jeudi 13 mars 2014

L'air est aussi pollué à Dijon

La pollution de l'air que subit actuellement de nombreuses villes dont la capitale est largement relayée dans la presse. Dijon ne fait pas exception.














ATMOSF’air BOURGOGNE (l’Association Territoriale pour la Mesure, l’Observation, la Surveillance et la Formation dans le domaine de l’air) mentionne sur son site web que le seuil d'information et de recommandation a été franchi sur l'agglomération dijonnaise. La concentration en particules fines (PM10) est trop élevée.














L'indice de la qualité de l'air était vraiment mauvais aujourd'hui, avec une note de 8 sur une échelle de 10. Comment peut on accepter de vivre avec un air de si mauvaise qualité ? Sommes nous à ce point habitué à voir notre monde pollué que même l'air, cet élément si indispensable pour nous, nous paraît presque normal lorsqu'il devient dangereux à respirer ? Et dire qu'il y a encore des gens qui font la promotion de l'automobile et proposent de créer des places de parking en centre ville...

mercredi 12 mars 2014

Des espaces verts avec ou sans biodiversité

Reconnue parmi les 50 villes les plus vertes de France, Dijon n’apparaît pas dans le palmarès des 10 premières villes de France d’une étude de l’union des entreprises du paysage (UNEP). Elles est néanmoins classée 4e ville dans la catégorie “patrimoine vert” et 9e dans la catégorie “promotion du végétal”. Dijon a un capital vert, mais encore du chemin à parcourir pour en faire un vrai fond de biodiversité.
L’Unep est la seule organisation professionnelle représentative des 28 400 entreprises du paysage reconnue par les pouvoirs publics. Ses missions consistent à défendre et promouvoir les intérêts de la profession, mais aussi à informer et aider ses adhérents dans leur vie d’entrepreneur. Elle a donc clairement réalisé ce classement sur des critères qui met en avant sa profession.

Petite définition wikipedia: dans les années 60, alors que la démographie et l’urbanisation sont en plein expansion dans le monde, les urbanistes désignent les jardins et espaces de détentes publics végétalisés par le terme : espace vert, étant donnée que ces sites sont représentés par la couleur verte sur les plans d’architectes et d’urbanisme.
Les espaces verts, peuvent être définis de deux manières :
* l’ensemble des espaces utilisées parcs urbains, jardins publics, squares, d’une certaine dimension, accessible à pied et à vélo mais non aux engins motorisés, et ne présentant pas de dangers pour les usagers, enfants en particulier.
* l’ensemble des espaces végétalisés et aquatiques d’une zone construite.
La définition ci-dessus montre qu’une grande pelouse rasée à ras sera aussi appelée “espace vert”. Une pelouse agréable pour marcher, pour jouer, agréable à la vue, mais il s’agit d’un espace presque sans vie. Presque qu’un seul type de flore: le gazon. En ce qui concerne la faune, elle est aussi quasi inexistante, celle-ci ne trouvant rien de bon pour se nourrir, se cacher, se reproduire. Bref, ces pelouses de nos parcs et jardins sont pratiquement vides de vie, malgré l’image que l’on peut en avoir.

