mardi 26 janvier 2021

L’entrée en vigueur du Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) concerne aussi les dijonnais

Communiqué : "Ce 22 janvier 2021 est la date historique de l'entrée en vigueur du Traité sur l’abolition des armes nucléaires (TIAN), après 13 ans d'actions de diplomates, associations et citoyens, avec une douzaine de rassemblements en France. 

La nouvelle norme du droit international
Le TIAN est le premier traité juridiquement contraignant, il complète les engagements du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et assure la mise en œuvre de son article 6. Selon les termes du Traité, qui devient la norme du droit international, il sera illégal pour les États-parties de « mettre au point, tester, produire, acquérir, posséder, stocker, utiliser ou menacer d’utiliser des armes nucléaires ». Les États adhérents au traité désignent une ou des autorités inter- nationales compétentes pour négocier et vérifier l’abandon irréversible des programmes d’armement nucléaire, y com- pris l’élimination ou la reconversion irréversible de toutes les installations liées aux armes nucléaires.

À Dijon, un rassemblement était organisé devant la Préfecture par le ‘Collectif Bourgogne-Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires’. Une délégation a été reçue en Préfecture : Jean-Marc Convers (Les Amis de la Terre), Étienne Godinot (Mouvement pour une Alternative Non-violente), Raphaël Porteilla (Mouvement de la Paix) et Jorge Zwaig (Association des médecins français pour la prévention de la guerre nucléaire – IPPNW, Nobel de la paix 1987) ont fait part aux représentants du Préfet de leurs critiques sur la dissuasion nucléaire française,
– inefficace (une arme inutilisable n’a aucun effet dissuasif),
– dangereuse (prolifération, risques d’accidents, d’erreurs humaines, de défaillances techniques, cyberattaques, etc.),
– immorale,
– antidémocratique, ruineuse et surtout démobilisatrice (la défense de la démocratie ne reposant que sur une seule personne),
– et enfin, illégale depuis ce 22 janvier.

Le Collectif a transmis les demandes citoyennes suivantes :
– Respect par la France de ses engagements dans le cadre de l’article 6 du Traité de Non-Prolifération (TNP) qu’elle a signé en 1992 et qu’elle viole allègrement depuis bientôt 30 ans, en modernisant ses armes de destruction massive : programmes ‘Mégajoule’ au Barp, ‘Epure’ au C.E.A. de Valduc (Commissariat à l’énergie atomique & aux énergies alternatives, à 45 km de Dijon, qui entretien et modernise les 290 bombes atomiques françaises) dans le cadre du Traité franco- britannique Teutatès, missiles balistiques intercontinentaux M-51, missile de croisière ASMP-A (Air Sol Moyenne Portée Amélioré).
– Adhésion de la France au TIAN dans le cadre d’une politique européenne de sécurité,
– Reconversion progressive des centres CEA-DAM (Direction des applications militaires) à des activités civiles, notamment à Valduc, la reconversion étant d’autant moins difficile qu’elle sera anticipée et que le CEA a maintenant dans ses attributions les énergies alternatives.
– Réorientation rapide des 23 milliards d’euros d’investissements de 2022 à 2025, programmés pour des armes désormais illégales.

Le collectif a évoqué aussi :
– le risque d’écocide : alors que le Président de la République entend inscrire dans la constitution la protection de l’environnement, une explosion nucléaire serait un véritable écocide au regard des effets dévastateurs sur les humains, la planète et les générations futures.
– les risques propres au CEA-Valduc (émissions polluantes).
– le besoin de débat démocratique, au sein de la représentation nationale et de la population, au lieu de décisions qui viennent “du haut”.

Une mobilisation nationale et mondiale
Une trentaine de personnes étaient présentes malgré la pluie. Des manifestations pour fêter le TIAN ont lieu ce week-end à Bordeaux, Carhaix-Plouguer, Lyon, Marseille, Paris, Privas, Tours, Vénissieux, Brest, Manosque.

