vendredi 1 avril 2022

Sennecey-lès-Dijon, nouvelle ville de la métropole dijonnaise à passer à 30km/h

Et une ville de plus de la métropole à diminuer la vitesse de circulation en ville. Après Ahuy et Hauteville lès Dijon l'année dernière, c'est au tour de Sennecey-lès-Dijon. 

Une vitesse limitée à 30 km/h sur l'ensemble de la commune, excepté les routes métropolitaines 122 et 905 qui restent limitées à 50 km/h. Un bon moyen pour favoriser les déplacements doux localement. (Plus d'infos dans cet article du Bien Public)

La généralisation de la vitesse à 30 km/h se propage très vite partout. Ainsi, chaque semaine des villes de tailles différentes s'y mettent, comme à Lyon où depuis fin mars pas moins de 84% de la voirie est limitée à 30 km/h. Dijon, elle, reste plus lente à la détente, préférant transformer des bouts de rues avec une signalétique localisée. Un bel exemple de transition écologique à deux vitesses...

samedi 26 mars 2022

Elections présidentielles et climat : François Rebsamen soutient un des plus mauvais candidats

C'est officiel, François Rebsamen, maire de Dijon et président de la métropole dijonnaise, soutient Emmanuel Macron pour les élections présidentielles. Un choix étonnant pour un "maire écologiste" comme il aime à se définir, alors que son candidat est clairement parmi les pires candidats selon le classement du Réseau Action Climat.

(écouter de 4min22 à 8min51)

Le Réseau Action Climat-France fédère 26 associations nationales et 10 associations locales, autour de la lutte contre le changement climatique. Il agit à toutes les échelles pertinentes, de l’international au local. Il est par ailleurs le représentant en France d’un large réseau mondial et européen, regroupant près de 1300 membres à travers la planète. 

Ce réseau a regardé de près les programmes de 8 candidats aux élections présidentielles d'avril 2022 et les a noté avec un code couleur (vert, orange, rouge) selon 7 thématiques : transport, industrie, agriculture, logements, énergie, international et finances. 

Emmanuel Macron, le candidat que soutien François Rebsamen, fait partie des 4 plus mauvais candidats selon le RAC, avec tous les indicateurs dans le rouge. Un candidat catastrophique pour l'environnement selon toutes ces associations expertes, aussi mauvais que Valérie Pécresse, Marine Lepen et Eric Zemmour.


 

 

 

 

 

 

 

 

Anne Hidalgo et Fabien Roussel sont classés de façon intermédiaire.



Tandis que Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot arrivent exaequo en tête des meilleurs candidats.




Une explication complète des notes est disponible pour chaque candidat.

François Rebsamen expliquera t il aux dijonnais l'intérêt de voter pour un candidat qui, lors de son mandat, a fait un pas en avant et deux pas en arrière sur les questions environnementales, toujours selon le RAC ?

samedi 19 mars 2022

"Look Up", Marche pour le climat à Dijon

Samedi 12 mars à Dijon comme dans plus de 130 villes en France, des associations ont organisé une marche pour le climat et la justice sociale. Un événement pour rappeler la place de ces sujets dans les élections présidentielles à venir.

Le communiqué :

L’année 2022 débute sur des chiffres vertigineux : les 7 années les plus chaudes jamais mesurées ont toutes eu lieu depuis 2015, année de l’accord de Paris. Et alors que le dernier volet du 6ème rapport du GIEC fait état « d'impacts climatiques plus précoces, rapprochés et graves qu'anticipé par les scientifiques », les décideurs n'agissent pas en conséquence.

La crise sanitaire a plongé des millions de personnes dans la précarité. Les multinationales, leurs dirigeants, leurs actionnaires s’enrichissent de manière toujours plus indécente. Leurs richesses ont explosé pendant la crise, en grande partie via les aides publiques et elles continuent d’alimenter un système productif destructeur pour les peuples et la planète.

La situation de guerre en Ukraine, dramatique pour les populations civiles, ne doit pas nous faire oublier les enjeux auxquels le climat nous expose. Elle illustre d'ailleurs cruellement des situations qui sont amenées à se multiplier du fait du changement climatique, avec son cortège de tensions sur les ressources naturelles essentielles telles que l'eau ou les produits alimentaires et les mouvements de population qui vont en découler.

