samedi 6 décembre 2008

Des illuminations de Noël moins consommatrices d'électricité

A l'approche de Noël, les illuminations des rues réapparaissent. Et de nos jours, qui dit illuminations, dit pollution lumineuse et gaspillage d'électricité. Toutefois, tradition oblige, il est devenu impensable de ne pas céder à cette habitude.
Cette année, nous aurons un "Noël durable" à Dijon. C'est ce qu'indique une page entière du magazine Dijon Notre ville (n°208).

Il est écrit: "Cette année encore la municipalité a mis l’accent sur les économies d’énergie, le développement durable et décide de faire preuve de «sobriété énergétique» pour ses illuminations. Ainsi,l’ensemble du parc des éclairages a été modernisé et 90% des lampes utilisées sont à diode ou à éclats. Ces diodes ont la faculté de consommer seulement 0,5 watt quand les anciennes lampes en consommaient 15! (...) En outre, cette année la mise en lumière de la ville s’effectue une semaine plus tard qu’à l’accoutumée, ce qui permet de réaliser une économie de 20% d’énergie sur la durée totale des festivités." (2000 kwh seront ainsi économisés cet hiver par rapport à l’année précédente. source: Dijon Notre Ville n°207)
De plus, la "nouvelle patinoire éphémère répond désormais aux normes écologiques européennes des énergies renouvelables. Plus besoin d’eau, d’ammoniac, de gros moteurs ou de groupes électrogènes bruyants et polluants qui transforment l’eau en glace (65000KW) pour 3 semaines d’utilisation d’une patinoire à glace)."

vendredi 5 décembre 2008

La dépendance à l'égard de l'automobile, symptômes et remèdes.

Le 21 novembre dernier, l'association EVAD avait invité le professeur Gabriel Dupuy (université Paris I, Sorbonne) pour donner une conférence sur la dépendance à l'égard de la voiture.


Etonnant pour une association spécialisé dans la promotion du vélo de faire venir un spécialiste de l'aménagement du territoire? En fait non, car on apprend ainsi les raisons qui ont amené à devenir dépendant de ce moyen de transport polluant, et pourquoi il est même parfois plus facile de prendre sa voiture que son vélo, alors que cela devrait être le contraire.
Cette dépendance est visible dans l'agglomération. Une illustration locale simple est d'essayer de faire ses courses au Géant Casino à Chenôve à vélo ou à pied. Rien ou presque n'est prévu pour cela! Une autre illustration de cette dépendance tient dans la façon des automobilistes à stationner: n'importe où! Ils s'estiment être les maîtres de la ville, d'autant plus que rien ne les dissuade vraiment (aucune des voitures ci-dessous n'a reçu de contravention).
www.flickr.com
Une bonne résolution pour 2009: ne plus être drogué de la voiture?

jeudi 4 décembre 2008

Manifestation contre l'expansion de l'aéroport civil

Le Clapen et les AEED invitent à manifester devant le Conseil Régional (Boulevard de la Tremouille à Dijon) le 15 décembre 2008 à 11h30, jour du vote du budget.

N'oubliez pas de signer la pétition.

En ce moment a lieu une grande conférence internationale à Poznan pour parler des activités humaines induisant le réchauffement climatique de notre planète. A cette occasion, notre président se montre pitoyable et cède sous toutes sortes de lobbies. Trois jours après la fin de cette mascarade de bons sentiments internationaux, le conseil Régional de Bourgogne va donc devoir voter localement pour un budget concernant le projet Renaissance, qui est d'agrandir l'aéroport civil. C'est à dire, que des élus vont dire clairement si ils se moquent des gaz à effets de serre et du réchauffement climatique. L'avion étant le plus polluant des moyens de transport.
De l'argent pour un aéroport, ce sera montrer clairement à tous les Dijonnais et Bourguignons que nos élus n'ont rien compris aux défis écologique actuels et qu'ils ont une vue à ultra-court terme de l'avenir.

mardi 2 décembre 2008

Un train avec des déchets radioactifs traverse Dijon

"Hier soir, lundi à 23 h 30 est passé en gare de Dijon, à côté d'un train de voyageurs à l'arrêt, un train de déchêts nucléaires composé de quatre wagons Castor à destination de l'usine de la Hague (Manche). Il s'agit d'une partie des 135 tonnes de déchets nucléaires italiens, dont les habitants ne veulent plus sur leur sol depuis le réferendum de 1987 et qui sont destinés à être stockés et retraités par séparation en fonction de la nature et de la dangerosité du mélange initial.










