vendredi 29 mai 2020

Un questionnaire et des solutions pour une sortie de crise

Elections municipales 2020 : Stéphanie MODDE, tête de liste de Dijon écologique et solidaire, lance une consultation auprès des dijonnais.es pour construire avec eux la ville protectrice de demain. Un questionnaire qui fait écho au "plan de sortie de crise" rédigé par des ONG écologiques et des syndicats.


Communiqué de presse:
Dijon, le 24 mai 2020 – La crise du coronavirus a révélé la vulnérabilité de nos sociétés. Déjà impactées par les effets du changement climatique, cette fragilité et les conséquences sanitaires, économiques et sociales qui en découlent ne sont pas une fatalité. Pour ne plus subir, des changements profonds dans nos modes de production, de consommation et d’échanges doivent être opérés. Il s’agit désormais d’engager la transition vers une société plus sobre et juste grâce à des solutions nouvelles et audacieuses, indispensables pour construire un territoire résilient, capable de surmonter les épreuves et les crises futures.
Cette société de la protection, nous l’avons portée durant la campagne du premier tour des élections municipales pour faire de Dijon une ville écologique et solidaire. Aujourd’hui, toujours guidée par notre esprit citoyen, notre liste invite les dijonnaises et les dijonnais à construire un territoire protecteur, capable d’amortir les chocs sanitaires et climatiques pour vivre mieux.
Disponible en ligne, la consultation de Dijon écologique et solidaire a vocation à recueillir les impressions et la vision des habitantes et habitants de Dijon concernant les indispensables changements qu’appelle la crise du coronavirus. L’ensemble des participations sera analysé afin de construire avec et pour les dijonnais.es un projet municipal restructuré, résilient et protecteur.
Stéphanie MODDE, tête de liste de Dijon Ecologique et Solidaire"

Les questions sont:
- Quelles sont les activités, suspendues pendant le confinement, qu’il faudrait arrêter définitivement ? Pour quelles raisons ?
- Quelles mesures proposez-vous pour accompagner les salariés et entrepreneurs des activités et secteurs qu’il faudrait arrêter ?
- Au niveau local, quelles sont les activités, secteurs et actions qu’il faudrait soutenir et développer plus fortement ?
- Dans l'immédiat, quelles actions faut-il développer localement pour soutenir ces activités ?
- A condition que l’effort soit partagé par tous, que seriez-vous prêt(e) à modifier fortement dans vos activités et vos modes de vie ?
- Alors que les français sont de plus en plus conscients des enjeux environnementaux, ils ont encore du mal à changer en profondeur leurs habitudes. Selon vous, comment résoudre cette équation ?

Le plan de sortie de crise des ONG et syndicats:
" Le constat que nous portons aujourd’hui est clair : la crise sociale, écologique et désormais sanitaire sont intimement liées. Les réponses apportées doivent l’être également. Depuis la création du collectif associatif et syndical Plus jamais ça, nous appelons à changer les politiques menées, en profondeur.
Nous ne nous arrêtons pas au simple constat. Notre rôle est aussi d’être force de proposition, pour construire ce Jour d’Après. C’est ce qui a motivé la rédaction de ce plan de sortie : un appel au débat public, sur la base de mesures concrètes, qui nous paraissent aujourd’hui essentielles pour faire face à la situation et construire un véritable “Jour d’Après”. Et passer à l’action, car il y a aujourd’hui urgence.
Depuis plusieurs mois, des organisations syndicales et associatives convergent, convaincues que les réponses aux urgences sociales et écologiques doivent être construites ensemble. La crise qui a éclaté en ce début d’année 2020 montre une fois de plus la nécessité de changer de système. C’est pourquoi nos organisations ont constitué un front élargi et inédit pour initier une tribune, puis une pétition et un appel aux mobilisations du 1er mai. Nous pensons que le moment est venu de préciser les contours du «plus jamais ça » que nous mettions en avant dans cette tribune le 18 mars et auquel nous entendons désormais donner plus de corps. Désormais il est nécessaire de dépasser l’effet de sidération paralysant que génère le traumatisme de la crise sanitaire. Il s’agit d’amener la population à se saisir de ce moment pour exiger que des enseignements en soient tirés.
Ce document se veut donc une contribution et même un appel au débat public. Débattons partout, mobilisons-nous sur le terrain pour changer le système et exiger des pouvoirs publics des transformations radicales ! Changer en profondeur le monde qui a rendu cette crise aussi violente est l’affaire de toutes et tous, le monde d’après sera celui que nous serons capables de reconstruire.
Plus que jamais… mobilisons-nous !"