Dans ce contexte inédit, les débats politiques devraient se concentrer sur :
• Des objectifs de réductions des émissions de CO2 réellement contraignants pour l’État et les entreprises ;
• Les moyens de financer une transformation écologique et sociale de nos économies ;
• Un droit à l’alimentation choisie et de qualité pour tou·tes, s’appuyant sur une agriculture paysanne et des circuits relocalisés ;
• Un statut protecteur des salarié·e·s afin de réussir la relocalisation et la transformation de pans entiers de notre économie ;
• Le développement et l'amélioration de services publics à même de répondre aux besoins de la population, en particulier en matière de santé, de transports, de logement et d’éducation ;
• Un revenu qui permette au plus grand nombre de vivre dignement en conciliant les enjeux de fin du monde et les contraintes de fin de mois. 

Malgré la multiplication des mobilisations et initiatives pour le climat et la justice sociale ces dernières années, nos dirigeant·e·s refusent de prendre leurs responsabilités. Ils et elles favorisent le repli sur soi autoritaire, détournent délibérément le regard et laissent les multinationales et les ultra-riches saboter tout espoir d’un avenir juste et soutenable.

Les questions climatiques ne représentent que 2,7 % des sujets sujets abordés par les candidat·e·s et les médias dans cette période électorale. Sur plus de 9 heures d’antenne lors des débats de la primaire Les Républicains, seules 16 minutes ont été consacrées à la crise climatique et 10 secondes à la biodiversité !

À un mois de l’élection présidentielle, nous devons amplifier la mobilisation et faire de 2022 l’année où la France a enfin pris le chemin d’un avenir juste et soutenable pour toutes et tous.

Le nom de la marche n’est pas un hasard. Le message porté par les organisations signataires fait écho au film “Don't Look Up”, dans lequel les alarmes des scientifiques provoquent l’hilarité sur les plateaux de télévision et l’évitement des décideurs, à défaut de réactions appropriées. 

Signataires :
Amis de la Terre 21, Amis des Jardins de l'Engrenage, ATD Quart Monde, Attac 21, Extinction rebellion, Forestiers du Monde, Greenpeace, Il Est Encore Temps, Oxfam France, Sentinelles de la Montagne, Youth For Climat

jeudi 17 mars 2022

Capitaine Marteau contre Amazon : épisode 1

1er épisode du feuilleton Capitaine Marteau contre Amazon. Une enquête à suivre qui révélera peut être les causes et responsables d'un crime dans l'agglomération dijonnaise.

à suivre...

lundi 14 mars 2022

La chouette monnaie, la monnaie locale dijonnaise

Cela fait près d'une année que les billets de la chouette monnaie circulent de mains en mains dans l'agglomération dijonnaise. Une monnaie locale pour favoriser l'économie locale avec de fortes valeurs.

Selon un reportage de France 3 Bourgogne, 140 particuliers ont adhéré au concept et une vingtaine de commerçants ou de professionnels acceptent ces coupures. Un début timide, mais qui ne demande qu'à progresser.

samedi 5 mars 2022

Pourquoi tant de panneaux publicitaires dans l’espace public ?

"Pourquoi tant de panneaux publicitaires dans l’espace public ?", telle est le titre d'un article de l'association Paysages de France dans sa lettre de décembre 2021. Un article qui, normalement, devrait faire ouvrir les yeux de n'importe quel élu.e sur l'impact de la publicité dans les rues de sa ville. Une situation qui s'applique à l'agglomération dijonnaise....




