourd’hui, simplement en plantant des arbres d’essences autochtones, nous pouvons agir pour nous sauver, car ce ne sont pas que nos enfants qui vivront ces crises climatiques majeurs, nous les vivrons avant ou avec eux.
L’Union Européenne lance le Pacte Vert (Green Deal) et entend promouvoir l’accroissement des surfaces forestières et la biodiversité dans les zones urbaines.
En France, l’Assemblée Nationale s’est saisie de cette question environnementale majeure. Le député Madame Anne-Laure Cattelot a rendu en juillet 2020 son rapport sur la forêt et la filière bois, rapport au sein duquel elle préconise de mobiliser tous les acteurs de la Société Civile et les citoyens pour développer des initiatives en faveur de l’arbre en ville et la végétalisation urbaine.
 

Les citoyens ont planté 730 arbres et arbustes de 42 espèces de nos régions au nombre desquelles les futurs grands arbres comme les chênes mais aussi des espèces comme les fruitiers sauvages (pommiers sauvages, poiriers sauvages ou pruniers sauvages, néflier,…) et ont déposé au pied des 730 plants d’arbres et d’arbustes du compost et des broyats offerts gracieusement par la Pépinière Compostière de Rougemont.
 
L’originalité de la démarche d’afforestation biodiverse est d’associer à la plantation de ces espèces d’arbres, celles de diverses variétés d’arbustes et d’arbrisseaux qui, habituellement, n’ont aucune valeur économique comme le genet, l’aubépine, l’églantier, le houx ainsi que d’autres moins connus comme le nerprun, la bourdaine, le baguenaudier …
 
Sont partenaires de cette afforestation biodiverse citoyenne les associations et entreprises suivantes : Pépinière Compostière de Rougemont, Concept et Flamme, Association CAPREN (FNE 21), Les Amis de la Terre 21, Du vert dans la ville, Collectif Les Green Dukes, Les Sentinelles de la Montagne Dijonnaise.
(Source : Forestiers du Monde)

samedi 13 mars 2021

Manifestation citoyenne à Dijon pour demander la fin de l'arme atomique

Communiqué : "L’humanité est en danger et la France en rajoute
Ce 12 mars 2021, une vingtaine de lanceurs d’alerte du ‘Collectif Bourgogne Franche-Comté pour l'abolition des armes nucléaires’ ont manifesté place Darcy à Dijon dans la cadre des vigies citoyennes organisées chaque mois depuis janvier 2020. 

Ils demandent :
- le respect par la France de ses obligations dans le cadre de l’article 6 du Traité de Non-prolifération(TNP) auquel elle a adhéré en 1992 et qu’elle viole allègrement depuis près de 30 ans (missiles balistiques inter-continentaux M-51 (plus de 6 000 km de portée) remplaçant les missiles M-45 (4 000 km de portée), missile de croisière ASMP-A (Air Sol Moyenne Portée Amélioré) emportés par les ‘Rafale’, programmes de simulation d’explosions nucléaires ‘Laser Mégajoule’ au Barp, programme ‘Epure’ au C.E.A. de Valduc dans le cadre du traité franco-britannique Teutatès ;
- l’adhésion de la France au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) voté à l’ONU en juillet 2017 par 122 États de la planète, entré en vigueur le 22 janvier 2021, qui est aujourd’hui la norme du droit inter- national ;
- la reconversion progressive à des activités civiles des sites CEA-DAM (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives – Direction des applications militaires) et particulièrement celui de Valduc, à 40 km de Dijon, qui assure la maintenance et le perfectionnement des 290 bombes atomiques françaises.

