mercredi 24 avril 2013

De l'agriculture de proximité sur Radio Campus Dijon

Dans l'émission Le Pissenlit de samedi dernier, les échanges portaient sur les AMAP et autres systèmes de circuits courts dans l'agglomération dijonnaise.

Avec comme invités Julie, une consom'actrice, et Lucie, une jeune maraîchère passionnée par son travail. Une partie de la discussion a porté aussi sur une étude environnementale des circuits courts. Un impact environnementale plus élevé en ce qui concerne le transport par rapport à la grande distribution. Mais sur tous les autres points, notamment sur l'aspect social, la vente en directe est à privilégier.

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Puis la discussion s'est portée sur les terres agricoles. Ces terres qui disparaissent inexorablement sous le bitume, comme le projet de destruction de 6 hectares de bonnes terres que la SEMAAD veut transformer en bureaux et autres habitations à Dijon, alors que des citoyens retroussent leurs manches pour faire pousser des légumes, pour simplement se nourrir, via le Pot'Coll...

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Les circuits courts et le cas du Pot'Coll ont un point commun très important: ils favorisent la cohésion sociale.

mardi 23 avril 2013

Le quartier Fontaine d'Ouche affiche sa transition sur une page Facebook

Il y a bientôt deux ans naissait une proposition d'expérimentation de la transition énergétique dans le quartier de la Fontaine d'Ouche, à Dijon. Ce projet fait partie du programme MOVIDA. Movida est un programme de recherche du MEDDTL (Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement) lancé en 2010 centré sur le thème de l’accompagnement au changement vers des modes de vie et de consommation durables.


Et depuis quelques jours, une page Facebook a été créée, la page Fontaine d'Ouche en Transition. Une page pour "informer, échanger, accompagner, autour des pratiques éco-responsables et éco-citoyennes". La parole est maintenant aux habitants afin de participer à la transition de leur quartier vers un "quartier éco-responsable".

Et pour ceux qui souhaitent agir sur le concept des villes en transition ailleurs dans l'agglomération, rendez-vous avec le collectif "Dijon, territoire en transition". 

samedi 20 avril 2013

Ciné - débat avec le film "Pierre Rabhi, au nom de la terre"

Le mardi 23 avril, à 20h30, le cinéma Devosge à Dijon diffuse le film "Pierre Rabhi, au nom de la terre", suivi d'un débat avec madame Agnès de Charentenay, spécialiste en agro-écologie.


"synopsis: Pierre Rabhi est paysan, écrivain et penseur. Il est l’un des pionniers de l’agro-écologie en France. Amoureux de la Terre nourricière, engagé depuis quarante ans au service de l’Homme et de la Nature, il appelle aujourd’hui à l’éveil des consciences pour construire un nouveau modèle de société où « une sobriété heureuse » se substituerait à la surconsommation et au mal-être des civilisations contemporaines."



"Ce film retrace l’itinéraire d’un sage, du désert algérien à son expertise internationale en sécurité alimentaire. L’histoire d’un homme et de sa capacité hors du commun à penser et à agir en fédérant ce que l’humanité a de meilleur pour préserver notre planète des souffrances qu’elle subit. PIERRE RABHI, AU NOM DE LA TERRE raconte le cheminement d’une vie et la conception d’une pensée qui met l’Humanité face à l’enjeu de sa propre destinée."

Selon le dossier de presse du film, Pierre Rabhi est aujourd’hui reconnu expert international pour la sécurité alimentaire et a participé à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification. Il est l’initiateur du Mouvement pour la Terre et l’Humanisme. Il est l’auteur de nombreux ouvrages. (...) Contre toute attente, son message, encore considéré comme marginal il y a quelques années, trouve aujourd’hui un écho hors des ghettos militants, dans des enceintes aussi différentes que celles du MEDEF, d’HEC, ou des Chambres de Commerce et d’Industrie... Des milliers de personnes se massent pour venir l’entendre à l’UNESCO aussi bien qu’au fin fond des Cévennes ou de la Bretagne, des tribunes lui sont désormais offertes dans tous les médias."

jeudi 18 avril 2013

"Objectif -7%", expo-jeu sur la réduction des déchets

"Du 6 avril au 31 juillet 2013, venez découvrir l’exposition jeu sur la réduction des déchets à Latitude21. Dans l’environnement d’une petite supérette remplie produits fabriqués pour l’occasion, vous découvrirez des informations sur nos pratiques quotidiennes de consommation et apprendrez les gestes et astuces pour atteindre l’objectif de moins 7% de déchets ménagers d’ici fin 2015."

"Acheter mieux, trier, louer, réparer, donner, éviter le gaspillage alimentaire, composter, cuisiner des produits de saisons, jardiner sans pesticides... plusieurs solutions vous sont données pour réduire l’impact de nos consommations sur l’environnement. Conçue pour tous les publics, l’exposition vous propose de passer un moment ludique et instructif. Quoi de plus efficace que d’apprendre en jouant ?"











