mercredi 24 avril 2019

Je mange donc je vote: la ferme de Bâlon

L'Europe contribue largement au financement de l'agriculture française via l'argent de la Politique Agricole Commune (PAC). Le 26 mai, les élections européennes seront un moment fort pour orienter à terme la nouvelle PAC prévue pour 2021. C'est pourquoi l'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or sensibilise à l'importance de ce vote via le témoignage de Laure de la ferme de Bâlon.


"Pour contribuer à façonner un système agricole et alimentaire qui réponde aux besoins et attentes de la société et qui soit générateur de bienfaits économiques, sociaux et environnementaux, il est nécessaire de réfléchir au modèle agro-alimentaire de demain. Les modèles agro-alimentaires actuels sont dominés par l’agro-industrie et la grande distribution, au sein de laquelle une poignée de mastodontes économiques impose ses conditions aux paysan·ne·s, aux filières, aux contribuables, ou encore aux « mangeur·se·s ».
À l’inverse, les modèles agro-alimentaires de demain composent un environnement vertueux et réduiront les inégalités caractéristiques du rapport de force déséquilibré entre les différent·e·s acteur·rice·s qui prévaut aujourd’hui.
Le pouvoir sera partagé équitablement entre tous les maillons de la chaîne. Ces modèles seront basés sur une agriculture à l’écoute de la demande des citoyen·ne·s, respectueuse de la santé et du bien-être animal, qui fournit à la fois une production alimentaire diversifiée de qualité et des services environnementaux, sociaux et économiques aux territoires qu’elle fait vivre." (Pour en savoir plus, lire "Pour une autre PAC, osons une vraie réforme de la politique agricole commune !")

Pour que le modèle actuel change, il est important de voter le 26 mai.

vendredi 19 avril 2019

Ces élus qui permettent aux entreprises polluantes de s'afficher

Aujourd'hui plus de 2000 personnes ont bloqué l'accès de Total, EDF et La Société Générale à la Défense près de Paris. Ce sont toutes les trois des entreprises extrêmement polluantes. A Dijon, TOUS les élus du conseil métropolitain ont permis à ces entreprises de s'afficher dans les rues, une sorte de complicité, un soutient aux pollueurs !



Total fait partie des 20 entreprises qui émettent le plus de CO2 au monde. La Société Générale est la première des banques françaises à investir dans les énergies fossiles les plus dangereuses pour le climat. EDF ne produit que 10% d’énergies renouvelables en Europe, contre plus de 70% pour le nucléaire, qui génère des milliers de tonnes de déchets radioactifs dangereux.

Et que voit-on ce même jour dans les rues de Dijon ? De la publicité pour Total et La Société Générale ! Des publicités présentes sur des panneaux publicitaires que tous les élus de Dijon Métropole ont délibérément décidé de garder alors qu'ils auraient pu les interdire lors du vote du RLPi le 28 juin 2018. Ces élus avaient été alertés par l'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or des méfaits de la publicité, mais tous ces élus ont préféré fermer les yeux. En permettant aux entreprises les plus polluante de prospérer, ils se rendent complices de leurs méfaits !

lundi 15 avril 2019

Le film "Le grain et l'Ivraie" est diffusé actuellement à Dijon

Le film "Le grain et l'Ivraie" est diffusé actuellement au cinéma Devosge à Dijon.

"Fernando Solanas voyage caméra aux poings à travers sept provinces argentines à la rencontre des populations locales, d’agriculteurs et de chercheurs qui nous racontent les conséquences sociales et environnementales du modèle agricole argentin : agriculture transgénique et utilisation intensive des agrotoxiques (glyphosate, épandages, fumigations) ont provoqué l’exode rural, la déforestation, la destruction des sols mais aussi la multiplication des cas de cancers et de malformations à la naissance.


Le récit de Fernando Solanas évoque aussi l'alternative d’une agriculture écologique et démontre qu’il est possible de produire de manière saine et rentable des aliments pour tous, sans pesticides, pour reconquérir et préserver nos milieux naturels."