La situation critique de ’humanité et la planète Terre
D’après une étude de l’OCDE sur le réchauffement climatique, avec une élévation du niveau des océans de 50 cm d’ici 2070, le nombre de réfugiés climatiques sera de 150 millions de personnes. Des sécheresses plus graves et fréquentes, avec incendies de forêts sont attendues dans les régions tempérées.
Concernant la biodiversité, les disparitions d’espèces de vertébrés ont été multipliées par 100 depuis 1900. Sur 27 600 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens terrestres, 32 % de ces vertébrés sont en déclin. En Afrique, près de 500 000 km2 de terres sont déjà dégradées du fait de la déforestation, de l’agriculture non durable, du surpâturage, des activités minières, des espèces invasives ou du réchauffement climatique.
Les conditions intensives d’élevage des animaux ainsi que la déforestation, elles-mêmes fortement liées à une importante production et consommation de viande, sont aujourd’hui deux causes parfaitement identifiées de l’émergence de nouvelles zoonoses et pandémies.
Près de la moitié des habitants de la planète – soit 3,4 milliards d’individus – reste confrontée à de grandes difficultés pour satisfaire ses besoins élémentaires. En France, après avoir atteint un point bas au début des années 2000, le nombre de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté augmente à nouveau.
Et pourtant, l’arsenal nucléaire mondial, 13 865 armes nucléaires, équivaut à 415 000 bombes d’Hiroshima. C’est un danger majeur dénoncé par le Secrétaire général de l’ONU, les scientifiques, les prospectivistes, le pape François, etc.
La France consacre chaque année 6 milliards d’euros pour sa dissuasion nucléaire qui ne la protège ni du terrorisme, ni des ambitions expansionnistes de la Chine, ni des prétentions russes sur l’Arctique, mais qui encourage la prolifération et multiplie les risques d’accidents, d’erreurs humaines, de défaillances techniques, d’attaques cybernétiques.

Suivre l’exemple de Théodore Monod
Théodore Monod (1902-2000), philosophe, Résistant pendant la 2ème Guerre mondiale, naturaliste, professeur et chercheur au ‘Muséum national d’histoire naturelle’ a lutté contre l’arme nucléaire dès les années 1960 avec le ‘Mouvement contre l’armement atomique’ (MCAA)
En 1971, il défile, avec des milliers de personnes, de Lyon au poste de commandement de la force de frappe nucléaire du Mont Verdun dans les monts du Lyonnais.
De 1982 à 1996 (âgé de 94 ans...), il jeûne chaque année pendant 4 jours du 6 au 9 août près du PC de déclenchement de l’arme nucléaire de Taverny, près de Paris, avec une pancarte « La préparation d’un crime est un crime ». Il affirme « L’arme nucléaire, c’est la fin acceptée de l’humanité. Toutes les bombes sont naturellement répréhensibles et doivent être supprimées, mais la bombe atomique, c’est diabolique, inexpiable... ».

Comment les citoyens peuvent soutenir le TIAN ?
- Écrivez à votre Maire, afin que votre commune signe l’Appel des villes d'ICAN pour le désarmement nucléaire, à votre député et sénateur pour que la France ratifie le TIAN.
- Participez aux vigies citoyennes à Dijon ou Valduc, à Paris et ailleurs.
- Questionnez votre banque sur son financement de la bombe atomique, et n'hésitez pas à changer pour une banque éthique, grâce au guide éco-citoyen “Choisis ta banque !” sur le site des Amis de la Terre.
- Intéressez-vous aux armes nucléaires, aux questions de sécurité internationale et de défense de la démocratie.

Les vigies et actions non-violentes menées par le ‘Collectif Bourgogne Franche Comté pour l’abolition des armes nucléaires’ s’inscrivent dans le cadre d' ICAN, 'Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires’ (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons), prix Nobel de la paix 2017, et dans la suite des précédentes victoires de l'ONU : interdiction des armes biologiques (1972), des armes chimiques (1993), des mines antipersonnel (1997), et des bombes à sous-munitions (2008).

Découvrez l’historique avec photos des actions à Dijon et Valduc depuis 2014."

mardi 2 mars 2021

Dijon et Dijon métropole ont choisi Enercoop

"Dijon métropole et la ville de Dijon ont choisi de faire confiance à Enercoop pour une partie de leur alimentation en électricité", c'est ce qu'annonce ce 1er mars le site internet d'Enercoop, fournisseur d'électricité "verte".

Interview sur le site web :
"Nous avons eu le plaisir de rencontrer Jean-Patrick Masson, Vice-président de la métropole en charge de la transition énergétique.

Présentez-nous votre collectivité :
Dijon est une métropole à taille humaine. Elle est composée de 23 communes, représentant plus de 260 000 habitants, dont 160 000 à Dijon. La collectivité est très engagée dans la transition énergétique. Trois exemples, parmi d’autres : un réseau de transport, bus et tram, très performant, le meilleur en Europe selon Eurogroup Consulting. Un réseau de chaleur étendu, alimenté par les énergies renouvelables, qui deviendra à terme le 3ème plus grand de France avec 55 000 équivalents logements chauffés. Un grand projet pour la production d’hydrogène avec bientôt deux stations qui fourniront en hydrogène vert tous les bus et toutes les bennes à ordure. Notre identité peut se résumer ainsi : Dijon est une métropole durable, douce à vivre pour tous, résolument tournée vers l’avenir.

