mercredi 25 janvier 2012

Le prochain écolo-café portera sur la surpopulation

« L’effort à long terme nécessaire pour maintenir un bien-être collectif qui soit en équilibre avec l’atmosphère et le climat exigera en fin de compte des modes viables de consommation et de production, qui ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable. »
Rapport 2009 du Fonds des Nations Unies pour la Population



Fin 2011, nous avons atteint les 7 milliards d’humains sur terre. Tout le monde aspire naturellement à vivre avec un certain confort. Mais cela n’est plus compatible avec une empreinte écologique élevée. Alors, des voix de plus en plus répandues parlent de régulation de la population, sujet fortement tabou.

Venez échanger sur le sujet, librement et sans tabous, en compagnie d’un membre de l’association « Démographie Responsable, le mardi 31 janvier à partir de 19h, à la Cave de l'Oncle Doc (9 rue de la Manutention à Dijon).

dimanche 22 janvier 2012

L’Ecole de Commerce se met au vert : di’ethic, association étudiante

Di’ethic est l’association écolo de l’Ecole Supérieure de Commerce de Dijon (ESC). Elle entend proposer des produits équitables, bio et locaux pour un prix abordable. L’objectif n’est pas encore accompli. Rencontre avec Alexis Gaillard, son président, qui se livre à un sacré défi.

Carottes, pommes de terre, bottes de persil, chou… Depuis un peu plus de trois ans, l’association Di’ethic propose des paniers de légumes à 5 euros aux étudiants de l’ESC. « Une trentaine de paniers est acheté chaque mois, avec un noyau de 6 ou 7 personnes fidèles, et d’autres qui viennent pour essayer » explique Alexis Gaillard, président de l’association depuis quelques mois. Les étudiants vont alors chercher leurs légumes au marché des halles de Dijon auprès de Danielle Cadot. La productrice maraîchère d’Auxonne est en agriculture raisonnée. « Ca se passe très bien, tout le monde est satisfait ». L’association a aussi tenté de créer des partenariats avec des boutiques de commerce équitable dijonnaises. Mais cela marche difficilement : « il n’y a pas trop de répondant, ils ne veulent pas baisser les prix », selon Alexis. Ce qui se comprend… L’association veut aussi créer un partenariat avec La Vie Saine ou la Biocoop afin d’avoir 10 ou 20% de remise sur les produits, ou encore avec le magasin de vêtements Exquise Ethique de Dijon.

Une sensibilisation difficile
Ainsi, ce qui plait aux étudiants, c’est de pouvoir se permettre de consommer des produits de qualité à bas prix. Alexis le résume très bien : « Quand on parle de prix, ça les intéresse toujours. Après, l’ équitable, pourquoi pas, mais ce n’est pas la priorité. Ils pensent tout de suite Mc Do … Nous on voudrait les faire changer d’avis, ce qui n’est pas facile ». Hélas, l’association ne crée pas d’espace de réflexion autour de l’écologie : « On sait que si on sensibilise les étudiants, ça ne les intéresse pas. On a déjà essayé…Mais ils ont plus tendance à aller en boite de nuit que d’être sensibilisés pour les produits biologiques. Il faut qu’on essaye de mixer la sensibilisation et le divertissement, ce qui va être un bel enjeu ». Ainsi, les soirées organisées au profit de la fédération des étudiants ne consistent pas à faire des conférences, mais plus à aller au Chat noir (boite de nuit dijonnaise) : cela attire plus de monde…Alexis, lui, est un convaincu : « chez moi, on mange pas mal de produits biologiques et j’ai toujours été habitué à ce mode de consommation. On est dans un Amap à Velars, où l’on aide à distribuer les paniers. Je me suis dit, pourquoi ne pas m’investir encore plus. En ayant quelques contacts , j’apporte à l’association des moyens de partenariat. ». Alexis admet la difficulté de sa tâche : « ce sont des étudiants… » dit il en souriant. « On va difficilement changer leur point de vue, mais je pense qu’on va quand même améliorer les choses ».

Finalement, l’association propose des produits non bios (mais locaux tout de même), pas encore de produits équitables car n’est pas parvenue à « faire baisser les prix », et les étudiants suscitent très peu d’intérêt en la matière… Mais c’est déjà un pas, et peut-être que l’achat de produits locaux ainsi que le contact avec le producteur leurs inculquera une certaine sensibilité à l’écologie.

texte: Claire Bourdon, étudiante en Master Euromédias

vendredi 20 janvier 2012

L’Ecole de Commerce se met au vert : entre business et éthique

« Tout beau, tout bio ? », tel était l’intitulé de la semaine de l’entreprenariat à l’Ecole Supérieure de Commerce (ESC) de Dijon, entre le 9 et 13 janvier dernier. Une thématique sur laquelle il est intéressant de se pencher, et qui interroge : peut-on concilier parfaitement business et éthique?

