vendredi 20 janvier 2023

Cessons de financer le terrorisme d’État !

Communiqué du Collectif Bourgogne Franche-Comté pour l'abolition des armes nucléaires :
"36ème Vigie Citoyenne mensuelle pour la reconversion du site CEA-Valduc

Vigie « Anniversaires » le 19 janvier 2023 ! Nous fêtons les :
- ­ 2 ans d’entrée en vigueur du Traité d'interdiction des armes nucléaires, TIAN (janvier 2021), nouvelle norme du Droit international.
­- 3 ans de nos Vigies Citoyennes à Dijon et près du CEA Valduc (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) qui assure la maintenance et la modernisation des 290 armes nucléaires françaises.
Ces Vigies demandent le respect par la France de l’art. 6 du Traité de non­prolifération (TNP) auquel elle a adhéré en 1992 et dont elle viole l’esprit et la lettre, l’adhésion de la France au TIAN, et à terme, la reconversion à des activités utiles à l'Humanité de tous les sites CEA, dont celui de Valduc.



 

 

 

 

 

 

Nos banques financent l’armement nucléaire avec notre argent !
La Vigie à Dijon est axée spécialement sur les banques, dans le cadre d'une action internationale d'ICAN.
Nous avons distribué tracts et brochures aux passants et aux directeurs de 7 agences dijonnaises. A télécharger sur le site d'ICAN France
    En effet, le TIAN interdit la production, possession, menace d’utilisation des armes nucléaires, mais aussi le FINANCEMENT de ces armes.
    De 2017 à 2019, plus de 678 milliards d’euros ont été investis dans le monde par 325 institutions financières, dans des sociétés impliquées dans des systèmes d’armes nucléaires : Airbus, BAE Systems, Boeing, EADS, Leonardo, Larsen & Toubro, Naval Group, Northrop Grumman, Safran, Thalès, ...

En France, sont impliquées BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale, Crédit mutuel, Banque populaire, Caisse d’épargne, qui ont investi de janvier 2020 à juillet 2022 + de 35 milliards d’€ dans les sociétés participant à la modernisation et au renouvellement des bombes françaises : Airbus, EADS, Safran, Thalès, Leonardo, Naval Group, .., britanniques : BAE Systems et des USA : Boeing, Northrop Grumman.

Toutes ces banques ont une attitude cynique. Elles qualifient les armes nucléaires d’armes « controversées » (BNP), de « destruction massive » (CIC), « d’arme sensible » (Crédit mutuel), mais restent dans l’illégalité et investissent sur le risque d’une guerre nucléaire pour faire des profits radioactifs, grâce à notre argent.

Le greenwashing est au cœur de leur pratique, à l’image du Crédit Mutuel qui se vante d'allouer 500 millions € / an pour des projets environnementaux, mais investi plus de 1 761 millions € dans des entreprises contribuant à la production de systèmes d’armes nucléaires.

Nous appelons à une vaste mobilisation de tous les clients de ces banques, sur les modèles victorieux du charbon, de l'huile de palme, ... ­ pour qu’elles adoptent le TIAN et engagent un processus de désinvestissement, suivant l'exemple de nombreuses grandes institutions financières européennes et mondiales.
    Le financement est un chaînon clé de la fabrication des bombes nucléaires. En désinvestissant, elles accélèrent la stigmatisation et l’élimination de ces armes de destruction massive qui menacent l’Humanité et sont un instrument de terrorisme d’État.

Changer de banque, simple et efficace !
Ecrivez à votre banquier avec la campagne d'action ICAN
Changez de banque, contre la bombe et pour le Climat :

Comment les citoyens peuvent-­ils soutenir le TIAN ?
- Écrivez à votre Maire, a n que votre commune rejoigne les 67 premières villes françaises et la région Bourgogne Franche-Comté en signant l’Appel des villes d'ICAN http://icanfrance.org/ pour le désarmement nucléaire, à votre Député et Sénateur pour que la France adhère au TIAN.
- Intéressez-vous aux armes nucléaires, à la sécurité internationale et à la défense de la démocratie.
- Participez aux vigies citoyennes à Dijon, Paris, et partout où elles sont organisées.

