vendredi 20 septembre 2019

Lettre ouverte aux députés de Côte d’Or ayant voté pour la ratification du CETA

Suite au vote des députés sur le CETA fin juillet, le collectif STOP TAFTA CETA 21 a envoyé récemment une lettre ouverte à Fadila Khattabi et Didier Paris, les deux élus de Côte-d'Or ayant voté pour ce traité climaticide:


"A Madame Khattabi 3ème circonscription et à Monsieur Paris 5ème circonscription.

Lors de la séance parlementaire du 23 juillet 2019, vous avez voté pour la ratification du CETA (accord de libre-échange entre le Canada et l’Union Européenne). L’avez-vous fait en toute connaissance de cause ?

Saviez-vous que le Canada n’est pas le paradis écologique que le gouvernement s’est évertué à montrer en déclarant « Le Canada est un partenaire de confiance aux normes proches des nôtres ».

Au Canada, les fermes usines sont la norme et la taille moyenne d’une exploitation est de 420ha contre 55 ha en Europe, avec un recours systématique aux antibiotiques, hormones de croissance et farine animale ; outre les conséquences sur le bien-être animal, celles sur la santé des consommateurs ne sont pas anodines : c’est pourquoi ces produits sont interdits dans l’Union Européenne. Le gouvernement a affirmé que les produits interdits au sein de l’Union Européenne ne peuvent pas pénétrer sur le marché européen mais les normes sanitaires applicables sur le sol européen ne valent pas automatiquement pour les produits importés. De plus avec la « concurrence libre et non faussée », les pays et leurs ports, soucieux de préserver leur part de marché et de développer leur activité, réduisent au minimum les contrôles douaniers. De fait la plupart des marchandises importées sont débarquées sans vérification dans n’importe quel port européen et peuvent ensuite circuler librement dans tout l’espace économique européen.

D’ailleurs le ministère de l’agriculture l’a reconnu le 15 Juillet « aucune règle n’interdit l’arrivée de bœuf canadien nourri à certaines farines animales ou « dopé » aux antibiotiques ».

Saviez-vous que le Canada multiplie les pressions et les menaces contre les normes sanitaires européennes et contre l’application du principe de précaution ?

Saviez-vous que le Canada produit de la viande 25% moins chère qu’en Europe ?

Et pourtant le gouvernement affirme que « les filières agricoles ne seront pas déstabilisées par les importations canadiennes ». Effectivement le Canada n’a pas encore utilisé ses contingents d’exportation mais cela ne signifie pas qu’ils ne le seront jamais. Il serait étonnant que le Canada ait âprement discuté ces quotas pour ne pas les utiliser mais la mise en place d’une filière d’exportation demande un certain temps.

Saviez-vous que le Canada a déjà augmenté ses exportations en Europe de 65% de produits pétroliers issus de l’exploitation de sables bitumineux ?

Pensez-vous vraiment que l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre relâchés par les transports transatlantiques n’aura aucun effet sur le réchauffement climatique ?

De nombreuses organisations (70), et récemment Nicolas Hulot vous ont alerté sur les dangers que représentait ce traité commercial. Vous n’avez pas voulu les entendre, préférant donner du crédit aux approximations et omissions fournies par l’exécutif malgré des contre-arguments étayés de longue date et publiés avant le vote.

La planète brûle et vous regardez ailleurs. Ne préférez pas la fausse liberté du commerce, en oubliant qu’il n’y aura ni commerce ni part de marché sur une planète morte. Ne persistez pas dans un modèle économique qui détruit la planète, empoisonne des millions de personnes et génère des inégalités colossales.

Au-delà du fait que cela vous sera reproché aux prochaines échéances électorales, vous porterez une lourde responsabilité devant les citoyens, les citoyennes et les générations futures.

Citoyennement,

Le collectif STOP TAFTA CETA 21 et des citoyens engagé"

Fadila Khattabi et Didier Paris sont clairement des députés n'agissant pas pour le bien de la population et de la planète sur ce sujet ! Ce sont de mauvais représentants des citoyens.

lundi 16 septembre 2019

Avec le MEDEF 21, c'est "Open bar" sur la planète ?

