mardi 27 janvier 2015

Une coiffeuse dijonnaise gagne le trophée développement durable de Bourgogne

Madame Catherine Lopez, responsable du salon de coiffure "LC Coiffer" à Dijon, vient de gagner le Trophée du développement durable. Le Trophée du développement durable récompense les actions menées par les artisans en faveur de l’environnement et du développement durable.

Le texte décrivant les candidatures:
Pour participer, les entreprises doivent répondre au moins à l’un des critères suivants :
• Maîtrise ou économie d’énergie (outil de production ou travaux dans ses locaux)
• Déchets et eau : réduction à la source, biodégradabilité, recyclage, technologies propres…
• Démarche globale ou engagement volontaire dans l’environnement
Les candidatures des entreprises ayant un positionnement commercial lié au développement durable, seront validées sous réserve de l’existence d’une démarche interne globale (le positionnement commercial ne peut suffire).
Le trophée développement durable est organisé au niveau régional avec une présélection départementale. Il est ouvert à toutes les entreprises artisanales de Bourgogne inscrites au Répertoire des Métiers, quelle que soit leur activité.

Une très bonne adresse !

lundi 19 janvier 2015

Conférence: "Quel prix pour le paysage ?"

Les Amis de la Terre Côte-d'Or organisent une conférence le vendredi 30 janvier à Latitude21 à Dijon, avec pour titre "Quel prix pour le paysage ?". Les intervenants sont Jean Cavailhès, directeur de recherche émérite à l’INRA qui parlera du prix du paysage dans les transactions immobilières, et Pierre-Jean Delahousse, Président de l’association Paysages de France qui parlera des relations entre le paysage et l'affichage publicitaire.

Jean Cavailhès, directeur de recherche émérite à l’INRA:
Le paysage, pris ici dans le sens de ce qui est vu d’une maison d’habitation, a un prix que les économistes estiment. Une telle estimation a été faite dans le périurbain dijonnais. L’intuition de la méthode est simple. On part d’une maison qui a été vendue, dont on connaît les caractéristiques et le prix sur le marché immobilier. Puis on calcule, par des méthodes géographiques, la surface qui s’offre à la vue depuis cette maison et la manière dont cette surface est « habillée » par des forêts, champs, routes, etc. et la composition paysagère de ces objets (distance, disposition …). On connaît ainsi le paysage « vu », ainsi que ce qui existe mais qui est hors de la vue parce que des obstacles le masquent (vue bouchée par des maisons, arbres, collines, etc.). Enfin, en faisant la même opération sur plusieurs milliers de maisons, on reconstitue statistiquement des maisons strictement identiques (surface, confort, localisation, etc.) sauf sur un point : le paysage en vue n’est pas le même. La différence de prix est alors attribuée à la seule différence entre elles : c’est le prix du paysage.

Pierre-Jean Delahousse, Président de l’association Paysages de France:
L’association Paysages de France est née, en 1992, d’un double constat : celui du véritable saccage du paysage quotidien de nos concitoyens, causé notamment par les « coups de poing atroces » (Michel SERRES) des panneaux publicitaires aux abords des agglomérations et jusqu’au cœur de ces dernières. Celui également d’un vide criant du côté des associations de protection de l’environnement, totalement absentes sur cette question politiquement « sensible », alors même qu’une loi destinée à protéger l’environnement était bafouée à grande échelle.
L’association va alors démontrer que…seul le pot de terre peut gagner contre le pot de fer !
L’une des plus récentes et des plus belles victoires de Paysages de France est sans doute l’annonce faite par le maire de Grenoble, le 23 novembre 2014, d’appliquer dans sa ville l’une des mesures phares de l’association et de prendre au pied de la lettre le slogan « Pas de pub, des arbres ! » lancé pour la première fois par l’association en 2010, mais qui désormais fait le tour de la France et résonne même au-delà de ses frontières !

L'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or fait régulièrement de la sensibilisation concernant les panneaux publicitaires: citedelagastro-dijon.com, audit participatif des panneaux publicitaires (voir la carte), "Libérons Dijon de la publicité", publicité énergivore et dangereuse, coûts externes de la publicité,...

dimanche 18 janvier 2015

Charte d'Optimisation des Ressources Locales

L'association dijonnaise Relais Planete Solidaire a mis en ligne récemment une charte d'optimisation des ressources locales applicable aux végétaux comestibles. Cette charte est à approuver sur le site change.org; à chaque fois le message sera envoyé à notre ministre de l'environnement.