"L’espace public a été progressivement envahi par des publicités qui vantent essentiellement l’alcool, la restauration rapide et les sodas, les « belles » et grosses voitures, et les parfums en s’appuyant sur la valorisation de corps féminins « désirables ». Pourquoi investir tant d’argent et tant d’intelligence pour des activités commerciales nocives pour la santé, la société et la planète ? L’alcool à lui seul est un problème de santé publique majeur en même temps qu’un important facteur de désordres sociaux. Il est la première cause de démence précoce, la deuxième cause de cancer évitable, en particulier cancer du sein et cancer du côlon ; il est la première cause non génétique de retard mental ; il provoque un millier de morts et 10 000 blessés tous les ans par les accidents de la circulation qu’il occasionne ; il est présent dans plus de la moitié des violences commises en France ; il multiplie par 8 le risque de violences conjugales et y est présent dans 55 % des cas ; il est responsable de 30 % des entrées dans les services d’urgence ; il est responsable de 50 000 morts par maladie tous les ans ; on estime qu’il est responsable de 120 milliards de pertes économiques chaque année ; 44 % des jeunes de 17 ans ont pris l’habitude d’avoir au moins une ivresse pathologique par mois ; ces ivresses tuent définitivement les neurones qui produisent les nouveaux neurones. Mais c’est 2,5 milliards de taxes pour l’État et c’est le deuxième produit exporté par la France avec 7,2 milliards par an ; c’est un secteur qui draine quelque 500 000 emplois ; les alcooliers dépensent 500 millions par an en publicité quand l’État dispose de 120 millions pour la prévention de toutes les addictions. Alors, pourquoi mettre des affiches dans l’espace public ? C’est parce qu’on commence à comprendre que l’alcool est un fléau que les alcooliers ont décidé de communiquer sur le thème du plaisir prétendument maîtrisé. Pour cela, ils utilisent un biais cognitif nommé effet de simple exposition, décrit par Robert Zajonc en 1968. Il se caractérise par une augmentation de la probabilité d’avoir un sentiment positif envers quelqu’un ou quelque chose par la simple exposition répétée à cette personne ou cette chose. C’est exactement ce que réalise la publicité dans l’espace public. Avec malheureusement des conséquences très nocives pour les personnes et la société. En l’occurrence, on pourrait considérer, d’une certaine manière, que l’État n’est plus dépositaire du bien commun."



Un argument supplémentaire (est-ce encore nécessaire d'en rajouter ?...) pour interdire ces publicités dans l'espace public concerne une étude anglaise sur les "changements dans les achats d'aliments et de boissons des ménages à la suite de restrictions sur la publicité pour les produits riches en matières grasses, en sel et en sucre sur le réseau de transport londonien : une analyse contrôlée de séries chronologiques interrompues". 




Traduction de l'introduction et de la conclusion de l'article : "La restriction de la publicité des produits à haute teneur en matières grasses, en sel et en sucre (HFSS - High Fat, Salt, Sugar) a été recommandée comme outil politique pour améliorer l'alimentation et lutter contre l'obésité, mais l'impact sur les achats HFSS est inconnu. Cette étude visait à évaluer l'impact des restrictions publicitaires HFSS, mises en place sur le réseau de transport de Londres (Royaume-Uni) en février 2019, sur les achats HFSS.
Cette étude trouve une association entre la mise en œuvre de restrictions sur la publicité HFSS extérieure et les réductions relatives de l'énergie, du sucre et des matières grasses achetées à partir de produits HFSS. Ces résultats appuient les politiques qui restreignent la publicité HFSS en tant qu'outil pour réduire les achats de produits HFSS.
"

Il en est évidemment de même pour toutes les autres publicités, à savoir l'électronique en tous genres, les voitures, les parfums, les vêtements,... Le GIEC a beau alerter encore et encore, tant que les élu.e.s ne supprimeront pas ces types de publicités sur la voir publique, ces élu.e.s ne seront pas crédibles pour agir contre le dérèglement climatique et pour la justice sociale !



 

 

 

 

 

 

Plusieurs associations locales interpellent sans cesse nos décideurs, comme Les Amis de la Terre Côte-d'Or ou XR Dijon.


dimanche 27 février 2022

Un enterrement de la biodiversité

XR Dijon organisait, le samedi 26 février à Dijon, une cérémonie symbolique représentant l'enterrement de la nature et de la biodiversité.

Extinction Rebellion est un mouvement mondial de désobéissance civile Non Violent en lutte contre l’effondrement écologique et le réchauffement climatique. Le groupe dijonnais d'Extinction Rébellion a accompagné le cercueil de la nature et de la biodiversité jusqu’à son enterrement ce samedi 26 février dans le centre-ville de Dijon. Une manière de dénoncer la destruction des milieux naturels et de leurs espèces.

Solennelle, l’intervention à deux voix l’a également été sur les marches du Grand Théâtre, là où les militants ont déploré à plusieurs reprises : «Le cancer a gagné». Ce cancer selon eux, c’est «la société industrielle - certains l’appellent capitalisme - basée sur l’avidité, la volonté de dominer, le mépris envers toutes les autres formes de vie».

