lundi 31 janvier 2022

Mobilisation contre l'accaparement des terres

Plus de 600 personnes ont répondu présent à l'appel du Soulèvement des Terres, ce samedi 29 janvier près de Passenans dans le Jura, pour une marche contre l'accaparement et la reprise des terres, dont de nombreux dijonnais.




Toute le monde, ou presque, a entendu parlé de la destruction des terres agricoles pour y construire des zones industrielles ou autres zones urbanisées. Ce qui est moins connu, c'est la spéculation sur les terres agricoles. L'association ccfd-terres solidaires avait mis en avant ce problème dans un rapport en 2012




Mais maintenant le problème arrive en France. Normalement les Safer (sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural) sont censées éviter toute spéculation lors de l'achat de terres agricoles.

Il existe toutefois un moyen assez simple de contourner cette régulation : l’achat sociétaire. En deux mots ? Au lieu de vendre des terres, les propriétaires agricoles vendent des parts des sociétés auxquelles sont attachées ces terres. Comme la Safer ne peut intervenir que lorsqu’il y a une vente foncière, ou que la totalité des parts sociales d’une société agricole est vendue, l’achat de parts sociales passe sous ses radars (lire l'article de Reporterre.net).




C'est pour cette raison que de nombreux dijonnais étaient présent sur place, dont une dizaine de membres de l'association Les Amis de la terre Côte-d'Or.

dimanche 30 janvier 2022

Ouverture des locaux de Bocaux&co

Ce vendredi 28 janvier, les responsables de l'association Bocaux&co ont ouvert leur boutique rue Maurice Ravel à Dijon. Bocaux&co est un projet d’économie circulaire pour le réemploi des bocaux à l’échelle de l’agglomération dijonnaise.

Partant du principe qu'un bon déchet est un déchet qui n'existe pas, le projet de cette association est d'éviter le recyclage des bocaux et autres contenants alimentaire en verre pour le remplacer par le réemploi.

Le verre a beau être recyclable à l'infini, chaque tonne de verre récupéré doit être chauffé à de très hautes températures pour ensuite donner de nouveaux contenants. Un processus nécessitant beaucoup d'énergie (pétrole, gaz ou électricité) de par la collecte (en camions), le recyclage et à nouveau des transports par camion pour la diffusion.

Dans le cas de Bocaux&co, le processus est nettement plus vertueux. Ainsi, le contenant en verre sera déposé par les dijonnais dans un des points de collecte de proximité (déjà 8 installés, possibilité d'y aller à pieds ou à vélo). L'association se charge de les récupérer (transport local), les laver et les remet en vente pour les professionnels et les particuliers au sein de leur nouveau local. Le bilan écologique est donc excellent. 



 

 

 

 

 

 

Une initiative à découvrir et à encourager.

mercredi 19 janvier 2022

Mobilisation contre l'implantation d'Amazon à Longvic

Le lundi 10 janvier, un collectif d'associations rassemblées sous la bannière "Plus Jamais Ca !" s'est retrouvé devant le futur entrepôt d'Amazon à Longvic. L'arrivée de cette multinationale se fait contre toute logique environnementale et sociale.

Informé par les médias de l'arrivée d'un centre de "livraison du dernier kilomètre" d'Amazon, plusieurs associations avaient dénoncé cet état de fait via une lettre ouverte adressée à François Rebsamen, président de Dijon Métropole et José Almeida, maire de Longvic, en novembre dernier.

François Rebsamen s'en est expliqué dans un facebook live le 15 décembre :

 

A la question de savoir si Amazon ne paye pas d'impôts en France, il a simplement posé la question au directeur général Amazon France. Il est bien triste de voir que François Rebsamen ne cherche pas à savoir, quelle crédulité de sa part. Il suffit de chercher un peu sur internet pour découvrir la réalité, comme cet article du site Capital qui titre : "44 milliards d’euros de ventes, 0 impôt sur les sociétés : Amazon roi de l’optimisation fiscale en Europe." Ou encore celui de France Info.
La désserte du dernier kilomètre n'est bien évidemment pas que la livraison du centre ville de Dijon, mais est en réalité une livraison sur des dizaines de kilomètres, avec son lot de camionnettes...
En ce qui concerne la destruction des emplois, François Rebsamen n'a juste pas répondu à la question, parlant uniquement des 50 CDI créés, mais en aucun cas de ceux détruits. Toutefois il conclut par "ça va faire un peu de compétition, il faut que les commerçants l'acceptent". Il pourra toujours réitérer le greenwashing de Dijon métropole "#Dijon achetons local". 