lundi 18 mai 2020

Plan d'urgence vélo à Dijon: un coup de communication pour une seule bonne nouvelle

Communiqué de l'association EVAD:
"Vendredi 15 mai au soir, Dijon Métropole a publié un communiqué évoquant des mesures en faveur du développement du vélo. Si certaines de ces annonces sont en effet de bonnes nouvelles, on peut y voir une avancée en demi-teinte, la plupart des annonces étant déjà connues de longue date et ne répondant que trop peu aux attentes des usagers.

La mesure phare qui aura retenu l’attention de tous est la mobilisation d’un million d’euros pour accélérer la politique cyclable locale. Ce sursaut budgétaire ne doit cependant pas être confondu avec un effort exceptionnel dû au contexte sanitaire actuel : il s’agit de l’un des deux millions fléchés pour la réalisation de pistes cyclables dès le budget prévisionnel 2020. Les usagers pourront bien entendu se réjouir de la concrétisation de la première moitié de l’enveloppe à partir de cet été, et espérer l’utilisation de la seconde moitié au plus tôt pour bénéficier de meilleures conditions de sécurité.

Des mesures en lien avec Divia sont aussi annoncées : une augmentation de la flotte en location longue durée (DiviaVélo) et la gratuité de l’abonnement 24h DiviaVélodi jusqu’au 2 juin. Or Divia annonçait déjà le 11 mai l’élargissement de la flotte DiviaVélo et la gratuité du service DiviaVélodi était déjà en place depuis le début du confinement. La nouvelle provenant ce vendredi de la Métropole au sujet de l’opérateur des transports est donc celle de l’arrêt d’une mesure favorable au vélo à partir du 2 juin.

La nouvelle information que nous saluons est celle du recrutement d’un chargé de missions « vélo et mobilités actives » pour une prise de fonctions en juillet, ainsi que sa mission de définition d’un nouveau plan vélo pour la métropole. Ces deux points faisaient l’objet de demandes de la part des associations d’usagers depuis plusieurs années, et une proposition essentielle dans le plan vélo proposé par EVAD lors de la campagne des municipales, aussi nous saluons cette nouvelle et nous tenons prêts pour un travail constructif en concertation avec les acteurs associatifs pour une meilleure prise en compte des besoins des usagers, comme le demande le PLUiHD. Passées ces annonces, les usagers et associations signataires d’une lettre ouverte adressée le 12 mai au Président de la Métropole sont laissés face à un constat décevant: alors que partout en France, les villes et agglomérations font preuve d’une volonté exceptionnelle pour sécuriser et favoriser l’usage du vélo pour faire face au contexte sanitaire, en réattribuant l’espace public en faveur du vélo et de la marche au moyen de trottoirs élargis et de pistes cyclables temporaires, les habitants de Dijon Métropole ne bénéficieront pas de telles mesures.

Nous tenons donc à saluer une nouvelle fois le recrutement d’un chargé de mission vélo et mobilités actives très encourageant pour la politique cyclable locale, et demandons que Dijon Métropole , dans ce contexte particulier qu'est le déconfinement et comme expliqué dans notre lettre ouverte, précise les solutions de mobilités proposées à toutes les personnes se déplaçant sans automobile, en reconsidérant les mesures simples qui lui sont accessibles pour rendre possibles la marche et le vélo en sécurité."

Bref, le million d'euros annoncé par François Rebsamen il y a quelques jours pour développer en urgence le vélo est avant tout un effet d'annonce puisque déjà planifié. Et le virus a bon dos pour essayer de faire oublier le retard dans le recrutement d’un chargé de missions « vélo et mobilités actives ». Ca fait plusieurs années que ça aurait du être fait !

samedi 16 mai 2020

Les banques françaises les plus polluantes sont bien implantées à Dijon

Une nouvelle étude de l'ONG Les Amis de la Terre France montre comment les banques et investisseurs français financent l'industrie fossile. Bien que l'expansion du pétrole et du gaz de schiste se passe aux Etats-Unis, bon nombre de dijonnais y participent involontairement en déposant leurs économies dans ces banques climaticides.