Comment avez-vous connu Enercoop et pourquoi avoir fait ce choix ?
Enercoop est la plus ancienne coopérative d’électricité d’origine renouvelable et locale. Nous souhaitions développer davantage la part de ces énergies, en particulier dans les bâtiments publics, et en complément d’autres actions menées par la collectivité. Enercoop a remporté un appel d’offres pour 2 ans. Aujourd’hui, 8 % des bâtiments de la ville et de la métropole sont alimentés via Enercoop : des écoles, le muséum d’histoire naturelle, le palais des sports, ou encore le siège de Dijon métropole.

Si vous deviez conseiller Enercoop à un ami, un proche, ou vos concitoyens que lui/leur diriez-vous ?
Nous avons décidé de travailler avec Enercoop pour deux raisons : l’électricité fournie est garantie 100% renouvelable ; le modèle coopératif place les citoyens au cœur de la transition énergétique. Ils sont les producteurs des énergies renouvelables que nous achetons. C’est un cercle vertueux, pour la planète et pour les administrés. Cela correspond à notre vision, à Dijon, de ce que doit être la transition écologique."

Il faut savoir que depuis plusieurs années Greenpeace compare l'offre d'électricité des fournisseurs.  Ce classement permet de savoir réellement quels sont les fournisseurs d'électricité vraiment "vert" de ceux qui se disent vert mais ne le sont pas. Les meilleurs au classement sont Enercoop et PlaneteOUI

Que 8% de l'alimentation électrique des bâtiments de la ville et de la métropole provienne d'Enercoop est une bonne nouvelle. Espérons que ce pourcentage  augmente chaque année, tout en diminuant la consommation d'électricité car la sobriété énergétique est une nécessité.

dimanche 28 février 2021

Extinction Rebellion plante clandestinement une haie bocagère

Les activistes dijonnais du mouvement écologiste international sont intervenus au petit matin de ce dimanche 28 février dans la zone Cap Nord. Deux cents merisiers, cerisiers, poiriers sauvages ou encore érables champêtres ont été plantés en quelques heures. Pour Extinction Rebellion, toute plantation d'arbres encouragée représente «une avancée pour préserver la biodiversité et lutter contre le dérèglement climatique».  

(photo : infos-dijon.com)
 

Les plants du jour sont offerts par une pépinière associative qui cultive des essences sauvages de Bourgogne-Franche-Comté à partir de graines labellisées Végétal local afin de préserver un patrimoine génétique spécifique. «La biodiversité, on croit toujours que ça commence au niveau de la diversité des espèces mais ça commence au niveau de la diversité génétique», explique David, un militant qui dénonce «les plants venant de Roumanie».

Si l'objectif de départ était de créer un bosquet, la configuration des lieux a plutôt orienté les activistes écologistes vers la mise en place d'une haie bocagère, les arbustes étant plantés alignés sur deux rangées. Les variétés végétales retenues devraient être «adaptées au sol et donc résilientes face au changement climatique».


Ont été choisies des espèces mellifères, favorables aux abeilles, des arbres fruitiers pour les oiseaux mais aussi les humains. Noisetiers, pommiers, poiriers en variétés sauvages sont échelonnés au long de la haie. En fonction de la taille effectuée, certains arbres – les merisiers et érables champêtres notamment – pourraient atteindre douze mètres de haut. David signale la pousse spontanée des églantiers au bord de la voie désaffectée et anticipe l'apparition d'orchidées comme les ophrys abeilles si le terrain n'est pas tondu.
(lire tout l'article sur infos-dijon.com)

vendredi 26 février 2021

Troisième relaxe consécutive pour un Faucheur Volontaire d'OGM

Relaxé en janvier 2019 et le 23 juin 2020 pour refus de prélèvement ADN, Laurent Cousot, Faucheur Volontaire d’OGM de Côte-d'or, était convoqué pour la troisième fois le 23 février 2021 à Dijon, pour le même motif !