Que ce soit en Argentine, en France, ou  ailleurs, la problématique des pesticides est semblable. Heureusement que partout des citoyens se lèvent contre ces pollueurs.

dimanche 14 avril 2019

La ville de Chenôve signe à son tour un arrêté interdisant le glyphosate

Le 8 avril, la ville de Chenôve a signé à son tour, après Dijon, un arrêté municipal interdisant l’utilisation des produits contenant du glyphosate sur la commune.  L'Appel des coquelicots avec sa pétition et ses rassemblements mensuels, ainsi que la campagne glyphosate appliquée localement ont semble t il marqué les esprits des élus locaux. Dijon et Chenôve ont officiellement interdit l'utilisation du glyphosate, quelles seront les prochaines villes de l'agglomération ?













Communiqué de presse:
"La dangerosité de l’utilisation des pesticides dans nos vies quotidiennes, sur notre santé et sur l’environnement, n’est plus à prouver.
C’est la raison pour laquelle, dès 2009, Chenôve a été la première commune de l’agglomération à proscrire l’utilisation des produits phytosanitaires nocifs pour l’entretien de ses espaces verts sans attendre les réglementations en vigueur initiées à partir de 2017.
En 2019, à l’occasion de cet anniversaire célébrant les « 10 ans sans phyto » à Chenôve, le maire, Thierry FALCONNET, avec son équipe municipale, ont décidé d’aller plus loin, conscients des enjeux en termes de santé publique, de préservation des ressources et de la biodiversité. Il vient de signer un arrêté municipal interdisant l’utilisation des produits contenant du glyphosate sur la commune dans la droite lignée de la décision inédite prise par la ville de Dijon et son maire, François REBSAMEN.
« J’ai souhaité prendre cette même décision en lien avec notre politique volontariste en matière de développement durable, pour continuer d’agir pour la santé de notre planète, pour notre santé, celle de nos enfants et de nos petits-enfants », souligne Thierry FALCONNET lors de la séance du Conseil municipal d’hier soir au sein de laquelle un vœu de soutien à l’appel du Mouvement des Coquelicots a également été adopté à l’unanimité.
Le développement durable sera à l’honneur toute cette semaine à Chenôve avec la replantation des premiers Tetradium daniellii, surnommées « arbres à miel », pour la reconquête de la nature en ville et la préservation de la biodiversité urbaine. Organisée avec le Mouvement des Coquelicots de Côte-d’Or, une conférence, intitulée « Protégeons nos sols des pesticides » se tiendra enfin samedi 13 avril de 10h à 12h à la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville avec les microbiologistes des sols, Lydia et Claude BOURGUIGNON."













Ce même soir, un vœu de soutien à l’appel du Mouvement des Coquelicots a également été adopté à l’unanimité. Ce même vœu avait été adopté à l'unanimité moins une voix (une abstention) au conseil municipal de Dijon.

Maintenant, si ces maires ont le véritable souhait d'agir en faveur de l'environnement, qu'ils continuent en interdisant tous les pesticides de synthèse. Bref, qu'ils déclarent leur commune en territoire 100% bio.

samedi 13 avril 2019

Dijon ne sera pas capitale verte européenne en 2021

Au mois de décembre, la ville de Dijon avait annoncé faire partie des 9 villes européennes prétendantes pour obtenir le label de "capitale verte européenne" en 2021. La liste des finalistes vient de tomber: Dijon n'en fait pas partie. Certains élus de l'agglomération ont beau s'autoproclamer "Dijon référence écologique européenne", ce résultat n'étonne pas les écologistes locaux.

Etre une référence écologique sans faire supprimer les panneaux publicitaires (incitation à la surconsommation), sans protéger contre le bétonnage les 6 hectares de terre agricole des Lentillères, sans une politique réelle et ambitieuse de développement du vélo, sans donner de grands moyens à la réduction de déchets (en autre pour le compostage collectif), cela n'est pas cohérent.

Remarque: Lille, qui  fait parti des villes finalistes malgré la critique d'associations écologiques, va se lancer dans le 30km/h pour toute la ville sauf les axes structurants par exemple. Cette proposition a été faite en réunion publique de la métropole de Dijon à deux reprises et par courrier par un citoyen. Cette suggestion a été balayée d'un revers de la main par les élus à chaque fois, et n'a pas donné de réponse sur le document final de concertation du PLUi (Plan Local d'Urbanisme intercommunal)...

jeudi 11 avril 2019

Le numérique, allié de la transition écologique ?

Alterre Bourgogne France-Comté organise une journée spéciale d'échanges sur le thème "Le numérique, allié de la transition écologique ?" le jeudi 25 avril.

