samedi 18 août 2012

Gaspillage maximal de froid à Carrefour

Ca y est, l'été est bien arrivé avec ses grosses chaleurs. Les conseils se multiplient à la télé et la radio pour ne pas avoir trop chaud. Avec un peu de bon sens et une bonne isolation thermique de sa maison, il est tout à fait possible de se passer de climatisation. Mais bon nombre de commerces utilisent de la climatisation, en gardant parfois leur portes ouvertes... En ce qui concerne ce gaspillage électrique de lutte contre le chaud, la palme revient incontestablement à la grande distribution comme les magasins Carrefour.
Hier, il faisait donc plus de 30°C à l'ombre, mesuré sur le parking de Carrefour Quetigny.

Il faisait 27°C dans le magasin au rayon livres, grâce à la climatisation selon un responsable du magasin.
Et combien faisait-il au rayon yaourts?

11,5°C ! 11,5°C au milieu de l'allée entre les rayons! Cette température provient des étalages des produits frais. Vous avez trop chaud chez vous? Ouvrez la porte de votre réfrigérateur!... 24 heure sur 24, 7 jours sur 7, des dizaines de mètres linéaires  de rayonnages produisent du froid qui se perd lentement dans le magasin. Il faut imaginer la puissance électrique nécessaire pour faire fonctionner ces appareils. Un gaspillage électrique énorme. Selon un responsable du magasin, il n'est pas à l'ordre du jour de mettre des portes vitrées pour diminuer la diffusion du froid, car trop coûteux. Il est vrai qu'avec ses 382 millions d'euros de bénéfices en 2011, la société Carrefour aurait du mal à trouver les quelques milliers d'euros à dépenser pour limiter ce gaspillage...
Alors que des solutions très simples existent, comme au rayon surgelés de ce même supermarché Carrefour (portes en verre hermétiques). Ou même encore plus simple mais un peu moins efficace comme le montre cette photo ci-dessus prise dans le petit magasin Casino nouvellement ouvert à l'angle de l'avenue du drapeau et du boulevard Pascal à Dijon.

On nous demande de changer une vielle ampoule par une basse consommation, alors que pendant ce temps le supermarché Carrefour de Quetigny gaspille une quantité énorme d'électricité en toute connaissance de cause. Un axe de travail pour l'agenda 21 de Quetigny... Il en est probablement de même dans les 38 autres supermarchés de l'agglomération dijonnaise. D'ici à ce que la grande distribution devienne vertueuse (une vraie utopie), pendant les grandes chaleurs, prenez une chaise et arrêtez vous au rayon frais.

mercredi 15 août 2012

La candidature dijonnaise pour la cité gastronomique serait-elle une blague?

Dijon possède un certain passé gastronomique. "Gaston Gérard est un des acteurs principaux avec son poulet, il a créé aussi la Foire gastronomique. En passant par la tourte de canard Henri Colin, la terrine du Bareuzai, les fameux escargots et le bœuf bourguignon ou encore les œufs en meurette , la cuisine locale n’a cessé de se développer jusqu’à aboutir à une véritable renommée nationale et internationale. « Dijon, ce n’est pas que la moutarde et le cassis »" (source: Le Bien Public)


Et non, Dijon ce n'est pas que la moutarde, c'est aussi le hamburger. Quoi de mieux qu'un "bon" hamburger Mc Donald avec du boeuf charolais? Une jolie publicité pour notre richesse gastronomique moderne qui trône devant le Grand Dijon. Un joli symbole... Mais que l'on se rassure, nous avons aussi nos plats d'été...

Pour manger sur la plage du lac kir, rien de mieux qu'un "délicieux" BBQ BEACH Burger qui ravivera aussi le personnel du Grand Dijon puisque cette publicité est située à quelques mètres du bâtiment.


Pour accompagner ces mets "locaux", un Lipton Ice Tea à la saveur citron vert sera du plus bel effet. Après tout, oublions le "pinard" du coin destiné à disparaître avec le réchauffement climatique et passons au "progrès", avec ses nouveaux produits développés scientifiquement pour qu'ils soient acceptés par le consommateur et aux qualités nutritionnelles "prouvées"...