Les vigies et actions non-violentes menées par le ‘Collectif Bourgogne Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires’ s’inscrivent dans le cadre d' ICAN, 'Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires’ (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons), Nobel de la PAIX 2017, et dans la suite des précédentes victoires de l'ONU :
- interdiction des armes biologiques (1972),
- des armes chimiques (1993),
- des mines antipersonnel (1997),
- des bombes à sous-munitions (2008)."

lundi 16 janvier 2023

Cercle de silence en soutien à la RUBS

"Le collectif Sauvons les berges du Suzon a organisé un cercle de silence samedi 14 janvier matin à Dijon pour attirer l’attention des Dijonnais.es sur l’impact qu’aurait le projet Venise 2 sur la biodiversité du site. Des informations étaient à disposition du public sur la Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon (RUBS).

Ce samedi 14 janvier matin, les citoyen.nes du collectif Sauvons les berges du Suzon se sont réuni.es pour un cercle de silence autour de la “tête d’arbre”, en centre-ville de Dijon. Tandis que les uns brandissaient des photos de papillons, d’oiseaux et autres petits animaux qui vivent sur la plaine et les berges du Suzon, d’autres expliquaient aux passants les ravages que provoquerait le projet immobilier Venise 2 pour cette biodiversité.

On estime qu’entre les personnes qui ont signé la pétition ce matin-là, celles qui se sont arrêtées pour lire les panneaux explicatifs et celles qui parlaient de bétonisation à leur voisin, plus d’un passant sur cinq se sentait concerné par le sujet !

Il est à noter plusieurs scènes d’enfants demandant à leur parent ce qu’est une pétition et pourquoi on la signe.

Rappelons que 58 espèces de papillons, dont 7 figurant sur la liste rouge des espèces menacées en Bourgogne-Franche-Comté, et 66 espèces d’oiseaux ont été observées sur le site. Préserver la biodiversité en ville, c’est permettre à tout un chacun de profiter d’un lien de proximité avec la nature et laisser une chance à la faune et à la flore de nous survivre. C’est aussi une question d’éthique.

En novembre 2022, un décret citoyen a labellisé le terrain de 3 hectares comme Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon (RUBS). Les habitants veulent ainsi protéger cet espace naturel de toute urbanisation future.
Le 9 décembre, quatre associations locales ont déposé un recours contentieux auprès du Tribunal administratif pour excès de pouvoir contre la délibération du Conseil municipal de Dijon.

Toutes ces actions ont un seul but : convaincre le Maire de Dijon de NE PAS DELIVRER de permis de construire pour Venise 2, et de lancer une consultation des riverains sur l’avenir du site."

Pour soutenir le collectif :
* je signe la pétition en ligne et je la relaie à mon entourage
* je partage sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram
* je m’abonne à la lettre d’information. ( alerte-beton@riseup.net)


"La démocratie, c'est aussi respecter le vote des élus" dit François Rebsamen dans cette vidéo. La démocratie, ne serait-ce pas aussi de respecter les citoyens ? Depuis quand un maire, qui d'autant plus a été élu par un très petit nombre de personnes,  a t il le droit de faire ce qu'il veut, le droit de ne pas être à l'écoute des habitants de sa commune ?



 

 

 

 

 



Question démocratie, François Rebsamen ferait bien de s'inspirer du numéro 85 du magazine "repères", rédigé par Alterre BFC, qui décrit très bien ce que peut être la démocratie locale. On peut y lire notamment : "La transition socio-écologique se fera par et dans les territoires, en associant l’ensemble des acteurs locaux. L’implication des citoyens dans les processus de décision publique replace l’intérêt général au centre des enjeux et assure l’adéquation des politiques publiques aux besoins exprimés. Le pouvoir d’agir du citoyen s’en trouve renforcé, ainsi que la réussite des projets." Une véritable démocratie participative à Dijon n'existe pas ! Alors les citoyens protègent ce qu'ils peuvent avant qu'il ne soit trop tard.

lundi 9 janvier 2023

A Dijon aussi Greenpeace demande d'éteindre les écrans

"Laisser ce panneau allumé quand on nous demande la sobriété, c'est absurde". Signé Greenpeace. Ce message explicite est collé sur les panneaux publicitaires d'un certain nombre d'abribus de la métropole dijonnaise.