Dans la foulée des engagements très forts du Pape et du Vatican, premier État à avoir ratifié le TIAN, les évêques catholiques des USA demandent au nouveau Président Jo Biden de faire du désarmement nucléaire sa « priorité absolue ». Ils plaident pour la prolongation du traité New Start entre Moscou et Washington relatif au contrôle des armes nucléaires, qui arrive à expiration le 5 février et pour l’adhésion au TIAN.

Une des premières conséquences très positive du TIAN : une quarantaine d’organismes financiers (dont la Deutsche Bank et deux des plus importants fonds de pension mondiaux) ont déjà décidé d’arrêter le financement des armements nucléaires.


Comment les citoyens peuvent soutenir le TIAN ?
– Ecrivez à votre Maire, afin que votre commune signe l’Appel des villes d’ICAN pour le désarmement nucléaire, à votre député et sénateur pour que la France ratifie le TIAN.
– Participez aux vigies citoyennes (la prochaine à Dijon sera le samedi 6 février à 14 h), à Paris et ailleurs
– Venez soutenir les 3 Dijonnais lanceurs d’alerte au procès correctionnel du 12 février à 14 h devant le Tribunal judiciaire de Dijon, boulevard Clémenceau
– Questionnez votre banque sur son financement de la bombe atomique, et n’hésitez pas à changer pour une banque éthique, grâce au guide éco-citoyen “Choisis ta banque !” sur le site des Amis de la Terre.
– Intéressez-vous aux questions de sécurité internationale et de défense de la démocratie, notamment aux alternatives reposant sur les stratégies de non-coopération avec un pouvoir illégitime.


Prochains rendez-vous, rejoignez-nous !

Dijon :
– Samedi 6 février : treizième vigie citoyenne mensuelle pour demander que la France adhère au TIAN et la reconversion du CEA Valduc. 14 à 17 h au centre-ville.
– Vendredi 12 février, procès : rassemblement de soutien aux 3 Dijonnais en procès pour intrusion non-violente au CEA Valduc : 14 h devant le Tribunal 13 Bd Clémenceau. Info procès et modèle de lettre de soutien sont sur le site
d’ Abolition des armes nucléaires.

Besançon : Mercredi 3 février, plantation par la Ville d’un ginkgo biloba pour le désarmement nucléaire.

Les vigies et actions non-violentes menées par le ‘Collectif Bourgogne Franche Comté pour l’abolition des armes nucléaires’ s’inscrivent dans le cadre d’ ICAN, ‘Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires’ (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons), prix Nobel de la paix 2017, et dans la suite des précédentes victoires de l’ONU : interdiction des armes biologiques (1972), des armes chimiques (1993), des mines antipersonnel (1997), et des bombes à sous-munitions (2008).

Le collectif Bourgogne Franche-Comté pour l'abolition des armes nucléaires http://abolitiondesarmesnucleaires.org - abolitiondesarmesnucleaires@orange.fr"

vendredi 15 janvier 2021

CEA-Valduc : Une année de vigies citoyennes

Communiqué du collectif Bourgogne Franche-Comté pour l'abolition des armes nucléaires : Ce 15 janvier 2021 à Dijon s’est tenue la 12ème vigie citoyenne concernant l’arme nucléaire et la reconversion du CEA de Valduc. Depuis janvier 2020, ces vigies mensuelles, près de Valduc ou à Dijon, ont pour objectif d’interpeller la Direction du CEA, le personnel et les citoyens sur les risques des armes nucléaires.


La vigie, place St Bernard à Dijon près de l’arrêt de tram Godrans, a réuni une vingtaine de lanceurs d’alerte.

