vendredi 30 septembre 2022

NON au béton là où coule le Suzon !

Communiqué : "Un nouveau projet immobilier destructeur de biodiversité en ville menace les quartiers nord de Dijon ! Par le vote irresponsable du Conseil Municipal le 27 juin dernier, 3 hectares de pleine nature sont promis à une destruction imminente, dans un complet déni de la démocratie locale pourtant prônée par le Maire.
“Sauvons les berges du Suzon” a déjà réuni des milliers de soutiens à Dijon et dans l’agglomération. A la lumière de cette révélation, les conseillers municipaux peuvent encore rattraper leur négligence en demandant une session extraordinaire.

Comme une lettre à la poste …
A l’exception de 3 élus de droite, la quasi-totalité du Conseil Municipal a voté POUR le rapport n° 19 lors de sa réunion du 27 juin dernier. La vente d’un terrain municipal de plus d’un hectare à deux promoteurs dijonnais, permettant la réalisation d’un projet immobilier dévastateur de 3 hectares, est passée comme une lettre à la poste, avec le soutien des élus écologistes ! Ce soir-là, les promoteurs 4S Immo et Groupe Edouard Denis se sont vus ouvrir un boulevard pour construire 85 logements dans le nord de Dijon entre la rue de Bruges et la route d'Ahuy.

Venise 2 ou comment faire couler la démocratie
Pompeusement nommé “Venise 2”, ce projet immobilier est une illustration supplémentaire de la folie destructrice qui anime la Mairie de Dijon depuis 20 ans !
Îlot de fraîcheur naturel d’un quartier densément peuplé et réserve de biodiversité, cet espace a constitué un refuge pour les hommes et les animaux durant l’été caniculaire que nous venons de vivre.
Et c’est par voie de presse le 1er juillet que les riverains de cette zone, préservée et appréciée de tous, ont appris le projet de la Ville. Alors que la démocratie participative est le nouvel atour de l’équipe municipale pour cacher lâchement ses méfaits, les habitants du quartier n’ont bénéficié ni de présentation, ni de consultation, ni de la moindre information sur ce qu’il se tramait à leurs dépends. Comment qualifier ça autrement que de “déni de démocratie” ?

Le recours gracieux de 7 associations
C’était sans compter sur la force du collectif et l’énergie générée par le ras-le-bol général contre la bétonisation à Dijon. Au coeur de l’été, 7 associations locales (Les Amis de la Terre Côte-d’Or - France Nature Environnement Côte-d’Or - Forestiers du MondeⓇ - Greenpeace France - groupe local de Dijon - Bien vivre dans le quartier Larrey - Les Ami-es des Jardins de l’Engrenage - Les Riverains du 30 octobre Porte Neuve) se sont mobilisées pour rédiger un recours gracieux demandant au Maire de Dijon de retirer la délibération du 27 juin qui acte la vente du terrain aux promoteurs.
A ce jour, les associations sont toujours dans l’attente d’une réponse du Maire. Le recours contentieux porté devant le Tribunal Administratif sera l’étape logique en cas de réponse négative, insatisfaisante ou inexistante.
A ce stade, aucun permis de construire n’a encore été délivré par la Ville. Tout est encore possible juridiquement.

Une pétition rassemble 2 000 signatures en 10 jours
Selon l’expression consacrée, il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. Dimanche 4 septembre, le Vélotour est passé sur la promenade du Suzon, permettant aux cyclistes d’admirer une dernière fois une fin d’été sur le terrain encore indemne des stigmates des engins de chantier.
Le collectif citoyen “Sauvons les berges du Suzon” a profité de l’occasion pour lancer sa pétition. Les revendications sont claires : annulation de la vente des terrains, pas de délivrance de permis de construire, puis consultation des habitant.es de l’agglomération dijonnaise sur la destination future de ce bien commun municipal.
Plus de 700 cyclistes du Vélotour se sont arrêtés pour signer la pétition. Ajoutés aux 1 350 signataires en ligne, ce sont ainsi plus de 2 000 personnes, dont 50 % de Dijonnais et Fontenois et 20 % d’habitants d’autres communes de l’agglomération, qui ont signé la pétition en une dizaine de jours.

