mardi 7 février 2023

BNP, une banque polluante qui se retrouve polluée

Extinction Rebellion a mené une action coordonnée nationale sur les distributeurs automatiques de la banque BNP Paribas; XR Dijon était de la partie.








"Dans la soirée du lundi 6 février 2023, Extinction Rebellion a mené des actions discrètes et coordonnées dans une trentaine de villes en France, ciblant les distributeurs automatiques de BNP Paribas en utilisant différentes techniques pour les mettre hors d’usage.

Cette action intervient à la veille (le 7 février 2023) de l’annonce des résultats 2022 de la banque, avec des bénéfices records attendus par les actionnaires. 









Mise en demeure de cesser son soutien aux nouveaux projets fossiles par plusieurs ONG en octobre 2022, la banque s’est dit en désaccord le 24 janvier dernier avec les injonctions du collectif « L’Affaire BNP », qui l’a attaquée.
La BNP a donc explicitement et publiquement choisi de poursuivre ses activités financières délétères, quand chaque jour passé à soutenir les énergies fossiles est un pas de plus vers le chaos écologique prédit par le GIEC.
Une nouvelle phase du combat contre la BNP doit donc s’amorcer sans attendre, et Extinction Rébellion est décidée à s’y engager par des actions choc, faisant suite à des actions ciblant déjà la banque le vendredi 20 janvier à Paris pour dénoncer le projet EACOP de TotalEnergies 







Pourquoi BNP Paribas ?
Une banque écologiquement meurtrière
BNP Paribas est le 1er financeur européen et le 5e mondial du développement des énergies fossiles
En tant que membre fondateur de la Net-Zero Banking Alliance et membre de l’initative Science-Based Targets, BNP Paribas s’est engagée à respecter les recommandations du GIEC en matière d’investissements
Or la banque refuse toujours de déclarer sa véritable empreinte carbone, qui se situerait autour de 750 millions de tonnes équivalent CO2 selon les estimations d’Oxfam.

L’année dernière, BNP Paribas a annoncé son retrait du financement du projet EACOP, pipeline géant chauffé en Ouganda et Tanzanie de TotalEnergies considéré comme une véritable bombe climatique et sociale.
La banque, 2ème financeur de TotalEnergies, continue pourtant à vanter les mérites du projet et a participé en mai 2022 à un véritable “chèque en blanc” de 8 milliards de dollars offert à la multinationale.

Nous ne sommes pas naïf·ve·s, nous savons bien que l’argent est le nerf de la guerre” affirme Camille, militante chez Extinction Rebellion ; “Si nous trouvons le moyen de leur couper les vivres, ces projets ne verront pas le jour”.

Et de fait, TotalEnergies peine à finaliser son tour de table. Il est donc encore temps d’agir et Extinction Rebellion compte continuer à exercer une pression sur la pétrolière et ses partenaires.

Pourquoi BNP Paribas ?
Une banque socialement irresponsable
Avant 2019, BNP Paribas était la banque qui facturait les frais les plus élevés en cas de découvert bancaire, de rejet de chèque ou de prélèvement.
Depuis, une loi sur les frais d’incidents bancaires a contraint la BNP à modérer son appétence pour les agios, mais elle s’autorise encore à prendre jusqu’à 25 euros par mois en frais supplémentaires aux personnes dites “fragiles financièrement”, et ce selon ses propres critères.
En France, ces prélèvements prédateurs continuent à rapporter aux banques 1.8 milliards €/an. C’est beaucoup plus que pour leurs voisines européennes. Ces pratiques portent essentiellement atteinte aux personnes déjà les plus précaires.
Enfin, BNP Paribas est la 2e entreprise française la plus généreuse avec ses actionnaires, avec 5,4 milliards € de dividendes et rachats d’actions en 2021.
Cette même année, la banque supprimait 3500 emplois et augmentait de 9% le salaire de son PDG. La banque profite aussi de la douceur d’imposition des paradis fiscaux : 19% de ses filiales y sont domiciliées.
Nous soutenons sans conditions le travail du collectif L’Affaire BNP et celui de la coalition internationale StopEACOP.