Le collectif "Plus Jamais Ca!" présent symboliquement à Longvic sait que juridiquement il est impossible de faire cesser l'implantation d'Amazon et s'oriente, en autre, vers la pédagogie des citoyens sur ce qu'est vraiment Amazon, à défaut de faire de la pédagogie des élus...

Il est étonnant de voir que seuls des syndicats et des associations environnementales s'inquiètent de cette venue, et non des commerçants ou des associations de commerçants, comme Shop In Dijon, qui sont muets sur le sujet...

mardi 28 décembre 2021

23ème Vigie citoyenne mensuelle pour la reconversion du CEA Valduc

Le 15 décembre 2021 à Dijon, place Darcy, puis à Moloy, près du site du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) de Valduc qui assure la maintenance et la modernisation des 290 armes nucléaires françaises, 8 lanceurs d’alerte du ‘Collectif Bourgogne Franche-Comté pour l'abolition des armes nucléaires’ ont déployé des banderoles. 

Ils appellent :
- au respect par la France de l’art. 6 du Traité de non-prolifération (TNP), auquel elle a adhéré en 1992 et dont elle viole allègrement l’esprit et la lettre,
- à l’adhésion de la France au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN de 2017), devenu depuis le 22 janvier 2021 la norme du droit international,

- et à la reconversion à des activités pacifiques, utiles à l'Humanité, des sites CEA-DAM dont celui de Valduc. 


Comment les citoyens peuvent-ils soutenir le TIAN ?
- Écrivez à votre Maire, afin que votre commune signe l’Appel des villes d'ICAN pour le désarmement nucléaire, à votre Député et Sénateur pour que la France ratifie le TIAN.
- Participez aux vigies citoyennes à Dijon ou Valduc, à Paris et ailleurs.

- Questionnez votre banque sur son financement de la bombe atomique en participant à la
campagne d’action sur ce thème.
- Intéressez-vous aux
armes nucléaires, aux questions de sécurité internationale et aux alternatives de défense de la démocratie.

Les vigies et actions non-violentes menées par le ‘Collectif Bourgogne Franche Comté pour l’abolition des armes nucléaires’ s’inscrivent dans le cadre d' ICAN, prix Nobel de la PAIX 2017 : 'Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires’ (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons), ayant abouti à l'interdiction des armes nucléaires en 2017, à la suite des précédentes grandes victoires de l'ONU :
Interdiction des armes biologiques (1972)

Interdiction des armes chimiques (1993)

Interdiction des mines antipersonnel (1997)

Interdiction des bombes à sous-munitions (2008).

Découvrez !
L’
historique avec photos des actions à Dijon et Valduc depuis 2014.
Les 7 vices de la dissuasion nucléaire.
Le dossier Déchets nucléaires militaires français signé ICAN-France et Observatoire des armements.

Le collectif Bourgogne Franche-Comté pour l'abolition des armes nucléaires http://abolitiondesarmesnucleaires.org - abolitiondesarmesnucleaires@orange.fr - 06 14 24 86 96

dimanche 12 décembre 2021

Germe de blé : cagnotte solidaire de Côte d’Or

Depuis 2014  l'association Germe de Blé contribue au développement d’une agriculture paysanne, locale et écoresponsable en permettant à des particuliers ou des associations de prêter à taux 0 à des porteurs de projets.
Cinq prêts ont pu être accordés pour des projets : maraichers, paysan boulanger, éleveur de cochons…

En 2021, Germe de blé a contribué à un projet d’élevage de brebis pour la production de lait et la fabrication de fromages. 

