lundi 29 novembre 2010

Le bio, c'est pas pour tout de suite...

Lors du conseil du Grand Dijon de la semaine dernière, monsieur Bordat, responsable de l'agriculture péri-urbaine, a proposé que l'agglomération dijonnaise adhère à l'association "Terres en villes".

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"Le 15 juin 2000, des élus intercommunaux et des responsables agricoles, ayant mis en place des politiques agricoles périurbaines sur leur territoire, créent "Terres en Villes". Ces territoires ont souhaité ainsi mettre en commun leurs expériences pour échanger leur savoir-faire, pour promouvoir le rôle et l'intérêt de l'agriculture périurbaine et pour favoriser le développement de telles politiques sur les territoires français et étrangers."
Il s'agit donc d'une association d'entre-aide pour sauvegarder et développer des ceintures nourricières autour des villes. Une proposition intéressante car comme l'a rappelé monsieur Bordat, les villes artificialisent les terres agricoles. Toutefois, lors de cette présentation, monsieur Bordat a une nouvelle fois montré une certaine réticence envers l'agriculture biologique, préférant parler de circuits courts (cas des AMAP). Après l'intervention de madame Hervieu au sujet justement de la promotion du bio, monsieur Bordat a préféré se cacher derrière un des éternels arguments qui est qu'il ne connaît pas de maraîchers bio disponibles. Un argument qui n'en n'est pas un, puisqu'il existe réellement des porteurs de projets. Peut être ne connaît il pas des structures comme BioBourgogne, Terres de Liens ou encore le collectif Urgence Bio21 qui ont des liens étroits avec le domaine de l'agriculture biologique. De plus, qu'est-ce qui empêche le Grand Dijon de faire un appel officiel et publique pour faire venir ces agriculteurs? Quand on veut, on peut! Installer des agriculteurs pesticides pour ensuite les mettre au bio, serait une perte de temps énorme.

Il existe de nombreux intérêts pour une agriculture péri-urbaine bio. Monsieur Veillerette, fondateur du MDRGF, l'expliquait début octobre lors du colloque "Santé Environnement et Cancers" organisé par l'association Veille au grain Bourgogne:



De plus, toutes les personnes ayant assisté à la campagne Alimenterre auront compris la problématique.

Mais finalement, c'est monsieur Bordat lui-même qui apporte une des raisons à opter pour du bio local. En effet, dans son élocution, il parle du SCOT. Et que voit-on dans ce SCOT?









De nombreuses cartes, dont celles des sources de captation d'eau, ainsi qu'une carte des teneurs en nitrates et pesticides. Et justement, sur les huit points concernant l'agglomération dijonnaise, un seul semble avoir de teneurs en pesticides raisonnables et cinq en comptent plus de 1 ug/l! Normal, l'agriculture "raisonnée" n'a jamais été synonyme d'agriculture raisonnable. A ce propos, pas une seule référence au bio, scandaleux pour un SCOT au jour d'aujourd'hui!

Une ville écologique entourée de pollution chimique, ça demeure ubuesque. Espérons que monsieur Rebsamen, président du Grand Dijon, prenne rapidement au sérieux le problème pour imposer une agriculture biologique partout, avant que des citoyens ne s'occupent eux-même de ce problème...

1 commentaire:

Anonyme a dit…

cultiver bio et traité bio

http://2ccr.unblog.fr/2010/11/27/a-jeter-aux-orties/