Selon cette étude, "des analyses du budget carbone mondial disponibles depuis 2016 démontrent que les mines de charbon et les gisements de pétrole et de gaz actuellement en cours d’exploitation pourraient déjà émettre assez de gaz à effet de serre pour amener la planète au-delà des objectifs de l’Accord de Paris – de limiter le réchauffement bien en-dessous de 2 °C et de s’efforcer de le limiter à 1,5 °C. En d’autres termes, éviter les conséquences les plus dramatiques de l’emballement climatique décrites par les scientifiques ne sera possible qu’à condition d’enrayer de toute urgence le développement des énergies fossiles.
Quatre ans après la signature de l’accord international sur le climat, et alors que les énergies fossiles alimentées par des volumes de capitaux toujours plus élevés n’ont cessé de croître, les perspectives ne sont pas moins sombres. Dans un rapport de n 2019, les Nations unies évaluent que les gouvernements et les industriels pré- voient de produire plus du double d’énergies fossiles de ce qui serait compatible avec une trajectoire + 1,5 °C – 59 % de plus pour le secteur du pétrole, 70 % pour le secteur du gaz. Ces développements ne seront possibles qu’avec des financements, investissements et couvertures d’assurances. Au cours de la décennie où selon les scientifiques nous devons diviser nos émissions de gaz à e et de serre par deux pour éviter le chaos climatique, les États, les entreprises et les acteurs financiers sont en train de nous condamner au pire.













En seulement dix ans et sous l’impulsion du boom du schiste, les États-Unis ont connu la plus grosse croissance de production de pétrole et de gaz de l’Histoire. Ils extraient actuellement plus d’hydrocarbures que tout autre pays et étaient, jusqu’au récent effondrement des cours du pétrole, l’épicentre des nouveaux projets d’exploitation de pétrole et de gaz. Selon les données de 2019, 60 % de l’augmentation mondiale de la production de pétrole et de gaz d’ici 2030 viendra des États-Unis, soit quatre fois plus que le Canada qui arrive en deuxième position, et sept fois plus que l’Arabie saoudite. À court terme, d’ici 2025, l’Amérique du Nord représente à elle seule 85 % de la production mondiale à partir de nouveaux gisements de pétrole et de gaz, une croissance reposant quasi exclusivement sur les hydrocarbures non-conventionnels – 90 % de l’expansion aux États-Unis est issue des bassins de schiste, quand le Canada compte en plus sur ses sables bitumineux.
 Laisser se réaliser de tels investissements dans les prochaines années nous enfermerait dans des décennies de nouvelles émissions de gaz à e et de serre. Les pré- visions ci-dessus aboutiraient d’ici à la moitié du siècle à l’émission de 145 gigatonnes de CO2, soit 26 % du budget carbone mondial disponible pour rester sous la barre de + 1,5 °C de réchauffement climatique. Cela sans compter les fuites de méthane – principal composant du gaz « naturel » – non incluses dans ces calculs, et qui ajouteraient à ce lourd bilan carbone 16 à 39 gigatonnes de CO2eq d’ici 2050. S’il n’est pas endigué, le développement du pétrole et du gaz en Amérique du Nord, avec les hydrocarbures de schiste au premier plan, su rait à anéantir la capacité de la planète à rester dans les limites fixées par l’Accord de Paris."

Que faire ? L'ONG Les Amis de la Terre France a publié le guide "climat - environnement - droits humains, Choisis ta banque", un guide à appliquer pour ne plus participer au cassage de la terre. En attendant que Dijon métropole agisse aussi...

jeudi 14 mai 2020

Lettre ouverte à François Rebsamen concernant les mesures en faveur du vélo en période de déconfinement

Les associations EVAD, FNAUT Bourgogne Franche-Comté, La bécane à Jules, la boîte à vélo et La Rustine ont envoyé une lettre ouverte à François Rebsamen, président de Dijon Métropole, pour lui demander des actions concrètes et immédiates afin de favoriser les déplacements à vélo dans cette période de déconfinement.