Cette fois suite au fauchage d’un essai de tournesol à St Paul les Romans (26).
Mais le fichage avec prélèvement d’ADN est une mesure qui doit légalement être justifiée, nécessaire et strictement proportionnée à l'objectif recherché. Ce fichage n'a donc pas lieu d'être dans le cas d'actes militants, ce qui est validé par une jurisprudence bien établie. Laurent Cousot et les Faucheuses et Faucheurs Volontaires sont donc fondé(e)s à le refuser.

L'avocat a plaidé l'acharnement et l’illégalité du fichage
Malgré les nombreuses jurisprudences déclarant illégales les demandes de fichages ADN de militants et la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour atteinte disproportionnée à la vie privée en 2017, les parquets s'entêtent à poursuivre les militants.

L'avocat Guillaume Tumerelle a donc plaidé le caractère illégal des poursuites et du fichage de militants, et a même demandé un dédommagement prévu par la loi de 500 €. Verdict : une nouvelle relaxe. Une quarantaine de personnes étaient présentes en soutien devant le Tribunal.

D'autres Faucheurs convoqués pour refus de prélèvement d'ADN.
Le 2 mars à Rodez, le 22 avril à Chaumont pour Xavier Deleau, agriculteur de Haute-Marne, convoqué à 8 h 30 au TJ, et d'autres citoyens lanceurs d'alertes sont victimes de ces poursuites.

C’est pourtant l’État Français qui est aujourd’hui dans l’illégalité sur le dossier des OGM, et particulièrement des variétés rendues tolérantes à des herbicides (VrTH) obtenues par mutagénèse. Il y a maintenant plus d’1 an, le 7 février 2020, le Conseil d’État (1) enjoignait le gouvernement à mettre en place une réglementation concernant ces cultures (2) . Mais sous la pression du lobby industriel semencier, rien n’a été encore fait.

Les Faucheuses et Faucheurs Volontaires dénoncent cette inaction des pouvoirs publics et un acharnement pour le fichage abusif des militants. Ils et elles restent déterminé.e.s à poursuivre leurs actions de lanceurs d'alertes, a n de contraindre le gouvernement à remplir ses obligations et sa mission de protection des paysans, de la population et de l’environnement.

Les Faucheuses et Faucheurs Volontaires continueront d'informer les citoyen.ne.s et soutiendront toute action visant à interdire la dissémination des OGM dans les champs et dans les assiettes.
(communiqué des faucheurs volontaires de Côte-d'Or)

(1) Ceci faisait suite à l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne, 24 juillet 2018
(2) Cette décision confirmait que les variétés issues de mutagénèse appliquée sur des cultures in vitro de cellules végétales produisent bien des OGM qui doivent être évalués, tracés et étiquetés. Le gouvernement français disposait de délais de 6 mois et de 9 mois pour appliquer ces mesures, mais il n’a toujours pas obtempéré.

 

vendredi 19 février 2021

Un ministre nominé aux Boulets du Climat de passage aujourd'hui à Dijon

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance,  est de passage aujourd'hui à Chenôve et à Dijon. Ce ministre, nominé par Greenpeace aux Boulets du Climat,  utilise la crise économique comme prétexte pour aider les industries polluantes avec l’argent public. Tout ça sans contrepartie sociale ni écologique, malgré ses affirmations trompeuses.

Selon Greenpeace, la pire action de Bruno Le Maire est :
Plus on est riche, plus on pollue. Pourtant, la taxe carbone actuelle pèse surtout sur les plus modestes. La crise économique liée au coronavirus serait l’occasion d’enfin établir la justice sociale, fiscale et climatique, n’est-ce pas ? Raté : malgré les recommandations du FMI (même lui !) pour faire face à la crise, Bruno Le Maire refuse catégoriquement de revoir le partage de l’effort économique et de la transition écologique. Dans le budget 2021, il a balayé d’un revers de main l’idée de taxer les plus aisés. Dommage : un ISF climatique permettrait d'engranger environ 10 milliards d’euros dans les caisses de l'État pour financer la transition écologique. 