Et pour terminer ce repas digne des grands chefs bourguignons et vu la chaleur estivale, le dessert "Le Frappé" de l'artisan "local..." Mac Donald excitera les papilles les plus expertes.


Enfin, pour prendre un verre entre amis, une bière blanche de la lointaine banlieue de Dijon (Belgique) fera l'affaire...

Toutes ces photos ont été prises avenue du Drapeau aujourd'hui, là-même où dans quelques temps passera un nouvel emblème de Dijon: le tramway.

Dijon a posé sa candidature pour héberger la future cité de la gastronomie française. Mais une ville qui laisse faire la promotion de produits alimentaires étrangers, provenant de multinationales, aux qualités nutritives néfastes et promouvant le réchauffement climatique a-t-elle une réelle chance?
Les publicités dans la rue ne sont pas une fatalité. Bientôt le Grand Dijon proposera un Règlement Local de Publicité régulant celle-ci. Mais la méconnaissance du sujet et malgré l'incohérence avec des valeurs locales (cas de la gastronomie "locale" ci-dessus), le lobby publicitaire risque de faire sa loi. C'est alors aux citoyens d'interpeller les élus du Grand Dijon, de mettre ces derniers face à leurs responsabilités!

Tant que ces publicités régneront à Dijon, la candidature dijonnaise pour la cité gastronomique sera plus de l'ubuesque qu'autre chose.

lundi 13 août 2012

Un documentaire très instructif sur les déchets passe au P'tit ciné

Mardi 14 août et jeudi 16 août, un documentaire très instructif sur les déchets est programmé au p'tit ciné, rue de la Manutention à Dijon. Avec la chaleur extérieure, il sera très agréable de profiter de la fraîcheur de cette ancienne cave transformée en cinéma de quartier. Une heure et demi pour voir nos déchets sous un nouveau jour.



Résumé :
Matières plastiques, résidus électroniques, médicaments absorbés puis rejetés dans les eaux usées, molécules indestructibles issues des nano-technologies… Ces déchets posent un problème de plus en plus grave à notre société de consommation. Ils ne sont pas seulement encombrants ou nauséabonds. Enterrés, ils se dissolvent dans nos nappes phréatiques, et nous finissons par les boire. Incinérés, ils risquent de se répandre dans l’atmosphère, et nous finirons par les respirer. Dans tous les cas, à long terme, leur accumulation nous empoisonne. Mais la planète n’est pas condamnée à se transformer en poubelle géante. Aux quatre coins du monde, la course est engagée pour créer un monde plus propre, où les déchets peuvent devenir des ressources, et remplacer avantageusement des matières premières qui elles sont de plus en plus rares. Les décharges d’aujourd’hui sont peut-être les mines de demain. Ce film dépasse donc le constat alarmiste et dresse un inventaire optimiste des solutions d’avenir…


mercredi 8 août 2012

Le Tramway roule aux pesticides

De l'herbe sur le tracé du Tramway. Oui, mais pas n'importe laquelle. Quand il y en a de la "mauvaise", c'est à coups d'herbicides que ça se passe. Déjà au mois de mai avenue du Drapeau.


Et la semaine dernière, c'était à proximité du Campus Universitaire. Cette fois, le personnel portait la combinaison réglementaire qui lui permet de diminuer le risque d'attraper un cancer par les produits pulvérisés. Encore et encore de la pollution, ça n'en fini donc jamais?


La situation s'améliore toutefois comme l'indique cette lettre de la mairie envoyée à une dijonnaise témoin de pollution volontaire sur un trottoir. Cette lettre se termine par une phrase très intéressante: "les commissions de quartier pourraient être le relais pour expliquer aux habitants de vivre avec les adventices plutôt que de rechercher à les faire éliminer systématiquement." Il existe en effet de nombreuses personnes pour qui un trottoir doit ressembler à un espace sans vie, juste du bitume et rien d'autre. Le concept d'une ville aseptisée est tenace.