De la biodiversité en ville

Plusieurs solutions existent pour avoir des espaces verts avec une biodiversité retrouvée.
* Les fauches tardives. Il s’agit tout simplement de ne pas couper l’herbe systématiquement, mais une fois par an par fauchage, vers le mois de septembre lorsque les plantes ont eu le temps de réaliser leur cycle de reproduction. Dijon s’y est mis récemment en certains lieux.
* Des zones libres. L’idée est de laisser des espaces sans aucune intervention humaine, ni même piétinement. Une flore et une faune s’installe d’elle-même au fur et à mesure du temps, une biodiversité en devenir.
* Les jachères fleuries : Pratiqué par de plus en plus de villes dont Dijon, ce sont des parcelles contenant un assortiment de fleurs qui produit un couvert de 50 cm à
1 mètre de hauteur. L’endroit rêvé par les abeilles et autres insectes pollinisateurs. On en trouve à Dijon, souvent en bordure de route, ce qui n’est pas sans conséquence sur le taux de mortalité des animaux .
* Des villes offrent des sachets de graines champêtres. Aux habitants de les semer sur leurs balcons ou tous autres espaces qu’ils souhaitent.
* Les pieds d’arbres. Fini les pesticides aux pieds des arbres à Dijon, l’entretien se fait par binage par le service des espaces verts, ce qui permet une certaine biodiversité. A savoir que tout le monde est encouragé pour s’occuper du petit bout de terre au pied des arbres devant chez soi.
* Les arbres morts. Dans la nature, les arbres croissent et meurent. Leur décomposition au sol constitue un lieu extrêmement riche et diversifié en organismes décomposeurs.
* De grands arbres. Certaines espèces animales vivent au niveau des branches des arbres, au sein des cavités, parfois strictement dans le bois décomposé des troncs abîmés. Pour cela, il est nécessaire de garder de grands arbres. S’ils sont affaiblis où présentent des crevasses ou cavités, rien ne sert des les abattre, un élagage doux et réfléchis permet de les conserver longuement, en totale sécurité.
* Une trame verte. Il s’agit d’un réseau d’espaces verts plus ou moins connectés qui permet la circulation de la faune d’un espace vert à un autre

La sensibilisation et reconnaissance

Tous les dijonnais aiment parcourir les dizaines d’espaces verts de la ville, mais combien d’entre nous sommes capable de donner le nom aux végétaux et animaux présents. Parfois faut il les voir, non pas qu’ils soient cachés, mais nous avons perdu le réflexe de la découverte. Un enfant sera émerveillé devant une fourmi, un bousier ou une plante à fleur “quelconque”, mais combien d’adultes s’intéresseront à un coléoptère venant se balader sur leur chaussure ?
La ville de Dijon a donc beaucoup de “patrimoine vert”, un atout pour promouvoir la biodiversité en ville et sa reconnaissance par les citoyens. Laissons la biodiversité envahir la ville pour le bonheur de tous. Et ne confondons plus espaces verts stériles et espaces de biodiversité retrouvée qui participent réellement à l’équilibre écologique de la ville !


Cet article a été publié dans le n°1 de "Le Miroir Magazine", mars 2014; version papier (disponible en kiosques) du journal en ligne miroir-mag.fr

lundi 10 mars 2014

De plus en plus de monde pour protéger le jardin des Lentillères

L'appel avait été lancé: rendez-vous à 14h le 8 mars devant le Grand Dijon pour soutenir le jardin des Lentillères contre sa destruction annoncée par la ville.
C'est ainsi que plus de 500 personnes se sont retrouvées avenue du Drapeau à Dijon pour montrer aux élus que tout le monde n'est pas en accord avec le projet d'écocité des maraîchers tel qu'il est proposé  actuellement.


Les manifestants ont ensuite rejoint le jardin en question, en espérant avoir sensibilisé monsieur Rebsamen,  le maire actuel de Dijon. Enfin, un peu plus que lors du conseil municipal de septembre dernier. Après tout, tout le monde peut se tromper, même un maire.
A noter que monsieur Houpert, principal opposant au maire actuel pour les municipales, a indiqué dans la Gazette de Côte-d'Or n° 376 du 6 mars 2014, être favorable au maintien du jardin des Lentillères.

samedi 1 mars 2014

La qualité de l'eau du robinet est bonne

L'UFC Que Choisir vient de mettre en ligne une carte de la qualité de l'eau du robinet au regard de 6 contaminants: nitrates, pesticides, sélénium, qualité bactériologique, radioactivité et aluminium. Pour chaque paramètre, un pictogramme de couleur indique si le paramètre est bon, passable, médiocre, mauvais, très mauvais ou absence d'analyse.