Nous exigeons
* L’arrêt explicite et brutal du financement des activités fossiles de TotalEnergies, en particulier du projet de pipeline EACOP et du projet associé d’extraction Tilenga
* Un engagement sous contrainte légale à ne soutenir aucun nouveau projet fossile, directement ou indirectement
* Le plafonnement des frais d’incidents bancaires à 5€ pour les personnes en situation de fragilité financière

La BNP prétend être la banque d’un monde qui change…
Elle est la banque d’un monde qui meurt.
Tant qu’elle ne prendra pas ses responsabilités et tant qu’elle ne fera pas l’objet de mesures légalement contraignantes, nous continuerons à la combattre et multiplierons ces modes d’action coup de poing.
Quand l’espoir meurt, l’action commence

vendredi 27 janvier 2023

Lettre ouverte à tous les médias de Côte-d’Or, pour un journalisme à la hauteur de l’urgence climatique

 Communiqué :

"Lettre envoyée à : AFP, autoroute info, auxois-fm.fr, Bing Bang Mag, Cherie FM, Dijon l’Hebdo, dijonbeaunemag.fr, dijoncter.info, Echo des communes, France 3 Bourgogne, France Bleu Bourgogne, Fun radio, info-beaune.com, infos-dijon.com, K6fm, Le Bien Public, Le Journal du Palais, lechatillonnaisetlauxois.fr, lejacquemart.com, radio campus Dijon, RCF, Sparse, TF1 Dijon, tracesecritesnews.fr, Virgin Radio


 Madame, Monsieur,

Le consensus scientifique est clair,  puissant : la dérive  climatique et le déclin rapide de la biodiversité s’accélèrent, et nos activités humaines en sont la cause. Les impacts sur notre écosystème et nos sociétés humaines sont généralisés et, pour beaucoup, irréversibles. L’une après l’autre, les limites planétaires sont dépassées : près de la moitié de l’Humanité vit déjà en situation de forte vulnérabilité.

Dans son sixième rapport, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) insiste sur le rôle crucial des médias pour « cadrer et transmettre les informations sur le changement climatique ».

Il vous appartient, rédactions et l’ensemble des journalistes d’informer sur l’emballement du Climat et les innombrables solutions que nous devons mettre en oeuvre d’urgence, citoyens comme élus.

Face à l’urgence absolue de la situation,  alors que notre région aussi est touchée, nous (11 associations, collectifs et structures agissantes écologiques de Côte-d’Or représentant plusieurs centaines de personnes), vous interpellons pour vous demander de vous engager à être à la hauteur des enjeux climatiques, sociaux et environnementaux dans votre travail et d’intégrer pleinement ces enjeux dans le traitement de l’information.

Nous vous demandons de rejoindre les nombreux médias nationaux et les 1 200 journalistes qui avancent sur ces problématiques, notamment avec la Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique, rédigée par un collectif de journalistes : https://chartejournalismeecologie.fr

Dans votre profession, la formation continue nous apparaît importante, pour délivrer une information de qualité, apporter des explications avec une vue d’ensemble, faire la promotion des solutions et non pas juste constater la situation.

Enfin, il nous semble aussi vital de vous interpeller sur les annonces publicitaires. Que penser de l’impact de votre média si celui-ci affiche de la publicité pour une entreprise dont l’activité est néfaste à la préservation du vivant et accélère le dérèglement climatique ? Que ce soit pour la promotion d’une banque trop peu engagée voire climaticide , d’une voiture surdimensionnée, de voyage en avion, de vêtements non écoresponsables (et aussi), d’appareils de haute technologie en surnombre etc. Il vous incombe de réfléchir à votre responsabilité dans la surconsommation !

Dans l’attente de la publication de votre engagement écologique dans votre média, veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les professionnels de l’information, nos plus sincères salutations.