Le retour en arrière est possible !
Lundi 26 septembre, les conseillers municipaux sont destinataires d’un courrier leur remettant en mémoire leur vote irresponsable du 27 juin. Ils ont le pouvoir de revenir sur leur décision en demandant la convocation d'un Conseil municipal extraordinaire pour délibérer sur l'annulation de la vente des terrains.
Nous osons espérer que ce courrier leur ouvrira les yeux et que les valeurs de démocratie, de justice sociale et de respect de la nature, ne resteront pas de vains mots à Dijon.

Sauvons les berges du Suzon"

Signer la pétition

mercredi 28 septembre 2022

Conférence sur l'éco-anxiété

Conférence de Madame Pauline Ayora sur le thème de l'éco-anxiété. "Comment l'environnement impacte notre santé mentale et pourquoi ce n'est pas (que) une mauvaise nouvelle". Mercredi 12 octobre à 18h30, salle Devosge à Dijon.

Inscription via le Qrcode ou via le lien.

"Qu'est-ce que l'éco-anxiété ? que vient-elle dire de nous et du monde ? Si l'éco-anxiété peut être paralysante, elle témoigne de notre attachement à la nature et de la prise de conscience de notre interdépendance à l'égard du vivant. De là à sortir de l'inertie pour s'engager dans la protection de ce qui nous est cher, il n'y a qu'un pas."

"La COP26 de novembre 2021 a été l’occasion pour de nombreux jeunes d’interpeller leurs gouvernements, pour leur demander de prendre des mesures plus rigoureuses en faveur du climat.
En septembre 2021, une étude acceptée dans la revue The Lancet Planetary Health s’était intéressée à cette population, menant une enquête auprès de plus de 10 000 adolescents et jeunes adultes (16-25 ans), dans 10 pays, pour comprendre leurs perceptions du changement climatique et la manière dont cela affectait leur santé mentale. Les résultats sont sans appel : 84 % des répondants disaient être inquiets face à ce phénomène (59 % très inquiets) et plus de la moitié se sentaient en colère, coupables ou impuissants. Ces chiffres ont permis de mettre en lumière un phénomène de plus en plus souvent évoqué ces dernières années : l’éco-anxiété." (source : Inserm)

Une seconde conférence aura lieu le jeudi 13 octobre à midi sur le campus universitaire.

Ce sont les jeunes qui trinquent de l'inaction des "non jeunes". Ces "non jeunes" qui sont au pouvoir, ces "non jeunes" qui font du grenwashing et qui veulent préserver leur façon de vivre comme si de rien n'était. Ces "non jeunes" sont responsables de l'éco-anxiété de ces jeunes. Il est inadmissible de constater qu'une majorité des adultes se moquent ainsi de l'avenir des jeunes !...

lundi 26 septembre 2022

"L'accent aigu", le plus ancien journal écolo de la métropole

Septembre 2022, l'association Quétigny Environnement dévoile le 50ème numéro de son journal semestriel. 25 ans de publications, de rédactions d'articles sur des sujets très variés liés à l'environnement.

"Il y a 25 ans paraissait, au printemps 1997, le premier numéro de l’accent aigu. Depuis, sans la moindre interruption, ce journal est diffusé contre vents et marées à raison de 2 numéros par an. Même le COVID n’aura pas eu raison de notre détermination.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans son premier édito, en 1997, le président de l’époque, Jean Plassard, fixait le cap : penser en toute liberté en s’affranchissant de toute compromission, de toute connivence politique, syndicale et religieuse.

Je crois pouvoir affirmer que nous nous nous sommes tenus à ces orientations en dépit des insinuations véhiculées par les uns et par les autres en nous qualifiant, au gré des circonstances, d’association municipale, de relais de la gauche alternative, voire d’être le faux nez de la droite départementale.