Il parait que tout le monde sait qu'une croissance infini dans un monde fini est impossible. Tout le monde ? Apparemment non car certains organisent des "Open Bar" pour aller "en route vers un monde sans limite". Un message qui a fait réagir à juste titre le syndicat SNESUP-FSU de l'Université de Bourgogne:


"Open Bar pour le MEDEF à l'université de Bourgogne
mardi 10 septembre 2019

Le 5 septembre 2019, l'université de Bourgogne accueillait la désormais traditionnelle université d'été du MEDEF 21, avec la classe habituelle : privatisation des locaux, subvention de 10000 €, accueil par des hôtesses précaires et sous-payées, publicités pour des voitures…

Afin sans doute de contrebalancer le côté très « salon de l’automobile » et fort peu universitaire de ces rencontres, le président du MEDEF 21 les présente comme une occasion de « balayer les idées reçues, de prendre de la hauteur, d'apporter des solutions, d'éviter les "déjà vu" ». Des propos convenus qui contrastent avec le cynisme dans le choix du thème de cette année, affiché en grosses lettres à l'entrée et sur le petit livret distribué aux participants : « Open bar. En route vers un monde sans limite ». Nous sommes nombreux à avoir été heurtés par cet intitulé caricatural et provocateur, à l'heure où les crises sociales et écologiques apparaissent désormais au grand jour. Se proposer d’inventer un monde « sans limite » alors que partout les limites sociales, physiques et biologiques du modèle de croissance dominant sont franchies, aboutissant à une succession continue de crises et de conflits… voilà qui relève d’un sens de l’à-propos assez désastreux.

Nous avons donc décidé d'aller y voir de plus près, afin de tenter de savoir comment les participants comprenaient le thème de la journée. Précisons que, malgré l'annonce "Open bar", l’entrée était payante (84 €). Faute de carton d’invitation, nous avons donc dû nous contenter de questionner un panel de participants à l’entrée des barnums.

Certains ont vu dans le titre choisi une "provocation" salutaire à l'heure des discours écologiques catastrophistes, d'autres ont considéré qu'il s'agissait d'un simple slogan. Il faut croire que pour ceux-ci, les mots n’ont pas d’importance. D’autres encore ont estimé qu'il fallait sortir des "règles" censées freiner nos actions pour laisser libre court à la créativité entrepreneuriale. Apparemment pour ceux-là, les antiennes néolibérales rabâchées depuis 40 ans ne sont pas des idées reçues ou du déjà-vu qu’il faudrait balayer. Amenés sur le terrain des faits scientifiques comme les limites matérielles (ressources naturelles, espace disponible) ou humaines (capacités cognitives, mortalité), la plupart ont botté en touche en disant que l’absence de limite devait se comprendre comme une référence aux technologies de l’information et de la communication, comme si « l’immatériel » ne reposait pas sur une infrastructure matérielle (serveurs, objets connectés…). Enfin, un adhérent du MEDEF manifestement versé dans la métaphysique nous a déclaré sans sourciller que l’approche scientifique posait des « bornes » à l’esprit, qu’on « ne [savait] pas tout », et que la matière noire et les théories en « neurosciences » d’Idriss Aberkane étaient bien la preuve que tout était possible1.

A l’intérieur, un concours appelé « les Pitchs » était organisé afin de récompenser un "projet innovant". Parmi les candidats on pouvait ainsi entendre le PDG de la start up Avioneo qui propose de développer les "projets de taxis volants partagés, sobres et efficients". A coup sûr, de telles « solutions » augurent de réponses à la hauteur des crises qui nous assaillent ! Parallèlement avait lieu une série de conférences. Une seule scientifique — caution académique de ce rassemblement présenté comme une « université d'été » — était présente pour échanger avec les patrons : une spécialiste de génétique venue expliquer qu'il n'y a pas de limites génétiques. De là à en conclure qu’on vit dans un monde sans limite tout court, il n’y a qu’un pas que le MEDEF franchit allègrement.