Signataires de cette lettre :
Les Amis de la Terre Côte-d’Or, Greenpeace Dijon, La Recyclade, Confédération Paysanne de Côte d’Or, Oxfam Dijon, XR Dijon, La Chaîne Verte, AssoEnScene, Ethique sur l’étiquette, Rézo Fêt’Art, ATTAC21"


Les médias nationaux comme locaux ne sont pas toujours à la hauteur de l'importance des enjeux environnementaux. Peut être que ce courrier fera changer les choses localement.

lundi 23 janvier 2023

Six associations et fédérations demandent à être reçues par le Maire de Dijon concernant le projet Venise 2

"Nous, associations et fédérations de promotion et de défense de l’environnement de Dijon et de Côte-d’Or, interpellons le Maire de Dijon concernant la destruction d’un espace naturel et de fraîcheur de 3 hectares au nord de la ville, au profit du projet immobilier nommé “Venise 2”.
Dans un contexte catastrophique d’effondrement de la biodiversité et de chaos climatique, nous sommes préoccupés par les impacts de la décision prise en réunion de Conseil municipal le 27 juin 2022. Ainsi, nous soutenons le collectif citoyen “Sauvons les berges du Suzon” qui lutte contre ce projet immobilier, et nous sollicitons un rendez-vous avec le Maire de Dijon pour lui expliquer notre point de vue.


Année après année, les extrêmes climatiques se font inexorablement sentir. Les modèles climatiques indiquent que Dijon, à l'horizon 2050, devrait être l’une des villes de France les plus affectées par la hausse des températures. Face aux vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et fortes, nous devons préserver l’habitabilité de la ville. Au lieu de poursuivre dans la folle logique du toujours plus de logements, nous pensons qu’il est vital de limiter au maximum les constructions, qui doivent être réfléchies dans un contexte de préservation de la biodiversité, de maintien en secteur urbain dense d'îlots de fraîcheur et de verdure, en concertation directe et ouverte avec les populations riveraines. En tout état de cause, il nous paraît indispensable d'éviter toute artificialisation nette, en ville comme en zones péri-urbaines ou rurales.

Le projet Venise 2 prévoit d’implanter plusieurs maisons en zone inondable du Plan de Prévention des Risques Naturels, alors même que ce plan de prévention évalue les risques sur la base des pluies records du siècle dernier, qui seront battus dans les décennies à venir par des épisodes de pluies torrentielles plus rares, mais plus intenses. Nous soulignons qu'envisager de construire des habitations en zone inondable n'est pas sérieux.

En novembre 2022, le terrain menacé a été labellisé par un décret citoyen, “Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon” (RUBS). Les habitants veulent ainsi protéger cet espace naturel de toute urbanisation future.
Ainsi que l’ont montré des inventaires faunistiques et floristiques, la RUBS est significativement riche d’une biodiversité préservée : une partie des 58 espèces de papillons et des 66 espèces d’oiseaux observés sur le site figure sur la liste rouge des espèces menacées en Bourgogne-Franche-Comté.



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Un recours pour excès de pouvoir a été déposé auprès du Tribunal administratif le 9 décembre 2022 par plusieurs associations pour demander l’annulation de la délibération du Conseil municipal, sur le motif principal d’un défaut d’information des élus.

Face à des questions aussi graves que celles de rayer de la carte une grande zone naturelle de biodiversité et îlot de fraîcheur en ville, nous, associations et fédérations de promotion et de défense de l’environnement de Dijon et de Côte-d’Or, demandons à rencontrer le Maire de Dijon avec le collectif Sauvons les berges du Suzon, dans les meilleurs délais et avant toute délivrance de permis de construire, pour lui présenter nos arguments.

Associations signataires :
Fédération France Nature Environnement Côte-d’Or - Forestiers du MondeR - Greenpeace groupe local de Dijon - Les Amis de la Terre Côte-d’Or - Ligue de Protection des Oiseaux de Bourgogne-Franche Comté - Délégation régionale de la fédération Patrimoine environnement Bourgogne-Franche-Comté"

vendredi 20 janvier 2023

Cessons de financer le terrorisme d’État !