Non, nous ne sommes pas cela, nous sommes tout simplement une associa on pluraliste où chacun peut s’exprimer en toute indépendance de ton, selon ses convictions. Loin des stratégies d’arrière-boutique, nous agissons dans la transparence. Nos conseils d’administration sont ouverts à toutes celles et ceux qui le souhaitent et toutes nos réunions font l’objet d’un compte rendu de séance diffusé à tous les adhérents.

La récente recomposition du paysage politique français avec, en particulier, localement, l’arrimage de la municipalité socialiste de Quetigny à la NUPES n’y changera rien. Nous continuerons notamment à dénoncer comme nous le faisons maintenant depuis près de 25 ans (nous figurons probablement parmi les précurseurs) la politique de densification urbaine débridée sur l’agglomération qui aggrave le réchauffement climatique. Alors que les médias s’emparent régulièrement aujourd’hui du sujet, nous avons par exemple démontré dès 2019, l’impact du tout béton sur les températures en mesurant, au sol, sur la place Centrale les écarts thermiques entre les par es pavées et engazonnées. Les évènements caniculaires que nous avons vécus cet été en sont malheureusement la triste confirmation. Le quartier de "l’étouffoir" comme l’a baptisé un de nos adhérents, à l’angle de l’avenue du Château et de l’avenue du Cromois, est un symbole de ce qu’il n’aurait pas fallu faire.

Pour conclure ce propos, je voudrais rendre hommage à Jean Michot, la cheville ouvrière depuis 25 ans de ce journal à qui l’on doit son titre mais aussi et surtout sa mise en page et la densité de son contenu dont il est l’un des principaux pourvoyeurs.

Yves GALLI"

Un grand respect envers ces précurseurs et un grand bravo pour leur ténacité à faire face contre vent et marées à la diffusion de ce journal particulièrement intéressant et riche d'informations diverses.
télécharger l'accent aigu n°50

samedi 24 septembre 2022

Un master dans l’air du temps Changement Climatique, Adaptation, Territoires (CClimAT)

Le dossier de presse de l'Université de Bourgogne pour cette rentrée 2022 dévoile un master "dans l'air du temps" avec l'intitulé "Changement Climatique, Adaptation, Territoires".


"Ce master se donne pour objectifs de former de futurs professionnels dans la perspective du changement climatique et de son impact sur les territoires : détection, diagnostic des aléas et risques, projection d’évolution, mais aussi évaluation des impacts environnementaux et mise en place de stratégies d’adaptation des sociétés à ces enjeux d’aujourd’hui et demain. 


Prenant en compte une situation aujourd’hui bien connue et documentée, ce master doit permettre aux candidats d’aborder et développer de nombreuses compétences transverses sur la question du changement climatique. 


Une formation au service des territoires et des transformations en cours
La deuxième année de ce master pourra être suivie en alternance dès 2023. Il peut également être validé en formation continue et ainsi permettre à des professionnels déjà en activité de valoriser leur expérience ou de se perfectionner grâce à cette nouvelle formation."

Un master très intéressant, mais il manque un point essentiel dans la description des enseignements. Cet enseignement peut être résumé par "évaluation des impacts environnementaux et mise en place de stratégies d’adaptation", mais il manque quelque part la notion de prévention. C'est bien beau de s'adapter, mais encore faut il éviter à tout prix d'empirer le système, sinon tous les ans on devra s'adapter à pire, indéfiniment.

mercredi 21 septembre 2022

XR Dijon enlève à nouveaux des publicités

Le groupe dijonnais de Extinction Rébellion a de nouveau agit pour enlever des affiches publicitaires dans les rues de Dijon.




 

 

 

 


"Le groupe local dijonnais d'Extinction Rébellion a réalisé ce samedi 17 septembre une nouvelle action antipub ! Plus de 230 affiches publicitaires des abris de bus et des sucettes (panneaux tournants) ont été enlevés dans la journée dans le centre-ville.