Un QR-code renvoie sur une page pour signer une pétition demandant l'extinction des écrans.

"Au cœur de l’été, le gouvernement a annoncé un grand plan de sobriété en réponse à la grave crise énergétique que traverse l’Europe. Les mesures adoptées doivent renforcer notre indépendance énergétique et faire baisser nos consommations de 10% d’ici 2024. Par cette pétition, nous défendons une mesure d’urgence, juste socialement et écologiquement : éteindre définitivement les écrans numériques publicitaires.

Pourquoi faut-il agir maintenant ?
"Nous vivons la fin de ce qui pouvait apparaître comme une abondance”, déclarait le président Emmanuel Macron dans un discours le 19 août dernier. Les écrans publicitaires en sont le symbole : ils contribuent au gaspillage d’énergie et de ressources, sont néfastes pour la santé et la biodiversité, prolifèrent¹ dans les centres commerciaux, les gares, les transports en commun, les espaces publics et les vitrines des magasins, soumettent les citoyens à toujours plus de pression publicitaire. Ils incitent à la surconsommation, contribuent à la pollution lumineuse et servent essentiellement aux grandes entreprises, au détriment du commerce de proximité. Dans un rapport² publié en 2020, l’ADEME estimait la consommation d’un écran de 2m² à 2 000 kWh/an, soit quasiment l’équivalent de la consommation annuelle d'un ménage (hors chauffage et eau chaude). Les écrans publicitaires apparaissent ainsi comme une véritable incohérence dans une société toujours plus marquée par l'urgence écologique et sociale, dans un contexte de crise énergétique et d’incitation à la sobriété.

Depuis plusieurs années, des voix se sont élevées pour réclamer leur interdiction :
- En février 2020, une tribune³ signée dans le JDD par 160 personnalités, parlementaires et scientifiques, demandait au gouvernement d’interrompre leur prolifération.
- En juin 2020, la convention citoyenne pour le climat faisait figurer leur interdiction parmi ses 149 propositions - qui n’a pas été retenue dans la loi climat et résilience.
- En juin 2022, le rapport “Futurs énergétiques 2050” ⁴ de RTE - gestionnaire du réseau d’électricité - appelait à “la disparition progressive des écrans publicitaires” pour économiser l’énergie et limiter les incitations à la consommation.

L’extinction nocturne des enseignes et publicités lumineuses, décidée par le gouvernement⁵, est une réponse nécessaire mais dérisoire, qui ne permet pas de libérer définitivement nos espaces publics, gares et transports en communs des écrans publicitaires.

Nous attendons d’un plan de sobriété énergétique qu’il prenne des mesures structurelles, qu’il cible les usages définis collectivement comme accessoires ou néfastes. Nous attendons d’un plan de sobriété qu’il soit guidé par un impératif de justice sociale et de transition écologique.

Il est temps d’agir vraiment, Monsieur le Président : éteignez les écrans."

Un message national qui n'est pas anodin à Dijon. Déjà en 2017, Les Amis de la Terre Côte-d'Or interpellaient François Rebsamen, président de la métropole, à ce sujet. Mais chaque nuit, des centaines de panneaux publicitaires continuent d'être éclairés. Un véritable scandale local dont les élus de la métropole sont complices et responsables !

dimanche 8 janvier 2023

Plantation Rébellion plante clandestinement de nouveaux arbres

Le 30 décembre 2022, Plantation Rébellion a planté de nouveaux arbres sur un nouveau terrain. 3 arbres ont été ainsi plantés au bord du rond-point près de la LINO à Ahuy.

La première action de ce collectif avait été la plantation d'arbres au bord du lac Kir en mars 2020. Une autre action fin 2021 avenue de Stalingrad (près de LA Vapeur), puis repris par Extinction Rebellion deux mois plus tard.