Les intervenants ont alors dénoncé les causes de la destruction de la biodiversité. «La première est la destruction des habitats et en premier lieu la déforestation due à l’expansion agricole».

«Le cancer a gagné, le goudron et le béton ont déferlé sur la terre. En France, nous perdons 60.000 hectares de terres cultivables par an», ont poursuivi les militants. En soulignant ensuite : «La France a perdu plus de 7 % de ses terres agricoles en 40 ans. Les espaces artificialisés, bétonnés, construits, ont augmenté de 71 % pendant cette même période. Il n’y a qu’à regarder l’action de notre cher maire, Monsieur Rebsamen, ici à Dijon, pour se faire une idée».

Extinction Rébellion exige «la mise en application immédiate de la convention citoyenne pour le climat». Plus que la sobriété énergétique, les militants ont plaidé pour «une transformation profonde et radicale de nos sociétés, pas juste de la croissance verte».
(source : infos-dijon.com; photos : XR_Dijon)

mardi 22 février 2022

Dijon baisse dans le baromètre des villes cyclables.

Communiqué de l'association EVAD : "Les résultats de la 3e édition du Baromètre des villes cyclables, grande enquête bisannuelle de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), seront présentés à l’occasion de son congrès le jeudi 10 février. Plus de 275 000 personnes en France ont répondu cette année à l’enquête, soit 100 000 de plus qu’en 2019. Dans la région dijonnaise, 1 500 personnes ont pris part à l’enquête, permettant la qualification de 7 communes (Chevigny-Saint-Sauveur, Chenôve, Dijon, Fontaine-lès-Dijon, Marsannay, Quetigny, Varois-et-Chaignot).
Les fiches d’évaluation résultant de cette enquête résument les points forts et les points faibles d’une commune et attribuent une note générale fixée de 1 à 6 suivant les réponses des usagers. Une cartographie déjà en ligne complète ces résultats, indiquant les points à améliorer en priorité, les progrès ressentis et les stationnements souhaités par les personnes ayant répondu à l’enquête. 

Dijon métropole : un climat vélo “moyennement favorable”
C’est Quétigny qui se hisse en haut du podium dans la métropole ! Avec une note de 3,30/6, la commune est jugée « moyennement favorable » aux cyclistes. À l’inverse, les notes les plus basses se retrouvent dans le sud dijonnais, à Marsannay (2,25) et Chenôve (2,54), mais aussi à Fontaine-lès-Dijon (2,49). Dans ces communes, le climat cycliste est jugé « défavorable » voir « très défavorable ».
Dijon voit sa note encore baisser (respectivement 3.39, 3.2 lors des deux dernières éditions, 3.18/6 en 2021) : pour 70% des usagers, leur situation est restée identique ou s’est dégradée. Ce ressenti démontre que les attentes (en termes d'efforts et de qualité) augmentent plus rapidement que la situation ne s'améliore à Dijon. Si la ville tire son épingle du jeu grâce aux systèmes de location de vélo de courtes ou longues durées (Vélodi et Divia Vélo), et à la présence de nombreux magasins et ateliers de vélo, les usagers pointent le danger de la circulation dans le flux motorisé, aux intersections et sur les ronds-points : rien d’étonnant dès lors de retrouver les places du 30-octobre, Wilson, Darcy et du Premier-Mai désignées principaux points noirs à aménager par les répondants. 

Des efforts salués... et du pain sur la planche
Pour autant, les usagers savent reconnaître les efforts réalisés, comme le montre la carte des améliorations récentes, qui salue les aménagements réalisés dans l’Est dijonnais, particulièrement à Chevigny ou Sennecey. Les deux communes se distinguent d’ailleurs par de meilleurs scores que Dijon.
Pour améliorer la pratique du vélo, dans chaque commune les deux tiers des répondants indique comme critère principal « un réseau cyclable complet et sans coupures ». De gros chantiers restent donc à engager par la métropole pour sécuriser les cyclistes aux endroits les plus dangereux, là où souvent, les aménagements disparaissent.
La carte des points noirs de la circulation souligne la nécessité d’aménager les grands axes, ce que vient souligner la demande « d’itinéraires rapides et directs » de la part de 40 à 55% des usagers (selon les communes). En effet, les aménagements consistent encore trop fréquemment à proposer un itinéraire alternatif pour les cyclistes, qui doivent alors faire un choix entre sécurité et itinéraire efficace.
Nous assistons à un véritable essor du vélo en ville, mais l’objectif fixé par la métropole de 12% de part modale pour le vélo ne sera atteint en 2030 qu’en aménageant des itinéraires à la fois confortables, sûrs et efficaces pour toutes et tous." 