* Des projets locaux et équitables
Dans le même état d’esprit que les AMAP, une cagnotte solidaire contribue au rapprochement solidaire entre paysans et citoyens dans le cadre d’un partenariat local, direct et transparent.
* Des eco-citoyens financeurs
La Cagnotte fait un appel à ses adhérents pour participer au financement du prêt, par des apports associatifs avec droit de reprise. Ces apports sont restitués aux apporteurs, sans rémunération, lorsque l’intégralité du prêt est remboursée.
* Des prêts solidaires
Un paysan est porteur d’un projet et d’une demande financement. Cela peut se faire pour consolider son activité, pour la développer ou pour faire face à une difficulté temporaire. Les responsables de la Cagnotte l’accueillent, l’écoutent et étudient l’ensemble des conditions sociales et économiques du projet.

Si un mode de financement solidaire original et transparent, déconnecté des systèmes bancaires traditionnels vous intéresse, rejoignez l’équipe d’animation ou adhérez à Germe de Blé.

lundi 29 novembre 2021

Action contre le BlackFriday à la Toison d’Or par Extinction Rebellion Dijon

Communiqué de XR Dijon:
"Au lendemain du BlackFriday, une vingtaine d’activistes d’XR Dijon ont occupé l’entrée de la Toison d’OR pour dénoncer les dérives de cette journée consumériste.


Ce samedi 27 Novembre, des membres Dijonnais.es du mouvement de désobéissance civile Extinction Rebellion ont occupé le premier centre commercial de Bourgogne Franche Comté dans l’objectif de dénoncer les nombreuses dérives et les impacts écologiques du Black Friday.
Ils étaient une vingtaine portant notamment une banderole où l’on pouvait lire « Stop au Blackfriday – Stop au consumérisme » ou encore des pancartes avec les messages suivants :
* 130 Milliards de vêtements sont achetés par an. 70% de ces vêtements ne sont pas portés,
* Pour faire -30% les prix sont augmentés avant,
* On veut des supers maraichers et pas des supermarchés.
L’action s’est déroulée de 15h à 17h et a été ponctuée de discours engagés et de chants militants écologiques.

Pour rappel chaque année se sont des millions de consommatrices et consommateurs qui achètent en quantité des produits vendus avec des réductions affichées importantes à l’occasion du Blackfriday. Les militant.e.s ont rappelé que plusieurs études notamment produite par UFC que choisir ont démontré que beaucoup de ces réductions étaient fausses (https://www.quechoisir.org/actualite-black-friday-2021-des-fausses-promos-a-gogo-n96668/) avec des pratiques d’augmentation des prix quelques semaines avant. Iels ont également soulignés l’impact écologique et climatique de l’achat de produits provenant souvent de milliers de km et étant fabriqués dans des conditions de travail inhumaines.

Cet événement intervient peu de temps après l’échec de la COP26 et nous rappelle à quel point il est urgent d’agir au plus vite pour changer nos modes de vie et de consommation.

Si vous aussi êtes intéressé.e.s pour agir, n’hésitez pas à nous rejoindre en nous écrivant à l’adresse : xrdijon@protonmail.com.

Amour et Rage

Le groupe XR Dijon"

samedi 27 novembre 2021

Contre toute logique, Amazon s'implante près de Dijon

Qui souhaite avoir sur son territoire une entreprise néfaste pour l'environnement, qui fait de l'évasion fiscale et qui détruit plus d'emplois qu'il n'en créé ? Dijon métropole le fait ! Une situation critiquée par des associations environnementales dans une lettre ouverte à l’attention de M. François Rebsamen, président de Dijon Métropole et M. José Almeida, maire de Longvic.

"Messieurs,

Nous avons appris par les médias locaux que la société Amazon (multinationale spécialisée dans le e-commerce) est en train de construire une « agence de livraison de proximité » à Longvic. Ce projet initié depuis avril 2020 s’est fait dans le plus grand secret, avec votre totale complicité, par l’intermédiaire d’une société immobilière écran. À l’heure où l’inaction de nos dirigeants lors de la COP26 nous laisse entrevoir un réchauffement de 2,7 degrés à l’horizon 2100, nous sommes extrêmement étonnés et atterrés par cette nouvelle. Comment se fait-il que vous ayez accepté cela en délivrant le permis de construire sur ce site qui abritait une entreprise dédiée à une énergie renouvelable – FranceÉole ? Firme qui, elle, n’a pas reçu le soutien nécessaire au maintien de son activité.