Ses cadeaux aux pollueurs :
Dans le plan d’urgence “vert” (l'adjectif vient du gouvernement, vous l’aviez deviné), Bruno Le Maire a distribué 15 milliards d’euros au secteur de l’aviation et 8 milliards d’euros à l’industrie automobile, sans contrepartie. Tout au plus a-t-il proposé des ”engagements volontaires” de la part des entreprises : Air France doit par exemple devenir la “compagnie la plus respectueuse de l'environnement”. Du pur greenwashing qui cache mal l’obsession de Bruno Le Maire de faire perdurer un système économique qui détruit la planète. 

Sa stratégie anti-climat :
La France devait arrêter en 2025 de soutenir financièrement les entreprises du gaz (une énergie fossile extrêmement polluante). Mais ça, c’était avant que Bruno Le Maire passe par là : il a repoussé cette date à 2035, ce qui empêche la France de respecter l’accord de Paris. Soyons tranquilles : Bruno a appelé ça une “stratégie climat ambitieuse”.

Son amour des riches :
Candidat présidentiel en 2016, Bruno Le Maire promet la suppression de l'impôt sur la fortune, la réduction des indemnités chômage et du revenu de solidarité active, et la création de “petits boulots” payés 5 euros de l’heure pour les bénéficiaires des minima sociaux (et puis quoi encore !).

Bref, le passage d'un boulet du climat à Dijon ne donne pas une bonne image à la ville.

jeudi 18 février 2021

Une métropole sans publicité sur le mobilier urbain

L'association Les Amis de la terre Côte-d'Or a envoyé une lettre ouverte à François Rebsamen, président de Dijon métropole, et à tous et toutes les élu.e.s métropolitains, pour demander le non renouvellement du contrat avec Clear Channel.

Mesdames et Messieurs

Vous n’êtes pas sans ignorer la situation environnementale catastrophique de notre planète. Il ne se passe pas un jour sans qu’un nouveau rapport tire un signal d’alarme sur la disparition des insectes (1), sur le réchauffement climatique (2), sur la pollution de l’air (3),… L’origine commune de ces dégradations environnementales est notre société de surproduction et de surconsommation. Consommer, plus, toujours plus, c’est devenu une véritable aliénation pour certains, exprimée par le graal du 20 ème siècle : la croissance économique.

Cette surconsommation est essentiellement rendue possible par la publicité. En 2018, vous avez voté un RLPi (Règlement Local de Publicité intercommunal) qui a permis seulement la suppression de plusieurs centaines de panneaux publicitaires de grand format sur toute l’agglomération, mais laissant la publicité sur les centaines d’abribus et panneaux sucettes. Suite à nos différentes démarches, ce RLPi est plus restrictif que ce que vous aviez prévu initialement. Ainsi de nombreuses rues sont devenues apaisées, des rues où les passants sont plus tentés à admirer la végétation que de regarder des publicités, qui s’en plaint maintenant ?

Nous vous interpellons aujourd’hui pour vous demander de passer à la seconde étape : le non renouvellement du contrat qui lie la métropole au publicitaire Clear Channel. Cette société s’occupe du mobilier urbain (abribus et panneaux sucette) et gère ainsi des centaines de panneaux publicitaires, de façon pas toujours légale d’ailleurs… Ce contrat se termine courant 2022. Nous vous demandons dès maintenant à vous engager explicitement à ne pas renouveler ce contrat (comme l’a fait la ville de Grenoble en 2014, ce qui a aidé Grenoble à devenir capitale verte européenne en 2020) et à prendre dès maintenant les dispositions nécessaires pour anticiper le renouvellement des abribus. Cet engagement permettra de libérer davantage la métropole de cette incitation à la surconsommation, dont l’achat de produits absolument non locaux et très polluants (4), ou faisant la promotion de sociétés complices du réchauffement climatique (5) et aux normes sociales critiquables (6), d’encourager le sexisme (7) et le lobby industriel (8). La publicité est source de nombreux maux que nous avons synthétisés dans notre dossier (9).

La publicité sur le mobilier urbain n’est pas une fatalité. Ce non-renouvellement de contrat sera une excellente occasion de favoriser alors un mobilier urbain éco-conçu, à taille humaine, centré, comme les panneaux des arrêts de Tram, sur l’information culturelle, sportive, citoyenne (10); « c’est au citoyen de décider quelle information il veut recevoir » !

Nous vous demandons dès maintenant de vous exprimer clairement sur le sujet, notamment par un vote en ce sens dès le prochain conseil métropolitain.

Nous restons à votre disposition pour en discuter.