« Le bio, c’est en plein boom et porteur d’avenir » , explique la coorganisatrice de la semaine de l’entreprenariat et élève à l’ESC, pour justifier le choix de cette thématique. Mais être dans l’ère du temps, est-ce un motif suffisamment légitime ? Destiné aux étudiants en première année, cet évènement a pour objectif de créer un espace d’échanges avec des entrepreneurs du bio. Les élèves ont aussi, en petits groupes, la tâche de réaliser de courtes vidéos sur une entreprise locale qui incarne le mieux à leurs yeux les valeurs de l’entrepreneuriat responsable et solidaire.

« Continuer de consommer comme on le fait »
Au programme, entre autres : une intervention des fondateurs de ventes-responsables.com. Ce site internet de ventes privées et boutique en ligne vise à « démocratiser le bio », selon ses créateurs, Kilian O’Neill et Geoffroy De Joigny. En effet, ils y offrent des produits à des prix défiant toute concurrence. « Nous voulons que les consommateurs continuent de consommer comme ils le font, mais en bio », affirme Monsieur De Joigny. Cela se remarque tout de suite sur leur site, très branché marketing, aux couleurs roses flashy, avec des réductions qui défilent à tout va. Du tout bio, certes … Mais est-ce l’approche qu’ils veulent transmettre aux 257 étudiants en première année de l’ESC ? Consommer de la même manière, c'est-à-dire sans limites (à l’aide d’un simple « clic »), mais avec bonne conscience car c’est du « bio » (même s’il vient de Chine) ? C’est sûr, c’est rentable. Mais est-ce toujours éthique et responsable ? Nous sommes ici bien loin d’une approche de sobriété.

Se développer sans renier ses valeurs
Avant cette intervention, Anne Montmory, gérante de la coopérative d’activité et d’emploi L’Envol, souligne aux élèves de l’ESC cette contradiction entre le monde du bio et celui du business : « il est difficile de concilier l’état d’esprit des agriculteurs biologiques avec la rentabilité et le marketing ». Selon elle, tel est le défi d’une entreprise bio : se développer sans renier ses valeurs. En effet, les producteurs sont réticents à l’idée de passer par les circuits de consommation traditionnels comme les supermarchés. Certes, il est difficile de faire changer les habitudes des consommateurs. Mais c’est bien là que se trouve le défi : « construire des circuits de distribution alternatifs et parvenir à y faire venir le consommateur » , comme l’explique Anne Montmory. Les AMAP en est un exemple qui fonctionne très bien, à Dijon comme ailleurs.

Curieusement, la majorité des questions des élèves étaient adressées aux deux autres intervenants. Espérons que cette semaine, grâce aux différentes rencontres et discussions, aura tout de même éveillé les consciences des jeunes participants : qu’ils ne se centrent pas seulement sur le pur gain d’argent et la consommation à outrance, mais aussi sur l’éthique, l’environnement et la sobriété. Qui sait, peut-être que plus tard, certains d’entres eux seront à l’initiative de démarches écologiques dans la région…

texte: Claire Bourdon, étudiante en Master Euromédias

lundi 16 janvier 2012

Naissance de l'association "Chouette, c'est bio!"

Samedi 14 janvier a eu lieu la naissance de l'association "Chouette c'est bio!". Le blog de l'association énonce ses objectifs:
"Promouvoir une alimentation de haute qualité sanitaire dans la restauration collective en terre dijonnaise, en favorisant les produits issus de l’agriculture biologique, locaux et de saison.

Créée par un groupe de parents, elle a pour objectif de faire progresser la qualité de l’alimentation dans la restauration collective sur la région dijonnaise. L’association veut sensibiliser le plus grand nombre à la question du bio, local et de saison afin de faire valoir la grande qualité de nos terroirs au travers d’une alimentation sans risques pour la santé.

Elle lance un appel aux élus afin qu'ils s'engagent dans le développement de la filière agricole biologique locale, ainsi que dans l'amélioration de la chaîne de préparation des repas de la restauration collective jusqu'à l'assiette, sur la bases des principes suivants:
* une alimentation exempte de produits chimiques,
* une éducation au goût, à la qualité des aliments et à leur saisonnalité,
* une réduction du gaspillage alimentaire,
* Un démarche responsable vis à vis de l'environnement notamment en réduisant le transport et la pollution de l'eau.
Aujourd'hui, nous savons qu'il est possible de passer au bio dans la région dijonnaise. La filière biologique est en attente de l'impulsion qui sera donnée par la restauration collective pour se développer.
Ce développement progressif sera un gain pour nos enfants et les consommateurs mais aussi pour l'économie de nos campagnes.
Nous souhaitons convaincre, aider, accompagner et conseiller les gestionnaires et les décideurs dans le processus de mise en place de ces objectifs.