La lettre:
Objet : déconfinement, mesures en faveur du vélo

Monsieur le Président,

Comme tout le reste du pays, notre métropole est entrée depuis quelques jours dans la période dite de déconfinement, période particulièrement délicate à gérer tant sur le plan sanitaire que sur le plan social et environnemental.
Ce déconfinement, qui doit permettre la reprise de l’activité économique du pays, signifiera donc pour beaucoup de nos concitoyens le retour sur le lieu de travail. Sans oublier que les établissements d’enseignement vont, dans les semaines qui viennent, rouvrir progressivement, et que, dans quelques mois seulement, viendra la reprise des cours à l’université.
La question du choix du mode de déplacement pour aller au travail, à l’école, au lycée, à l’université va s’avérer crucial.
Le réseau de transport en commun de la métropole, malgré toutes les mesures qui sont déjà mises en œuvre ou qui le seront, ne pourra pas, dans les mois qui viennent, transporter le même nombre de personnes qu’avant la crise sanitaire. En effet, les impératifs incontournables de distanciation physique vont conduire à une diminution de la fréquentation du réseau, soit du fait de la réduction de l’offre, soit de la demande : la crainte de la promiscuité va en effet inciter certains usagers à se détourner des transports en commun.
Face à cela, il y a donc le risque important qu’une partie de nos concitoyens ne voit de salut que dans le recours à l’autosolisme. Ce qui n’est évidemment pas souhaitable compte tenu des conséquences que cela aurait à la fois sur la pollution de l’air (il est de plus en plus reconnu qu’elle rend nos poumons plus vulnérables aux attaques virales), sur les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi sur la congestion urbaine, ce qui pénaliserait les bus ainsi que les personnes, particuliers ou professionnels, contraintes à l’usage de l’automobile.
Pour éviter ce recours désastreux à la voiture en solo, mais aussi pour permettre à ceux qui n’ont pas d’autres solutions que les transports en commun d’en profiter dans des conditions sanitaires optimales, nous demandons que, dans les jours et les semaines qui viennent, la métropole mette tout en œuvre pour favoriser et développer l’usage du vélo. Elle rejoindrait ainsi les nombreuses collectivités locales (Rennes, Montpellier, Grenoble, Lyon, Paris...) qui, sous l’impulsion des mesures gouvernementales, ont d’ores et déjà agi en ce sens.
Le potentiel d’usage du vélo est considérable car plus de la moitié des déplacements dans notre métropole font moins de 3 km. Pour que ce potentiel devienne réalité, il faut mettre en selle de nouveaux usagers. Nombre d’enquêtes ou événements récents ont montré que l’appétence de nos concitoyens pour le vélo est bien là. Il reste donc à lever l’un des freins essentiels au passage à l’acte : le sentiment d’insécurité, la peur du trafic motorisé.
Pour cela, nous demandons une amélioration immédiate de la sécurité des déplacements à vélo en créant des pistes cyclables (sécurisées par des séparateurs physiques, continues, larges pour permettre la distanciation sociale), en réduisant le trafic motorisé en volume et vitesse sur certaines voies, en veillant aussi à la mise en place de cheminements piétons permettant la distanciation physique. Compte tenu de l’urgence, ces aménagements peuvent être réalisés à l’aide dispositifs provisoires. Le Cerema a mis à disposition des collectivités toutes les ressources techniques et juridiques nécessaires. Ces aménagements devront concerner en priorité les axes en 2x2 voies et ceux qui accueillent des axes de transports en commun les plus fréquentés en temps normal. Ils viseront notamment à permettre une bonne desserte cyclable des zones d’activité, du campus, du CHU et, bien sûr, des lycées et collèges.
Pour accompagner ces actions, nous demandons que des mesures incitatives soient prises : tarif très attractif pour la location de vélos (DiviaVélo) en particulier pour les étudiants, soutien aux entreprises qui souhaitent développer l’usage du vélo par leurs employés... Nous demandons aussi le lancement d’une grande campagne de communication en faveur de l’usage du vélo.
Enfin, nous souhaitons la mise en place rapide d’un « comité modes actifs » regroupant élus, techniciens des services concernés et représentants des usagers. Il est en effet particulièrement important, compte tenu de l’urgence, que toutes les actions à mettre en œuvre soient au plus près des attentes des usagers.

mercredi 6 mai 2020

Dijon sans pub... de façon éphémère

Vers la fin de la publicité dans les rues de Dijon ? Les responsables politiques locaux auraient-ils enfin compris les effets dévastateurs de la publicité (via l'incitation à la surconsommation) sur l'environnement ?