A l'heure où les rapports scientifiques sur l'effondrement de la biodiversité, le changement climatique, les coûts sociaux et environnementaux de l'extraction de ressources apparaissent si manifestement au cœur des enjeux du présent, les chefs d’entreprise du MEDEF choisissent encore de nier la réalité. Au lieu de repenser réellement le monde productif et consumériste qui nous conduit si manifestement à la catastrophe, ils restent campés sur leur vision du monde hors-sol. Enfermés dans leur petit cocon d'autosatisfaction, ils préparent les catastrophes à venir avec la bonne conscience de ceux qui se sentent dominants et dans le sens de l'histoire.

Qu'une université valide et accueille une telle conception du monde et de tels projets, sans réflexivité, sans interrogation, sans perspectives critiques — autant d'éléments qui devraient constituer le cœur de nos missions — est sans doute le signe le plus tangible de l’impasse à laquelle nous conduisent les réformes successives de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il est temps de changer de trajectoire.
1 Idriss Aberkane est docteur en littérature et en sciences de gestion. Pour prendre la mesure de sa légitimité dans le domaine des neurosciences, voir sa notice Wikipédia."

Allez, chiche, l'année prochaine le MEDEF21 mettra en avant des vélos et proposera du jus de pomme bio à son "Open Bar".

mardi 3 septembre 2019

Stylos21.org, La révolte constructive des stylos

Communiqué des Amis de la Terre Côte-d'Or:
"La révolte des stylos, c’est maintenant ! Des stylos qui en ont marre d’être enfermés, d’être ridicules dans un énorme blister, d’avoir une vie scandaleusement trop courte, de participer ainsi activement à la déforestation et à la pollution, de mourir bêtement en étant jetés en décharge ou en étant incinérés.









Le stylo veut devenir éternel et traverser les générations. Il mérite plus de considération. Grace à lui, le bambin est tout fier de montrer qu’il sait écrire. C’est un marqueur d’une étape historique de sa vie.

Et des moments historiques, le stylo en a vécu : signature des traités de paix, écriture d’innombrables lettres d’amour …

En plus, il est parfaitement docile et s’adapte à toutes les écritures même les plus compliquées. Il peut être de toutes les couleurs et peut être fabriqué à partir de matières recyclées. Que de qualités pour ce petit instrument qui mériterait d’être enfin reconnu à sa grande valeur !!!
Il est soumis, c’est vrai, à la concurrence de l’écriture numérique mais quand on voit l’usage que certains font de twitter faut-il s’en inquiéter ?

Les stylos se révoltent, d’accord, ils en ont plus que marre, d’accord. Mais leur révolte se veut constructive et elle débouche, avec l’aide des Amis de la Terre Côte d’Or, sur la création du site internet stylos21.org qui annonce une nouvelle ère enfin glorieuse pour eux.
Pourquoi les Amis de la Terre Côte d’Or ont apporté leur aide ? Parce que les militants de cette association sont conscients de l’état catastrophique de notre planète. Une situation majoritairement due à notre société de sur-consommation. Et les stylos sont un bon exemple de cette sur-consommation.

Quotidiennement nous écrivons, souvent sur un ordinateur ou téléphone, mais aussi fort heureusement encore beaucoup à l’aide d’un stylo, d’un feutre, d’un crayon. Des petits objets qui paraissent anodins. Comment un simple stylo peut-il avoir un impact sur notre planète ? Un seul, pas grand-chose ; mais quand nous sommes des millions à en acheter, à les utiliser puis à les jeter à la poubelle, ce n’est plus anodin.
Les Amis de la Terre Côte-d’Or ont mis en place la récupération d’instruments d’écriture localement en 2013. Progressivement les kg récupérés ont augmenté pour être recyclés en mobiliers de jardins via Terracycle. Le recyclage, c’est bien, mais en accord avec la maxime “un bon déchet est un déchet qui n’existe pas” ; Ils se sont posés la question de ce qu’il est possible de faire pour diminuer ce volume de déchet généré par l’écriture, plus précisément par les stylos, feutres, correcteurs et autres marqueurs.
Vous trouverez donc sur le site stylos21.org diverses informations (Emprisonnement / Renaissance / Matières premières / 2ème vie / Divers) pour devenir un consom’acteur éclairé, surtout au moment de la rentrée des classes."