Oui au Bio à Dijon et sa région !"

Les démarches pour encourager à manger bio sont nombreuses, mais pas suffisantes puisque des réticences continuent à exister pour ne pas franchir le pas. La réunion du 13 décembre 2011 avait mis en lumière les possibilités et surtout la volonté affichée et réelle de personnes qui veulent des aliments bio dans les cantines de Lons le Saunier. La prochaine réunion (le 24 janvier 2012) sera l'occasion de voir comment appliquer la recette à Dijon. Et bien sûr, l'association "Chouette c'est bio!" sera présente.

dimanche 15 janvier 2012

Consommation d’énergie : faire mieux avec moins ?

Thomas Guéret fait partie du noyau dur de l’association négaWatt. Le mercredi 11 janvier à Latitude 21 à Dijon, il présentait le scénario d’une division par 4 de notre consommation d’énergie dans les 40 années à venir.

Energie très coûteuse, pollution, épuisement des ressources… les climatologues nous ont suffisamment alertés sur les risques d’une consommation énergétique à outrance. Depuis 10 ans, les membres de négaWatt travaillent de manière acharnée pour proposer une alternative à un pessimisme ambiant. Ils vont à l’encontre de la technocratie industrielle, qui impose l’idéologie du « toujours plus » - et qui va droit dans le mur. Pour négaWatt, il faut faire mieux, certes, mais avec moins. D’où leur nom : les « watts négatifs », c'est-à-dire ceux que l’on ne consomme pas. « Léguer des rentes et des bienfaits aux générations futures, et non des dettes et des fardeaux », telle est la devise de l’association qui compte aujourd’hui 850 membres partout en France. Fukushima leur a donné un grand coup de projecteur, car ils sont les seuls à proposer une alternative au nucléaire. On espère que le futur président en tiendra compte…

Et concrètement ?
Faire toujours mieux avec moins, c’est d’abord faire la chasse au gaspillage d’énergie (éteindre la lumière/le chauffage dans une pièce non utilisée par exemple, annuler les enseignes publicitaires lumineux…), mais c’est aussi mieux s’organiser : habiter en colocation, faire du covoiturage, resserrer l’urbanisme afin d’avoir une plus grande facilité d’accès aux commerces ou aux transports en commun… C’est finalement faire des choix responsables. Ces trois aspects constituent ce que négaWatt appelle la sobriété énergétique. Cette sobriété touche à l’aménagement du territoire sur du long terme. Mais elle touche aussi tout un chacun, dans ses gestes quotidiens. Deuxième élément, il s’agit d’avoir des appareils performants offrant le meilleur service possible, c'est-à-dire une efficacité énergétique. Enfin, le troisième principe de cette démarche et d’utiliser les énergies renouvelables. Le temps que celles-ci se mettent en place, négaWatt propose une sortie du nucléaire d’ici 2033.

Quelques exemples…
Prenons le bâtiment : l’approche de négaWatt est d’abord de privilégier la rénovation plutôt que de faire du neuf. Rendre son isolation plus performante (mûrs, fenêtres, toitures) engendre des gains d’énergie énormes. Autre exemple, celui des déplacements. Sur ce point, négaWatt pense qu’il serait intelligent de réduire la vitesse des véhicules sur les routes, ou encore de remplir davantage les voitures. L’utilisation de voitures électriques adaptées pour la ville, où les petites distances sont privilégiées par rapport à la campagne, seraient aussi à mettre en place.



Ceci n’est qu’un petit échantillon d’idées que l’association met en avant. Pour en savoir beaucoup plus, vous pouvez visiter le site internet de l’association, ou vous procurer le livre du Manifeste négaWatt 2011.

texte: Claire Bourdon, étudiante en Master Euromédias

lundi 9 janvier 2012

Et un de plus pour les pressing "écologique"

Il y a près d'un an, le Bien Public décrivait le premier pressing "non cancérigène" de l'agglomération dijonnaise. Et depuis peu, un second a ouvert, cette fois à Perrigny les Dijon (ZAC des Vignes Blanches).