A travers cette action nous souhaitons lancer un message fort à la mairie de Dijon et au maire François Rebsamen : Nous ne voulons pas de renouvellement en Octobre 2022 de la délégation d'exploitation du mobilier urbain auprès de Clear Channel ou de tout autre fournisseur privé. Nous voulons l'arrêt des publicités dans l'espace public. D'autres villes en France, comme Grenoble, ont choisi d'entamer cette transition. Pourquoi la capitale de Bourgogne-Franche-Comté ne pourrait-t-elle pas également faire ce choix ?

Nous adressons également notre message à Clear Channel : vous n'êtes plus les bienvenus à Dijon. Nous allons contacter l'ensemble de vos clients en leur indiquant le nombre de publicités retirées pour leurs marques. Nous allons aussi leur expliquer qu'à chacune de leurs futures campagnes dans notre métropole nous retirerons de nouveau leurs publicités.

Quant aux raisons qui nous poussent à agir de la sorte, elles sont nombreuses :
Pollution visuelle généralisée avec plusieurs milliers de publicités visualisées par chaque français.es quotidiennement. La publicité propage des idéologies néfastes : sexisme, ethnocentrisme, culte de l'apparence, du « tout, tout de suite », compétition, matérialisme, conformisme, violence, maigreur et jeunisme, malbouffe (Majoritaire dans la capitale de la gastronomie sic). Sans compter qu'à Dijon les Panneaux publicitaires sont rétroéclairés 24H/24-7j/7, à l'heure de la sobriété il est impératif que cela change ! De plus la publicité ne profite qu'à une minorité : en France, 672 annonceurs effectuent à eux seuls 80 % des investissements publicitaires dans les médias nationaux. Rapporté aux 3 millions d'entreprises françaises, cela donne donc moins de 2 entreprises sur 10 000 ayant la capacité d'être largement visibles du grand public. La publicité pousse à la surconsommation et au gaspillage avec toutes les terribles conséquences écologiques que ces comportements entrainent. Pourtant, aujourd'hui, les experts du GIEC nous donne à peine 2 ans pour agir radicalement afin d'éviter une catastrophe humaine planétaire.

Ce n'est pas notre première action antipublicité à Dijon et ce ne sera pas la dernière. Nous appelons toustes les citoyen.ne.s dijonnais.e.s à nous rejoindre pour nous réapproprier l'espace public et pour lutter face aux urgences environnementales et sociales. Si vous souhaitez participer à nos actions ou juste nous rencontrer autour d'un moment convivial pour des discussions/débats enflammés mais bienveillants, n'hésitez pas à nous contacter : xrdijon@protonmail.com. Ou sur instagram : @xrdijon Face à l'extinction, la rébellion ! "

lundi 12 septembre 2022

Plus polluant que le Jet privé, le baptême en Avion de Chasse à Longvic

La polémique enfle à propos de ces milliardaires qui se déplacent en jets privés en se moquant éperdument de leur empreinte carbone. Très peu connu, l'aérodrome de Longvic propose pire : le baptême en Avion de Chasse L39C !

 

Le site web indique : "Baptême en Avion de Chasse L39C près de Dijon Envolez-vous au départ de Dijon-Longvic à bord d'un avion de chasse Albatros L39C pour vivre d'intenses sensations.

Votre programme
Vous en rêviez après avoir vu Top Gun ? Il est temps de réaliser votre rêve. Enfilez votre combinaison et prenez place à bord d’un Albatros L39C aux côtés d’un pilote de la Breitling Jet Team, l'une des plus importantes patrouilles professionnelles civiles au monde. 


Votre vol avec l’avion de chasse Albatros L39C
Vous retrouvez l’escadron Breitling Jet Team, composé de 7 jets, à l’aéroport de Dijon-Bourgogne à Longvic. Après avoir fait connaissance avec l’équipe, vous allez revêtir votre casque et votre combinaison de vol. Vous participerez à un briefing complet concernant les consignes de sécurité et votre harnachement sur le siège éjectable. Avant de prendre place à bord de l’appareil, le leader de la patrouille détaillera le vol et répondra à vos questions.