Cette même soirée du 30 décembre, ces militants sont aussi allés planter des arbres dans le but du stade des charmettes avec le message :

"Le football s’est imposé durant la coupe du monde comme seule préoccupation majeure.
Les festivités s’imposent ces jours comme objectif en cette fin d’année 2022.
Faut-il prendre rendez-vous pour trouver le temps d’agir pour la planète ?
N’y a-t-il pas plus important que de jouer et de festoyer alors que la biodiversité s’effondre et que chaque nouvelle année des millions de nos semblables ne peuvent désormais plus vivre sereinement du fait de la perte de biodiversité, des pollutions et du dérèglement climatique ?
Reste-t-il une place entre le chapon et le crémant pour sauver la vie humaine sur Terre ?
Avec la coupe de monde de football, une équipe gagne et toutes les autres perdent.
Avec le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité, c’est toute l’humanité qui perd ! Le seul bon match à jouer et à remporter est celui de la préservation de la vie humaine sur terre !
Plantation Rebellion est sur le terrain de la vie, là où tout se joue aujourd’hui et maintenant ! Et pour que toute l’Humanité soit victorieuse, agissons ensemble !
Alors Plantation Rebellion lance un appel aux sportifs, aux passionnés de football, pour qu’eux aussi s’engagent et agissent pour la protection de l’environnement !
Les buts à marquer sont ceux de la conservation des espèces vivantes, de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Aussi, Plantation Rebellion place symboliquement dans ce but de football des arbres et des arbustes comme symboles de l’engagement attendu de toutes et tous !"
(source: dijoncter.info)

vendredi 6 janvier 2023

Deuxième Baromètre des villes et villages marchables : piétons de la métropole dijonnaise, exprimez-vous !

 Communiqué du collectif Piétons dans la métropole dijonnaise :

"Le Baromètre des villes et villages marchables est une vaste enquête nationale qui, via un questionnaire en ligne, permet d’évaluer la « marchabilité » des communes de France. En effet, il offre à chacune et chacun, piéton occasionnel ou régulier, valide ou à mobilité réduite, de tout âge et quel que soit le motif du déplacement, la possibilité d’exprimer son ressenti en répondant à quelques dizaines de questions portant sur cinq thématiques principales : ressenti global, sécurité, accessibilité et confort des déplacements à pied, aménagements, actions des communes en faveur de la marche. 

La première édition (fin 2020 - début 2021) avait recueilli plus de 68 000 réponses en France, environ 900 dans la Métropole dijonnaise dont 756 pour la seule commune de Dijon. Au niveau national, le ressenti avait été évalué comme « moyennement favorable » (notre globale de 9,2/20). Dans la catégorie des villes de 100 000 à 200 000 habitants, Dijon, avec une note globale de 11/20 (« plutôt favorable »), avait été classée 2e derrière Annecy (11,14/20). L’enquête avait permis de mettre en évidence de nombreux « points noirs » pour les piétons dijonnais. Les autres communes de la Métropole n’ayant pas dépassé le seuil minimal de quarante réponses n’avaient pu être évaluée.

Même si nous pouvons avoir tendance à l’oublier, nous sommes tous piétons, en effet, à pied ou en fauteuil roulant, nous marchons régulièrement, pour rejoindre notre destination après avoir stationné notre voiture, pour aller prendre le bus ou le tramway ou, bien sûr, pour faire tout le trajet à pied. Et chacun souhaite pouvoir le faire en sécurité, avec confort (banc, ombre, toilettes, points d’eau...), efficacité et plaisir !

Le collectif Piétons dans la métropole dijonnaise (CPMD) invite donc les habitantes et habitants de la métropole dijonnaise à saisir l’occasion de ce Baromètre pour s’exprimer nombreux sur la « marchabilté » de leur commune. Cela donnera du poids au CPMD pour poursuivre le travail, entrepris avec la Métropole et les communes, pour la résolution des points noirs et les améliorations à apporter pour le confort et la sécurité des piétons.

Cela est d’autant plus important que la Métropole va bientôt entamer la réalisation de son plan piéton, plan d’actions en faveur de la marche, mode de déplacement bon pour la santé, le climat, la qualité de l’air et... très économique !"