Cette fois il ne s'agit pas d'une reconversion du matériel, mais d'une création de toute pièce, avec un procédé unique en Bourgogne, et seulement le troisième de ce type en France. Selon le site internet de la boutique, ce pressing écolo utilise le solvant K4, agréé NF depuis juillet 2011. Le système K4 n'utilise pas de matière dangereuse, il est biodégradable selon son fabricant.













Le journal Entreprendre en a fait un long article en 2011.
Autre point intéressant, le site indique que "pour aller plus loin dans notre démarche de préservation de l'environnement, les housses qui protègent les vêtements que nous vous restituons ne sont plus en plastique mais en polymères végétaux à base d'amidon de maïs biodégradable : un geste de plus pour la planète !"

Maintenant que tout le monde voit qu'il est possible de se "mettre au vert", il ne reste plus qu'aux autres pressing de suivre...

vendredi 6 janvier 2012

Présentation et discussion autour du scénario négaWatt

Le mercredi 11 janvier à 20h, monsieur Thomas Gueret (co-rédacteur du scénario négaWatt) sera présent à Latitude21 pour présenter et discuter du scénario négaWatt 2011.

"Ayant d’abord existé sous la forme d’une liste de discussion entre professionnels de la maîtrise de l’énergie et des énergies renouvelables, l’association négaWatt a été créée fin 2001 pour répondre à une question cruciale : peut-on diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre et, si oui, comment et à quelles conditions ?
La vingtaine d’experts et praticiens de l’énergie et du bâtiment qui constituent aujourd’hui le fer de lance de l’association, s’appuyant sur un réseau de près de 500 membres, dont plus de 250 professionnels de différents horizons adhérant à titre personnel, ont choisi d’y répondre en mettant en commun leurs connaissances et leurs expériences de terrain.
Cette réponse a pris la forme d'un scénario énergétique prospectif (à horizon 2050), dont la première version est parue en 2003 et la dernière à l'automne 2011."


Le scénario négaWatt pour la France

Pour rappel, monsieur Vincent Pierré, membre de l'association négaWatt, était venu en avril 2010 à Dijon, dans le cadre de la semaine de l'environnement, présenter le scénario négaWatt (version 2003).

Cette soirée promet d'être très intéressante et riche d'enseignements. D'ailleurs, de nombreux "décideurs" feraient bien d'y aller...

samedi 31 décembre 2011

De grandes marges de progressions possibles dans les déplacements dijonnais

L'association Ensemble à Vélo dans l'Agglomération Dijonnaise (EVAD) vient de mettre en ligne l'étude "Les distances de déplacements dans l'agglomération dijonnaise" réalisée par monsieur Florent Gallet de l'université de Bourgogne.













Une étude intéressante qui démontre une fois de plus que la voiture est souvent utilisée de façon exagérée. Ainsi, 69% des déplacements du Grand Dijon effectués en voiture font moins de 3 km! Encore plus incroyable, lorsque la distance est inférieure à 1 km, la part de la voiture varie de 18% (à l'intérieur de Dijon) à 58% (relations Dijon-périphérie)!











1 km, c'est seulement 15 minutes de marche ou quelques minutes à vélo...
La fin de l'étude fait un petit comparatif entre le cycliste et l'automobile sur les temps de déplacements. Et le vélo est parfois plus rapide!
L'association EVAD attire aussi l'attention sur une autre étude relative aux déplacements: "L’étude montre que les émissions de GES dues à la pratique du vélo, si l’on prend en compte l’entièreté du cycle (production, entretien et consommation en “carburant”), sont plus de dix fois inférieures aux émissions induites par les déplacements en voiture particulière.
Autre constat intéressant: si la pratique du vélo dans l’Union européenne des 27 arrivait au niveau atteint au Danemark en 2000, c’est-à-dire 2,6 km en moyenne par jour et par citoyen, cela permettrait de remplir un quart de l’objectif de réduction des émissions pour le secteur des transports. Ajoutons à cela une réduction de 10% de l’importation européenne en pétrole brut."

Alors, une des bonnes résolution pour 2012, serait certainement de laisser un peu plus sa voiture au garage et de prendre un peu plus son vélo.

jeudi 29 décembre 2011

La ville de Dijon se tourne vers une banque éthique: la NEF

Lors du dernier conseil municipal de Dijon, le jeudi 22 décembre, un dossier sur le "développement durable" a été voté. Le site infos-dijon.com a questionné monsieur Jean-Patrick Masson (Monsieur «Développement durable» de Dijon, adjoint de François Rebsamen et spécialiste du dossier) sur le sujet. Parmi les différentes réponses, une est à retenir par son aspect particulier:

"Pour investir, il faut emprunter. Or, vous avez trouvez un « prêteur » bien particulier, et très éloignés de la thématique des « emprunts toxiques » chers à la Droite dijonnaise…?
« Oui. Nous allons emprunter auprès d’un établissement qui s’appelle la NEF. Pour Nouvelle Epargne Fraternelle ».