Les lanceurs d’alerte demandent en premier lieu que la France respecte ses engagements dans le cadre de l’article 6 du Traité de Non-prolifération (TNP) auquel elle a adhéré en 1992 : « Chacune des Parties au Traité s'engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace. »

Les armes nucléaires interdites à partir du 22 janvier 2021
Les armes nucléaires occidentales, totalement inefficaces contre le terrorisme, sont également inutilisables contre des puissances nucléaires, sauf à provoquer une riposte immédiate, et n’empêchent en aucune façon la Russie de contrôler peu à peu la circulation maritime en Arctique ni la Chine de dominer peu à peu l’Asie du Sud-Est. La réponse face à ces menaces n’est pas un bluff nucléaire qui ne trompe personne et menace tout le monde : c’est une politique européenne de sécurité dynamique et même offensive sur le respect des droits humains, impliquant notamment les sanctions économiques et le soutien actif aux organisations démocratiques qui résistent à la dictature ou au nationalisme.

La France et la Grande-Bretagne sont aujourd’hui les deux États les mieux placés pour initier un mouvement de désarmement des 9 puissances nucléaires. Or, dans le cadre du traité franco-britannique ‘Teutatès’ signé le 2 novembre 2010, et malgré le Brexit, le programme ‘Epure’ du site CEA-DAM de Valduc se réalise avec les Anglais en violation de l’article 6 du TNP. Il a pour but d’installer au CEA-Valduc un ensemble de 3 accélérateurs d’électrons pour radiographier l’explosion du premier étage des bombes nucléaires.

Le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN), adopté en juillet 2017 par 122 États à l’ONU, entrera en vigueur le 22 janvier 2021 : l’interdiction des armes nucléaires sera la nouvelle norme du droit international. Selon les termes du Traité, il sera illégal pour les États-parties de « mettre au point, tester, produire, acquérir, posséder, stocker, utiliser ou menacer d’utiliser des armes nucléaires ». Le TIAN comporte des obligations positives (déclarations, garanties, élimination, vérification, retrait, mesures d’application nationale, assistance aux victimes et remise en état de l’environnement, coopération et assistance internationales, universalité) pour permettre la mise en œuvre de l’interdiction des armes nucléaires et leur élimination progressive.

La France, qui ne veut pas adhérer à ce traité malgré l’avis de ses propres citoyens, sera de plus en plus considérée comme un État-voyou qui se met en dehors des règles de la communauté internationale. En refusant ce traité, ses responsables politiques favorisent une accoutumance aux risques nucléaires : prolifération, erreurs humaines, défaillances techniques, cyberattaques, etc. Un non-sens pour un État qui se veut "responsable", qui souhaite renforcer la sécurité internationale et garantir la préservation de la biodiversité et de l’environnement...

Soutien aux trois lanceurs d’alerte dijonnais
Trois citoyens, Jacques Bourgoin, Jean-Marc Convers (membre des Amis de la Terre - Côte d’Or) et Étienne Godinot (membre du Mouvement pour une Alternative Non-violente - Côte d’Or), ont pénétré le 9 juillet 2020 dans une zone d’accès libre du site CEA-Valduc pour y déployer une banderole "Reconversion du site CEA de Valduc".

Ils sont poursuivis pour « intrusion en réunion dans l'enceinte d'une installation civile abritant des matières nucléaires, en l’espèce être entré (s) dans l’enceinte du CEA Valduc malgré la présence de panneaux indiquant qu’il s’agissait d’une propriété privée ». Leur procès aura lieu le 12 février 2021 à 14 h 30 au Tribunal correctionnel de Dijon.

Les coupables dans cette affaire sont-ils des lanceurs d’alerte non-violents au sujet du péril nucléaire qui menace l’humanité, ou les gouvernants qui perfectionnent à grands frais une nouvelle ligne Maginot nucléaire en violation des engagements de leur pays ? L’historique des actions menées depuis 2014 à Dijon et Valduc, la présentation du procès et des 3 inculpés, et un modèle de lettre de soutien sont en ligne sur le site Abolition des armes nucléaires.