Selon les données fournies sur la carte, toutes les villes de l'agglomération dijonnaise ont une bonne qualité d'eau, quand il y a eu analyse. Maintenant plus d'excuse, cessons de boire l'eau en bouteille, cette eau emballée dans du plastique issu du pétrole et qui remplira nos poubelles, cette eau transportée sur des centaines de kilomètres grâce au pétrole. Buvons l'eau la dijonnaise !

jeudi 27 février 2014

Les Amis de la Terre Côte-d'Or interpellent les candidats aux élections municipales de Dijon

Les Amis de la Terre Côte-d'Or ont envoyé une liste de 21 questions aux différents candidats pour les élections municipales de Dijon. Voici les questions:

1- Dijon n’a pas d’Agenda 21, alors que des départements et localités bourguignonnes sont déjà inscrites dans une démarche d’Agenda 21, participative et garante d'un engagement collectif dans le développement durable. Pouvez-vous vous engager à mettre en place ce type de démarche pour votre prochain mandat en réunissant administrations, entreprises, associations et citoyens ?

2- Il existe à Dijon des centaines de lampadaires (publiques et privés) absolument pas adaptés, éclairant autant le ciel que le sol. Ceci engendre un gaspillage énergétique énorme, ainsi qu’une gêne pour la flore, la faune et la contemplation du ciel. Que comptez-vous faire pour lutter contre la pollution lumineuse ?

3- Il y a 450 panneaux publicitaires de grandes tailles dans la ville de Dijon. Le Règlement Local de Publicité est en révision. Quelles sont vos ambitions sur ce sujet ? Acceptez vous que des associations de citoyens participent à l'élaboration de ce nouveau RLP ?

4- Dijon ne participe pas à l’accompagnement de tous les particuliers qui souhaitent se doter d’équipements écologiques pour l’habitation (panneaux solaires thermiques, panneaux solaires photovoltaïques, chauffages au bois performants, récupération d’eau de pluie, isolation renforcée,...). Que pensez vous d’un programme d’aide développé par la commune ? Quelles sont vos propositions ?

5- Etes vous prêt à mettre en ligne sur internet au moins une fois par an la consommation des infrastructures et équipements de la ville en électricité, gaz, essence, eau et vous engager à réduire ces consommations par des actions de sobriété et d'efficacité ?

6- Comme observé par les habitants, la ville de Dijon utilise (ou sous-traite l'utilisation) encore des pesticides tel que le RoundUp pour lutter contre les mauvaises herbes sur les trottoirs. Certaines villes ont aboli l’utilisation totale des pesticides en régie comme en sous- traitance. Etes vous prêt à le faire ?

7- Le Grenelle de l’environnement a insisté sur l’aspect extrêmement polluant du trafic aérien. Des millions d’euros sont injectés pour entretenir celui de Longvic, alors que d’autres solutions existent pour que Dijon reste attractive et accessible depuis l’international. Quelle est votre position sur cet aéroport alors que la mise en œuvre de la loi de programmation militaire en réduit les activités et que les coûts d'exploitation assumés par les collectivités devraient augmenter ?

8- Etes vous prêt à contribuer à la structuration d’une filière BIO locale, en concertation avec la communauté d’agglomération ?

9- De grandes villes comme Poitiers et Toulouse proposent plus de 25% d'aliments bio dans la restauration collective des écoles, tandis que le pourcentage est d'environ 7% à Dijon. Comment comptez vous faire pour combler ce retard ? En matière de sensibilisation vers une alimentation moins carnée, plus équilibrée, recourant à des aliments moins consommateurs d'eau et d'énergie, pensez vous pouvoir intégrer des journées de découvertes de l’alimentation végétarienne ?