Les résultats de cette enquête montrent que les villes de l'agglomération ne sont pas à la hauteur pour ce qui concerne les déplacements à vélo. Cela fait des années que Dijon cherche à atteindre 10% des déplacements à vélo, sans y arriver. Il manque clairement une volonté forte pour cela, comme mettre Dijon "ville à 30", au lieu de restreindre la vitesse motorisée seulement devant quelques écoles. De plus, comment convaincre les dijonnais de prendre le vélo quand les publicités pour les voitures demeurent sur les abribus ? Il y a la comme une contradiction flagrante...

mercredi 16 février 2022

A la Saint Valentin, j'aime ma planète !

Le 14 février et quelques jours avant, de nombreuses affiches roses étaient visibles sur les publicités pour des parfums et autres bijoux présents sur les abribus de la métropole dijonnaise. Une message plutôt humoristique qui amène à réflexion...


A la Saint Valentin, j'aime ma planète ! 

Si votre chéri.e ...
* Commande chez Amazon
* Adore rouler en 4x4 urbain
* Va chercher le pain en voiture
* Achète sans cesse des vêtements
* Mange des tomates en hiver
* Mange de la viande à tous les repas
* Prend l'avion pour passer le week-end à Ibiza
* Est influencé.e par toutes les pubs toxiques
* Vote pour des élu.e.s qui détruisent la planète 

Alors, le 14 février, faites un cadeau à la planète : changez de chéri.e ! 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Un message réalisée par l'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or.
 
Il faut dire que les publicités pour les parfums étaient impossible à éviter.  Il faut savoir que la branche parfums est l’une des plus lucratives du groupe LVMH de Bernard Arnault, détenteur de Parfums Christian Dior. L’ensemble de la branche parfums et cosmétiques a ainsi réalisé, sur les neuf premiers mois de l’année 2021, un chiffre d’affaires de 4,66 milliards d’euros.

jeudi 10 février 2022

Un Président atomique à Belfort, retour en 1974 ?

Communiqué de ATTAC 21, CAP 21, Les Amis de la Terre Côte-d'Or, Sortir du Nucléaire 21 concernant la relance du nucléaire d'Emmanuel Macron :

Un Président atomique à Belfort, retour en 1974 ?

Le Président-candidat de la République est à Belfort ce 10 février pour annoncer le projet de construire six EPR, voir plus, et donc de relancer la filière nucléaire. Bien que nous soyons dans la troisième décennie du 21ième siècle, M. Macron est resté bloqué au 20 ième siècle, quand la France, il y a presque 50 ans, s'est « lancée » sans débat dans le nucléaire.

Nous exprimons notre profonde opposition quant à cette volonté de l’État et d’EDF d'imposer la construction, sans débat, de nouveaux réacteurs : d'hypothétiques prototypes d'EPR 2 ou de « petits réacteurs », qui comportent tout autant de risques. Cela ne peut se faire qu'avec le soutien financier de l’État, alors que les renouvelables sont matures, fortement créatrices d'emplois répartis dans nos territoires, avec des coûts toujours en baisse ! Ainsi, le photovoltaïque est déjà à 11 E / MWh au Portugal, quand l'EPR vendu au anglais sera à 110 E / MWh.

L’avenir énergétique de notre pays relève de choix de société qui doivent appartenir aux citoyen.nes. Annoncer ces constructions comme une évidence, sans même évoquer de débats préalables ni les procédures légales qui doivent précéder de tels chantiers, est non seulement illégal, mais révélateur d’un immense mépris pour la population. Nous refusons que le sujet se trouve réduit aux maigres débats dans le cadre de l’élection présidentielle et que le candidat élu soit considéré comme ayant carte blanche pour lancer ces projets.