Un diaporama sur l’inefficacité et les dangers des armes nucléaires est également en ligne.

Les vigies et actions non-violentes menées par le ‘Collectif Bourgogne Franche Comté pour l’abolition des armes nucléaires’ s’inscrivent dans le cadre d' ICAN, 'Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires’ (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons), prix Nobel de la paix 2017, et dans la suite de l’interdiction internationale des armes biologiques (1972), des armes chimiques (1993), des mines antipersonnel (1997), et des bombes à sous-munitions (2008).

Prochains rendez-vous, rejoignez-nous !
- Dijon : vigie le samedi 6 février 2021
- Besançon : plantation par la ville d’un ginkgo biloba pour le désarmement nucléaire le mercredi 3 février

Le collectif Bourgogne Franche-Comté pour l'abolition des armes nucléaires http://abolitiondesarmesnucleaires.org


mercredi 6 janvier 2021

Le collectif Plantation Rebellion commence l'année par la plantation de 300 arbres

Après l'action d'afforestation clandestine de mars 2020 , le collectif Plantation Rebellion a renouvelé son activité dans la nuit du 31 décembre puis le 1er janvier au matin, en plantant 300 arbres sur 5 sites.

Cette fois, les arbres ont été plantés sur une parcelle enherbée non loin du camping du lac Kir, dans le square Émile-Poillot, avenue de Stalingrad et dans deux autres endroits. C'est une manière toute simple d'agir face à l'inaction des politiciens. "Les arbres plantés sont destinés à favoriser le développement de la biodiversité et à lutter efficacement et naturellement contre le réchauffement climatique"

(source : infos-dijon.com)

C'est politiciens qui critiquent ouvertement ce type d'action. Par exemple, François Rebsamen, maire de Dijon, qui, lors de son allocution du 19 novembre 2020, considérait que ce sont «des opérations de gaspillage» car «encore faut-il arroser et surveiller». Et avec son habitude de dénigrer ceux qui agissent différemment de lui, proclamait : «Ce genre de jardiniers du 32 décembre, ça ne sert pas à grand chose» avait-t-il ajouté.

Une remarque peu surprenante de la part de François Rebsamen qui aime critiquer, surtout ceux et celles qui sont pleins de bonnes volontés... Une critique qu'il aurait pu faire contre lui-même car il s'est bien caché de rappeler que ses services ont laissé mourir 2500 arbres ! Les arbres de la forêt des enfants, comme l'indique un article du Bien Public du 12 novembre 2019 !...

Que les arbres aient été plantés par et pour des enfants ou bien par des citoyens engagés, la sécheresse ne fait pas de différence.

jeudi 31 décembre 2020

Un deuxième lieu pour La Recyclade

La recyclerie La Recyclade a ouvert récemment une deuxième boutique solidaire, au 5 rue de L'est à Dijon, dans le quartier Montmuzard. On y trouve de tout à petit prix.

Que ce soit des vêtements, de la vaisselle, des meubles, des bibelots, des livres, des jeux,...




Une des particularités de la Recyclade est la valorisation des objets. Ainsi, certains objets inutilisables sont transformés en d'autres objet. "Face à l’objet dont le sort est pratiquement fixé (la déchetterie), nos valoristes mettent en route leurs méninges pour lui donner une seconde vie. Grâce aux échanges fructueux naît quelque chose détournée de son usage premier. Que ce soit un morceau de bois, un grille-pain, de vieux skis en bois, l’appareil photo argentique de Papy ou Mamie, La Recyclade veille à donner une seconde chance à tout le monde."

La bricothèque est une autre particularité de la Recyclade. "Qui ne s’est jamais dit « Je le ferai la semaine prochaine… » en sachant pertinemment qu’on n’a pas le matériel nécessaire, voire les compétences requises! Et bien La Recyclade a pensé à tous ceux désireux de changer leur armoire normande en table ce chevet, transformer le rosier de Grand-Mère en bonsaï centenaire, fixer définitivement son auto-portrait à l’entrée de son chez soi… Un lieu unique où vous trouverez à la location du matériel de pro, des conseils de pro, et tout pour faire le pro.Tout ça bien-sûr avec l’esprit solidaire!"