Nous nous permettons de vous rappeler que :

A. Aspects environnementaux

  • Le bilan carbone annoncé par Amazon équivaut à 10% des émissions globales de la France, et l’équivalent de celles de la Bolivie. Néanmoins, il est largement sous-évalué. Il ne prend pas en compte les émissions liées à la fabrication des 15 milliards de produits vendus, par exemple. De plus le modèle Amazon pousse à la surconsommation et à la surproduction.
  • Le transport des produits qu’elle vend à travers le monde requiert des centaines de millions de trajets en camions, des millions de trajets en bateau et environ 48 000 trajets en avion. Amazon a massivement recours au transport aérien de marchandises, en louant déjà plus de 70 appareils. Pour assurer le service Prime et la livraison en 24 heures sur l’ensemble des territoires où il s’implante, Amazon assume sans complexe développer sa propre flotte d’avions pour les « Membres Prime qui aiment les livraison ultra-rapides, les prix attractifs et l’important choix disponible chez Amazon ». Il dispose ainsi de 20 espaces réservés dans les aéroports aux États-Unis et vient d’en ajouter un nouveau en Californie. Le fret aérien de marchandises d’Amazon représente donc à lui seul des émissions de gaz à effet de serre considérables.
  • Amazon ou l’art du greenwashing : Amazon met en avant, par exemple, la commande de 100 000 camions électriques pour réduire ses émissions. Mais ce chiffre est bien grotesque comparé aux quelques 1,4 million de camionnettes à moteur thermique qu’elle utilise à travers le monde. Sans parler de l’augmentation du trafic aérien, pour proposer des délais de livraison toujours plus courts !
  • Son activité de stockage de données informatiques émettrait 55,8 millions de tonnes de gaz à effet de serre en 2018, soit l’équivalent des émissions annuelles du Portugal.
  • Ne nous laissons point berner par les apparences d’engagements écologiques de ces géants de l’économie ultralibérale, comme avec l’initiative The Climate Pledge, lancée en 2019 conjointement par Global Optimism. Ce programme d’enfumage pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2040 repose sur toujours plus de consommation en compensant de façon différée les émissions de gaz à e et de serre. Il avait été lancé en réponse à un mouvement de grève – inédit à l’époque – au siège de la multinationale… L’astuce de ce greenwashing ? Mettre des produits certifiés écoresponsables en avant sur la plateforme, planter quelques milliers d’arbres mais continuer, dans le même temps, à allonger la durée de navigation numérique ou à détruire des produits neufs renvoyés par les clients !

En bref, les activités de cette multinationale sont totalement incompatibles avec une transition écologique pragmatique de la métropole, ainsi que de Longvic avec sa charte 2030.


B. Aspects financiers

  • Amazon dissimule son chiffre d’affaires réalisé en France (57 % en 2017), ce qui lui permet de pratiquer une évasion fiscale massive en déplaçant une grande partie de ses bénéfices vers l’étranger. Cela a bien sûr des impacts négatifs sur les recettes fiscales des États où est présent Amazon, mais ce recours massif aux paradis fiscaux renforce également la position prédominante d’Amazon vis-à-vis de ses concurrents, plus petits, qui paient en proportion de leur activité davantage d’impôts.
  • Amazon paye 0 € d’impôt sur les ventes pour son activité en Europe.
  • Amazon et les autres acteurs du e-commerce ont développé un système de fraude à la TVA généralisé, qui a coûté près de 5 milliards d’euros à l’État français en 2019 !
  • La venue d’Amazon sur une commune entraîne souvent des investissements publics considérables en infrastructures au bénéfice principal d’Amazon comme à côté de Metz (35 millions d’euros environ). Qu’en est-il de Longvic ?