Vous embarquerez à bord d’un Albatros L39C. Cet appareil a été conçu initialement à des fins militaires comme avion d’entraînement des forces du Pacte de Varsovie (alliance de pays d’Europe de l’Est avec l’URSS). Après la chute de l’Union Soviétique, l’Albatros L39C est malgré tout resté un avion d’entraînement très répandu. Ce « warbird » (avion conçu durant un conflit et préservé en état de vol) permet désormais aux civils de ressentir les mêmes sensations que les pilotes de chasse.

Votre pilote sera en contact permanent avec vous par radio. Au sein de la patrouille, vous allez connaître une accélération à 600km/h. Dans la zone d’évolution, les appareils vont enchaîner les figures de voltige, les boucles, les changements de formations. Décollage et atterrissage compris, votre expérience va durer une trentaine de minutes.

L’escadron Breitling Jet Team
Ce vol hors du commun se fera aux côtés de l’escadron Breitling Jet Team. Il est exclusivement composé de pilotes d’expérience. Le leader de cette patrouille a volé plus de 10 000 heures et a participé à plus de 2 800 démonstrations à travers le monde. 

Gardez un souvenir de votre vol
Après le débriefing, vous ne repartirez pas les mains vides. La vidéo de votre vol vous sera remise et vous conserverez également votre combinaison. De quoi avoir de merveilleux souvenirs à partager. 

Un vol en toute sécurité
Une telle expérience se fait uniquement en toute sécurité. Il est demandé à chaque participant d’être prêt psychologiquement et volontaire. Les accélérations, pouvant aller de 4 à 5G, demandent un avis médical. Nous vous recommandons de venir avec un certificat médical. Une pièce d’identité devra également être fournie le jour du vol.
Les contraintes techniques du siège éjectable exigent que le poids soit compris entre 55 et 105 kilos et que la hauteur du tronc en position assise (de la tête aux fesses) soit comprise entre 81 et 98 cm.
Pensez à prendre un petit-déjeuner pour un vol matinal ou un déjeuner léger pour un vol l’après-midi.
Ce vol exclusif en avion de chasse Albatros L39C est un cadeau idéal à offrir à l’un de vos proches."

Un cadeau à 3150€. Les sensations sont certainement inoubliables. Il faut juste oublier avant, pendant et après que l'empreinte carbone d'une telle expérience n'est absolument pas compatible avec nos limitations d'émissions de gaz carbonique. Selon Wikipedia, la consommation d'un tel avion est fonction de l'altitude d'évolution. A moins de 1000m, elle est de 1500 litres par heure ! Vu le programme indiqué dans l'annonce, c'est certainement cette consommation qui doit être la plus réaliste.
Selon le site restonslespiedssurterre.fr, 1 litre de kérosène émet 3 kg de CO2. Dans notre cas, les 30 minutes de voltige consomment 750 litres, soit 2250 kg de CO2, soit 2,25 tonnes !
L'empreinte carbone moyenne des français est de 11,2 tonnes. Elle doit être d'environ 2 tonnes pour être compatible avec un réchauffement climatique limité à +2°C.
Bref, s'envoyer en l'air 30 minutes ainsi, c'est détruire immédiatement son capital carbone pour une année. Une prestation absolument scandaleuse !

Il serait intéressant de connaitre l'empreinte carbone du meeting aérien tant défendu par François Rebsamen au mois de juillet 2019...

mercredi 31 août 2022

L'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or fête ses 10 ans

"L'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or a été créée officiellement fin juillet 2012. 10 ans déjà ! Alors fêtons ça ensemble (adhérents et non adhérents) le samedi 10 septembre 2022"

"Rendez-vous au Rézo fêt’Art, 78 quai Nicolas Rolin à Dijon, à partir de 15h.