Communiqué du Collectif Bourgogne Franche-Comté pour l'abolition des armes nucléaires :
"36ème Vigie Citoyenne mensuelle pour la reconversion du site CEA-Valduc

Vigie « Anniversaires » le 19 janvier 2023 ! Nous fêtons les :
- ­ 2 ans d’entrée en vigueur du Traité d'interdiction des armes nucléaires, TIAN (janvier 2021), nouvelle norme du Droit international.
­- 3 ans de nos Vigies Citoyennes à Dijon et près du CEA Valduc (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) qui assure la maintenance et la modernisation des 290 armes nucléaires françaises.
Ces Vigies demandent le respect par la France de l’art. 6 du Traité de non­prolifération (TNP) auquel elle a adhéré en 1992 et dont elle viole l’esprit et la lettre, l’adhésion de la France au TIAN, et à terme, la reconversion à des activités utiles à l'Humanité de tous les sites CEA, dont celui de Valduc.



 

 

 

 

 

 

Nos banques financent l’armement nucléaire avec notre argent !
La Vigie à Dijon est axée spécialement sur les banques, dans le cadre d'une action internationale d'ICAN.
Nous avons distribué tracts et brochures aux passants et aux directeurs de 7 agences dijonnaises. A télécharger sur le site d'ICAN France
    En effet, le TIAN interdit la production, possession, menace d’utilisation des armes nucléaires, mais aussi le FINANCEMENT de ces armes.
    De 2017 à 2019, plus de 678 milliards d’euros ont été investis dans le monde par 325 institutions financières, dans des sociétés impliquées dans des systèmes d’armes nucléaires : Airbus, BAE Systems, Boeing, EADS, Leonardo, Larsen & Toubro, Naval Group, Northrop Grumman, Safran, Thalès, ...

En France, sont impliquées BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale, Crédit mutuel, Banque populaire, Caisse d’épargne, qui ont investi de janvier 2020 à juillet 2022 + de 35 milliards d’€ dans les sociétés participant à la modernisation et au renouvellement des bombes françaises : Airbus, EADS, Safran, Thalès, Leonardo, Naval Group, .., britanniques : BAE Systems et des USA : Boeing, Northrop Grumman.

Toutes ces banques ont une attitude cynique. Elles qualifient les armes nucléaires d’armes « controversées » (BNP), de « destruction massive » (CIC), « d’arme sensible » (Crédit mutuel), mais restent dans l’illégalité et investissent sur le risque d’une guerre nucléaire pour faire des profits radioactifs, grâce à notre argent.

Le greenwashing est au cœur de leur pratique, à l’image du Crédit Mutuel qui se vante d'allouer 500 millions € / an pour des projets environnementaux, mais investi plus de 1 761 millions € dans des entreprises contribuant à la production de systèmes d’armes nucléaires.

Nous appelons à une vaste mobilisation de tous les clients de ces banques, sur les modèles victorieux du charbon, de l'huile de palme, ... ­ pour qu’elles adoptent le TIAN et engagent un processus de désinvestissement, suivant l'exemple de nombreuses grandes institutions financières européennes et mondiales.
    Le financement est un chaînon clé de la fabrication des bombes nucléaires. En désinvestissant, elles accélèrent la stigmatisation et l’élimination de ces armes de destruction massive qui menacent l’Humanité et sont un instrument de terrorisme d’État.

Changer de banque, simple et efficace !
Ecrivez à votre banquier avec la campagne d'action ICAN
Changez de banque, contre la bombe et pour le Climat :

Comment les citoyens peuvent-­ils soutenir le TIAN ?
- Écrivez à votre Maire, a n que votre commune rejoigne les 67 premières villes françaises et la région Bourgogne Franche-Comté en signant l’Appel des villes d'ICAN http://icanfrance.org/ pour le désarmement nucléaire, à votre Député et Sénateur pour que la France adhère au TIAN.
- Intéressez-vous aux armes nucléaires, à la sécurité internationale et à la défense de la démocratie.
- Participez aux vigies citoyennes à Dijon, Paris, et partout où elles sont organisées.

Les vigies et actions non-violentes menées par le ‘Collectif Bourgogne Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires’ s’inscrivent dans le cadre d' ICAN, 'Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires’ (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons), Nobel de la PAIX 2017, et dans la suite des précédentes victoires de l'ONU :
- interdiction des armes biologiques (1972),
- des armes chimiques (1993),
- des mines antipersonnel (1997),
- des bombes à sous-munitions (2008)."

lundi 16 janvier 2023

Cercle de silence en soutien à la RUBS

"Le collectif Sauvons les berges du Suzon a organisé un cercle de silence samedi 14 janvier matin à Dijon pour attirer l’attention des Dijonnais.es sur l’impact qu’aurait le projet Venise 2 sur la biodiversité du site. Des informations étaient à disposition du public sur la Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon (RUBS).