Enquête à remplir avant le 1er février.

mercredi 21 décembre 2022

Publicité et surconsommation : François Rebsamen demeure dans le passé

Tout le monde le sait (ou presque...), la publicité pousse à la surconsommation, et la surconsommation est responsable de l'état de délabrement de la planète. Pour agir efficacement en faveur de l'environnement il est nécessaire d'agir à la source du problème, c'est à dire limiter la publicité. C'est ce que tentent de faire Les Amis de la Terre Côte-d'Or dans la métropole dijonnaise.

Le 12 décembre, lors d'une réunion publique à Quétigny organisée par la métropole, François Rebsamen répondait aux questions des habitants. Deux questions portaient sur les panneaux publicitaires.

Malgré la mauvaise qualité de l'enregistrement, on entend une dame qui prend le bus tous les jours et qui demande quand seront supprimées les publicités pour de l'alcool, des parfums, des voitures, de la malbouffe,... présentes sur les abribus. La réponse de François Rebsamen : "On vit dans le monde, l'économie a besoin de ça. (...) Ca fait partie de la vie, ça rapporte des recettes à la métropole".
Une seconde question porte aussi sur la publicité, posée par un responsable des Amis de la Terre Côte-d'Or. En premier lieu il indique que les affiches mises par cette association sur les panneaux publicitaires ne sont pas collées comme l'affirmait François Rebsamen, mais qu'elles sont fixées avec du ruban adhésif et donc peuvent s'enlever sans dégradation. Deuxième remarque à l'élus, ce ne sont pas les employés municipaux qui les enlèvent, mais les salariés de Clear Channel. François Rebsamen semble peu au courant de la situation... A la question sur la fin de l'affichage, il répond "On est dans un monde économique qui est ce qu'il est, (...) les recettes nous permettent de faire avancer la pensée écologique". Une fois de plus il répond sans connaître le sujet vu qu'il est tout à fait possible de choisir les affichages comme cela est très bien fait sur les arrêts de tram.

De plus et surtout, ses deux allusions aux recettes démontrent que cet élu n'a pas évolué dans ses réflexions environnementales. Tout le monde peut comprendre que gagner de l'argent sur le dos de la planète pour ensuite dépenser cet argent pour protéger la planète est complètement absurde ! Pourtant, dès 2008, dans un questionnaire lors des élections municipales, à la question "Il y a plusieurs centaines de panneaux publicitaires de grandes tailles dans la ville de Dijon. Plusieurs villes dans différents pays ont décidé leur interdiction. Que comptez vous faire pour lutter contre cette pollution visuelle ?". Il avait répondu "(...) Ils rapportent par ailleurs des recettes à la ville dès lors qu’ils sont implantés sur le domaine public, recettes qui pourraient être utilisées pour agir en faveur de notre environnement !". 14 ans plus tard et des milliers de rapports scientifiques et autres articles de presse relatant la perte de biodiversité et le réchauffement climatique, François Rebsamen demeure avec une vision du passé !...




 

 






Le 15 décembre, les élus de la métropole délibéraient, dans le rapport 39, sur l'exploitation du mobilier urbain en proposant un recours à une concession de service.




 

 

 

 


Connaissant ce point, Les Amis de la Terre Côte-d'Or avaient adressé la veille un courrier aux 85 élus de ce conseil leur expliquant de voter contre cette délibération.


Un point essentiel à expliquer : cette délibération ne joue pas sur le nombre de faces publicitaires, mais sur son exploitation ! Tel qu'il est proposé, la société qui s'occupera des abribus pourra mettre les mêmes publicités qu'actuellement, rien ne changera, la métropole n'aura aucun mot à dire (quoique qu'en dise François Rebsamen). Tandis qu'en choisissant une régie directe, la métropole pourrait facilement édicter les conditions d'affichage et donc ne pas permettre aux entreprises avec un fort impact environnemental d'être visible dans les rues.