Question pesticides, la ville de Dijon n'est pas encore exemplaire...

lundi 6 août 2012

Ils roulent de Plogoff à Fessenheim pour dire non au nucléaire

La caravane à vélos des indignés du nucléaire a pris son départ le dimanche 5 août pour arriver à Fessenheim-Wyhl le 8 septembre.

Les indignés invitent à une promenade à vélo en France, d'Est en Ouest. Ils pédaleront ainsi d'un site nucléaire à l'autre. Même si les indignés se disent de plus en plus inquiets face au nucléaire, cette initiative militante se veut joyeuse, humoristique, colorée et à un rythme de flânerie, soit 40 km en moyenne par jour.

« Nous fleurirons nos vélos d'hortensias en référence et en soutien à la révolution qui se déroule au Japon. Nous espérons que les communes et leurs habitants, informés de notre passage nous accueilleront avec ces fleurs », indique le collectif.


L'affaire de Plogoff bataille anti-nucléaire

"Réveiller le souvenir des résistances victorieuses à la déraison nucléaire comme Plogoff, Erdeven, Le Pellerin-Le Carnet, Bourg d'Iré, Wyhl, en ce qui concerne le trajet de la caravane. Exiger une date très prochaine pour le débat sur l'énergie, promis par le candidat Hollande pendant la campagne. Fixer la date de fermeture de la centrale de Fessenheim." (source: Ouest-France)

Ces indignés feront étape à Dijon le samedi 1er septembre.

Et dire qu'il existe encore des personnes à vouloir développer le nucléaire. Qu'ils soient des élus ou bien des dirigeants d'EDF ou d'AREVA, ce ne sont pas à eux seuls de décider pour tous les français. Les pro-nucléaires sont soit des inconscients, soit des utopistes, soit des égoïstes dangereux! Et de futurs lâches en cas d'accident...


lundi 30 juillet 2012

Une nouvelle "zone 30" à Dijon

Avec l'arrivée du tramway, les boulevards de Brosse et Tremouille qui occupaient trois voies sont passés à une seule voie. La mairie de Dijon en a profité pour limiter la vitesse à 30 km/h sur ces voies.
Une vitesse moindre, c'est tous les transports à pieds et à vélo qui sont favorisés, comme l'explique le site ville30.org


Conférence sur les villes à 30 km/h


Conférence "La ville à 30, la convivialité...

Et pour bien comprendre tout l'intérêt de ce changement, petit retour sur deux conférences, organisées par l'association EVAD, qui ont eu lieu fin décembre 2010 avec Anne Faure (urbaniste) et Patrice Nogues (président de la Fub).

C'est à force de petits changement que la ville de Dijon se transforme et favorise les transports doux.

mardi 24 juillet 2012

La ville de Dijon se fait ridiculiser par le monde du nucléaire

Novembre 2011, le conseil municipal de Dijon avait adopté un voeu relatif à la circulation des déchets nucléaires sur le territoire de la ville. Il était notamment demandé qu'une information transparente soit donnée aux élus du conseil municipal de Dijon et aux dijonnais.



Et que s'est il passé aujourd'hui?


Un nouveau transport de déchets nucléaire était annoncé, non pas par la mairie de Dijon, mais par le réseau Sortir du Nucléaire.


Un premier tweet sur le site du réseau annonçait que le train est passé aujourd'hui vers 18h.


Puis finalement, un tweet de Kabanon indique que le train est passé à Dijon à 17h43, avec une photo.

Aujourd'hui, le monde obscur du nucléaire s'est essuyé les pieds sur le voeu de la ville de Dijon. Cette dernière a belle et bien été ridiculisée. Les responsables du nucléaire ont toujours fait ce qu'ils veulent, et continuent pleinement à le faire. Et pas seulement en France.


Par exemple cet article de Courrier International, publié aujourd'hui, et qui indique qu'à Fukushima les détecteurs de radioactivité sont volontairement truqués!

Nos élus de l'agglomération dijonnaise vont ils faire quelque chose ou bien préfèrent ils continuer à se faire ridiculiser?

lundi 23 juillet 2012

La Fondation Nicolas Hulot soutient la démarche de l'association "Chouette, c'est bio !"