De quoi s’agit il ?
« C’est une banque que l’on appelle une « banque éthique ». Des gens placent leur argent, mais uniquement sur des projets qui concernent les secteurs de l’économie solidaire, la culture bio, le commerce équitable, les économies d’énergies, etc. Nous sommes la première ville qu’ils sont venus voir. C’est un investisseur qui recherche non pas la rentabilité mais le capital utile. C’est important alors que nous sommes dans une logique de désendettement de la ville. »"

La ville de Dijon va donc avoir recours à la NEF, ce qui est une excellente nouvelle! Pourquoi? Tout simplement parce que les autres banques se soucient moins, ou pas du tout, de l'écologie lorsqu'elle prêtent de l'argent. C'est l'ONG Les Amis de la Terre qui avait mis en avant ce fait dès 2008 dans l'étude "Environnement, comment choisir ma banque?". Depuis, cette ONG a mis en place plusieurs sites internet pour informer les particuliers comme les entreprises et les collectivités sur l'importance de choisir correctement son interlocuteur financier:


Que la ville de Dijon choisisse de travailler avec la NEF est un signal fort envers le système financier qui est majoritairement bien loin du fameux "développement durable".
A noter aussi que toute personne possédant une action dans cette banque, ou des milliers, bénéficie d'un voix, et d'une seule!, lors de l'assemblée générale, ce qui est bien loin des autres banques où ce sont les plus riches qui font la loi!...

mercredi 21 décembre 2011

Dijon augmente son retard sur l'autopartage

Vendredi dernier, le maire de Dijon répondait à des questions en direct sur internet. Une question portait sur l'autopartage: "est-il dans les projets d'un service auto-lib"?
Voici la réponse de monsieur Rebsamen:

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Le maire de Dijon fait référence au tout nouveau système de location de voiture en libre service à Paris, autolib'. Mais il faut savoir que de nombreuses autres sociétés proposent un système d'autopartage en France, et ceci bien avant le médiatique autolib'. Par exemple Mobizen à Paris, créé en 2007 et racheté par Veolia Transport, ou Caisse-commune qui est la première société à développer le concept d'autopartage en France (1999), et sans oublier France-Autopartage qui est le premier réseau national d'autopartage.

Quelques avantages de l'autopartage selon le site caisse-commune:
"* Economique : pas de coûts liés à la possession d’une voiture
* Pratique : pas de contrainte d’entretien, de parking, de carburant, d’assurance
* Souplesse : je l’utilise quand je veux et je paye uniquement ce que j’utilise"

Et au niveau écologique:
"* En payant à l'usage l'adhérent compare les prix des différents modes de transport et choisit le plus adapté à son trajet. Il réduit de 50 % son kilométrage en voiture par rapport à la moyenne des conducteurs et effectue 35 % de kilomètres en plus en transport en commun et en taxi.
* Une voiture partagée remplace 8 véhicules (effets positifs sur la qualité de l'air, confort sonore), l'auto-partage libère de l'espace sur la voirie pour les piétons, les cyclistes et les transports en commun."
"l'autopartage est un complément des solutions alternatives à la voiture individuelle".

Un document du CERTU daté de 2008 étudie l'état des lieux sur le sujet et les perspectives.













De plus, le document propose d'insérer l'autopartage dans les projets d'écoquartiers; et justement, Dijon a de nombreux projets d'écoquartiers!
Et puisque Dijon a tendance à copier ce qui se fait ailleurs, cette petite vidéo, tirée d'une vidéo sur le fameux écoquartiers Vauban en Allemagne, montre un exemple de voiture à disposition pour l'autopartage:

video

Il est très étonnant que monsieur Rebsamen veille attendre pour développer un système de location en libre service sur Dijon. Il n'y a pas de cohérence à ne pas mettre en place dès maintenant un système qui permet de diminuer l'emprise de la voiture, tout simplement en partageant ces voitures.

"L'autopartage représente pour l'usager un service équivalent à la possession d'un véhicule individuel mais à coût moindre. Pour la collectivité, c'est un moyen de réduire les nuisances liées à l'automobile.
De plus un certain nombre d'études, notamment à l'étranger, ont démontré que l'autopartage a un impact environnemental. En effet, les utilisateurs ont tendance à réduire et à rationaliser l'usage de la voiture. En outre, ils utilisent d'autres modes (transports collectifs, vélos, etc) en complément de l'autopartage." (source: CERTU)