C. Aspects socio-économiques

  • Amazon prévoit d’ouvrir 35 nouveaux projets d’entrepôts en France d’ici à fin 2023, ce qui pourrait entraîner la destruction de plusieurs milliers d’emplois dans l’Hexagone. La dernière étude réalisée en France démontre que 1 emploi créé par la multinationale est responsable de la destruction de 6 emplois dans le commerce de proximité et, en moyenne, de 2 emplois dans le commerce global (commerce de proximité et grandes surfaces).
  • Amazon met en place des conditions de travail parmi les plus dures du secteur : cadences imposées et harassantes, rémunérations inférieures à celles pratiquées dans le secteur, abus d’utilisation des intérimaires, pratiques de licenciement en fin de période d’essai, mesures de contrôle et de surveillance des salarié·e·s.
  • Les livreur·se·s (généralement précaires et/ou en situation irrégulière) sont ubérisé·e·s et mis·es sous pression sans possibilité de pouvoir s’organiser ou se syndiquer.
  • Amazon, en développant l’automatisation dans les entrepôts logistiques et la livraison par drone, cherche à se débarrasser du facteur humain.

Pour toutes ces raisons nous ne comprenons pas votre choix. La création de 50 emplois qui vont en détruire davantage alors que, via l’affichage publicitaire et autres communications dans Dijon Mag, vous dites soutenir les commerçants locaux. Est-ce cela votre vision du « dynamisme économique et de l’attractivité de l’agglomération » ? Et quid des émissions de CO2 amplifiées, alors que vous cherchez à obtenir le label Capitale Verte européenne ?

Le monde selon Amazon n’est pas viable ! Pourtant, il arrive dans la métropole…”

Lettre ouverte cosignée par les collectifs et associations suivantes :
Les Amis de la Terre Côte-d’Or ; Greenpeace Dijon ; ATTAC21 ; Oxfam Dijon ; Nature & Progrès Bourgogne ; Les Ami-es des jardins de l’Engrenage"
 

dimanche 21 novembre 2021

Le Restaurant La Menuiserie, un engagement depuis 3 ans

Le restaurant dijonnais La Menuiserie soufflait ses 3 bougies d'existence le samedi 20 novembre. Une équipe engagée dans une démarche écologique affirmée dès le début et qui se poursuit au maximum.

Ainsi, ce restaurant a obtenu le label "écotable" avec la note 3 (la meilleure possible) au mois de juillet, le premier restaurant avec la Ferme de la Ruchotte à être labellisé en Bourgogne. Pour l'avoir, il faut :
● Plus de 50% de mes produits sont issus d’une agriculture biologique ou de filières durable
● Je tri et valorise les biodéchets.
● Je n’ai pas d’espèces de poissons menacés à ma carte.
● Mes viandes sont 100% françaises et issues de filières durables
● + un critère bonus Critères bonus :
- Le restaurant utilise des produits d’entretien écologiques
- Son énergie est verte
- Je développe l’aspect social dans son établissement
- Je ne sers pas de boissons industrielles
- J'applique une politique zéro déchet

Ce restaurant s'approvisionne de produits quasiment 100% local, dont une bonne partie directement au près des producteurs du marché de Dijon. Son électricité est achetée au près d'Enercoop, et d'ekWater pour le gaz, des fournisseurs d'énergie très engagés pour le respect de l'environnement.

Cette labellisation "écotable" fait écho à la certification restaurant Bio (à hauteur de 50% de leurs approvisionnements) et, entre autre, à la mise en place de la collecte des bio-déchets par l’association « La Chaine Verte ». Plus d’une tonne de déchets de la Menuiserie ont été transformés en compost par l’association depuis début juillet, soit 250kg de déchets par mois qui ne viendront pas polluer en étant incinérer, mais permettront d’enrichir nos sols.

Parmi les autres démarches en faveur du développement durable, on peut citer en particulier l’acquisition de deux vélos cargos Douze Cycles et le remplacement d'anciens frigos énergivores.