Les transports de matières nucléaires, par frêt SNCF ou par route (camions Mercedes blancs), sans aucune précaution ni information des populations, montre une fois de plus l'irresponsabilité, la fragilité et la dangerosité de cette industrie. Les citoyens sont mis devant le fait accompli et sont pris en otage. En cas d'accident ou d'attentat, qui subira les conséquences de cette épée de Damoclès permanente ?"
(source: Greenpeace-Dijon)

lundi 1 décembre 2008

Le BIO dans les cantines scolaires dijonnaises

Tandis qu'au cinéma le film "nos enfants nous accuserons" racontait l'expérience de la petite commune de Barjac pour mettre toute sa cantine au BIO, un article du journal Le Monde relatait au mois de septembre les progrès du BIO dans les cantines scolaires. L'article indique que "les villes de Lons-le-Saunier (Jura) ou de Lorient (Morbihan) font figure de pionnières. Toutes deux ont introduit les denrées 100 % naturelles dans la restauration collective depuis près de dix ans. (...) Alors que la part du bio ne représente, en France, que 0,5 % des repas servis à l'école, elle compte pour 25 % des achats de nourriture dans les cantines de la cité lorientaise. Commencée, en 1998, avec l'introduction des yaourts, la montée en puissance du bio a été très progressive et s'est ancrée, autant que possible, sur la production locale et régionale." De nombreuses grandes villes s'y mettent telles que Brest et Paris.
Qu'en est-il à Dijon? Voici ci-dessous le menus du mois de décembre 2008 pour les cantines scolaires approvisionnées par la Nouvelle Cantine.

Un jus d'orange, du Boulgour et un pain d'épices en BIO. Comme on peut le voir, c'est extrèmement faible pour une ville qui veut devenir "la ville la plus écologique de France" (sic) selon son maire. Pourquoi si peu? Le prix n'est pas forcément une bonne excuse puisque comme l'indique l'article cité plus haut, en favorisant une provenance locale, cela peut être moins cher. Production locale. Voilà surement la plus grande difficulté. La production locale de BIO est insuffisante, due à des problèmes de terres qui disparaissent sous le bitume (LINO, hypermarchés, lotissements), des problèmes de succession, mais avec l'espoir tout neuf de Terres de Liens. Sinon, y a t-il un manque de volonté de la municipalité?

En attendant plus de BIO dans les assiettes des enfants (moins de 4% du repas actuellement), on pourra toujours se dire que le petit truc qu'ils n'aiment pas, c'est peut être dû à un pesticide qui donne un mauvais goût...

dimanche 30 novembre 2008

Rassemblement contre le nucléaire place du Bareuzai

Suite à l'appel du réseau sortir du nucléaire, quelques dizaines de personnes (dont une forte délégation de Greenpeace Dijon) se sont rassemblées hier au centre de Dijon.


Equipés de banderoles, affiches et tracts, ils ont informé les passants sur la supercherie du nucléaire qui dit que c'est un moyen de lutter contre l'effet de serre, alors qu'en réalité la filière émet en moyenne 66 grammes de CO2/kWh comme l'indique un article du journal Belge Le Soir. Et c'est sans compter sur les problèmes annexes. Plusieurs centaines de documents ont été distribués pour informer les dijonnais à ce niveau, ainsi que des fausses pastilles d'iode pour les sensibiliser au danger qui plane au dessus de leur tête. Pour information, seule la ville de Fontaine-les-Dijon a réalisé un début de test concernant un éventuel nuage radioactif. La sensibilité des promeneurs vis à vis du nucléaire était variable, mais la majorité d'entre eux sont contre cette source d'énergie. Aux plus concernés par ceci, une documentation sur Enercoop leur a été donnée. Pour information, ceux qui n'osent pas encore faire le pas vers Enercoop, il est possible d'aider ce fournisseur d'électricité via l'association Les amis d'Enercoop.