jeudi 15 août 2019

Rencontres "à pied, à vélo, bien dans ma ville"

Les 17 et 18 septembre auront lieu des rencontres sur le thème "à pied, à vélo, bien dans ma ville". Deux journées qui permettront de dresser un état des lieux concernant les modes de déplacements et le bien-être en ville, à partir de visites de sites et d'exemples pris dans les métropoles de Dijon, Grenoble et Lille. Objectifs : comprendre les conditions préalables à remplir et les mesures d'accompagnement à mettre en œuvre pour rendre efficace une approche privilégiant les modes actifs ou collectifs.
La priorité donnée à la place de la voiture en milieu urbain a entraîné un appauvrissement de la vie urbaine et de la santé des usagers. On observe, d’une part, la réduction d’un bien commun, l’espace public, d’autre part, des nuisances multiples liées à l’insécurité produite par la vitesse des véhicules, au bruit et aux différentes pollutions, enfin, la généralisation d’un mode de vie qui augmente une sédentarité déjà problématique. Cette absence d’activité physique est particulièrement grave pour les jeunes, en raison de leur dépendance aux écrans et pour les seniors en raison du risque d’isolement.
Les conséquences de cette situation sur la santé des habitants deviennent de mieux en mieux connues et désormais, en réaction, des politiques publiques intégrées « Transports et santé » commencent à être mises en œuvre. Il apparaît cependant nécessaire, aujourd’hui, de considérer que les politiques de mobilité et d’aménagement urbain fondées sur une autre hiérarchie des modes de déplacement peuvent être aussi des leviers essentiels pour favoriser le bien-être en ville.

La rencontre organisée par Ensemble à Vélo dans l’Agglomération Dijonnaise (EVAD), la Maison de Sciences de l’Homme de Dijon (MSH Dijon), l’association Rue de l’Avenir, avec le soutien de Dijon Métropole et du CEREMA, bénéficie de l’expertise de l’Agence Régionale de Santé. Elle a pour objectif de dresser un état des lieux concernant les modes de déplacements et le bien-être en ville, à partir de visites de sites et d’exemples pris dans les métropoles de Dijon, Grenoble et Lille. Il s’agit de comprendre les conditions préalables à remplir et les mesures d’accompagnement à prendre pour rendre efficace une approche privilégiant les modes actifs ou collectifs.
Afin de compléter la démarche une séquence avec différents ateliers permettra d’identifier des sujets d’études et de recherches concernant les liens entre modes actifs et santé publique.

Ces deux jours seront-ils nécessaires pour ouvrir les yeux de certains élus à la nécessité de passer à une ville à 30 ? Bègles l'a fait, pourquoi pas Dijon ?

samedi 10 août 2019

Dijon : Premier portrait du président Macron décroché pour obtenir le désarmement nucléaire

Le mercredi 7 août 2019, des participants du jeûne-action international pour l’abolition des armes nucléaires sont allés décrocher le portrait du président de la République Macron dans la salle des mariages de l’Hôtel de ville de Dijon.

Ils ont pu se prendre en photo avec le portrait et la banderole « La France doit signer le Traité d’interdiction des armes nucléaires ». Cette action symbolique et non-violente fait écho à la campagne nationale de décrochage de 125 portraits d’Emmanuel Macron menée par ANV COP21, pour dénoncer l’inaction du Président face au réchauffement climatique.
Les participants à cette action considèrent en effet que l’inaction du président Macron en matière de désarmement nucléaire et son refus de signer le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) font peser sur le monde et en particulier sur les Français un risque majeur qui s’ajoute à celui du réchauffement climatique.
Le TIAN a été adopté le 7 juillet 2017 par 122 pays dans le cadre de l’ONU et représente l’espoir le plus sérieux de sortir du péril des armes nucléaires.
À l’heure où les tensions autour du pétrole au Moyen-Orient (États-Unis-Iran) augmentent considérablement la possibilité d’une guerre, il est plus que jamais urgent d’éliminer le danger des armes nucléaires.
(Communiqué des participants au jeune-action du 6 au 9 août pour l’abolition des armes nucléaires)