Ce samedi 14 janvier matin, les citoyen.nes du collectif Sauvons les berges du Suzon se sont réuni.es pour un cercle de silence autour de la “tête d’arbre”, en centre-ville de Dijon. Tandis que les uns brandissaient des photos de papillons, d’oiseaux et autres petits animaux qui vivent sur la plaine et les berges du Suzon, d’autres expliquaient aux passants les ravages que provoquerait le projet immobilier Venise 2 pour cette biodiversité.

On estime qu’entre les personnes qui ont signé la pétition ce matin-là, celles qui se sont arrêtées pour lire les panneaux explicatifs et celles qui parlaient de bétonisation à leur voisin, plus d’un passant sur cinq se sentait concerné par le sujet !

Il est à noter plusieurs scènes d’enfants demandant à leur parent ce qu’est une pétition et pourquoi on la signe.

Rappelons que 58 espèces de papillons, dont 7 figurant sur la liste rouge des espèces menacées en Bourgogne-Franche-Comté, et 66 espèces d’oiseaux ont été observées sur le site. Préserver la biodiversité en ville, c’est permettre à tout un chacun de profiter d’un lien de proximité avec la nature et laisser une chance à la faune et à la flore de nous survivre. C’est aussi une question d’éthique.

En novembre 2022, un décret citoyen a labellisé le terrain de 3 hectares comme Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon (RUBS). Les habitants veulent ainsi protéger cet espace naturel de toute urbanisation future.
Le 9 décembre, quatre associations locales ont déposé un recours contentieux auprès du Tribunal administratif pour excès de pouvoir contre la délibération du Conseil municipal de Dijon.

Toutes ces actions ont un seul but : convaincre le Maire de Dijon de NE PAS DELIVRER de permis de construire pour Venise 2, et de lancer une consultation des riverains sur l’avenir du site."

Pour soutenir le collectif :
* je signe la pétition en ligne et je la relaie à mon entourage
* je partage sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram
* je m’abonne à la lettre d’information. ( alerte-beton@riseup.net)


"La démocratie, c'est aussi respecter le vote des élus" dit François Rebsamen dans cette vidéo. La démocratie, ne serait-ce pas aussi de respecter les citoyens ? Depuis quand un maire, qui d'autant plus a été élu par un très petit nombre de personnes,  a t il le droit de faire ce qu'il veut, le droit de ne pas être à l'écoute des habitants de sa commune ?



 

 

 

 

 



Question démocratie, François Rebsamen ferait bien de s'inspirer du numéro 85 du magazine "repères", rédigé par Alterre BFC, qui décrit très bien ce que peut être la démocratie locale. On peut y lire notamment : "La transition socio-écologique se fera par et dans les territoires, en associant l’ensemble des acteurs locaux. L’implication des citoyens dans les processus de décision publique replace l’intérêt général au centre des enjeux et assure l’adéquation des politiques publiques aux besoins exprimés. Le pouvoir d’agir du citoyen s’en trouve renforcé, ainsi que la réussite des projets." Une véritable démocratie participative à Dijon n'existe pas ! Alors les citoyens protègent ce qu'ils peuvent avant qu'il ne soit trop tard.

lundi 9 janvier 2023

A Dijon aussi Greenpeace demande d'éteindre les écrans

"Laisser ce panneau allumé quand on nous demande la sobriété, c'est absurde". Signé Greenpeace. Ce message explicite est collé sur les panneaux publicitaires d'un certain nombre d'abribus de la métropole dijonnaise.

Un QR-code renvoie sur une page pour signer une pétition demandant l'extinction des écrans.