La devise de l’association : « Prouvons qu’un déchet peut être une ressource et créons des emplois.

dimanche 20 décembre 2020

"Tous à poil ! Pour la Nature et face aux changements climatiques"

Réserves Naturelles de France (RNF) lance une campagne de communication dénudée pour faire connaître l'engagement des espaces naturels protégés et plus particulièrement des Réserves naturelles, pour la sauvegarde de la biodiversité et de la géodiversité, face aux changements climatiques.


Face au défi planétaire de la lutte contre le changement climatique et pour la protection de la Nature, RNF souhaite sensibiliser le grand public à l'engagement mais aussi à la fragilité des espaces naturels protégés face aux changements climatiques, à travers une série de photographies impactantes diffusée sur les réseaux sociaux.


 

 

 

 

 

 


Par ce biais, et à l’occasion de la journée mondiale pour le climat, RNF souhaite contribuer à la prise de conscience générale sur les changements climatiques et leurs conséquences sur la Nature, tout en attirant l'attention sur l'importance des espaces naturels protégés, ces derniers étant reconnus comme une des solutions dans la lutte contre la chute de biodiversité (voir Les Réserves naturelles, efficaces pour lutter contre la disparition des oiseaux communs). Le deuxième Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC 2) mentionne également les aires protégées comme « étant à ce jour un des outils les plus efficaces pour maintenir les capacités de résilience des écosystèmes face aux changements climatiques et pouvant servir d’espaces d’expérimentation et de démonstration de solutions naturelles, réplicables dans d’autres territoires ».


Idée originale émanant de plusieurs membres du réseau de RNF, qui comprend plus de 700 professionnels de la nature, un appel à contribution a été lancé en son sein pour la réalisation de ces photographies.

Ces dernières représentent des gestionnaires, des agents et divers acteurs des Réserves naturelles, dévêtus en situation d'exercice de leur métier, face à une situation équivoque de la dégradation de la Nature et des effets actuels ou futurs du changement climatique.

Chaque photographie est accompagnée d'un texte explicatif sur le thème abordé (géodiversité, biodiversité, montée des eaux...), l'impact observé et les actions des réserves naturelles.


samedi 19 décembre 2020

CEA-Valduc : Onzième vigie citoyenne mensuelle. Pour éviter la fin du monde …

Communiqué: "Le vendredi 18 décembre 2020 s’est tenue à Dijon la 11ème vigie citoyenne mensuelle concernant l’arme nucléaire et la reconversion du CEA de Valduc. "L’horloge de l’Apocalypse" est à minuit mois deux.

La sculpture-horloge de la place Grangier, créée par Gloria Friedmann et inaugurée par nos élus en juin 2020, a été le lieu de rassemblement des lanceurs d’alerte du ‘Collectif Bourgogne-Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires’, en référence à ‘l’horloge de l’Apocalypse’ (Doomsday Clock).
Cette horloge conceptuelle, créée dès 1947 par des scientifiques pour alerter l’opinion internationale sur les risques extrêmes des bombes atomiques, est mise à jour régulièrement : minuit représente la fin du monde. Elle tient maintenant compte des risques supplémentaires actuels : accidents nucléaires, militarisation de l’espace, réchauffement climatique, chute de la biodiversité, désinformation, attaques cybernétiques. En 2020 Rachel Bronson, Présidente du Bulletin of Atomic Scientists de l’université de Chicago, a annoncé que ‘l’horloge de l’Apocalypse’ était avancée à minuit moins cent secondes : un risque considérable, supérieur à celui de la guerre froide.