La campagne:
Depuis le 21 février 2018, des portraits d’Emmanuel Macron sont décrochés des mairies. Lancée par Action Non-Violente COP21, groupe affilié aux Amis de la Terre, cette opération de décrochage de portraits vise à dénoncer le décrochage par Emmanuel Macron des objectifs climatiques. Elle permet d’exposer au grand jour le double discours de celui qui se prétend champion de la Terre mais est très loin de prendre les mesures à la hauteur de l’enjeu climatique et social. Visiblement, le sujet est sensible : dès les premiers décrochages, gardes à vue, perquisitions et procès se sont multipliés. La cellule anti-terroriste (BLAT) a même été mobilisée pour poursuivre ces dangereux activistes climat non-violents. Une répression bien disproportionnée qui en dit long sur l’intérêt porté par ce gouvernement à son image, alors qu’il lui faudrait bien plus se soucier de la mise en cohérence de ses actes. (source: Les Amis de la Terre)

vendredi 9 août 2019

Le vote des députés de Côte-d'Or sur le CETA

Par 266 voix pour et 213 contre, les députés ont approuvé, le mardi 23 juillet, la ratification du traité de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA). La députée Fadila Khattabi et le député Didier Paris ont voté pour ce traité criminel permettant notamment aux entreprises de faire des profits au dépend des citoyens et de l'environnement via des tribunaux privés.


Les Amis de la Terre ont publié un rapport révélant les conséquences dévastatrices du système controversé des tribunaux d’arbitrage privés. Composante commune aux accords internationaux sur le commerce et l’investissement, le système de règlement des différents investisseurs Etats (ISDS pour son sigle anglais) crée un système de justice parallèle qui déroule le tapis rouge aux multinationales, et leur permet de poursuivre les États lorsqu’elles se sentent menacées par des mesures d’intérêt public. (télécharger le rapport)













Acculés par les analyses et arguments des opposants, l’exécutif et la majorité n’ont cessé d’énoncer des contre-vérités pour tenter de garder leur cap, celui qui consiste à approfondir la mondialisation économique et financière et le commerce transatlantique, quel qu’en soit le prix, alors qu’il faudrait tout au contraire de toute urgence les réguler au nom du climat, de la santé, de l’emploi, d’une agriculture de qualité, et plus généralement au nom de l’intérêt général. Le CETA est aussi une menace pour l'agriculture française !
Ce traité de libre-échange CETA passera devant les sénateurs au mois de septembre. Que voteront nos 3 sénateurs de Côte-d'Or ? Seront-ils aussi mauvais que Fadila Khattabi et Didier Paris ou exemplaire comme monsieur Rémi Delatte ?

jeudi 1 août 2019

6 au 9 août 2019 à Dijon: 4 jours pour l’abolition des armes nucléaires et la reconversion du site de Valduc

72 ans après Hiroshima et Nagasaki, un collectif d'associations, dont iCAN le prix nobel de la paix 2017, souhaite sensibiliser l'opinion publique sur la nécessité du désarmement nucléaire. Pour ce faire ce collectif organise 4 journées d'actions et de jeûne. Cette année, Dijon sera le point central en France de cette mobilisation nationale et internationale.

"Notre collectif d’associations souhaite sensibiliser l’opinion publique à la nécessité de désarmement nucléaire.
Pour ce faire nous organisons 4 journées d’actions et de jeûne dans le cadre de la campagne ICAN, Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires, qui a reçu le Prix Nobel de la paix en 2017 pour avoir réussi à faire voter par 122 pays à l’ONU le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Ce traité prévoit l’interdiction d’employer, de fabriquer, de stocker et de menacer d’utiliser des armes nucléaires.
De nos jours, à aucun moment, dans aucun conflit, non seulement l’emploi, mais la menace même de l’emploi de l’arme nucléaire ne sauraient être envisagés. L’ampleur de la catastrophe humanitaire provoquée par tout usage de l’arme nucléaire constitue une menace qui pèse sur nos propres décideurs.
L’analyse de la situation internationale fait apparaître que l’arme nucléaire n’est pas une sécurité mais une menace pour la paix en France et dans le monde.
L’objectif de cette campagne est que la France signe le Traité.
Il est de notre devoir de citoyen d’anticiper sur les conséquences de l’abandon par la France de ses armes de destruction massive et de nous préoccuper de la reconversion du personnel et des bâtiments des sites nucléaires militaires.
Il en va ainsi du site de Valduc, à 50 km de Dijon, où le CEA ( Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) assure l’entretien et la modernisation des têtes nucléaires françaises. Il stocke et manipule des produits radioactifs, et relargue dans l’environnement d’importants rejets radioactifs ou chimiques, dont le tritium. Quel avenir pour ce site, ses infrastructures et son personnel ?"