Non, seulement un délais de quelques jours avant que les panneaux publicitaires de Clear Channel ne viennent inonder à nouveau nos rues de pubs pour la malbouffe, les automobiles, les banques polluantes et autres maux de notre société.

A quand une simple et réelle affiche qui n'a rien à vendre, une affiche qui donne une information municipale, culturelle ou sportive locale. Une simple affiche qui pourrait rendre heureux sans consommation, voila l'avenir. Et alors les belles villes n'auront jamais été aussi belles.

"Dijon sans pub... de façon éphémère" est égal à dire "Dijon ville écologique... de façon éphémère". Halte à l'incitation à la surconsommation !

lundi 4 mai 2020

Une tour résidentielle à "énergie positive" à Dijon

"Les villes françaises de Dijon et Saint-Etienne sont les premières métropoles à s’engager dans la réalisation de tours résidentielles à haute efficacité énergétique et environnementale dans le cadre du programme d’investissement paneuropéen de 2 milliards d’euros lancé par Catella Residential Investment Management (CRIM), basé à Berlin et la société française de conseil et d’ingénierie du bâtiment Elithis."
La Tour Elithis Arsenal à Dijon « NTEA » sera construite avenue Jean Jaurès, à la jonction du centre-ville et du quartier Arsenal, avec des boutiques et des écoles à proximité. Dijon, capitale de la Bourgogne avec plus de 150 000 habitants, dispose d’une forte économie industrielle et agricole locale et la demande de logements abordables est énorme. Arte Charpentier a été désigné architecte du projet.

L’obtention des permis de construire ouvre la voie à la réalisation de ces deux tours résidentielles en 2020, marquant ainsi la concrétisation du partenariat Catella/Elithis qui se poursuivra l’année prochaine par 5 projets prévus dans d’autres villes françaises.
Les tours offriront des appartements plus confortables tout en restant à loyers abordables, grâce au recours à la production d’énergie renouvelable, ce qui permet des économies substantielles sur les factures d’énergie des locataires.

Thierry Bievre, Président d’Elithis, déclare : « Le feu vert donné pour construire à Dijon et Saint-Etienne signifie que nous sommes sur la bonne voie avec notre partenaire Catella, pour développer la première d’une nouvelle génération de tours résidentielles à énergie positive qui produiront plus d’énergie qu’elles n’en consomment. Ces deux tours intégreront notre technologie éprouvée et récompenseront les efforts individuels en matière de comportements vertueux grâce à des applications d’intelligence artificielle. Non seulement les résidents auront la possibilité de gommer totalement ou partiellement leurs factures d’énergie, mais ils bénéficieront également de la baisse des coûts de fonctionnement de la tour grâce aux choix technologiques les moins onéreux en matière de maintenance. »

Les deux partenaires ont déjà identifié plus de 30 sites complémentaires en France, sur un total de 50 projets prévus dans les grands centres urbains du pays. D’autres villes européennes suivront en 2021 dans le cadre d’une stratégie visant à construire 50 tours résidentielles à énergie positive dans les 10 prochaines années sur le marché européen. La nouvelle Tour Elithis à Dijon aura une superficie totale d’environ 5 000 m2, tout comme la Tour de Saint-Etienne. Les deux bâtiments seront situés près des transports en commun et à proximité des gares TGV.

Les tours résidentielles à énergie positive permettront à une famille française moyenne d’économiser environ 1 600 euros par an sur ses factures d’énergie. La technologie employée dans les bâtiments (panneaux photovoltaïques et conception bioclimatique visant à protéger l’environnement et les ressources naturelles) rend l’énergie positive dès le départ. Elithis a déjà mesurée cette technologie dans sa première tour construite à Dijon en 2009, et cet immeuble de bureaux surpasse toujours les exigences réglementaires des différents labels, couvrant environ 77% de ses besoins énergétiques. Depuis, dans la ville française de Strasbourg, Elithis a livré en 2018 et en 1ère mondiale, la Tour Elithis Danube, une tour cette fois-ci à usage résidentiel, conjuguant énergie positive et coût maîtrisé.
(source: elithis.fr)

vendredi 1 mai 2020

#PourLeJourDaprès: retour à l'anormal au Bien Public...