"Nos sociétés sont confrontées à un double défi : la transition écologique et la révolution numérique. L’une ne se fera pas sans l’autre. L’essor des outils numériques, la production massive de données (« big data ») et l’émergence de l’intelligence artificielle, génèrent de nouveaux modèles de développement économique et social. Ceux-ci peuvent-ils nous aider à réussir la transition écologique, indispensable pour limiter le réchauffement climatique et préserver les ressources de la Terre ?"

"Les intervenants de la journée débattront des enjeux croisés du numérique et de l’écologie qui sont, à bien des égards, un atout dans le combat pour l’environnement, mais pas forcément sans risques. Des exemples concrets illustreront comment le numérique peut contribuer au développement durable."


Cette journée promet d'être particulièrement intéressante car Dijon s'est lancé à 100% dans le numérique via "ONDijon" et soit disant promet des économies, notamment d'énergie: "65 % d’économies d’énergie attendues sur l’éclairage public". Mais cette croyance dans "le numérique sauveur de l'humanité" n'est il pas en fait une fuite en avant vu l'impact environnemental catastrophique du numérique justement ?

dimanche 7 avril 2019

Dijon a publié un arrêté interdisant l'utilisation du glyphosate pour les professionnels et particuliers

Le 21 mars 2019, la ville de Dijon a publié un arrêté interdisant l'utilisation du glyphosate pour les professionnels et particuliers. Alors que ce pesticide est interdit de vente et d'utilisation pour les particuliers depuis le 1er janvier 2019, la ville de Dijon interdit maintenant son utilisation même pour les professionnels.













Article 1:
L'utilisation de tout produit contenant du glyphosate sur l'ensemble du territoire de la Ville de Dijon est interdit jusqu'à nouvel ordre.

Un arrêté qui fait probablement suite à la campagne glyphosate qui a montré qu'en Côte-d'Or nous sommes très nombreux (tous ?) contaminés par les pesticides, notamment par le glyphosate. Un arrêté avant tout symbolique car le nombre d'agriculteurs touchés par celui-ci est peu nombreux (2 ou 3), mais un arrêté qui doit toutefois ennuyer la réseau ferré de France avec ses voies de trains régulièrement désherbées avec cet herbicide.

Maintenant, à la métropole dijonnaise de prendre le même arrêté.

samedi 6 avril 2019

Prise de parole de "Youth For Climate Dijon" au conseil municipal de Dijon

Quatre jeunes du collectif Youth For Climate Dijon sont intervenus au tout début du conseil municipal de Dijon du 25 mars 2019 afin de rappeler les élus à leurs devoirs de protéger la population et notamment les jeunes face aux défis environnementaux.


Le collectif Youth For Climate Dijon avait organisé  la première marche des jeunes pour le climat à Dijon le 15 mars, suite à l'appel de Greta Thunberg.


"Le mouvement Youth For Climate Dijon, est constitué de lycéens des lycées de l’agglomération dijonnaise mais aussi de Côte d’or. Ce mouvement est «apolitique, non-violent, et soutenu par de nombreuses associations écologiques dijonnaises». Il est constitué d’environ 80 personnes avec un noyau fondateur de 10 personnes tous lycéens ou étudiants."
Voici les revendications adressées à François Rebsamen:













Mesures nécessaire, écologie et démocratie :
• Déclaration de l'État d’Urgence Climatique sur la commune de Dijon, voir Métropole. Cette déclaration entraînera la création d’un groupe de travail composé d’élus, de lycéens, étudiants, de dijonnais, de membres d’associations écologistes, d’industriels, agriculteurs...
Ce groupe filtrera les mesures prises pour la communes et travaillera sur les mesures à prendre au niveau de la ville et de la Métropole et les présenteront aux différents conseils.

Transports et mobilités :
• Demande d’une continuité du réseau de pistes cyclables sécurisés sur l’ensemble de l’agglomération, liant les villes et villages en périphérie à un dispositif de transport commun le plus proche pour rejoindre la ville ou les centres d’intérêt. Suivi d’un développement intelligent de parking à vélo aux arrêts des transports en commun où s’arrête une piste cyclable pour en permettre l’usage à un plus grand nombre d’utilisateurs et améliorer la qualité de l’air dans la périphérie de Dijon.
• Développer de nouvelles zones à circulation restreintes.