10- Malgré l’amélioration des traitements des rejets, l’incinération des déchets reste dangereuse pour notre environnement et notre santé (rejets atmosphériques, déchets solides). Quand allons-nous voir la pesée embarquée à Dijon pour réduire la quantité de déchets incinérés ? Sinon, quelles autres solutions comptez vous mettre en place pour diminuer la quantité de déchets à incinérer ? L’incinérateur n’a pas vocation à alimenter durablement le réseau de chaleur, ni à voir l’extension répétée de son rayon de collecte, sinon il devient un générateur d’énergie dite « fatale » et justifie la poursuite du gaspillage.

11- Le développement récent des aménagements dédiés au vélo est indéniable à Dijon, mais de multiples améliorations sont attendues par les usagers : meilleure signalisation sur carrefours dangereux ou complexes, corrections des nombreux points noirs, notamment le long du tram, meilleure connexions avec les villes voisines, etc. Quelles ambitions avez vous pour que le vélo soit un moyen de transport considéré comme de même importance que le déplacement à pied et le transport motorisé ?

12- Les projets d’écoquartiers sont nombreux à Dijon, qui doivent normalement s’accompagner d’une concertation citoyenne forte, or dans un passé encore récent, les citoyens ont été associés une fois les plans réalisés et quasi-immuables. A titre d'exemple, le projet d’écocité du jardin des maraîchers suscite de nombreuses réactions avec la disparition annoncée de plusieurs hectares de terres cultivables et non polluées formant actuellement un poumon vert au Sud du centre ville. Vous engagez vous à ce que tous les projets urbains soient concertés avec les populations locales avec une démarche participative ? Pensez vous qu’un éco-quartier puisse émerger sur des terres agricoles ?

13- La mise au normes Grenelle du PLU ne pourrait-elle vous inviter à aller dans le sens du lancement d’un PLU intercommunal permettant de limiter la consommation des terres agricoles et forestières et autres espaces propices à la biodiversité ?

14- Selon le classement des villes les plus vertes de France (UNEP, 2014), Dijon est classée 4ème dans la catégorie "patrimoine vert", mais n'est pas présente dans les 10 premières dans la catégorie "biodiversité", de là elle n’est pas dans le palmarès des 10 villes les plus vertes de France. Que comptez vous faire pour améliorer la prise en compte de la biodiversité à Dijon ? Un inventaire faune-flore est préconisé par l’UNEP ? Envisagez vous de le réaliser, et d’en déduire un plan de gestion adapté ?

15- Bayonne et d’autres villes importantes en France ont vu émerger des monnaies locales contribuant à soutenir des actions citoyennes, visant notamment à donner un sens solidaire à la monnaie. Comptez vous soutenir la mise en place d’une monnaie locale favorisant les échanges de proximité à l’intérieur d’un réseau de partenaires ?

16- Le PIB et la "croissance" ne sont pas des indicateurs reflétant le bonheur des dijonnais. Que pensez vous de mettre en place un indicateur de "bien vivre" (comme cela existe déjà dans certaines régions françaises), appliqué à Dijon et/ou à toute l'agglomération ?

17- Etes vous prêt à abonner la ville de Dijon à un fournisseur d’électricité d’origine 100 % renouvelable ? L’adhésion à un tel fournisseur contribue au développement des ENR. Partagez vous ce point de vue ?

18- Des chaufferies bois sont prévues pour le réseau de chaleur. Vous engagez vous à vérifier les garanties d’un approvisionnement durable respectueux de la forêt ? Le bois-énergie est une ENR très complexe, ne devant provenir que des déchets de la filière bois d’œuvre, qui seule contribue à la captation du CO2. En outre, une intensification des pratiques (raccourcissement des cycles de coupe, accroissement du ramassage des rémanents et petits bois autrefois laissés pour une ré-incorporation à l’humus) peut nuire à l’écosystème forestier. Quels moyens envisagez vous pour garantir que le bois-énergie est réellement une énergie renouvelable pour Dijon ? Par exemple, en accroissant les surfaces forestières propriétés de la ville (ou maîtrisées par la ville, par exemple en relation avec les communes forestières de Côte-d'Or sans passer par un prestataire de service aux coûts et engagements difficilement contrôlables).