Ce 1er mai, impossible de manifester dans les rues, que ce soit pour des revendications sociales ou écologiques. Toutefois nombreuses sont les personnes à penser au "jour d'après", à penser un monde différent. Mais le journal Le Bien Public persiste à se comporter comme aux jours anormaux d'avant.

Cette crise du coronavirus interpelle et chamboule nos habitudes et nos sociétés. Puisque tout est "sens dessus dessous", autant reconstruire sur de bonnes bases. C'est d'ailleurs le sujet d'une pétition lancée par plusieurs associations nationales qui appellent appellent à construire ensemble "le jour d’après". Un monde qui réponde à la crise écologique.
Mais que fait le journal Le Bien Public au 1er mai ? Il publie une carte des 50 stations-service de Côte-d'Or où le gazole est le moins cher ! Personne n'a expliqué à ces journalistes que le gazole est impliqué dans le réchauffement climatique et la pollution de l'air ? Comment un journal peut-il aujourd'hui soutenir l'utilisation des transports polluants ainsi ? Il serait nettement plus cohérent et normal de la part de ce journal de proposer une carte, mise à jour chaque semaine, pour trouver les 50 bons plans pour acheter des légumes bio et de Côte-d'Or les moins cher par exemple. Ou bien des informations sur les lieux pour réparer son vélo. Ou encore pour acheter des vêtements d'occasion ?

Alors que la crise écologique est de plus en plus forte, il est tout à fait ANORMAL de soutenir d'une façon ou d'une autre des activités polluantes ! Le déconfinement du 11 mai n'est pas encore arrivé, Le Bien Public fait déjà son retour à l'anormal.

lundi 27 avril 2020

Un financement participatif pour des burgers bio, local, de saison et végétariens à Dijon

Il reste encore quelques jours pour participer au financement participatif de "M Burgers, The Fast Good", un restaurant qui proposera des burgers issus de l'agriculture biologique, locale, de saison et d'origine végétale.

Maud Mathiot, à l'origine de ce restaurant assure que tout sera végétalien, de l'entrée au dessert. Par exemple, le steak sera confectionné à base de haricot rouge et de betterave.
Le restaurant, qui ouvrira dans le quartier Clémenceau, se veut "écoresponsable" avec du mobiliser d'occasion, des couverts réutilisés,... Bref, une volonté manifeste de proposer une alimentation et un cadre respectueux de l'environnement.

samedi 18 avril 2020

Gaspillage énergétique pendant la pandémie

Alors que tout le monde ou presque demeure confiné, notamment la nuit, un dijonnais a interpellé François Rebsamen afin qu'il agisse pour que les enseignes et panneaux publicitaires soient éteint la nuit. Normal puisqu'il n'y a personne pour les regarder.

Objet: Réclamation à propos des commerçants
Monsieur le Maire,
Tout d’abord, permettez-moi de vous exprimer mon entier soutien face à la crise actuelle.
L’épidémie de Coronavirus que subit actuellement la France et notamment Dijon est malheureuse et mérite de mettre tous les moyens qu’il faut pour combattre la maladie. C’est pourquoi, les mesures de confinement ont été prises et tant mieux. Les seules boutiques ouvertes sont celles qui sont essentielles, les bus et les trams sont vides, les écoles fermées et les rues quasi-désertes. Très bien, c’est ce qu’il faut.
Mais si les autres boutiques sont fermées et qu’il n’y a personne dans les rues, pourquoi leurs devantures sont-elles allumées le soir voire toute la nuit? Ces lumières sont inutiles s’il n’y a personne pour les voir (de même que pour les panneaux sucettes et autres panneaux lumineux). On ne peut stopper le confinement donc utilisons-le en profitant pour réduire notre impact écologique et énergétique. C’est pourquoi je vous écris ce courrier avec le soutien de l’association des Amis de la Terre de Côte d’Or pour imposer aux commerçants à réduire leur pollution lumineuse inutile.
Vous exprimant, une nouvelle fois, tout mon soutien et vous souhaitant une bonne continuation, je vous prie, Monsieur le Maire, d’agréer mes salutations distinguées.
Nicolas Gallant
Animateur en charge de l’écologie à Urbanalis