Voici le message envoyé à notre ministre :

Madame la Ministre de l'environnement,
Hier, 6 janvier, vous veniez d'engager le chantier de la démocratie participative en matière d’environnement.
Nous avions prévu de vous adresser une lettre ouverte à cette occasion.
Mais aujourd'hui, 7 janvier : tuerie à Charlie-Hebdo. Panne de mots.

Aussi, en guise de lettre ouverte argumentée, nous n'avonsi plus qu' une chose simple à vous demander. Juste un petit geste.
Simple : approuvez le texte de la charte ci-dessous : Charte et principes d’OPTIMISATION des Ressources Locales applicable aux végétaux comestibles.
Nous n'avons pas l'intention de vous en démontrer le bien-fondé, d'aligner des chiffres, de vous restituer tous les rapports écrits sur le sujet y compris par votre Ministère, de vous raconter ce que nous observons sur le terrain depuis plusieurs années.
Nous nous contenterons de rappeller Jean Ziegler, rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation jusqu'en 2008 : " il n'y a pas de manque objectif de nourriture : il y a un manque d'accès à la nourriture. C'est pour cela que je dit qu'avec les moyens dont nous disposons, un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné". A qui nous dédions cette charte de terrain.
Et de noter qu'après une année 2014 consacrée à la lutte nationale contre le gaspillage alimentaire, le Plan National pour l'Alimentation de notre Ministère de l'agriculture : justice sociale/éducation alimentaire de la jeunesse/lutte conte le gaspillage alimentaire/ancrage territorial et mise en valeur du patrimoine alimentaire, a prévu dans son appel à projet un budget de 600 000 euros à répartir sur les 22 régions de la métropole et les DOM-TOM (ouvert à l'ensemble des organismes publics ou privés à but non lucratif oeuvrant dans le domaine de l'alimentation au sens large).
C'est dérisoire.
En france, chaque année, toutes sources confondues, production, distribution, restauration, ménages, ce sont des dizaines de millions de tonnes consommables qui sont jetées.
J'imagine le dessin de Cabu... Faisons le calcul, ne serait-ce qu'à une valeur résiduelle de 10cts/kilo : le résultat est en milliards d'euros. Multiplié par les prix distributeurs cela donne une idée du montant effarant du coût de ce gaspillage. Ensuite il conviendrait de poursuivre l'addition bien au delà avec les coûts externes en prenant la problématique dans toute sa transversalité : eau, énergie, santé, terres exploitables...
Dès notre création, nous avons adopté une approche de terrain spécifique, intégrant des ressources qui sont très peu prises en compte dans toutes les études parues et privilégiant les composantes environnementale et sociale. C'est notre participation, notre petite pierre, notre côté "garde-champêtre-confiturier".
Aussi, vous voudrez bien trouver ci-après le texte que nous vous demandons d'approuver.
En l'occurrence, cette charte est destinée à être soutenue par toute personne qui considère qu'il n'y a pas tant à faire plus, qu'à faire mieux autrement. Un petit pas parmi d'autres.
Il existe partout des gens qui s'apprêtent aux changements, là où ils se trouvent, prêts à faire beaucoup avec peu, prêts à une nécessaire redistribution des énergies, prêts à refuser l'indifférence et la misère qui font le lit de la barbarie où qu'elles soient, d'où qu'elles viennent. Parmi eux, s'y trouvent surement des Cabu(es) pour demain. Souhaitons le.
Dans l'attente de votre approbation, veuillez recevoir madame la Ministre l'expression de nos respectueuses salutations.
Association Relais-Planete-Solidaire/Fruimalin

La charte:

Charte et principes d’OPTIMISATION des Ressources Locales Végétaux comestibles

Préservation des ressources
Identification de toutes les variétés de fruits, légumes et végétaux comestibles, sauvages ou produites localement, tout au long de l’année.
Récupération, à tout moment de l’année, dans le parfait respect de la propriété privée et du renouvellement naturel, des fruits, légumes, tout ou partie, et végétaux comestibles localement laissés pour compte : non cueillis, non récoltés, non ramassés, comprenant les défauts d’aspect, de maturité, les espèces négligées.
Possibilité de recourir aux ressources issues de surproduction, de mévente et écarts de tri.
Interdiction de collecter abusivement ou inutilement.
Les ressources découlent de dons ou d’autorisations de particuliers, associations, collectivités, professionnels, ou sont naturellement accessibles mais non-menacées ou protégées.
Les collectes privilégient les ressources existantes ou produites localement et s’exercent en dehors des grossistes et des grandes surfaces de distribution.