"Au cœur de l’été, le gouvernement a annoncé un grand plan de sobriété en réponse à la grave crise énergétique que traverse l’Europe. Les mesures adoptées doivent renforcer notre indépendance énergétique et faire baisser nos consommations de 10% d’ici 2024. Par cette pétition, nous défendons une mesure d’urgence, juste socialement et écologiquement : éteindre définitivement les écrans numériques publicitaires.

Pourquoi faut-il agir maintenant ?
"Nous vivons la fin de ce qui pouvait apparaître comme une abondance”, déclarait le président Emmanuel Macron dans un discours le 19 août dernier. Les écrans publicitaires en sont le symbole : ils contribuent au gaspillage d’énergie et de ressources, sont néfastes pour la santé et la biodiversité, prolifèrent¹ dans les centres commerciaux, les gares, les transports en commun, les espaces publics et les vitrines des magasins, soumettent les citoyens à toujours plus de pression publicitaire. Ils incitent à la surconsommation, contribuent à la pollution lumineuse et servent essentiellement aux grandes entreprises, au détriment du commerce de proximité. Dans un rapport² publié en 2020, l’ADEME estimait la consommation d’un écran de 2m² à 2 000 kWh/an, soit quasiment l’équivalent de la consommation annuelle d'un ménage (hors chauffage et eau chaude). Les écrans publicitaires apparaissent ainsi comme une véritable incohérence dans une société toujours plus marquée par l'urgence écologique et sociale, dans un contexte de crise énergétique et d’incitation à la sobriété.

Depuis plusieurs années, des voix se sont élevées pour réclamer leur interdiction :
- En février 2020, une tribune³ signée dans le JDD par 160 personnalités, parlementaires et scientifiques, demandait au gouvernement d’interrompre leur prolifération.
- En juin 2020, la convention citoyenne pour le climat faisait figurer leur interdiction parmi ses 149 propositions - qui n’a pas été retenue dans la loi climat et résilience.
- En juin 2022, le rapport “Futurs énergétiques 2050” ⁴ de RTE - gestionnaire du réseau d’électricité - appelait à “la disparition progressive des écrans publicitaires” pour économiser l’énergie et limiter les incitations à la consommation.

L’extinction nocturne des enseignes et publicités lumineuses, décidée par le gouvernement⁵, est une réponse nécessaire mais dérisoire, qui ne permet pas de libérer définitivement nos espaces publics, gares et transports en communs des écrans publicitaires.

Nous attendons d’un plan de sobriété énergétique qu’il prenne des mesures structurelles, qu’il cible les usages définis collectivement comme accessoires ou néfastes. Nous attendons d’un plan de sobriété qu’il soit guidé par un impératif de justice sociale et de transition écologique.

Il est temps d’agir vraiment, Monsieur le Président : éteignez les écrans."

Un message national qui n'est pas anodin à Dijon. Déjà en 2017, Les Amis de la Terre Côte-d'Or interpellaient François Rebsamen, président de la métropole, à ce sujet. Mais chaque nuit, des centaines de panneaux publicitaires continuent d'être éclairés. Un véritable scandale local dont les élus de la métropole sont complices et responsables !

dimanche 8 janvier 2023

Plantation Rébellion plante clandestinement de nouveaux arbres

Le 30 décembre 2022, Plantation Rébellion a planté de nouveaux arbres sur un nouveau terrain. 3 arbres ont été ainsi plantés au bord du rond-point près de la LINO à Ahuy.

La première action de ce collectif avait été la plantation d'arbres au bord du lac Kir en mars 2020. Une autre action fin 2021 avenue de Stalingrad (près de LA Vapeur), puis repris par Extinction Rebellion deux mois plus tard.

Cette même soirée du 30 décembre, ces militants sont aussi allés planter des arbres dans le but du stade des charmettes avec le message :