La France, seul pays d'Europe qui n'a pas tenu ses engagements dans les renouvelables.
La France est très en retard dans les renouvelables, qui fournissent 19 % de nos besoins, et a ratée son objectif de 23 %. Le respect dû aux jeunes générations exige de faire le nécessaire pour s'engager réellement dans la transition énergétique et faire face à l’urgence climatique, en remodelant en profondeur notre système de production et de consommation, en favorisant la sobriété, en encourageant l’efficacité énergétique (notamment dans les transports collectifs et la rénovation performante des logements) et en développant les énergies renouvelables. A contrario, envisager la construction de nouveaux réacteurs est un non-sens. Comme le montre les EPR de Flamanville et d'Olkiluoto (Finlande), des coûts multipliés par 5 ou 6, des retards de 11 et 12 ans, des malfaçons et fraudes à foison ... Suite aux problèmes des EPR chinois, ils sont peut-être tous condamner à fonctionner au ralenti : Les réacteurs EPR sont des fiascos industriels.

L'EPR, on ne sais plus faire, ça ne marche pas, c'est hors de prix, donc on voudrait en faire encore plus ??

Développer ce qui ne marche pas, drôle de logique industrielle ? Le bon sens exige de s’arrêter là et d’engager réellement la transition énergétique basée sur sobriété et renouvelables. S'entêter reviendrait à gaspiller des dizaines de milliards d’euros dans une technologie dangereuse, polluante, aléatoire, sujette aux retards et surcoûts, au détriment des vraies solutions. Ce serait aussi la garantie de rater nos échéances de réduction d’émissions et d’échouer face à l’urgence climatique.

Nucléaire Bas-carbone et Haute radioactivité.
« Bas-carbone » est le langage des pro-nucléaires, mais ne veut pas dire « sans pollution » ! Émissions chimiques et radioactives en fonctionnement normal ou accidentel, catastrophes, déchets. Réacteurs conçus pour 25 ans, prolongés jusqu'à 40 ans et des inconscients voudraient les pousser jusqu'à 50 ou 60 ans : Les réacteurs atomiques, vous êtes pour les arrêter AVANT, ou APRÈS l'accident ? Quand aux déchets, dont certains sont radioactifs pour plus de 10 000 ans, Etat, EDF et ANDRA veulent nous imposer l'enfouissement à 500 m à BURE. Pourtant il est prouvé par l'expérience que l'enfouissement profond est partout un échec. WIPP : explosion et incendie aux USA, inondation des fûts nucléaires dans les mines de sel en Allemagne, Stokamine : stockage de déchets industriels dangereux dans les mines de potasse en Alsace, vendu comme réversible : incendie, et depuis l’État ne veux pas ressortir les déchets ...

D'intermittent, le nucléaire devient aléatoire
Le parc atomique est en crise majeure, travaux de maintenance décalés et interminables, fraude des forges du Creusot en Bourgogne, défauts génériques sur des tuyaux de sécurité corrodés ... Trop de réacteurs indisponibles, tout le contraire d'une énergie «pilotable » ! Cela nous obligent à importer au prix fort et brûler plus de charbon. A l'inverse, les renouvelables ne sont pas « intermittentes », mais variables et prévisibles, grâce à la météo : http://meteo-renouvelable.fr/ et www.rte-france.com/eco2mix.

Le choix des scénarios 100 % renouvelables !
À l’inverse, les travaux récents (ADEME, RTE, négaWatt, GreenPeace) prouvent que nous avons VRAIMENT le choix ! : comme de nombreux pays européens, il nous est possible et souhaitable d’atteindre nos objectifs climatiques et la sécurité d’approvisionnement en tablant sur le 100 % renouvelable.

Nous exprimons donc notre opposition catégorique à tout projet de nouveaux réacteurs. En pleine crise économique, l’argent public n’a pas vocation à venir nancer une telle aberration et le choix de notre avenir énergétique revient aux citoyens.

Nous appelons les candidatEs à la présidentielle à s'inspirer concrètement du développement des économies d'énergies et des renouvelables chez nos voisins et dans le monde, et à signer le manifeste de Sortir du Nucléaire sur https://promesses-bidons.fr

Le nouveau PrésidentE devra également engager la France dans la voie du désarmement nucléaire, en rati ant le Traité d'interdiction des armes nucléaires (TIAN) qui est en vigueur depuis janvier 2021 : http://icanfrance.org/petition

ATTAC 21, CAP 21, Les Amis de la Terre Côte-d'Or, Sortir du Nucléaire 21