N'en déplaise au maire de Dijon, "On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l'on engendré." (Albert Einstein)

samedi 10 décembre 2022

Les Amis de la Terre parlent de panneaux publicitaires sur Radio Campus

La Mauvaise Graine, l'émission écolo de radio campus Dijon, invitait le 25 novembre deux représentants de l'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or pour parler "panneaux publicitaires". Un sujet doublement d'actualité avec la fin du contrat et les questions de sobriété nationale.


Les panneaux publicitaires, un sujet où les Amis de la Terre Côte-d'Or sont devenu expert de part leur connaissance du sujet, mais aussi au vu du nombre et de la diversité de leurs actions d'interpellation et de sensibilisation.

François Rebsamen et les élus de la Métropole dijonnaise agiront-ils enfin en 2023 en faveur du climat ? à suivre...

samedi 3 décembre 2022

Blocage d'Amazon et dénonciation du Black Friday, Extinction Rébellion Dijon passe à la vitesse supérieure

Communiqué d'Extinction Rebellion Dijon :
Ce samedi 26 novembre, à l’occasion de la semaine du Black Friday, plus de 60 rebelles du mouvement de désobéissance civile non violent « Extinction Rébellion » ont uni leurs forces pour dénoncer l’absurdité du modèle économique anti-social et anti-écologique du géant américain Amazon. Pour cela, iels sont parvenu·es à bloquer les entrées et sorties de camions depuis l’entrepôt Amazon de Longvic à l’aide d’équipements de blocage disposés aux trois accès de l’entrepôt. Les militant·es n'ont cependant pas empêché la sortie des véhicules personnels des salariés.

Commencé à 9h45, ce blocage a permis des temps d’échanges avec les salarié·es, qui malgré quelques tensions en début de journée ont rapidement affiché pour certain.es leur bonne humeur et leur soutien à l'action.

A 13h30, la police est arrivée sur les lieux et a finalement réussi à dégager l’une des entrées en brutalisant certain·es militant·es du collectif. Nous regrettons que cette intervention d’1h30 n’ait pu se faire sans violence, alors que le collectif « Extinction Rebellion » est strictement opposé à la violence physique et verbale.

Le collectif a par la suite décidé en assemblée générale de lever le blocage à 16h.

En parallèle du blocage une action de "désarmement" a été menée par notre collectif : Nous avons dégonflé les pneus de 25 camionnettes de livraison avant de prévenir la direction d'Amazon de notre acte. Cela a cependant conduit à abimer les pneus bien plus que prévu. Ce n'était pas notre objectif et nous nous excusons auprès du sous-traitant pour la gêne que cette dégradation a pu entrainer.

Pourquoi Amazon et le Black friday
Cette action vise à rappeler à tous et toutes que le Black Friday participe à l’essor du e-commerce dont le géant Amazon se gave impunément, tout en feignant une conscience écologique. C’est un acteur majeur du système qui pousse à la surconsommation et alimente une société du tout jetable. Amazon est l'un des plus grands distributeurs du monde entier et se délecte de sa notoriété en diversifiant ses activités comme la location de clouds, le streaming video, la domotique, l’alimentaire, l’imprimerie... La société en a fortement profité lors de la pandémie et continue d’en abuser. Sa croissance fulgurante ces dernières années est permise par l’évasion fiscale massive, un cruel manque de transparence, l’incitation à la surconsommation, les émissions de gaz à effet de serre, la maltraitance des employés et la destruction d’emplois locaux. Amazon se place au-dessus de toute règle et de toute morale : dans le cas de son activité en France par exemple, afin de s’affranchir des lois françaises en termes de fiscalité, elle facture une grande partie de ses services à d’autres pays, notamment le Luxembourg connu pour ses avantages fiscaux.

La crise sanitaire lui a bénéficié en tout point : le confinement généralisé de 2020 s’est soldé par un chiffre d'affaires de 88,9 milliards de dollars, soit une augmentation de 40 % par rapport à l’année précédente. L’entreprise a enregistré 5,2 milliards de dollars en pleine crise sanitaire alors que de nombreux commerces de proximité ont fait faillite et ont dû mettre la clé sous la porte.