Entraide/redistribution sociale/lien
Redistribution gratuite à l’issue des collectes, des fruits ou légumes frais, à l’exclusion des sauvages, à toutes personnes impliquées dans la collecte : donateurs ou cueilleurs volontaires, dans la limite d’une consommation familiale.
Mise en œuvre, dans le respect des règles sanitaires, de toutes méthodes de tri, de conservation et de toutes méthodes de transformation permettant une valorisation optimale des ressources collectées.
Redistribution gratuite aux circuits sociaux, des plus beaux fruits ou légumes frais en excédent après satisfaction des deux points précédents ou délibérément collectés à cette fin.
Ces principes visant, à l’issue des collectes, à un pourcentage de perte évitable idéalement nul.
Pour les dons de fruits ou légumes déjà cueillis et en état sanitaire correct : le cas échéant sur demande, soit établissement d’un reçu fiscal, soit versement d’une contrepartie maximale équivalente au 1/4 des cours producteurs officiels en vigueur.

Proximité/traçabilité
Tous les donateurs sont clairement identifiés. Tous les arbres, arbustes, végétaux sont clairement localisés.
Ceci vise en particulier à apprécier les traitements subis par les ressources.
Collectes, distributions et transformations sont réalisées prioritairement selon des logistiques courtes : circuits et savoir-faire locaux, artisanaux voire traditionnels.

Sensibilisation/responsabilisation/obligations
A minima, réalisation d’activités « Relais » combinant collectes et/ou sensibilisation et/ou valorisation, permettant une dynamique d’échanges susceptible d’infléchir les comportements alimentaires, corriger la notion de gaspillage alimentaire et inciter au maintien et au respect de la biodiversité nourricière.

Toute personne physique ou morale, peut dès lors adhérer aux principes de cette charte, sans autre obligation que d’en approuver la logique et les relayer tout ou partie dans ses pratiques et autour d’elle.

OBJECTIF
Multiplier les initiatives partagées d’optimisation des ressources locales existantes dans le respect de leur préservation et de leur renouvellement.

Néanmoins, cette charte trouve toute sa pertinence dans le cadre de la création et du fonctionnement d’unités, rémunératrices et non délocalisables : « Fruimalin Village » permettant un revenu d’appoint, ou : « Fruimalin Pays » permettant un salaire, par la vente des produits transformés selon les règles légales, ventes diversifiées, informatives et argumentées visant à infléchir les comportements alimentaires, corriger la notion de gaspillage alimentaire et inciter au maintien et au respect de la biodiversité vivrière de proximité, en particulier dans le cas d’arbustes et haies refuge, de vergers anciens, d’espèces oubliées ou anciennes.

Ces deux mentions sont attribuées exclusivement par l’association Relais-Planète-Solidaire qui dans ces deux cas s’oblige à respecter, faire respecter et développer les principes de cette charte et apporter formations et soutien à la création d’unités et aux unités créées selon les clefs opérationnelles et méthodologiques éprouvées pour Fruimalin.


Charte sous dépôt légal. Original enregistré en 2010 et réactualisé en avril 2014. Auteur : Thierry Deiller. Toute reproduction même partielle ou citation doit être obligatoirement accompagnée de la mention : « Charte ORL Fruimalin »

mercredi 14 janvier 2015

L'impact environnemental des TIC

Quel est l'impact environnemental des technologies de l'information ? Tel était le sujet de l'émission Le Pissenlit sur radio Dijon campus. Pour en parler, l'invitée était Camille Lecomte, responsable campagne modes de production et de consommation aux Amis de la Terre France.


Envoyer un simple mail n'est pas anodin. Faire une recherche sur un site internet a des répercussions sur les montagnes aux Etats-Unis. Vouloir la dernière tablette à tout prix a un coût sur l'environnement. Les TIC ont un intérêt, mais comme tout, à utiliser de façon raisonné et raisonnablement.