Au programme :

  • Une exposition photo retraçant des moments clefs de la vie de l’association. Des actions d’information et de dénonciation des banques climaticides, nos nombreuses mobilisations originales contre la publicité, notre constance à demander l’interdiction des armes nucléaires, nos soutiens pour un monde agricole paysans bio, nos contributions à de nombreuses manifestations,…
  • Des jeux originaux comme le « chamboule banque », le « pisse-glypho »,…
  • Des animations. A ce sujet, vous pouvez venir déguiser en « nature ». Laissez libre cours à votre inspiration.
  • Des informations en libre service sur nos activités et celles des Amis de la Terre France. Des arguments béton pour changez le système, pas le climat, et briller en société avec vos nouvelles connaissances.
  • Une soirée musicale avec le groupe TwoBlue (Pop Folk anglaise) qui nous fera chanter et danser jusque tard dans la nuit.

Et bien sur, le tout dans un esprit de convivialité. Passez donc nous voir, on a surement des sujets communs de discussions.

Restauration et boissons à tout moment organisées par le Rézo Fêt’Art".

L'association Les Amis de la Terre est très active sur Dijon, mais aussi à Nuits Saint Georges et ponctuellement en Côte-d'Or et au-delà. Selon les sujets, elle agit seule ou avec d'autres associations qui défendent des sujets similaires. 

Une de leur force est de faire partie du réseau des Amis de la Terre France et international, ce qui leur permet d'avoir des données et connaissances extrêmement solides et parfois uniques sur certains sujets. 

Par exemple, une expertise sur l'impact environnemental des banques.

Autres particularités, ce sont leur détermination à dénoncer des choix politiques, ce qui fait parfois grincer des dents (pub pour la malbouffe et cité de la gastronomie, implantation d'Amazon, suppression de la publicité sur le mobilier urbain, capitale verte,...), leur autonomie financière provenant uniquement des adhésions, et leur choix d'agir uniquement de façon non violente et sans dégradation. 

Une association à découvrir le 10 septembre, une association à soutenir.

samedi 16 juillet 2022

Feuilleton Capitaine Marteau contre Amazon : épisodes 1, 2, 3 et 4

Retrouvez les aventures du capitaine Marteau dans son enquête sur Amazon. Dijon métropole accueille Amazon dans la zone d'activité de Longvic. Une production du collectif Plus Jamais ça.

épisode 1 :

 épisode 2 :

épisode 3 :

épisode 4 :

L'implantation d'Amazon à Longvic près de Dijon est vivement critiqué par nombre de citoyens conscients des méfaits de cette entreprise. Toutefois cette implantation a été favorisée et reste soutenue par François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon Métropole comme il l'avait expliqué récemment. Un décalage manifeste entre des idées archaïques de notre société et les enjeux écologiques et sociaux actuels.

samedi 18 juin 2022

Encore combien de temps Dijon métropole soutiendra t il le dérèglement climatique ?

Communiqué des Amis de la Terre Côte-d'Or : "Alertes rouges des scientifiques et records de températures se succèdent les uns après les autres. Actuellement, une vague de chaleur extrêmement forte s’abat sur toute la France, une canicule anormalement précoce, du jamais vu. Du jamais vu, mais malheureusement  prévu sans ambiguïté par le GIEC ( Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ) dans leur dernier rapport. Les scientifiques appellent à un sursaut : « Nous avons besoin d’une transformation radicale. Nous devons redéfinir notre mode de vie et de consommation », alertent-ils.

Il est donc temps d’agir concrètement et activement pour limiter les émissions de CO2. Et localement que voit-on dans les rues de la métropole ? Des centaines de publicités promouvant les entreprises françaises les plus polluantes ! Depuis le mois d’avril 2022, nous en sommes à la 5ème campagne publicitaire pour les banques Crédit Agricole et Caisse d’Epargne.


Banques climaticides, explications
L’impact climatique des banques françaises est considérable. Aux trois premières places des entreprises françaises les plus polluantes, on retrouve BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole, qui ont chacune une empreinte carbone supérieure au territoire français.