Bon à savoir, ce restaurant propose aussi des prestations à la demande sur Dijon.

vendredi 19 novembre 2021

Opération végétalisation d’abribus à Dijon

 Communiqué des Amis de la Terre Côte-d'Or

"A Dijon, le 19 novembre 2021

Publicités pour de l’alcool, des voitures plus ou moins polluantes, du parfum, de la malbouffe ou des franchises étrangères vendant de la nourriture non saine, incitations à la surconsommation, etc. La publicité débridée est un grave problème de société. Au niveau de la métropole dijonnaise, personne ne peut échapper aux centaines de publicités visibles sur les panneaux sucettes et abribus. Cela fait bientôt une année que Les Amis de la Terre Côte-d’Or interpellent les élus de la métropole en leur demandant de ne pas renouveler le contrat avec Clear Channel en 2022 afin de remplacer les Abribus® par des aubettes écoresponsables. 



 

Une nouvelle fois, nous interpelons nos élu·e·s à prendre leurs responsabilités en ce qui concerne cette question environnementale.



 

 

 

 

 

Ce samedi 13 novembre, nous avons recouvert 4 affiches publicitaires sur deux abribus du secteur Parc des Sports avec des feuillages de saison. Une transformation à l’ambiance automnale, une décoration d’embellissement de la ville pour le plaisir des yeux des voyageurs, avec un message simple : « François, pour le climat, on a besoin des arbres, pas de la pub ! ».

 

Un message à destination de François Rebsamen, président de Dijon Métropole, pour rappeler que continuer à afficher de la publicité dans l’espace public est avant tout un choix politique ayant un impact sur le changement climatique. Il ne tient qu’au Conseil communautaire de prendre cette décision novatrice, unique en France, celle de se passer des multinationales pour gérer le mobilier urbain tout en promouvant l’activité des acteurs locaux et actrices locales sur de nouvelles aubettes adaptées à l’identité de l’agglomération."


Il est clair que des abribus façon "végétal" seraient plus cohérents avec une ville qui se déclare "référence écologique européenne"...

lundi 15 novembre 2021

Pour un urbanisme participatif, sobre et soutenable de l’agglomération dijonnaise

"Nous, Collectif d’associations agissant, entre autres, dans nos quartiers et communes pour la promotion et la défense de l’environnement de la métropole dijonnaise, prenons la parole dans le cadre de l’enquête publique relative à la modification du Plan Local d’Urbanisme intercommunal Habitat et Déplacements (PLUi-HD). 

Les effets du changement climatique altèrent profondément l’équilibre de vie dans les grandes villes, et notamment pour les personnes les plus fragiles. Dans ce contexte, nous appelons les élus de Dijon Métropole à se saisir de l’opportunité de cette modification du PLUi-HD pour demander sa révision afin d’apporter de véritables changements dans le développement urbain et la fabrication de la ville et nous incitons les habitants à profiter de cette occasion pour exprimer leurs inquiétudes sur la sur-densification de l’agglomération.

Les enjeux sont de garantir aux habitants actuels et futurs une vie supportable dans les années à venir, en dépit d’épisodes climatiques extrêmes récurrents, notamment les canicules et les inondations. Cela passe par une révision des ambitions de croissance de l’agglomération, un discernement dans l’usage des terrains selon leurs natures, un changement profond des modes de construction et un réinvestissement des locaux vacants, le tout en large co-construction avec les habitants, les usagers et les aménageurs des communes.

Vouloir grossir à tout prix : le premier écueil
Le PLUi-HD actuel repose sur des prévisions de développement constant et croissant de la population et des activités “économiques” gourmandes en infrastructures et bâtiments. Dans le contexte de crise économique, écologique et sociale que nous vivons ces prévisions ne paraissent pas justifiées pour l’agglomération dijonnaise. La densification proposée implique une captation métropolitaine des services, des transports publics, des zones d’emploi et d’habitat, de la ressource en eau qui, en contribuant à la désertification des territoires proches, amplifie le clivage entre les zones urbaines et les zones rurales. A la place, un développement équilibré du territoire impose une autre répartition des activités et de l’habitat avec, notamment, un réseau de transports publics structurant.