Pour en savoir plus, deux livres rentrent plus dans le détail: "la face cachée du numérique, l'impact environnemental du numérique", facile d'accès. "Impacts écologiques des technologies de l'information et de la communication, les faces cachées de l'immatérialité", plus les plus motivés.













mardi 13 janvier 2015

Conférence: "Le changement climatique: des conséquences sur la faim"

Mardi 20 janvier à 18h30, aura lieu une conférence sur le thème du "Changement climatique : des conséquences sur la faim".


Animée par Blanche Renaudin, ingénieur agronome et membre du Conseil d'administration d'Action contre la Faim (France), la conférence organisée avec l'association étudiante Solid'Agro aura lieu dans les locaux de l'école d'agronomie AgroSup Dijon, 26 boulevard Docteur Petitjean.

jeudi 8 janvier 2015

Bonne qualité de l'air à Dijon

L'Institut de veille sanitaire (InVS) a étudié l'impact des particules fines PM10 sur la mortalité. Parmi les 17 agglomérations étudiées, seule Dijon respecte le seuil de pollution admis par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à savoir 20 µg/m3.

Cette étude, publiée dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire du 6 janvier, rappelle que la pollution atmosphérique tue à très court terme en aggravant brutalement des symptômes préexistants.
"Ces microparticules générées par les gaz d’échappement des véhicules, notamment les moteurs diesel, l’activité industrielle ou les systèmes de chauffage, affectent les voies respiratoires et le cœur, et peuvent provoquer par exemple accident vasculaire cérébral, crise cardiaque, rupture d’anévrisme, angine de poitrine, embolie pulmonaire… Autant de pathologies qui peuvent intervenir dans les cinq jours suivant une exposition. (source: lemonde.fr)

jeudi 1 janvier 2015

Les Gars'Pilleurs étaient de passage à Dijon

"Les Gars’pilleurs est un mouvement libre et ouvert, dénonçant les aberrations de l’agroalimentaire en sensibilisant et en distribuant gratuitement sur la voie publique les denrées jetées par les supermarchés, boulangeries, commerces, etc." Il y a quelques jours plusieurs de ses membres étaient en action à Dijon.  Résultat: 300 kg de nourriture récupérées des poubelles d'une grande surface pour les distribuer gratuitement dans la rue.










Les chiffres sont éloquents: selon les sources, c'est de 1,2 à 6 millions de tonnes de nourriture qui sont jetées en France chaque année ! (soit entre 20 et 60 kg par personne et par an). Parmi les aliments jetés, près de deux tiers concernent les fruits et légumes abimés, les restes de repas et les aliments non consommés, tandis qu'un tiers concerne des produits emballés. Une aberration totale pour France Nature Environnement dont le porte-parole Benoit Hartmann expliquait à l'AFP : "50% de ce que l'on cultive est jeté dans le monde, cela veut dire, en simplifiant, 50% de l'utilisation des pesticides et de l'irrgation faite en vain, un gaspillage alimentaire qui coûte très cher à l'environnement". (source: planetoscope.fr)

Diminuer le gaspillage alimentaire, c'est diminuer notre empreinte écologique. De plus jeter à la poubelle des aliments alors que des dijonnais ne mangent pas à leur faim, c'est consternant.

mardi 30 décembre 2014

2015, le début vers une société respectueuse de la nature et de l'homme ?

Les illuminations de fin d'année place Wilson à Dijon seraient-elles prémonitoires? Un igloo, deux manchots et trois ours blanc dont un tout rouge tellement il a trop chaud, avec une banquise qui a presque totalement fondue. 

Fin 2015 aura lieu à Paris la COP 21 (conférence mondiale sur la climat). Si aucun accord pragmatique n'est pris, c'est à dire un accord digne de ce nom et prenant en compte le réchauffement climatique accéléré, alors les illuminations de la place Wilson ne seront qu'un triste avenir. Un souvenir de ce qu'était la nature...

Alors, à tous ceux et toutes celles qui ont commencé à ouvrir les yeux sur la réalité du monde en 2014 et tous ceux et toutes celles qui ouvriront les yeux en 2015 sur l'incohérence environnementale et sociale de nos sociétés dites modernes, soyez pragmatique, rejoignez une association environnementale dijonnaise. Agissez, soyez curieux et curieuses, informez vous, ne faites plus confiance à tous ces prophètes de malheurs qui veulent vous vendre cette soit-disante "fameuse croissance" en vous affirmant que vous en serez plus heureux. Dehors tous ces responsables de tous poils qui affirment sans cesse qu'ils ne peuvent rien faire et qui ne font rien pour protéger la nature !