Latitude21 vient donc d'ouvrir une "vraie fausse" supérette pour représenter le lieu de consommation, ou plutôt de surconsommation, par excellence.











Cette exposition est particulièrement bien conçue car elle ne dénonce pas le visiteur comme un pollueur potentiel, mais l'invite à réfléchir à ses achats via l'humour. Ainsi, de faux produits créés de toute pièces amuseront le visiteur et l'amèneront à voir autrement les techniques de marketing qui nous poussent tous à acheter sans raison et à remplir ensuite nos poubelles.

mercredi 17 avril 2013

Projection du film "The Land of Hope", suivi d'un débat sur le nucléaire

Le dimanche 21 avril à 16h30, le cinéma Devosge (à Dijon) diffuse en avant première le film "The Land of Hope", en partenariat avec Cap21, Les Amis de la Terre de Côte-d'Or, Nature et Progrés 21, Greenpeace, Résonnances, le Théatre des Deux Trémas, le Rassemblement Citoyen et Europe Ecologie les Verts.

"De Tchernobyl à Fukushima, la vérité sur le danger des faibles doses de radioactivité et le maintien des populations dans les zones contaminées".
Le débat sera mené par Yves Lenoir, président de l'association Enfants de Tchernobyl Bélarus.



Deux ans après la catastrophe de Fukushima, ce film met en avant des sentiments et des situations irréalistes qui se vivent au quotidien. Un film qui ouvrira peut être les yeux à ceux qui se posent des questions sur le nucléaire. A n'en pas douter, aucun pronucléaire n'ira voir ce film, préférant rester avec leurs vérités stupides et dangereuses pour la population.

vendredi 12 avril 2013

Si la FDSEA21 se mettait un peu plus à l'herbe, elle manifesterait moins

Cet après-midi, une centaine d'agriculteurs éleveurs ont manifesté à Dijon pour dire qu'ils sont à bout de souffle. Ils vendent à des prix trop bas. Certains médias ont aussi mis en évidence la hausse du prix des aliments pour leurs bétail. Parmi ces aliments on retrouve du soja qui est en très grande partie importée, notamment du Brésil au prix d'une importante déforestation, et d'une fluctuation des prix tenue par des spéculateurs.

Le film "Herbe", sortie dans quelques salles en 2008, présente très bien les problèmes de ces éleveurs, un problème lié en grande partie à leur manque d'autonomie pour nourrir leur bétail.


Un problème lié aussi à cette course à la "croissance", c'est à dire avoir toujours plus grand, un plus gros tracteur, plus moderne, un système poussé par les coopératives agricoles. Une dérive très bien décrite dans le film aussi.

Concernant les débouchés, de plus en plus de dijonnais souhaitent acheter des produits issus de l'agriculture en vente directe (depuis quelques mois, de très nombreux points ont été mis en place à Dijon, discrètement, sans publicité, mais avec une réelle efficacité); et c'est sans parler des cantines scolaires qui s'y mettent aussi. Par conséquent, il s'agit d'une véritable opportunité pour ces agriculteurs. A la FDSEA21 de voir si elle préfère soutenir les manifestations ou soutenir les reconversions...

dimanche 7 avril 2013

Rencontre franco-allemande autour de l'écologie

Le projet Vert chez toi/Wie grün bist du 22 au 24 mars a fait partie des 50 projets sélectionnés par l'Office Franco Allemand de la Jeunesse dans le cadre des 50 ans du Traité de l'Élysée célébrant l'amitié franco-allemande et imaginant son futur dans le cadre de l'Union Européenne. 

Le projet consistait en l'organisation d'une rencontre entre des volontaires français Médiaterre, qui agissent pour la sensibilisation à la protection de l'environnement, en service civique à Unis Cité en Bourgogne, et des volontaires écologiques allemands de la région Rhénanie Palatinat du FÖJ-KUR. Ce dernier organise d’une part le volontariat écologique pour des jeunes allemands en Rhénanie Palatinat et propose d’autre part un volontariat écologique franco-allemand avec l’association française partenaire VEFA (volontariat écologique franco-allemand) située à Dijon et gérée par la Maison Rhénanie Palatinat en Bourgogne.










Parallèlement à cette rencontre, plusieurs représentants du BUND (BUND für Umwelt und Naturschutz Deutschland; structure allemande des Amis de la Terre) de Rhénanie Palatinat ont fait le déplacement à Dijon pour discuter avec leurs homologues des Amis de la Terre Côte-d'Or.










Une rencontre avec des thèmes forts puisque le vendredi soir les discussions ont portés sur "du nucléaire aux énergies renouvelables: comment éduquer?", tandis que le samedi soir il s'agissait de "promouvoir l'agriculture biologique en France et en Allemagne".