"Le football s’est imposé durant la coupe du monde comme seule préoccupation majeure.
Les festivités s’imposent ces jours comme objectif en cette fin d’année 2022.
Faut-il prendre rendez-vous pour trouver le temps d’agir pour la planète ?
N’y a-t-il pas plus important que de jouer et de festoyer alors que la biodiversité s’effondre et que chaque nouvelle année des millions de nos semblables ne peuvent désormais plus vivre sereinement du fait de la perte de biodiversité, des pollutions et du dérèglement climatique ?
Reste-t-il une place entre le chapon et le crémant pour sauver la vie humaine sur Terre ?
Avec la coupe de monde de football, une équipe gagne et toutes les autres perdent.
Avec le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité, c’est toute l’humanité qui perd ! Le seul bon match à jouer et à remporter est celui de la préservation de la vie humaine sur terre !
Plantation Rebellion est sur le terrain de la vie, là où tout se joue aujourd’hui et maintenant ! Et pour que toute l’Humanité soit victorieuse, agissons ensemble !
Alors Plantation Rebellion lance un appel aux sportifs, aux passionnés de football, pour qu’eux aussi s’engagent et agissent pour la protection de l’environnement !
Les buts à marquer sont ceux de la conservation des espèces vivantes, de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Aussi, Plantation Rebellion place symboliquement dans ce but de football des arbres et des arbustes comme symboles de l’engagement attendu de toutes et tous !"
(source: dijoncter.info)

vendredi 6 janvier 2023

Deuxième Baromètre des villes et villages marchables : piétons de la métropole dijonnaise, exprimez-vous !

 Communiqué du collectif Piétons dans la métropole dijonnaise :

"Le Baromètre des villes et villages marchables est une vaste enquête nationale qui, via un questionnaire en ligne, permet d’évaluer la « marchabilité » des communes de France. En effet, il offre à chacune et chacun, piéton occasionnel ou régulier, valide ou à mobilité réduite, de tout âge et quel que soit le motif du déplacement, la possibilité d’exprimer son ressenti en répondant à quelques dizaines de questions portant sur cinq thématiques principales : ressenti global, sécurité, accessibilité et confort des déplacements à pied, aménagements, actions des communes en faveur de la marche. 

La première édition (fin 2020 - début 2021) avait recueilli plus de 68 000 réponses en France, environ 900 dans la Métropole dijonnaise dont 756 pour la seule commune de Dijon. Au niveau national, le ressenti avait été évalué comme « moyennement favorable » (notre globale de 9,2/20). Dans la catégorie des villes de 100 000 à 200 000 habitants, Dijon, avec une note globale de 11/20 (« plutôt favorable »), avait été classée 2e derrière Annecy (11,14/20). L’enquête avait permis de mettre en évidence de nombreux « points noirs » pour les piétons dijonnais. Les autres communes de la Métropole n’ayant pas dépassé le seuil minimal de quarante réponses n’avaient pu être évaluée.

Même si nous pouvons avoir tendance à l’oublier, nous sommes tous piétons, en effet, à pied ou en fauteuil roulant, nous marchons régulièrement, pour rejoindre notre destination après avoir stationné notre voiture, pour aller prendre le bus ou le tramway ou, bien sûr, pour faire tout le trajet à pied. Et chacun souhaite pouvoir le faire en sécurité, avec confort (banc, ombre, toilettes, points d’eau...), efficacité et plaisir !

Le collectif Piétons dans la métropole dijonnaise (CPMD) invite donc les habitantes et habitants de la métropole dijonnaise à saisir l’occasion de ce Baromètre pour s’exprimer nombreux sur la « marchabilté » de leur commune. Cela donnera du poids au CPMD pour poursuivre le travail, entrepris avec la Métropole et les communes, pour la résolution des points noirs et les améliorations à apporter pour le confort et la sécurité des piétons.

Cela est d’autant plus important que la Métropole va bientôt entamer la réalisation de son plan piéton, plan d’actions en faveur de la marche, mode de déplacement bon pour la santé, le climat, la qualité de l’air et... très économique !"

Enquête à remplir avant le 1er février.

mercredi 21 décembre 2022

Publicité et surconsommation : François Rebsamen demeure dans le passé

Tout le monde le sait (ou presque...), la publicité pousse à la surconsommation, et la surconsommation est responsable de l'état de délabrement de la planète. Pour agir efficacement en faveur de l'environnement il est nécessaire d'agir à la source du problème, c'est à dire limiter la publicité. C'est ce que tentent de faire Les Amis de la Terre Côte-d'Or dans la métropole dijonnaise.