L'association dijonnaise "Chouette, c'est bio!", bien connue pour sa volonté de promouvoir les aliments bio dans les cantines dijonnaise, avait déjà le soutient de nombreuses personnalités: Jean-Marie Pelt, Isabelle AUTISSIER, Présidente du WWF France, Serge ORRU, Directeur du WWF France, Lylian Le GOFF, médecin-environnementaliste, Gilles-Eric SERALINI, président du Conseil Scientifique du CRIIGEN, Jean-Paul JAUD, réalisateur du film « Nos enfants nous accuseront », Hugues TOUSSAINT, président de l’association Bioconsomacteurs, Association UFC-Que choisir Côte-d’Or, etc...
Et depuis aujourd'hui, le blog de l'association informe que la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme soutient la démarche de "Chouette, c'est bio!".



Tous ces soutiens montrent à quel point l'intérêt d'avoir des produits issus de l'agriculture biologique dans les cantines scolaires dijonnaises est une nécessité. Une nécessité pour l'environnement, une nécessité pour la santé des enfants, une nécessité pour l'agriculture locale. Que plus personne ne vienne dire que passer au bio est impossible alors que de nombreuses villes sont beaucoup plus avancées que Dijon.

samedi 21 juillet 2012

"Le Génie du Lieu", journal d'expression libre du quartier des Lentillères

Un nouveau journal, "Le génie du Lieu", vient de sortir à Dijon. Des articles intéressants comme un résumé de deux années de jardinage et de lutte potagère au Pot'Col'Le, un autre sur l'urbanisme vert, ou encore sur la ferme "Le jardin des Maraîchers" qui a officiellement ouvert à la fin du printemps.


L'édito du premier numéro explique la position: "Ce petit journal de quartier à publication apériodique s’intitule le Génie du Lieu. La formule ne vient pas de nous, mais de l’urbaniste Nicolas Michelin, qui fomente depuis quelques années la destruction de ce quartier. De manière démagogique, celui-ci affirme : « Le génie du lieu, c’est l’impression, l’air, l’atmosphère... [...] Nous devons nous imprégner de ce qui existe, de l’histoire, des hommes avant de construire. C’est la base de notre métier d’urbaniste. Je ne comprends pas ceux qui inventent des systèmes complexes sans tenir compte de l’existant. » (Le Journal du Palais, du 26 septembre au 2 octobre 2011) Nous sommes l’existant, un existant qui participe à la vie de ce quartier que nous avons rebaptisé le quartier des Lentillères. Nous ne nous laisserons pas duper par leur beau discours et défendrons tout ce que nous contruisons ici, loin de leurs concepts urbanistiques aseptisés et prémâchés."



De plus en plus de personnes se rendent régulièrement sur ces hectares de bonnes terres agricoles en plein Dijon pour participer au jardinage collectif et pour l'ambiance. La ville de Dijon continuera-t-elle sont objectif de destruction de ces terres fertiles sur l'autel du "développement durable" avec son projet d'écoquartier? Ouvrons les yeux, les terres agricoles sont la richesse de demain.
A suivre...

jeudi 5 juillet 2012

Ependage de pesticides (presque) directement dans l'Ouche

Alors que la ville de Dijon se targue d'être une ville modèle sur le plan environnemental en général, elle peine sur les pesticides. Il n'y en a plus dans les espaces verts et aux pieds des arbres, mais le déversage de pesticides continue sur les trottoirs ou les pelouses du tramway malgré l'utilisation de plus en plus de brûleurs et autres désherbages manuels.

Ainsi donc, cet après-midi, un témoin a vu trois hommes qui épendaient des pesticides rue de York à Dijon, vers 15h30. Ils étaient équipés d'un quad pour porter le réservoir de pesticides, mais ne portaient aucune protection alors que la mairie le leur impose, même pour les agents non communaux (la mairie n'utilise plus de Round'Up, elle soustraite cela à des entreprises privées...). Et ce qui a été répandu sur le trottoir se retrouve déjà dans la rivière Ouche puisqu'aujourd'hui les averses orageuses se sont succédées, comme c'était prévu par météo France...