Le programme:
LUNDI 5 AOÛT :
20 h 30 : Concert lyrique de Laurence Esquieu, Claire Spagnol et Fanny Cousseau, église Saint-Joseph, 1 rue du Havre à Dijon
MARDI 6 AOÛT :
11 h : Place de la Libération, devant la Mairie, commémoration du bombardement de Hiroshima
12 h-18 h : Stands place François Rude — stage théâtre invisible — déambulation avec dirigeable — spectacle et concert
20 h : Film La bombe et nous de Xavier-Marie Bonnot suivi d’un débat – cinéma Eldorado
MERCREDI 7 AOÛT :
10 h-18 h : Stands place François Rude — déambulation avec dirigeable — Die In — animation théâtre invisible — spectacle et concert
JEUDI 8 AOÛT :
10 h-18 h : Stands place François Rude — déambulation avec dirigeable — Die In — animation théâtre invisible — spectacle et concert
10 h –13 h : Manifestation non-violente à Valduc devant le CEA (D101K, 21580 Salives).
Covoiturage depuis Dijon : départ à 9 h, rendez-vous devant le fleuriste qui fait l’angle 55 cours Fleury.
VENDREDI 9 AOÛT :
10 h-10 h50 : Déambulation dans le centre-ville, avec le dirigeable
11 h : Commémoration du bombardement de Nagasaki, place de la Libération, en présence d’un représentant du Maire
13 h 30 : Rupture du jeûne en Mairie de Dijon

lundi 29 juillet 2019

Depuis aujourd'hui les dijonnais vivent à crédit

Le 29 juillet 2019 l'humanité (et donc aussi les dijonnais) aura consommé autant de ressources naturelles que ce que la Terre peut renouveler dans la même année. C'est deux mois plus tôt qu'il y a 20 ans. Si l'humanité vivait comme les dijonnais il faudrait 2,7 Terre !

Tous les ans, l’ONG Global Footprint Network calcule en partenariat avec le WWF « le Jour du dépassement » (Overshoot Day, en anglais) sur la base de trois millions de données statistiques de 200 pays.
C’est la date à partir de laquelle l’empreinte écologique dépasse la biocapacité de la planète. L'empreinte écologique caractérise la surface de la Terre utilisée par l'Homme pour pêcher, élever, cultiver, déboiser, construire et brûler des énergies fossiles. La biocapacité, quant à elle, représente la surface de la planète nécessaire pour faire face à ces pressions.



Depuis les années 1970, la date du Jour du dépassement se dégrade. En 1998, elle avait lieu le 30 septembre. En 2019, elle arrive deux mois plus tôt : le 29 juillet. Cette date est marquée cette année par une nouvelle augmentation des émissions de CO2.

Le site internet footprintcalculator.org permet d'estimer sa propre empreinte écologique et voir ainsi combien de planète terre il faudrait si tout le monde vivrait comme lui.

samedi 13 juillet 2019

Le climat n'est pas la priorité de François Rebsamen et de nos élus locaux !

François Rebsamen et la majorité des élus de Dijon Métropole ont voté, le 27 juin 2019, une aide d'une valeur de 30 000€ pour un meeting aérien, une activité incompatible avec la protection du climat. Peu importe donc pour eux si le climat se réchauffe...