Les conditions de travail délétères avec un rythme très élevé ainsi que des sanctions à répétition affectent physiquement et mentalement les employés. Environ 3 accidents de travail par jour ont été déclaré par Amazon France Logistique. 44 % de la main d’œuvre totale d’Amazon correspond à de l’emploi intérimaire, chiffre qui grimpe à 64 % dans certains cas de besoin de main d’œuvre. Le grand besoin de fluidité, notamment dans les périodes du Black Friday et de Noël, impose un rythme intense, à l’origine de nombreux problèmes de santé : stress intense, burn out, troubles musculo-squelettiques… Ce besoin de travailleurs modelables se manifeste par une déshumanisation des employés managés par des robots. L’hypermécanisation et l’hyperinformatisation efface toute réflexion et humanité avec un suivi à la trace et à la seconde près. Tout ceci amène à des situations aberrantes avec par exemple des employés contraints d'uriner dans des bouteilles (Fait reconnu par Amazon). Amazon prévoit la suppression de 11 000 emplois d'ici quelques mois. On est bien loin de l’investissement promis pour les employés...

Non-respect des travailleurs, évasion fiscale, monopolisation du marché… Et l’environnement alors ?
Stimulant la demande en cassant les prix, la multinationale contribue à la surproduction et accroît sa suprématie tout en détruisant la planète. L’absurdité des frais de stockage qui augmentent de manière exponentielle pour les invendus offre comme unique solution aux vendeurs de la marketplace de payer pour la destruction des produits. Solution qu’ils n’hésitent pas à choisir, notamment ceux dont les frais de retour deviennent prohibitifs et non rentables. Amazon ne rechigne donc pas à détruire des produits neufs et suremballés. Plus de 3 millions d’articles ont été détruits en janvier 2019 dans un entrepôt au Royaume Uni. Le leader de la vente en ligne pratique alors un gaspillage de masse et entretient la société du tout tout-de-suite et du tout jetable. Sur le thème de l’énergie, en 2018 les centres de données d’Amazon auraient consommés 198 TWh, soit 1 % de l’électricité mondiale, plus que la consommation de la Thaïlande, la Pologne ou l’Égypte. Son empreinte carbone a augmenté de près de 40 % entre 2019 et 2021. Le géant du e-commerce a annoncé en janvier 2021 le rachat de onze Boeing 767-300 aux compagnies Delta et WestJet, qui vont être réaménagés en avions cargo. Le secteur de l’aviation représente entre 6 et 7 % des émissions de gaz à effet de serre, qui participent très fortement au dérèglement climatique. Comment Amazon peut-elle nous faire croire à un bilan carbone neutre d’ici 2040 ?

Pour tenter de masquer ce constat accablant, Amazon joue des compensations écologiques et du greenwashing pour réduire les effets de son empreinte écologique et de sa dévastation sociale : investissement dans la reforestation, promotion de ses propres véhicules électriques, développement de technologie en captation de CO2.

Nos revendications via cette action :
Nous exigeons :
· Qu'Amazon paye sa juste part d’impôt sur les sociétés. Il faut l’empêcher de délocaliser artificiellement ses profits dans des paradis fiscaux. La taxation unitaire serait un outil efficace pour mettre fin à cette forme d’évasion fiscale.
· Qu'Amazon rembourse les montants astronomiques liés à sa fraude à la TVA, et que l'on mette en place un système de prélèvement à la source de la TVA.
· La mise en place d'une taxe proportionnelle à l'impact carbone de chaque produit acheté.
· Un moratoire sur les entrepôts de e-commerce, afin d'empêcher Amazon de construire de nouveaux entrepôts en France.
· Que tous les invendus soient donnés et non plus détruits.
· Que le gouvernement soutienne financièrement le secteur de la seconde vie des objets (Electronique, Vêtement, objet en tout genre…).

Face à l’extinction, la rébellion !
Extinction Rébellion Dijon 

Une action qui intervient en plein "Black Friday",  une journée pleine de "croissance" pour quelques uns comme François Rebsamen qui répète ce mot régulièrement en réunions publiques, mais en réalité qui engendre un désastre écologique...