Elles jouent un rôle prépondérant en finançant le modèle économique du passé, fortement émetteur de gaz à effet de serre, tout en affichant des discours trompeurs.
Le rapport international Banking On Climate Chaos a révélé en mars 2021 que BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et le groupe BPCE ont au total presque doublé leurs financements au charbon, pétrole et gaz entre 2016 et 2020 – soit en moyenne + 19 % par an. En 2020 se sont les premiers financeurs européens des énergies fossiles.

Une étude des Amis de la Terre France et Oxfam France montre que depuis janvier 2020, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne ont accordé 100 milliards de dollars de financements aux entreprises actives dans le charbon, le pétrole et le gaz. Leurs meilleures clientes sont les huit majors pétrolières et gazières, qui ont capté 25 % du total de ces financements. BNP Paribas a à elle seule financée ces majors pour 12 milliards de dollars.

Les quatre grandes banques françaises ont de surcroît toutes augmenté ces financements, de 22,5 % en moyenne entre 2019 et 2020. Cette hausse est le résultat d’un bond de leurs émissions d’actions et d’obligations pour le compte d’entreprises des énergies fossiles. Elles ont ainsi permis à de grands groupes polluants de lever rapidement et à grande échelle des capitaux sur les marchés financiers. En haut de la liste des entreprises qui en ont bénéficié, on retrouve ici encore les majors et notamment BP, qui a reçu en 2020 7,8 milliards de dollars de financements de BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale.


Les banques trahissent l’épargne des français
À cause des activités climaticides des banques, l’épargne représente le premier poste d’émission de CO2 d’un citoyen français !
 

Suraffichage : les citoyens passent à l’action 
Connaissant l’impact environnemental de ces entreprises, les Amis de la Terre Côte-d’Or, accompagnés de citoyens volontaires, ont entrepris de sur-afficher toutes les publicités de ces banques présentes sur les abribus.
La technique consiste à fixer, avec du ruban adhésif, des affiches montrant le vrai visage de ces banques. Un acte non violent et sans dégradation pour dénoncer les investissements de ces multinationales et informer les habitants de la métropole.
Nous demandons à ces entreprises de ne plus s’afficher dans les rues de la métropole tant qu’elle continueront à avoir des investissements climaticides.
 
                             
Responsabilité de nos élus
Nous tenons à rappeler à tous les élus de la métropole que cela fait plus de 18 mois que nous les interpellons sur la nécessité de ne pas renouveler le contrat de mobilier urbain et le remplacer par notre projet « aubettes ».  Le GIEC ne cesse de répéter que le coût de l’action est moins important que l’inaction. Pourtant cela fait plus de 18 mois que nos élus sont sourds et muets sur ce sujet ! Nous entendons parfois qu’il ne faut pas « d’écologie punitive », mais que subissons nous au quotidien ? Des pollutions punitives, des pénuries d’eau punitives, un dérèglement climatique punitif et qui tue en France en Europe et dans le monde. Et plus on attend pour agir plus cela sera punitif, douloureux et violent. Le manque d’engagement de nos élus nous punie toutes et tous. Ca suffit !
 
Nous demandons une nouvelle fois à François Rebsamen, président de Dijon métropole, ainsi qu’à tous les maires des communes de la métropole, à s’engager dès maintenant à ne pas renouveler le contrat de mobilier urbain, ce qui empêchera la présence de publicités climaticides dans les rues. Nous demandons à Monsieur François Rebsamen de s’engager pour des aubettes locales sur lesquelles il y aura des informations économiques locales et écoresponsables, ou associatives et culturelles.

vendredi 10 juin 2022

Chez les oiseaux, manger bio maintient en forme

Le laboratoire Biogéosciences de l'université de Bourgogne a publié une étude comparant l’état de santé comportementale d'oiseaux évoluant dans des environnements d'agriculture conventionnelle et d'agriculture biologique.