Consommation et déchets :
• Interdire les lâchers de ballons qui viennent finir leur vie dans nos forêts et parfois jusque dans la mer, polluants par la même occasion de nombreux espaces naturels. Ainsi la ville peut encourager les habitants à privilégier les lampion chinois ou ballons biodégradables.
• Installer et encourager plus de magasins de secondes mains comme des friperies
• Développement d’une carte “Zéro Déchet” qui encourage les dijonnais à ne plus demander de plastique dans les commerces.
• Instaurer au sein de tous les établissements scolaires, bâtiments public, administratifs de Dijon, une liste de mesures obligatoires : // Installer un moteur de recherche alternatif sur tous les postes informatiques comme “ecosia” ou “lilo”, moteur éco responsable qui a déjà permis la plantation de plus d’un millions d’arbres, ou comme Qwant, moteur français et respectueux des données privées des utilisateurs.
// Mettre en place des poubelles à papier et adaptée au tri sélectif
// Mettre en place des collecteur de mégot
• Massifier les composts et augmenter la communication sur ceux-ci afin de diminuer les déchets de foyers. Nous pouvons également aspirer à ce que ce compost soit utilisé par les services publiques afin d’éviter l’utilisation et l’achat de fertilisants au niveau local.
• Dédoubler les poubelles de tri sur l’ensemble de la commune pour qu’il soit plus efficace ainsi que plus sélectif.
• Développement du label commerçant responsable, avec une charte peu exigeante afin d’encourager la végétalisation des façades, le zéro déchet, le tri sélectif et d’apporter une nouvelle clientèle plus responsable à de nouveaux magasins.
• {En lien avec le label} Développer et inciter fortement les commerces à la végétalisation en ville, reboiser les espaces bétonnés pour lutter contre les îlots de chaleurs et améliorer encore une fois la qualité de l’air grâce à l’absorption de CO2 que permettent les arbres et espaces végétalisés. Ces zones de fraîcheurs permettent un rafraîchissement de plus de 4°C, contrairement au changement de couleurs des matériaux de revêtement qui n’influent que de quelques dixièmes de degrés sur la température ambiante.
• Développer les initiatives au bio déchet pour massifier les compostes de quartier en incitant la population dijonnaise à diminuer le nombre de déchets par foyer. Et encourager l’implantation de compostes dans les administrations, bâtiments publics, maisons de retraite, écoles, collège (départements), lycée (région) et université

Agriculture et alimentation :
• Développer le bio local dans les cantines primaires, collégiennes, lycéennes et de tous les services publics à 70% d’ici 2025.
• Interdire dans les cantines les fruits et légumes n’étant pas de saison.
• Développer les circuits courts.
• Développer les zones de maraîchages urbaines et mettre à disposition des espaces partagés de cultivation.
• Exclure définitivement tous les pesticides en ville et proposer cette décision dans les conseils départementaux et régionaux.

samedi 30 mars 2019

Le réchauffement climatique va entrainer une énorme diminution du nombre de jours de gel sur le Mont Blanc

En utilisant les projections climatiques les plus récentes et des méthodes statistiques avancées, deux chercheurs de Biogéosciences de l'université de Bourgogne, Jean-françois Buoncristiani et Benjamin Pohl, ont pu déterminer l’évolution des températures jusqu’en 2100. Le résultat est glaçant : en haute altitude, les effets du réchauffement climatique sur le Mont-Blanc seront particulièrement prononcés à partir du milieu du 21ème siècle, entrainant alors une diminution de 45 à 50 % du nombre de jours de gel par rapport à aujourd’hui.
(source: université de Bourgogne)













Dans les Alpes, à la fin du 21 siècle, le réchauffement climatique pourrait aboutir à une réduction des glaciers, de l’enneigement ou encore entraîner un déficit en eau, ayant un impact sur la biosphère et provoquant une transformation spectaculaire des milieux de haute montagne. Ce constat résulte des données issues des modélisation climatique à l’échelle globale, dont la résolution spatiale reste peu précise sur les Alpes. C’est pourquoi, dans le cadre d’un programme de recherche de l’Agence Nationale de la Recherche, appelé VIP-Mont-Blanc, des chercheurs du laboratoire Biogésciences (CNRS/Université de Dijon) et du laboratoire ThéMA (CNRS/Université de Besançon) ont décidé d’affiner les modèles climatiques globaux sur le massif du Mont blanc. 