La priorité de la plus part de nos élus est le soutien d'une activité polluante. 50 000 visiteurs est plus important pour eux que la destruction du climat. François Rebsamen pourra continuer à se servir des panneaux publicitaires qu'il a refusé de supprimer l'année dernière pour faire croire à tout le monde qu'il se soucie de l'environnement.












De la communication qui fait rire dans les milieux écolos locaux, une propagande en réalité. "Dijon, partenaire officiel de la transition écologique", la mauvaise blague. Un mensonge plutôt ! Décidément François Rebsamen n'arrive toujours pas à réaliser l'importance de cesser de polluer sous toutes les formes, l'importance de cesser de gaspiller. Et ça va durer encore combien de temps ces bêtises ? Tous les indicateurs écologiques sont dans le rouge et le président de la métropole dijonnaise donne 30 000€ pour soutenir une activité extrêmement polluante. Et dire qu'il se disait sensibilisé le 25 mars 2019 quand il a permis à des représentants locaux de Youth  For Climate de s'exprimer au conseil municipal de Dijon. Ce discours terminait par "vous avez notre avenir entre vos mains". On voit maintenant ce qu'en pensent ces élus de l'avenir des jeunes... C'est ignoble d'agir ainsi !

jeudi 11 juillet 2019

La FDSEA a déposé un recours gracieux contre les 3 arrêtés anti-glyphosate de l'agglomération dijonnaise

Le 21 mars 2019, la ville de Dijon a publié un arrêté interdisant l'utilisation du glyphosate pour les professionnels et particuliers. Le texte est contesté par la FDSEA de Côte-d'Or qui le considère comme illégal. La démarche de François Rebsamen embarrasse la préfecture et la chambre d'agriculture.

Le site d'information en ligne infos-Dijon.com a publié une information très importante dans son article "DIJON : L'arrêté anti-glyphosate confronté à la légalité". "Selon nos informations, la FDSEA de la Côte-d'Or a lancé un recours gracieux à l'encontre de la municipalité. Première étape avant un contentieux devant le tribunal administratif. (...) Le syndicat majoritaire, représentant les exploitants agricoles tenants d'une agriculture conventionnelle, voit d'un mauvaise œil ce qui apparaît comme un gage donné à la composante écologiste de la majorité de François Rebsamen à un an des élections municipales de mars 2020. En effet, les membres d'Europe Écologie Les Verts soutiennent les actions des «pisseurs involontaires de glyphosate» et participent au mouvement «nous voulons des coquelicots» visant à obtenir l'interdiction des pesticides de synthèse."

Selon l'association generations-futures, il a été vendu 138 852 kg de glyphosate en Côte-d'Or en 2017.  Ce qui représente 15,8 ug de glyphosate /m2, toute surface confondue. Ou bien en ne tenant compte que des Surfaces Agricoles Utiles (SAU) cela fait 29,7mg/m2. Plus de 100 tonnes de glyphosate déversés en Côte-d'Or et par an, ce n'est pas rien ! Alors quand un maire décide que c'est fini d'en mettre sur sa commune, il est plus que regrettable que des gens s'y opposent.

Lu sur le site de la FDSEA21: "Nous nous opposons vivement aux arrêtés pris par des communes contre le glyphosate (en Côte d'Or notamment), mais aussi contre d'autres molécules (par exemple des ZNT riverains de 150m en Bretagne). Les communes n'ont pas la compétence légale de réglementer l'usage des produits phytosanitaires, c'est une compétence exclusive du Ministre de l'Agriculture. Cette distribution des compétences correspond à la mise en oeuvre du principe de précaution, qui est conditionnée aux évaluations scientifiques, et non à des dogmes quelconques, notamment lorsque ceux-ci ont visiblement une visée purement éléctoraliste.
Nous avons donc d'ores et déjà déposé des recours gracieux contre les 3 arrêtés anti-glypho dont nous avions connaissance : à Dijon, Chenôve et Fenay. Si cela s'avérait insuffisant, nous sommes prêts à poursuivre la procédure administrative pour faire annuler ces arrêtés."

Il va être très intéressant de suivre le sujet, d'autant plus que la FDSEA va à contre-temps des attentes de la population et de la nécessité de protéger la biodiversité.