Communiqué : "Les effets de l’agriculture biologique par rapport à l’agriculture conventionnelle (forte consommatrice de pesticides) ont été comparés en conditions naturelles sur le comportement et la vigueur de plusieurs espèces d’oiseaux. Les résultats montrent, pour 6 espèces différentes, que la vigueur des individus nichant dans les haies entourées d’agriculture conventionnelle est fortement diminuée matérialisant une altération significative de leur état de santé. Cette étude a été publiée en mai 2022 dans la revue Agriculture, Ecosystems and Environnement par des chercheurs du Centre d’études biologiques de Chizé (CNRS/La Rochelle université) et du laboratoire Biogéosciences (CNRS/UBFC/uB).

Exposition aux produits phytosanitaires : des effets sur les populations d’oiseaux
L’intensification de l’agriculture est à l’origine d’un déclin de la biodiversité sans précédent, notamment chez les oiseaux, et l’utilisation très importante de produits phytosanitaires en est l’une des causes. L’impact des pesticides est reconnu par les effets létaux suite à l’exposition ou l’ingestion de doses massives et/ou de molécules particulièrement toxiques. Mais ces effets négatifs sont largement sous-estimés par les études qui ne se préoccupent que d’exposition aigüe aux doses plus importantes en mesurant la mortalité et souvent par le biais d’expériences en laboratoire ne mimant pas la réalité du terrain. Peu d’études se préoccupent également du comportement. Or, ce dernier est souvent la première composante visible d’une intoxication. Ainsi, l’étude du comportement des oiseaux en conditions naturelles pourrait être un bon marqueur d’une dégradation physiologique des organismes due à ces expositions chroniques et non létales.
 
Une dégradation de la vigueur des oiseaux nichant dans des haies « non bios »
En capturant 6 espèces de passereaux dans des haies au milieu de champs en agriculture biologique (sans utilisation de pesticides) ou dans des haies, similaires en composition et en nature, mais bordées d’agriculture conventionnelle, les chercheurs ont pu mettre en évidence une dégradation nette de l’état de santé comportementale des oiseaux en agriculture conventionnelle pendant la saison de reproduction. Pour ce faire, les chercheurs ont mis au point un protocole d’observation du comportement basé sur la quantification du débattement des oiseaux capturés au filet lors de l’approche simulée d’un prédateur, et le nombre de cris et le nombre de tentatives de fuite lorsque l’oiseau était tenu en main. Les résultats sont sans appel. Les oiseaux capturés en agriculture conventionnelle se débattaient beaucoup moins à l’approche du prédateur, étaient beaucoup moins agressifs et vocalisaient moins face à l’expérimentateur. En revanche, la corpulence des individus ne changeait pas entre les deux types d’agricultures, tendant à montrer que la différence de comportement observée serait plutôt due à des perturbations physiologiques en relation avec les pesticides, qu’à une baisse d’énergie disponible (résultant d’une potentielle différence de disponibilité des ressources).

Un dispositif expérimental innovant
Contrairement à l’immense majorité des études qui testent les effets des pesticides en laboratoire, cette étude a été réalisée in natura sur un grand nombre d’espèces permettant de généraliser l’effet observé puisque toutes les espèces répondaient de façon similaire. Cette étude sur le terrain est permise par la connaissance fine du territoire : dans la Zone Atelier Plaine & Val de Sèvre (au sud de Niort dans les Deux-Sèvres), l’intégralité des parcelles en agriculture biologique et en agriculture conventionnelle est connue, informant sur l’utilisation ou non de pesticides à l’échelle des paysages.

Pour conclure, cette étude indique que le comportement des oiseaux pourrait être utilisé afin d’évaluer l’impact des activités humaines, par exemple en indiquant voire en mesurant quantitativement la dégradation de la qualité de vie dans un écosystème. Les oiseaux, par exemple dans ces paysages agricoles, pourraient ainsi être qualifiés de sentinelles pour la santé humaine (et celle des écosystèmes), renforçant l’approche et le concept naissants de la santé environnementale (One Health)."