Une journaliste s'est intéressée au sujet et a contacté la mairie de Dijon pour savoir ce qu'elle compte faire, mais elle n'a pas eu de réponse... Dans son article paru sur le site de France 3 Bourgogne, la journaliste donne toutefois la parole à Mathieu Honnorat, directeur de Shop in Dijon, une association de 400 commerçants dijonnais. Selon lui la démarche est "malvenue" et non prioritaire. Il est compréhensible que les responsables des commerces aient d'autres soucis plus importants en ce moment, mais ce n'est pas quand tout va bien que ces commerces éteignent leur commerces. Ce ne serait donc jamais le bon moment. Concernant les panneaux publicitaires, ceux-ci sont branchés directement sur l'éclairage public, et donc ce sont les dijonnais qui payent pour ce gaspillage électrique. François Rebsamen le sait, il a été interpellé à ce sujet à plusieurs reprises par Les Amis de la Terre Côte-d'Or, mais il continue à ne rien faire. La sobriété énergétique n'est pas une priorité pour lui non plus.

jeudi 16 avril 2020

Pour un déconfinement en sécurité, pensons vélo !

Tout le monde attend le fameux jour du début de déconfinement, et en même temps tout le monde le redoute. Quelles seront les solutions ? Concernant le transport sur courtes distances, le vélo s'impose de toute évidence, comme l'explique l'association EVAD dans un communiqué.

Communiqué de l'association EVAD:
Même si la sortie de cette longue période de confinement,pour faire face à la crise sanitaire, n’est pas imminente, elle arrivera un jour. Il faut donc, dès maintenant, s’y préparer pour que cela se passe dans les meilleures conditions possibles sur le plan sanitaire, bien sûr, mais aussi, économique, social et environnemental. Ce déconfinement, qui doit permettre la reprise de l’activité économique du pays, signifiera donc pour beaucoup de nos concitoyen le retour au travail. La question du mode de déplacement pour aller au travail sera donc cruciale!Il y aura deux écueils à éviter. Le retour de l’affluence dans les transports en commun qui, malgré toutes les mesures déjà prises sur le réseau Divia, va constituer un risque important de contamination. Et, face à la crainte que cela va susciter, il y a aussi le risque que certains ne voient de salut que dans le recours à l’usage de la voiture individuelle en solo. Mais cette «solution», dont, ne l’oublions jamais, un grand nombre de nos concitoyens ne dispose pas (environ 20% des ménages sont dans ce cas), reste coûteuse, particulièrement dans le contexte actuel où les situations de précarité vont se multiplier, et polluante, la pollution de l’air étant de plus en plus reconnue comme rendant nos poumons plus vulnérables aux attaques virales. Il sera donc indispensable de privilégier le recours à une autre solution, le vélo, pour tous les déplacements qui s’y prêtent. Pour cela, il faut réfléchir dès maintenant à des mesures incitatives. C’est ce qu’ont d’ores et déjà compris un certain nombre de grandes villes en Europe ou ailleurs (Bogota, Mexico, New-York, Berlin...). Une des premières mesures emblématiques que ces grandes métropoles ont prises c’est, en profitant d’un trafic automobile réduit, d’offrir aux cyclistes de nouveaux espaces de circulation sécurisés en aménageant de façon provisoire de nombreuses pistes cyclables, notamment en réservant sur des grands axes une voie pour les vélos. Nous demandons donc que Dijon Métropole, comme commencent à le faire d’autres villes en France (Paris, Montpellier, Grenoble...), mette tout en œuvre en ce sens afin de rendre possible et accessible à toutes et tous cette solution de déplacement–le vélo–, particulièrement bien adaptée au contexte du futur déconfinement. Pour cela, la collectivité pourra, avec profit, s’appuyer à la fois, sur l’expérience des autres villes, sur les recommandations que vient de publier à ce sujet le Cerema (Etablissement public «Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement»), et, naturellement, sur l’indispensable concertation avec les représentants des usagers cyclistes.