Les armes nucléaires interdites à partir du 22 janvier 2021
Le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN), voté à l'ONU par 122 pays en 2017, est maintenant ratifié par 50 pays, le dernier étant le Honduras. Le TIAN entrera donc en vigueur le 22 janvier 2021 : l’interdiction des armes nucléaires sera la nouvelle norme du droit international. Selon les termes du Traité, il sera illégal pour les États-parties de « mettre au point, tester, produire, acquérir, posséder, stocker, utiliser ou menacer d’utiliser des armes nucléaires ».
Bien sûr, les 9 puissances nucléaires veulent garder leur arsenal, mais le TIAN va exercer une forte pression diplomatique, juridique, financière et éthique sur les États possesseurs de bombes atomiques.

La mobilisation s’amplifie
Les citoyens ne sont pas les seuls à agir : le 15 novembre, les évêques anglicans du Royaume-Uni demandaient à leur gouvernement de signer le TIAN. Besançon, 2ème ville de la Région et capitale de la Franche-Comté, a rejoint Paris, Grenoble et la quarantaine de villes françaises qui ont signé ‘l’Appel des villes’ aux gouvernements pour la signature du TIAN.

Suivre l’exemple de Josef Rotblat
La reconversion des personnels du CEA affectés aux activités militaires va bientôt devoir s'imposer, et plus elle sera anticipée, moins elle sera difficile.
Les salariés, ingénieurs et techniciens affectés à la mise au point d’armes de destruction massive sont invités à s’inspirer de l’exemple de Jozef Rotblat (1908 -2005), physicien polonais. Il est le seul scientifique à avoir quitté, pour des raisons morales, le ‘projet Manhattan’ et son poste au centre d’expérimentation de Los Alamos (Nouveau Mexique), avant la destruction d'Hiroshima en août 1945.
En juillet 1955, il tient avec Bertrand Russell une conférence sur le "manifeste Russell-Einstein", signé par 11 physiciens dont 9 prix Nobel, qui met en garde contre les dangers de la course aux armements et vise à mettre en place un programme de désarmement nucléaire.
Pendant 14 ans, il est Secrétaire général du ‘Mouvement Pugwash’ qui informe l'humanité sur les dangers de la bombe atomique. (Pugwash Conferences on Science and World Affairs), puis président en 1988. Pugwash obtient le prix Nobel de la PAIX en 1995.

Les vigies et actions citoyennes menées par le ‘Collectif Bourgogne Franche Comté pour l’abolition des armes nucléaires’ s’inscrivent dans le cadre d' ICAN, 'Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires’ (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons), prix Nobel de la PAIX 2017, et dans la suite de l’interdiction internationale des armes biologiques (1972), des armes chimiques (1993), des mines antipersonnel (1997), et des bombes à sous-munitions (2008).

Les actions du Collectif à Dijon et Valduc depuis 2014 (Photos, exposition, textes ...) sont sur le site Abolition des armes nucléaires. Un diaporama sur l’inefficacité et les dangers des armes nucléaires est également en ligne.
La prochaine vigie est prévue le jeudi 14 janvier 2021, rejoignez-nous !

Le collectif Bourgogne Franche-Comté pour l'abolition des armes nucléaires"

Cette mobilisation citoyenne à Dijon était symbolique. Ce qui l'est moins, c'est qu'à partir du 22 janvier 2021, le CEA de Valduc sera un espace illégal, hors la loi d'un point de vue international. Cela fait des années que des militants locaux sensibilisent sur la problématique de l'arme atomique et la nécessaire reconversion de Valduc. Une fois de plus les politiciens locaux n'auront rien vu venir et n'auront pas anticipé la reconversion du site.

samedi 12 décembre 2020

5G, qui peut expliquer le problème à François Rebsamen ?

Lors du dernier conseil municipal de Dijon, les élus EELV ont demandé un moratoire sur la 5G. François Rebsamen, maire de Dijon, a balayé la question d'un revers de main, fermant de ce fait les yeux sur l'impact environnemental de la 5G.