L'adaptation au changement climatique repose en grande partie sur les données de projection climatique du projet de comparaison des modèles couplés appelé CMIP. Cependant, les résolutions spatiales des derniers modèles (CMIP5) sont comprises entre 100 et 200 kilomètres, ce qui n'est pas suffisant pour déterminer l’évolution des températures à une échelle régionale et sur les reliefs de montagnes. Dans cette nouvelle étude sur le Mont Blanc, les chercheurs ont utilisé un algorithme inédit, permettant d’augmenter considérablement la résolution spatiale et obtenir ainsi des estimations de température plus précises. Ce travail est sans précédent sur le Mont Blanc car le climat a été régionalisé une résolution inédite de 200 m, en utilisant les simulations des 13 modèles climatiques globaux ayant modélisé le climat de 1950 jusqu'en 2100. Pour les décennies futures, les deux scénarios d'émissions de gaz à effet de serre les plus contrastés, appelé RCP 2.6 (optimiste) et RCP 8.5 (pessimiste), ont été pris en compte afin d’avoir l'ensemble de la variation des évolutions climatiques possible. Le premier permet de respecter les termes de l'accord de Paris et de maintenir le réchauffement global sous les 2°C, mais il semble aujourd'hui difficile à atteindre. Le second mène à une augmentation des températures de l'ordre de 5 à 6°C par rapport à l'ère pré-industrielle et les premiers rejets de masse de gaz à effet de serre (dont le CO2).













Un des résultats majeurs de ce travail a permis de déterminer l’évolution du nombre de jour de gel jusqu’en 2100, en fonction de ces deux trajectoires que pourrait suivre le réchauffement climatique. Pour le scénario le plus optimiste, les résultats montrent clairement une diminution du nombre de jours de gel mais restant relativement faible par rapport aujourd’hui. Le climat se stabiliserait durant la seconde moitié du siècle. En revanche pour le scenario le plus pessimiste, celui que l’on semble suivre actuellement, les résultats pour la fin du 21ème siècle montrent des diminutions très importantes, et toujours croissantes, du nombre de jours de gel. En hiver, l’impact le plus important se situerait dans les vallées où l’on aurait une diminution des jours de gel de 30% par rapport à aujourd’hui. Il resterait très prononcé jusqu'à 3000m, où la fréquence de dégel pourrait croître de 30%.













Cette évolution pourrait rendre plus incertaine la pratique des sports d'hiver, puisque les précipitations pluvieuses pourraient remplacer en partie les chutes de neige jusqu'à des altitudes élevées. En été, c’est la haute montagne qui serait la plus touchée : à des altitudes comprises entre 3500 et 4000 m, on pourrait avoir une diminution du nombre de jours de gel de 45 à 50% par rapport à aujourd’hui. Des évolutions similaires (35 à 40% de jours sans gel en été) seraient aussi enregistrées sur le sommet du Mont-Blanc, à 4810m, alors que ce type d'événements reste rarissime à l'heure actuelle (le sommet a connu de brefs épisodes de dégel comme pendant la canicule de l'été 2003). Ce qui reste actuellement une exception pourrait donc se répéter environ un jour sur trois en fin de siècle.


Cette augmentation de la température pourrait donc induire des bouleversements environnementaux importants, jusqu’alors jamais observés, qui modifieraient en profondeur le fonctionnement des écosystèmes et obligeraient l'homme à s'adapter.

mercredi 27 mars 2019

Création d'un Réseau des AMAP de Bourgogne Franche-Comté

L'appel est lancé: "Amapiennes, amapiens, paysannes, paysans, ensemble soyons le mouvement des AMAP BFC ! " Rendez-vous pour une réunion d'information, ouverte à toutes et tous, le samedi 13 avril de 10h à 12h au Centre social des Bourroches à Dijon.

Les AMAP - Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne - sont destinées à favoriser l'agriculture paysanne et biologique qui a du mal à subsister face à l'agro-industrie.(source: reseau-amap.org).


Il y a plusieurs AMAP dans l'agglomération dijonnaise. Participer à l'une d'entre elle est un excellent moyen pour soutenir une agriculture locale et bio.