vendredi 28 novembre 2008

Avec Aldorende, faîtes ce que qu'ils disent, mais ne faîtes pas ce qu'ils font

Faire adopter un comportement écologique aux salariés sur leur lieu de travail : c'est l'objectif que s'est fixé Aldorende, société dijonnaise qui propose aux entreprises une sensibilisation de leur personnel aux économies d'énergie. Son offre de services, créée en 2006 et baptisée « Ecochallenge », prend la forme d'un quizz où sont posées les questions les plus diverses. Pour récompenser les gagnants, un tirage au sort est organisé chaque semaine ou chaque quinzaine suivant les entreprises, avec chèques cadeaux à l'appui. Cette carotte n'est toutefois que le stimulant visible censé susciter une véritable démarche éco-citoyenne.(...) Son discours suscite généralement le débat et passe parfois difficilement. Comme dans cette entreprise qui fabrique des climatiseurs et qui sera à terme condamnée, du fait des nouvelles normes de construction des bâtiments à énergie passive. « Je tiens un langage de vérité, simple et direct qui opère la plupart du temps une prise de conscience sur l'obligation de changer ses plus mauvaises habitudes », conclut Christophe Aubry.(source: Les echos)

Les lauréats de cette année sont: la société Sundyne de Dijon a économisé deux palettes de papier sur l'année ». Avec l'appui de l'ADEME ces résultats ont été changés « en or » qui a permis de donner un chèque de 4 700 € à l'association Petits gestes à Auxonne. Cette association de lycéens va ainsi pouvoir planter plus d'arbres !
La maison des entreprises a économisé 256 kg de Co2 et 110 ramettes de papier ; Lennox Dijon Longvic & Mions (prix de la motivation du personnel) ; Sundyne Dijon a économisé 360 ramettes de papier et sensibilisé près de 80 % de son personnel ; la CCI de Dijon a économisé 240 ramettes et 2,8 % d'émission GES (prix de la persévérance) ; Caisse d'Epargne 71 pour ses 108 ramettes sur 6 agences et ses 1 228 kg de CO2 ; ESSILOR Dijon reçoit le grand prix Ecochallenge pour la mobilisation de son personnel et le meilleur suivi au quotidien. (source: Le Bien Public du 28/11/2008)

Intéressant donc comme initiative. Mais ces belles paroles ne doivent pas oublier que l'entreprise Aldorende a oublié de balayer devant sa porte. En effet, cette société incite à économiser le papier, mais parallèlement elle incite (déjà en 2007), à gaspiller de l'essence, polluer l'air et augmenter le réchauffement climatique. Car il faut savoir qu'elle organise des compétitions de karting (Karting Trophy) et de voitures de courses (Bourgogne Trophy).










Si l'année prochaine, à la place du papier, il faut économiser de l'essence, alors il vaut mieux que l'entreprise Aldorende évite de jouer à son propre concours...

mercredi 26 novembre 2008

Recherche des personnes pratiquant la décroissance

Dans le cadre d'un travail de recherche d'une année, une étudiante en première année du Master Mondes Modernes et Contemporains à l'université de Bourgogne recherche des personnes pratiquant "la décroissance". Cette étude commencera au mois de janvier. Si vous pratiquer une forme de décroissance ou connaissez quelqu'un qui pourrait avoir le profil, alors n'hésitez pas à la contacter:
isabelle_carvalho@etu.u-bourgogne.fr ou mdfpbi@hotmail.fr

Qu'est-ce que la "décroissance"?
Définition selon le site decroissance.info: "La décroissance n’est pas un concept mais un « mot-obus » pour mettre à bas l’idéologie de la croissance pour la croissance. Cependant la décroissance n’est pas le contraire de la croissance économique, elle n’est donc pas la récession, car il n’y a rien de pire que l’inverse de la croissance dans une société de croissance. La décroissance n’est donc pas un autre modèle économique, ni même une politique économique alternative. Pour mieux comprendre la signification du mot d’ordre de « décroissance », on devrait même parler d’« a-croissance » comme l’on parle d’a-théisme. La mouvance de la décroissance entend ainsi faire décroître l’empreinte écologique de nos sociétés, tout en remettant en cause l’économisme qui empreint nos imaginaires collectifs et individuels. C’est-à-dire qu’il faut par la décolonisation de notre propre imaginaire « sortir de l’Economie » pour la remettre à sa place, c’est-à-dire la réenchâsser dans le social et le politique, et plus largement dans nos vies. Pour une société où il y ait « plus de liens et moins de biens ! » C’est aussi l’idée de ne produire que ce qui est vraiment utile et de trouver des modes de productions cohérents avec des besoins cernés. Nous voulons être responsable et gagner notre autonomie. C’est enfin, maintenant que nous approchons sensiblement des limites de notre écosystème, l’idée d’apprendre à vivre avec lui au lieu de le détruire."