Alors, qui serait en mesure d'éclairer cet élu afin de le faire revenir sur ce choix climaticide ?

Un choix étonnant à première vue pour un maire qui cherche à obtenir le label "capitale verte européenne", alors que tout montre que la 5G (cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile) augmentera l'empreinte écologique du numérique.

 

La 5G augmentera significativement nos usages numériques et par conséquent la consommation d'énergie et de ressources.

Selon le rapport "LEAN ICT - pour une sobriété numérique", la tendance actuelle de surconsommation numérique dans le monde n’est pas soutenable au regard de l’approvisionnement en énergie et en matériaux qu’elle requiert. La Transition Numérique telle qu’elle est mise en œuvre actuellement résulte en une augmentation forte de l’empreinte énergétique directe du Numérique, en croissance annuelle de 9% à 10% selon les jeux d’hypothèses. Cette hyper-croissance se produit malgré les progrès réguliers enregistrés jusqu’ici en termes d’efficacité énergétique des équipements et des systèmes numériques et a pour conséquences:
-La captation d’une part progressivement démesurée de l’électricité disponible, ce qui accroît la tension sur la montée en charge des sources de production décarbonée;
-L’augmentation de moitié en 5 ans de la part du Numérique dans les émissions de GES (2,5% à 3,7%entre 2013 et 2018) et un doublement de ce ratio d’ici 2025 (si le trafic de données continue à croître de 30% par an);
-Une demande croissante en métaux rares et critiques dont beaucoup se trouvent être également indispensables aux technologies énergétiques bas-carbone, d’où un risque de tension sur les approvisionnements, accru par le quasi-monopole de la Chine sur la plupart d’entre eux. 

Autant le Numérique pourrait servir à repenser les usages et modifier les modes de fonctionnement et de production pour aboutir à une réduction des émissions de GES, voire à une réduction de la consommation énergétique (réseaux électriques intelligents, mobilité et transports intelligents, monitoring environnemental et urbain, dématérialisation, télétravail et visioconférence, bâtiments intelligents et écoconception logicielle), autant ceci n’aura une chance de se produire qu’à la condition de maîtriser les « effets rebond» dans ces secteurs. Or, jusqu’ici, les effets rebond se sont montrés plus importants que les gains apportés par l’innovation technologique. Par exemple, les bénéfices environnementaux du télétravail sont largement inférieurs à ceux intuitivement escomptés, en tout cas lorsqu’il n’est pas combiné à d’autres changements de l’écosystème social. Il est donc illusoire de considérer a priori que le bilan énergétique global d’une Transition Numérique (d’un service, d’une entreprise, d’un pays) soit voué à être largement vertueux, voire même simplement équilibré. Pour que la Transition Numérique puisse concourir à une réduction de la consommation d’énergie globale d’un système, il est donc indispensable de modifier nos modes de consommation et d’intégration du Numérique dans nos projets.

Bref, toutes les études démontrent que les bénéfices écologiques de la 5G sont négatifs. De plus, franchement, la 5G, en a t on vraiment besoin comme l'explique monsieur Jean-Marc Jancovici dans cette interview ? Fondamentalement la réponse est non.
Mais le problème est à regarder du côté de ONDijon, la "smart city" (ou "ville connectée") tant vantée par François Rebsamen. Parmi les acteurs industriels impliqués il y a Bouygues Telecom qui vient de participer à l'appel d'offre pour la 5G. Mettre un frein à son déploiement à Dijon reviendrait pour François Rebsamen à mettre des bâtons dans les roues de son partenaire économique et remettre en question son idéal de "smart city". L'utopie de croissance technologique infinie sur une planète finie ne fera jamais peur aux inconscients et autres adeptes de la secte de la croissance...

Alors, la question finale est de savoir qui sera en mesure de lui faire comprendre son erreur et le faire revenir sur son choix. Cette personne aura fait un grand geste pour l'environnement.

vendredi 11 décembre 2020

Un parc protégé de la bétonisation à Dijon !