Pour rappel, en 2021, des associations avaient dénoncé l'implantation d'Amazon près de Dijon.

dimanche 27 novembre 2022

La Réserve Bio, épicerie bio et zéro déchet

Une nouvelle épicerie de produits bio et zéro déchet vient d'ouvrir à Dijon, au 83 avenue Jean Jaurès. Il s'agit de La Réserve Bio. Cette épicerie est déjà présente à Auxonne, mais aussi à Dijon jusqu'à récemment sous une forme itinérante. Maintenant le camion a laissé place à la boutique.

"De l’épicerie sèche à l’épicerie fraîche, en passant par les fruits et légumes, les pains au levain naturel, les fromages, la crémerie, les miels & pâtes à tartiner, les huiles, les boissons et bien sûr les bocaux, à l’épicerie nous avons beaucoup de produits alimentaires en vrac ou en bocaux consignés. 



À l’épicerie vous retrouverez également des produits d’hygiène corporelle, des cosmétiques, des produits d’entretien de la maison ou encore des accessoires réutilisables. 



 

 

 

 

 

 

Au total c’est plus de 1000 produits qui vous attendent pour faciliter l’achat en vrac et le mode de vie zéro déchet !"

Agir pour l'environnement, ça se fait tous les jours en faisant ses courses.

samedi 26 novembre 2022

Inauguration de la Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon

Depuis l’été 2022, une mobilisation citoyenne d'envergure s'organise pour protéger de la bétonisation un espace naturel végétalisé de 3 hectares au nord de Dijon, en limite de Fontaine-les-Dijon : sauvons les berges du Suzon !

Situé dans une zone très urbanisée, c’est un véritable îlot de fraîcheur et refuge de biodiversité qui est menacé de destruction imminente par le Maire de Dijon associé à deux promoteurs. Ils projettent d’y construire le programme immobilier “Venise 2”, situé en partie en zone inondable (!), qui coulera sous le béton 90 % de ce précieux site naturel.

Une pétition, demandant au Maire et au Conseil Municipal de Dijon de renoncer à ce projet, d’annuler la vente des terrains aux promoteurs et de consulter les Dijonnais.es sur la destination future de ce bien commun municipal, a déjà reçu plus de 3 000 signatures et de très nombreux soutiens associatifs.

D’un point de vue juridique, le recours gracieux par lequel nous demandions au Maire de retirer la délibération du Conseil Municipal relatif à la vente du terrain, a été rejeté en date du 21 octobre. Le collectif se laisse la possibilité de porter une requête devant le Tribunal Administratif.





 

 

 


Pour sauver les berges et la plaine du Suzon de la destruction, notre collectif a décidé de saisir une nouvelle opportunité juridique : la création d’une Réserve Urbaine de Biodiversité (RUB), par décret citoyen.

Les Réserves Urbaines de Biodiversité visent à protéger durablement des sites naturels situés en zone urbaine, en y interdisant notamment toute construction et tout abattage d’arbres. Créées par décret citoyen, les RUB s’imposent aux Plans locaux d’urbanisme des villes et sont ouvertes au public. Le Maire de Dijon devra l’entendre : “REBS, touche pas ma RUBS !”





 

 

 



La nouvelle Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon (RUBS) peut d’ores et déjà s’adosser à un inventaire faunistique et floristique citoyen qui a mis en évidence une rare richesse naturaliste avec pas moins de 65 espèces d’oiseaux et 58 espèces de papillons ultra-locales, une précieuse ripisylve et des arbres centenaires d’une valeur biologique inestimable.

L’inauguration officielle de la RUBS a eu lieu le dimanche 20 novembre à 15h au 88 route d’Ahuy à Dijon.

L’après-midi fut placé sous le signe de la fête et de la découverte du site, avec des jeux et des animations pour enfants et adultes, des intermèdes musicaux, une petite restauration, et... une plantation citoyenne. Contrairement à une autre initiative du même type ce jour-là, ces arbres ont été plantés au bon endroit, pour renforcer la fonction d’îlot de fraîcheur d’un site en milieu urbain dense.
(source: collectif Sauvons les Berges du Suzon)