L'interview très instructive de Serge Latouche permet aussi de comprendre ce qui se cache derrière ce terme qui fait pâlir de peur la majorité des politiciens et des économistes.

dimanche 23 novembre 2008

Projet d'ondes dangereuses sur une école

Le site internet des Verts de Côte d'or fait état d'un projet d'implantation d'une nouvelle antenne de téléphonie mobile à Dijon, dans le quartier Mansart-Université.
"Le projet d'implantation d'une antenne dans le quartier Mansart-Université à moins de 100 mètres des écoles fait fi du principe de précaution concernant la santé des populations du quartier et plus particulièrement celle des enfants. L'incidence sur la santé des ondes électromagnétiques fait l'objet de nombreuses études indépendantes. Les opérateurs de téléphonie mobile s'arc-boutent sur l'absence de preuve quant à la nocivité des ondes émises sur la santé humaine. Or les premiers résultats de l'étude « interphone » débutée en 1999 montre une augmentation possible de certaines tumeurs cérébrales chez les plus gros utilisateurs de téléphone mobile." Ce même site propose une charte à suivre pour l'implantation de ces antennes.

Consulter le site internet de l'association Robin des Toits pour en savoir plus sur la sécurité sanitaire des technologies sans fil.

Cette alerte à surveiller l'implantation d'une antenne relais à Dijon ne doit pas faire oublier le danger de l'utilisation des téléphones portables, notamment pour les enfants...

lundi 17 novembre 2008

Création de l'association Terre de liens Bourgogne - Franche Comté

Samedi dernier, une cinquantaine de personnes étaient présentes à Marsannay la Côte pour la création de l'association Terre de Liens Bourgogne - Franche Comté.

Se mobiliser avec Terre de liens pour installer des projets agricoles et ruraux qui ont du sens…
Parce que…
• près de 200 fermes disparaissent chaque semaine en France
• 95% des eaux de surfaces sont polluées, 87 % des souterraines aussi
• 160 ha de terre sont artificialisés chaque jour. En 10 ans, l'équivalent d'un département français de taille moyenne a été soustrait à l'agriculture, à la forêt et aux espaces naturels
• le prix du foncier ne cesse d'augmenter
• seule 2% de la surface agricole est destinée à l'agriculture biologique ou biodynamique en France. (On est loin des 6% d'objectif du Grenelle de l'environnement pour 2012 !)

… Il est donc nécessaire d'agir!

L’association Terre de liens Bourgogne Franche-Comté:
Elle a été créée le 15 novembre dernier pour faciliter l’installation de paysans bio et remettre la question de la gestion de la terre au cœur des débats.
Elle aura plusieurs missions :
• accompagner des porteurs de projet dans leur démarche d’accès au foncier agricole
• acquérir collectivement et solidairement du foncier agricole
• impliquer la société civile dans l’aménagement des territoires
• interpeller les acteurs territoriaux sur la question de la gestion foncière

Pour rejoindre cette association ou obtenir plus de renseignements, contacter : lorane@terredeliens.org

La Foncière Terre de liens:
La Foncière Terre de liens est un nouvel outil d'investissement solidaire qui collecte de l'épargne citoyenne (auprès de personnes physiques et morales) et acquiert du foncier agricole pour les soustraire à la spéculation. Les terres acquises sont ensuite louées, via des baux ruraux environnementaux, à des hommes et des femmes qui pratiquent une agriculture paysanne, biologique ou biodynamique.
La Foncière est agréée « entreprise solidaire » par l'Etat et labellisée Finansol.
Elle s'appuie sur les 20 années d'expérience d'établissement bancaire alternatif de la société coopérative la Nef pour la gestion de son capital.
La Foncière réunit en son sein divers réseaux tels que la FNAB, FNE, Biocoop, les AMAP,… parce que tous ont conscience de l’urgence à agir et tous ont envie d’avancer.

Ensemble, il est possible d'agir pour préserver et développer une agriculture biologique, paysanne, de qualité et de proximité. La Foncière Terre de liens donne la possibilité aux citoyens de participer à l'achat de foncier pour maintenir ou installer des paysans.

VOTRE EPARGNE EST UTILE,

DEVENEZ ACTIONNAIRE SOLIDAIRE* de la FONCIERE Terre de liens

(*Les conditions et facteurs de risque sont décrits dans le prospectus visé par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) n° 08 - 161 en date du 31 juillet 2008. Il peut être consulté et téléchargé sur les sites de www.terredeliens.org et de www.amf-france.org. Il est tenu gratuitement à disposition sur simple demande auprès de la Foncière Terre de liens au 09 70 20 31 09.)