Le 12 décembre, lors d'une réunion publique à Quétigny organisée par la métropole, François Rebsamen répondait aux questions des habitants. Deux questions portaient sur les panneaux publicitaires.

Malgré la mauvaise qualité de l'enregistrement, on entend une dame qui prend le bus tous les jours et qui demande quand seront supprimées les publicités pour de l'alcool, des parfums, des voitures, de la malbouffe,... présentes sur les abribus. La réponse de François Rebsamen : "On vit dans le monde, l'économie a besoin de ça. (...) Ca fait partie de la vie, ça rapporte des recettes à la métropole".
Une seconde question porte aussi sur la publicité, posée par un responsable des Amis de la Terre Côte-d'Or. En premier lieu il indique que les affiches mises par cette association sur les panneaux publicitaires ne sont pas collées comme l'affirmait François Rebsamen, mais qu'elles sont fixées avec du ruban adhésif et donc peuvent s'enlever sans dégradation. Deuxième remarque à l'élus, ce ne sont pas les employés municipaux qui les enlèvent, mais les salariés de Clear Channel. François Rebsamen semble peu au courant de la situation... A la question sur la fin de l'affichage, il répond "On est dans un monde économique qui est ce qu'il est, (...) les recettes nous permettent de faire avancer la pensée écologique". Une fois de plus il répond sans connaître le sujet vu qu'il est tout à fait possible de choisir les affichages comme cela est très bien fait sur les arrêts de tram.

De plus et surtout, ses deux allusions aux recettes démontrent que cet élu n'a pas évolué dans ses réflexions environnementales. Tout le monde peut comprendre que gagner de l'argent sur le dos de la planète pour ensuite dépenser cet argent pour protéger la planète est complètement absurde ! Pourtant, dès 2008, dans un questionnaire lors des élections municipales, à la question "Il y a plusieurs centaines de panneaux publicitaires de grandes tailles dans la ville de Dijon. Plusieurs villes dans différents pays ont décidé leur interdiction. Que comptez vous faire pour lutter contre cette pollution visuelle ?". Il avait répondu "(...) Ils rapportent par ailleurs des recettes à la ville dès lors qu’ils sont implantés sur le domaine public, recettes qui pourraient être utilisées pour agir en faveur de notre environnement !". 14 ans plus tard et des milliers de rapports scientifiques et autres articles de presse relatant la perte de biodiversité et le réchauffement climatique, François Rebsamen demeure avec une vision du passé !...




 

 






Le 15 décembre, les élus de la métropole délibéraient, dans le rapport 39, sur l'exploitation du mobilier urbain en proposant un recours à une concession de service.




 

 

 

 


Connaissant ce point, Les Amis de la Terre Côte-d'Or avaient adressé la veille un courrier aux 85 élus de ce conseil leur expliquant de voter contre cette délibération.


Un point essentiel à expliquer : cette délibération ne joue pas sur le nombre de faces publicitaires, mais sur son exploitation ! Tel qu'il est proposé, la société qui s'occupera des abribus pourra mettre les mêmes publicités qu'actuellement, rien ne changera, la métropole n'aura aucun mot à dire (quoique qu'en dise François Rebsamen). Tandis qu'en choisissant une régie directe, la métropole pourrait facilement édicter les conditions d'affichage et donc ne pas permettre aux entreprises avec un fort impact environnemental d'être visible dans les rues.

N'en déplaise au maire de Dijon, "On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l'on engendré." (Albert Einstein)

samedi 10 décembre 2022

Les Amis de la Terre parlent de panneaux publicitaires sur Radio Campus

La Mauvaise Graine, l'émission écolo de radio campus Dijon, invitait le 25 novembre deux représentants de l'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or pour parler "panneaux publicitaires". Un sujet doublement d'actualité avec la fin du contrat et les questions de sobriété nationale.


Les panneaux publicitaires, un sujet où les Amis de la Terre Côte-d'Or sont devenu expert de part leur connaissance du sujet, mais aussi au vu du nombre et de la diversité de leurs actions d'interpellation et de sensibilisation.

François Rebsamen et les élus de la Métropole dijonnaise agiront-ils enfin en 2023 en faveur du climat ? à suivre...