En prévoyant l’urbanisation de 480 hectares d’espaces naturels et de terres cultivables entre 2020 et 2030, le PLUi-HD hypothèque gravement une part importante d’autonomie alimentaire du territoire et la réserve d’espaces de respiration au risque d’une vulnérabilité alimentaire, climatique, sanitaire et sociale dans les années à venir.

Alors que le PLUi-HD planifie les projets sur 10 ans, les constructions et infrastructures sont érigées pour des décennies : les choix d’aujourd’hui auront un impact pour les 80 à 100 ans à venir.

Revenir aux besoins fondamentaux des habitants

Les études en neurosciences et en anthropologie le montrent depuis plusieurs années : pour être en bonne santé, l’humain a besoin d’un mode de vie connecté aux réalités biologiques que sont la relation avec la terre et les organismes vivants, le rapport aux saisons et la capacité à produire sa propre nourriture. Rappelons que ces besoins prévalent pour tout un chacun, quelles que soient son origine sociale ou sa catégorie socio-professionnelle.

L’habitat urbain de demain doit être réfléchi et adapté pour mieux protéger l’humain des stress climatiques à venir, tout en permettant cette connexion, sans besoin de longs déplacements. Il s’agit de concevoir des logements vivables, sous forme d’habitat s’ouvrant sur des espaces naturels pour répondre aux besoins d’espaces verts de tout un chacun. Le bien-vivre ensemble requiert aussi d’amoindrir les bruits de l’environnement immédiat, la pollution sonore due à la sur-densité étant un mal latent.


Prendre soin des espaces naturels, de la terre nourricière et de la biodiversité

Pour pouvoir assurer la résilience alimentaire de l’agglomération dijonnaise, iI faut préserver un maximum d’espaces de pleine terre pour les dédier à une agriculture maraîchère urbaine et péri-urbaine. Par ailleurs, des espaces de pleine terre, consacrés aux jardins partagés et au développement et à la réserve d’espaces verts arborés, participent à la lutte contre les îlots de chaleur urbains.

Proposer, dans de nombreux secteurs, un taux de 30 % de pleine terre et de seulement 10 % pour les terrains jusqu’à 300 m2 est insuffisant pour répondre à cette nécessité vitale. Combien de jardins, d’alignements d’arbres, de maisons, d’espaces de “respiration” détruits par une telle mesure?

Nous demandons à ce qu’un audit et inventaire détaillé des sols soit réalisé pour pouvoir caractériser et sanctuariser le maximum de zones de pleine terre en incluant les cœurs d’îlots.

L’infiltration des eaux pluviales est également un enjeu pour éviter les inondations liées aux futurs épisodes pluvieux intensifs et pour assurer le remplissage des nappes phréatiques. Un objectif optimal de libération des sols pour le cycle de l’eau doit être fixé aux alentours de 60 %. Il pourrait passer par une désimperméabilisation - ou une non imperméabilisation - imposée aux zones d’activité et d’habitat existantes ou en projet. Sachant qu’il faut 10 à 20 ans pour restaurer la qualité organique d’un sol précédemment recouvert d’asphalte, il est urgent d’agir.

La réintroduction du végétal et le maillage des quartiers par une trame verte peuvent seuls permettre le maintien d’une biodiversité ordinaire, mais néanmoins fonctionnelle en milieu urbain, comme refuge de la flore et de la faune associée, et comme espace privilégié de rencontre des habitants entre eux et avec la nature. La sauvegarde de la majorité des arbres existants en ville et la plantation de nouveaux, sont essentielles. Les arbres ont des effets favorables reconnus et importants de régulation des températures, de réduction de la pollution et du bruit, de capture du CO2. Les sites de projets inscrits au PLUi-HD, ainsi que des toitures végétalisées de faible épaisseur (30 cm), particulièrement valorisées par le règlement, ne garantissent ni la préservation de la “trame verte et bleue”, ni sa restauration.


Faire du “BTP”, mais autrement

Responsable de l’émission de 9 % des gaz à effet de serre mondiaux, la construction de bâtiments en béton est particulièrement gourmande en matières premières dont l’extraction provoque une forte pollution, en partie dans des pays pauvres. Le territoire se retrouve dépendant de ressources qui viennent du bout du monde.