Le second sujet a fait suite à la visite de la célèbre ferme La Bussière à Flagey les Auxonne, une des toutes premières fermes en agriculture biologique de Bourgogne. En plus d'une visite de la ferme et d'un chaleureux repas, monsieur Kremp a raconté l'historique de la ferme et comment celle-ci a failli disparaître si elle ne s'était pas reconverti à l'agriculture biologique il y a plus de 30 ans. Un lieu qui respecte la nature, avec ses champs où paissent des boeufs et des moutons et où vivent une quantité incroyable de vers de terre comme on n'en voit plus nulle part. A noter qu'ils vendent de la viande en direct sur Dijon, ainsi que des légumes via la structure "les paniers bio de la terre à l'assiette".


Interview du BUND (Les Amis de la Terre Allemagne)

Les discussions entre les membres du BUND et des Amis de la Terre Côte-d'Or ont été nombreuses et riches, d'où il est possible d'imaginer de possibles partenariats à venir, pour une meilleure protection de l'environnement en Rhénanie Palatinat comme en Côte-d'Or.

jeudi 4 avril 2013

Avec 342 hectares, tous les écoliers dijonnais pourraient manger 100 % bio !

L'association Chouette c'est Bio vient de publier un article très intéressant concernant la surface agricole nécessaire pour fournir en produits bio les 7500 repas journaliers de la cuisine centrale à Dijon. Deux résultats à retenir: Avec 12 hectares, il serait possible de produire tous les fruits et légumes. Avec 342 hectares, il serait possible de produire tous les aliments (légumes, fruits, céréales, viandes).

Ce calcul théorique (à modérer en fonction du climat en autre) proposé par Terre de Liens, ouvre les yeux sur le fait qu'il est tout à fait possible de nourrir les enfants avec des aliments sains (sans pesticides). A savoir que les 342 hectares correspondent par exemple à peine le double des terres agricoles qui vont être détruites pour construire le Parc d'Activités de l'Est Dijonnais (180 hectares), ou encore moins que les 400 hectares pour Valmy, Mazen-Sully, extension CapNord et parc d’activités CapNord réunis.

Comme quoi, quand il s'agit de détruire des terres, Dijon les trouve, mais quand il s'agit d'en garder et de les convertir en agriculture biologique, ces terres n'existent pas... A savoir aussi, que ces 342 hectares seraient créateurs d'emplois, en plus d'une bonne santé des enfants et de cours d'eau non pollués par des pesticides.

mardi 2 avril 2013

Quetigny possède son Agenda 21

Le site internet de la ville de Quetigny affiche fièrement l'aboutissement de trois ans de travail pour produire son Agenda 21.
"Adopté à l’unanimité par le Conseil municipal le 19 mars 2013, le plan d’action de l’Agenda 21 local, élaboré à l’issue de trois ans de travail collectif, marque une étape importante dans l’application des principes de développement durable à Quetigny. En attendant sa labelisation par le Ministère espérée fin 2013, 5 axes stratégiques, 16 objectifs et 43 actions phares garantissent d'ores-et-déjà, sa mise en oeuvre dans toutes les actions de la Ville pour la période 2013-2017."


A cette occasion, de nombreuses animations ont lieu cette semaine dans la ville.

Concernant cet Agenda 21, il se décline en 5 axes stratégiques, 16 objectifs et 43 actions phares. C'est ce que l'on trouve dans le document "Stratégie de l'Agenda 21 de Quetigny".

"Quetigny est aujourd’hui à la veille de grands changements (arrivée du tramway, réforme des collectivités, etc.). Afin d’anticiper les effets produits par ces évolutions, un Agenda 21 et une étude de stratégie urbaine sont en cours de réalisation sur le territoire. La stratégie de l’Agenda 21 de Quetigny vise à définir les objectifs de développement durable devant être atteints par la ville dans les années à venir. Ces objectifs seront par la suite déclinés en action.
Elle découle d’un travail de réflexion menée avec les élus et chefs de service sur la transformation des enjeux en objectifs, eux-mêmes identifiés à la suite du diagnostic de territoire partagé."

Et c'est lorsque l'on regarde les 43 fiches d'action de cet Agenda 21 que l'on prend conscience du travail réalisé. Des fiches consultable dans le document "Agenda 21, un programme d'action pour le développement durable de Quetigny".














Des fiches descriptives avec de nombreuses informations, et qui traitent de sujet souvent délaissés, comme la publicité (Quetigny est déjà une référence nationale dans le domaine, très loin devant des villes comme Dijon et Chenôve...) ou l'agriculture péri-urbaine.














Ou d'autres sujets comme "sensibiliser les particuliers à la sobriété énergétique et à l'efficacité énergétique" et "Faire connaître Quetigny comme une ville sans ma voiture".


La fiche n°36 est peut être la plus importatnte. Il s'agit d'éduquer à l'environnement et au développement durable. C'est un point crucial. Un individu qui a compris pourquoi il doit changer ses habitudes est un individu qui accepte d'autant mieux de corriger ses mauvaises habitudes; c'est un individu qui acceptera le changement dans la durée et les éventuelles contraintes pour en retirer les bénéfices.

Maintenant que le chemin est tracé avec ce superbe travail, les Quétignois peuvent agir pour rendre leur ville plus écologique.