Après les jardins de l'Engrenage, c'est au tour d'un nouveau lieu d'échapper à la bétonisation à Dijon. 

 

 

 

 

 

 

 

 
"A l’intersection de la rue de Mirande et de la rue Jean-Baptiste Baudin, derrière de hauts murs d’enceinte, se dissimule une grande maison entourée d’un parc de 4000 m2 peuplé de nombreux arbres remarquables sur un sol de pleine terre.(...) Depuis plusieurs mois, des personnes habitant le quartier demandent au Maire de Dijon d’acquérir cette propriété et d’en faire un jardin public. Sourd à ces demandes, François Rebsamen a laissé l’Etat engager la vente au promoteur, sans faire valoir le droit de préemption de la ville.


Face à l’inaction de la mairie de Dijon (...), des habitant.e.s ont pris l’initiative et la responsabilité de protéger ce parc arboré, contre le risque de bétonisation. Le premier rendez-vous pour découvrir le lieu est donné à tous les citoyens le dimanche 13 décembre à partir de 15h.

Encore une lutte d'écolos en manque de sensation ? d'anarchistes ? de gens qui s'ennuient ? Telle sont surement les questions de personnes qui critiquent sans se poser de questions. Mais il faut se poser des questions sur ces actions de ré-appropriation de la ville par des citoyens ! Pourquoi font-ils ça ? Quels sont les intérêts ?



 

 

 

 



Les avantages de ne pas bétonner cet endroit sont nombreux. Parmi ceux-ci, il y en a au moins un lié clairement au réchauffement climatique. Les enseignements du programme MUSTARDijon (réseau de Mesures UrbainS de la Température dans l'Agglomération du gRand Dijon) montrent que les effets combinés de l’ICU (Îlot de Chaleur Urbain) et du changement climatique rendent les zones urbaines et leurs populations de plus en plus vulnérables au stress thermique. 

 

 

 

 

 

 

 


Cette étude démontre que la ville de Dijon s'adapte mal aux périodes de canicules car trop urbanisée, notamment avec ses ensembles de tours compactes. Cette mobilisation citoyenne pour préserver un espace boisé au beau milieu d'une zone ultra artificialisée est donc un acte de résistance normal en lien, en autres, avec le réchauffement climatique.

mardi 8 décembre 2020

Greenpeace Dijon invite à voter pour les boulets du climat

Le prix des boulets du climat épingle les responsables politiques au pouvoir qui sont coupables d'inaction climatique. En encourageant les internautes à voter, Greenpeace expose au grand jour ces politiques qui ont touché le fond en engageant leur crédibilité sur des lois, des votes, des amendements ou des arbitrages souvent discrets mais toujours défavorables au climat, à la planète et au vivant.

Tout le monde peut voter jusqu'à fin janvier 2021.
Un concours national, qui si il était décliné localement, trouverait aussi ses boulets...

dimanche 6 décembre 2020

7 cadeaux de noël faits maison ou zéro déchet

La youtubeuse dijonnaise "idées zéro déchets" propose 7 idées de cadeaux zéro déchet ou fait main pour les fêtes, pour surprendre vos proches sans surconsommer !

Noël en est un des moments les plus flagrant de notre société de surconsommation. Quel est le meilleur cadeau à faire à un enfant, à une personne que l'on aime ? Un des meilleur est très certainement de tout faire pour qu'il puisse vivre sur une planète vivante, une planète avec toute sa biodiversité, sans toutes les pollutions que l'on produit chaque jour...

L'année dernière, cette même youtubeuse avait fait une vidéo sur le "top 5 des choses à boycotter pour Noël". Le 1er des boycott concernait l'entreprise Amazon. Elle ne se doutait certainement pas qu'un an après il y aurait une grosse campagne contre Amazon.