Un urbanisme sobre et soutenable repose sur des méthodes de constructions alternatives, telles les basses technologies, auxquelles il faut recourir pour assurer la pérennité de l’acte de construire pour les générations futures, auxquelles s’ajoute un plan de rénovation et d’isolation du bâti ancien.

Ainsi, le PLUi-HD doit encourager les constructions en matériaux naturels et locaux : la désormais connue « ossature bois » mais aussi le BTP - « Bois Terre Paille », et le « Chaux-Chanvre », par exemple. Les règles d’urbanisme doivent privilégier ces méthodes et ce plan qui présentent les intérêts de faire travailler des entreprises locales, de réduire les nuisances liées aux bruits des travaux qui dégradent le cadre de vie des dijonnais et d’être moins énergivores à la construction et thermiquement plus efficaces.

Ces choix nécessitent de nouvelles formations aux métiers du bâtiment ainsi qu’une organisation rigoureuse de nouvelles filières locales durables sans surexploitation des ressources.

Ménager plutôt qu’aménager la ville

Répondre au besoin en logement pour des personnes à revenus modestes est bien pour nous une priorité. Or, les ONG l’expliquent depuis des années : au-delà d’un logement, les personnes touchées par la précarité ont besoin de l’accès à l’ensemble de leurs droits (emploi, santé, mobilité, etc.). Résumer la prise en compte de leurs difficultés à la construction de logements, pouvant s’avérer inadaptés, est une illusion.

Pour inclure chaque personne, une réflexion globale doit être menée sur le patrimoine construit déjà disponible sur l’agglomération dijonnaise. Combien de bureaux vides ? Combien de locaux commerciaux et d’appartements vacants ? Il faut recenser toutes ces ressources disponibles pour définir ensuite, en cohérence, le réel besoin de construction.

Une architecture soucieuse du bien-être des habitants, ce sont des constructions de taille raisonnable, dotées de larges espaces verts et de rencontre et respectant l’identité des quartiers, les maisons existantes ainsi que le patrimoine. Nous disons stop aux rues “canyons”, aux immeubles massifs, sans vue de plus de 4 étages. Qualité de vie et apaisement des quartiers sont à ce prix.


La méthode : ANTICIPER et CO-CONSTRUIRE

Toute action d’urbanisme doit être précédée d’une analyse menée par des experts indépendants aidés par les habitants, experts de leur quotidien, pour prévoir au mieux ses impacts environnementaux globaux et les orienter dans un sens favorable.

Partir des besoins réels des habitants d’un quartier et des usagers d’un service, c’est non seulement prendre en compte l’avis des personnes, mais, c’est aussi garantir l’utilité sociale et environnementale d’un aménagement.

Parce que l’avenir de chacune et chacun est en jeu, quels que soient son âge, sa catégorie socio-professionnelle, son lieu de vie, nous vous exhortons à une concertation globale, et surtout une co-construction des projets avec les riverains pour le moindre aménagement dans leur quartier.

Bien loin d’un malthusianisme latent auquel il serait faux de l’assimiler, notre démarche vise un urbanisme conçu pour le bien de tous, dense en échanges immatériels, mais réels, et intense en partages humains.

Associations signataires : Bien Vivre dans le quartier Larrey - Cayen Environnement - Comité de Quartier de la Montagne Sainte-Anne - Ensemble pour Chenôve - Les Amis des Hauts de Dijon - Les Ami-es des Jardins de l’Engrenage - Les Habitants de Mirande-Montmuzard-Université de Dijon (H2MU) - Les Riverains du Quartier de Larrey - Patrimoine Environnement Bourgogne Franche-Comté - Quétigny Environnement

avec le soutien de : Collectif Montmuzard - Fédération Syndicale Unitaire 21 - France Nature Environnement Côte-d’Or - L'Atelier d'écologie politique "Penser les transitions" (université de Bourgogne) - Les Amis de la Terre Côte-d’Or - Union syndicale Solidaires 21