19- De grandes villes comme Brest ont cessé de confier au privé la gestion de l’eau potable et de l’assainissement, leur permettant de reconquérir toutes les compétences dont elles disposaient avant la prise de DSP et de maîtriser durablement les coûts de production. Vous engagez vous à passer en régie publique de l’eau et de l’assainissement, ou sous la forme d’une Société publique locale, et à instaurer une tarification progressive de l’eau potable : gratuité pour les besoins élémentaires/usages vitaux et coût progressif ensuite ? Que pensez vous de l’intégration d’un collège de citoyens aux décisions de la régie ou de la société publique en charge de ces besoins vitaux ? Participation qui pourraient se démocratiser encore plus avec un actionnariat citoyen (1 action = 1 citoyen).

20- Vous engagez vous à instaurer des clauses environnementales et éthiques pour les achats publics de la commune ainsi que pour ses appels d’offre ?

21- Etes vous prêt à mettre en place une commission extra-municipale dédiée à l’environnement, dans un esprit de démocratie participative ? Dans la négative, qu’envisageriez pour que les citoyens soient mieux associés aux décisions touchant leur cadre de vie ?

Des questions très variées. Reste à découvrir les réponses des candidats.

mercredi 26 février 2014

Interview d'Emmanuel Giboulot et les soutiens lors de son procès

Le procès d'Emmanuel Giboulot a eu lieu le lundi 24 février au tribunal de Dijon. Un appel de soutien sous forme d'un pique-nique avait été lancé par diverses organisations locales. Plus de 500 personnes ont répondu présent, sans compter les plus de 500 000 signatures sur une pétition en ligne.


Toute la presse nationale était présente pour interviewer monsieur Giboulot et voir le soutien qu'il a reçu, comme avec madame Sandrine Bélier, députée européenne EELV.

Avec des personnalité comme monsieur Daniel Guichard qui est venu du sud de la France exprès pour manifester son soutien, ou encore monsieur Yves Jamait qui était aussi présent.


Monsieur Giboulot a été très sollicité, comme par France 3 Bourgogne.

Le procureur a demandé 1000 euros d'amende dont 500 euros avec sursis. La réponse du juge sera connu le 7 avril.

mardi 25 février 2014

"Tante Hilda !" passe actuellement au cinéma

"Tante Hilda !", le nouveau long métrage de Jacques-Rémy Girerd, passe au cinéma Eldorado, à Dijon, en ce moment (mardi 25 et mercredi 26 février, dimanche 2 et vendredi 7 mars). Une fable sur la biodiversité, si proche de la réalité...

Synopsis: "Tante Hilda, amoureuse de la nature, conserve dans son musée végétal des milliers de plantes du monde entier. Beaucoup sont en voie de disparition. Parallèlement, une nouvelle céréale, Attilem, mise au point par des industriels, se cultive avec si peu d’eau, sans engrais, et produit des rendements si prodigieux, qu’elle apparaît comme la solution miracle pour enrayer la faim dans le monde et prendre le relais du pétrole dont les réserves s’épuisent. Mais la catastrophe n’est pas loin…"



Pour les enfants et les adultes.

dimanche 23 février 2014

Manifestation aussi à Dijon contre le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes

Hier avait lieu à Nantes une grosse manifestation contre le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes, un projet inutile qui détruirait plus d'un millier d'hectares de bocage. Plusieurs dizaines de dijonnais ont fait le voyage jusqu'à Nantes pour l'occasion, tandis que d'autres ont bravé la pluie place de la Libération à Dijon hier après-midi pour exprimer leur soutien contre ce projet.