Rendez-vous en 2015 pour créer une société respectueuse de la nature et de l'homme.

samedi 27 décembre 2014

Le Grand Dijon mange dans la main de Clear Channel

Lors du conseil du Grand Dijon du 18 décembre, monsieur Gervais a tenté d'expliquer pourquoi le Grand Dijon va faire une ristourne de plus d'un million d'euros par an à la multinationale publicitaire Clear Channel.


Plus exactement, comme à son habitude, monsieur Gervais n'a pas tout dit. Il prétend que pour éviter de payer une amende de 10 millions d'euros de la part de Clear Channel, le Grand Dijon se voit obliger de renégocier le contrat avec cette multinationale et prépose que le Grand Dijon perçoive bientôt une redevance de 600 000 euros par mois, ou par an ou bien encore 400 000 euros par an (difficile de s'y retrouver vu que les informations diffères dans cette vidéo), plus une partie variable. Monsieur Gervais avait peur que cette société n'envoie le Grand Dijon au tribunal et qu'elle enlève (comme par enchantement ?) les abribus. De plus, il propose de séparer l'activité de gestion des Velodi (6 000 déplacements par jour selon monsieur Gervais) du contrat avec Clear Channel d'ici deux an et de racheter ces vélos pour 160 000 euros, et sans pénalité. Ce que n'explique pas monsieur Gervais, c'est que Clear Channel n'aura plus à gérer ce couteux système de location de vélo, alors heureusement que Clear Channel de ne demande pas de pénalité. Monsieur Gervais ne donne aucune précision justement sur le coût estimé d'entretien des Velodi...
A deux reprises monsieur Gervais explique que le contrat actuel avec Clear Channel est d'un peu plus de 1 million d'euros. Comme d'habitude, il ne donne pas vraiment toutes les informations. En réalité, le contrat stipule que la société Clear Channel doit, en plus de gérer les Velodi, payer annuellement une redevance de 1 826 814 euros. A ce niveau la, ce n'est pas seulement "un peu plus" que 1 million... Donc, si la nouvelle redevance devient 600 000 euros par an, le Grand Dijon perd 1 200 000 euros par an, sans compter la gestion des Velodi ! Pas très explicite ce monsieur Gervais.
A la fin, monsieur Chevriau parle de la différence de panneaux publicitaires du contrat comparé à la réalité, soit un rapport de 1/6 à ses dires. Le contrat stipule 358 abribus et 252 panneaux sucettes, soit un total de 610 panneaux. 1/6 donnerait 101 panneaux publicitaires, ce qui est complètement faux. Selon le référencement citoyen, Clear Channel possède environ 450 panneaux sur le territoire du Grand Dijon (alors que ce référencement n'est pas terminé). Monsieur Gervais ne dit pas (le sait il ?) combien de panneaux publicitaires sont effectivement implantés ? Pourtant cette information est capitale pour bien comprendre cette négociation.

Grenoble a profité de la fin du contrat des panneaux publicitaires pour cesser la pollution visuelle dans cette ville. Le Grand Dijon a perdu une bonne occasion de faire de même ou du moins de négocier à la baisse le nombre de panneaux publicitaires. Une nouvelle fois Dijon va se retrouver à la traine sur une question environnementale. La honte !
Pour en savoir plus:

jeudi 18 décembre 2014

Inauguration de la Chaufferie biomasse des Péjoces: Attention !

Inauguration de la Chaufferie biomasse des Péjoces, les Amis de la Terre Côte-d'Or approuvent mais mettent en garde. Voici le communiqué de presse:














Inauguration de la Chaufferie biomasse des Péjoces, le 19 décembre 2014
Les énergies renouvelables : oui !
Mais avec modération lorsqu’il s’agit du bois énergie !


Monsieur le Ministre du travail,
Monsieur le Président du Grand Dijon
Monsieur le Maire de Dijon

Vous annoncez inaugurer la chaufferie bois des Pejoces, ce vendredi 19 décembre 2014, qui viendra compléter le dispositif en faveur du réseau de chaleur sur Dijon.