Pour l'anecdote, les manifestants avaient prévu de faire une photo à partir de la tour Philippe le Bon. Mais, comme par le plus grand des hasard, la tour était fermée exceptionnellement cet après-midi sans raison connue par les services de l'office de tourisme, juste une décision de la mairie...

En cette période de crise, il serait bien temps d'abandonner ces grands projets inutiles, ce serait un signe de lucidité des décideurs.

samedi 22 février 2014

Discussions sur la sensibilisation à l'environnement

La sensibilisation à l'environnement était le sujet de discussions dans l'émission Le Pissenlit sur Radio Dijon Campus samedi 15 février. Pour cette occasion, monsieur Sébastien Appert, directeur de Latitude21 (maison de l'architecture et de l'environnement du Grand Dijon) était présent afin de témoigner de son expérience et décrire les activités pédagogiques de sa structure.



Le sujet n''est pas anodin. En effet, de nombreuses personnes ne souhaitent pas changer leur comportement pour diminuer leur impact environnemental. Faut il rappeler que si tous les terriens vivaient comme des français nous aurions besoin de 3 planètes?


Déjà début 2007 La Revue Durable lançait des pistes d'explications dans son dossier "écologie: de la sensibilisation à l'engagement". « Le monde entier est un théâtre. Et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs », dit Shakespeare dans Comme il vous plaira. Aujourd’hui, le monde entier est le théâtre d’une crise écologique majeure. Mais la grande majorité des hommes et des femmes se contente de n’être au pire que des figurants qui aggravent la crise, au mieux que des spectateurs passifs de cette tragédie inédite.
Comment passe-t-on de l’obscurité de son fauteuil de spectateur à la lumière de la scène ? Comment changer les rôles de chacun pour qu’à la fin de la pièce, l’un d’entre nous puisse déclamer : « Tout est bien qui finit bien » ?
Comment devient-on activement impliqué dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, par exemple ? Telle est la question métaphysique à laquelle ce dossier apporte des éléments de réponse.

Alors maintenant, plus d'excuses pour ne pas être sensibilisé, que ce soit à Latitude21 ou ailleurs, il suffit de réfléchir pour comprendre les enjeux environnementaux.

mardi 18 février 2014

Houpert vote pour les OGM, Rebsamen et Patriat votent contre

Le 4 février, une proposition de loi relative à l'interdiction de la mise en culture du maïs génétiquement modifié MON810 a été déposée au Sénat. Elle a pour objet d'interdire la mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié sur le territoire national que l'auteur du texte considère comme posant "des risques environnementaux, notamment des risques d'impact sur la biodiversité et sur les insectes non-cibles ainsi que des risques agronomiques, en accentuant les risques d'apparition d'insectes résistants aux insecticides et d'adventices tolérantes aux herbicides".
Le 17 février, une motion a été présentée par monsieur Jean Bizet et les membres de l'UMP tendant à opposer l'exception d'irrecevabilité à la proposition de loi relative à l'interdiction de la mise en culture du maïs génétiquement modifié MON810 (procédure accélérée). Bref, un texte pour dire que l'on ne peut pas interdire le maïs OGM.

Ce lundi 17 février, monsieur Alain Houpert, sénateur de Côte-d'Or a voté en faveur de cette motion, c'est à dire qu'il est favorable aux OGM. Monsieur Houpert ne comprend donc rien aux effets néfastes des OGM.

Ce lundi 17 février, messieurs François Rebsamen et François Patriat, sénateurs de Côte-d'Or ont voté contre de cette motion, c'est à dire qu'ils sont défavorables aux OGM. Ces deux sénateurs ont compris que nous n'avons pas besoin d'OGM.

Il y a eu 169 voix contre et 171 pour, globalement les sénateurs (dont monsieur Houpert) soutiennent les OGM en plein champ. Parmi nos trois sénateurs de Côte-d'Or, il y en a un qui ne comprend rien aux OGM et donc fait preuve d'une certaine ignorance sur un sujet important...