Les Amis de la Terre Côte-d’Or vous remercient pour votre engagement à vouloir réduire l’empreinte carbone de l’agglomération, par l’emploi d’énergie renouvelable et le couplage à un réseau de distribution efficace, le réseau de chaleur enterré.

Néanmoins, nous vous interrogeons sur trois points :

- l’approvisionnement en bois pour la chaufferie des Pejoces est il réfléchi en regard de toutes les demandes de bois énergie déjà existante et à venir ? l’impact environnemental est-il mesuré ?

La ville de Dijon ne porte pas la responsabilité de toutes les chaufferies bois, collectives et industrielles, implantées en Bourgogne; plus de 290 sont recensées ! Mais se voulant être une référence écologique en Europe (Cf. Dijon Mag de novembre), elle se doit de s’interroger sur l’impact environnemental de ses choix énergétiques.

La nouvelle chaufferie-bois de Dijon s’inscrit dans le cycle croissant d’implantation de chaufferies à grandes capacités sans que les collectivités se concertent pour garantir la pérennité des approvisionnements. D’autres chaufferies sont en construction ou projets sur l’agglomération dijonnaise : quelle est la coordination entre ces projets et a-t’on la garantie que la demande en bois ne va pas dépasser les capacités de production ?

Une étude récente d’Aprovalbois et des professionnels du bois dans le Grand Est de la France (septembre 2014) indique que la production forestière est restée stable entre 2008 et 2012 mais que la part des bois commercialisés à destination de l’énergie a augmenté dans toutes les régions concernées. La consommation par les grandes chaufferies a doublé en 4 ans ! Dépassant les 2 millions de tonnes sur la seule année 2012 ! 34 chaufferies collectives nouvelles ont été implantées en 2012 et il en ira de même les années suivantes ! En 2020, la consommation de bois énergie dans le Grand Est devrait être le double de celle de 2012.

Selon un communiqué de presse diffusée par l’agence aiRPUR à partir de cette étude :
« Le développement très rapide du bois-énergie soulève aujourd’hui un certain nombre d’interrogations sur la capacité de la filière forêt-bois à satisfaire cette demande sans créer de tensions sur la ressource. »
« Même si la forêt ne semble pas être en danger en France (sauf dans le Morvan...), il convient de mettre en place des politiques ambitieuses pour soutenir la mobilisation du bois et la régénération des forêts. »

Le code forestier empêche les défrichements massifs et certains labels devraient garantir une production pérenne, mais ces dispositions ne garantissent pas que le volume de bois ne puisse régresser et que la biodiversité soit pas altérée par une sur-exploitation.

- Faudra-t’il que les approvisionnements se fassent au-delà de la Côte-d’Or ?

Le département de Côte-d’Or est déjà fortement sollicité en bois par les départements limitrophes, comme le Jura. La ville de Dijon va-t’elle rechercher du bois loin dans la Bourgogne et les régions limitrophes ? générant dès lors un accroissement des transports ?

- Le transport du bois par voie ferroviaire a-t’il été étudié ? est-il privilégié ?

Dans le cas d’approvisionnement au-delà du département, le développement des transports routiers va l’encontre des objectifs de réduction des émissions des gaz à effet de serre, notamment ceux annoncés par la ville et l’agglomération de Dijon, et remet en cause le bilan environnemental du projet énergétique. La possibilité du transport ferroviaire a-t’elle été explorée pour que les produits de bois soient acheminés pour partie par le rail, mode de transport moins émetteur de carbone ?

Les Amis de la Terre alertent, ici et ailleurs, que l’énergie bois est une énergie renouvelable mais pas inépuisable. L’énergie éolienne, l’énergie hydraulique, l’énergie solaire et géothermie, inépuisables, devraient être prioritaires ! Sans oublier que la sobriété et l'efficacité énergétique sont encore plus prioritaires !

Et la forêt n'est pas que du bois, c'est également un écosystème :
- qui stocke le carbone dans le sol si elle est gérée avec prudence !
- qui préserve la biodiversité si ses peuplements sont variés, conservant des strates âgées et un taux minimum de bois morts !
- qui protège les sols, régule le climat et fournit beaucoup d'autres aménités !


Nous vous invitons à lire le dernier numéro de notre revue nationale "La baleine" :
Les pièges verts de la biomasse