mardi 30 décembre 2008

Des rues dangereuses

"Pour la première fois, les mécanismes de la toxicité de quatre différentes formulations de Roundup® ont été mis en évidence sur des cellules humaines dans une nouvelle étude (de l’équipe du Professeur Gilles Eric Seralini, aussi spécialiste des questions OGM) publiée dans la revue scientifique américaine de renom « Chemical Research in Toxicology ». L’étude montre que ces formulations de Round Up® agissent à des doses infinitésimales (dilués jusqu'à 100.000 fois ou plus) et elles programment la mort cellulaires en quelques heures, ainsi que des dommages des membranes et de l'ADN, et empêchent la respiration cellulaire. L’étude montre également que le mélange de différents constituants adjuvants des Roundup® amplifie l'action du principe actif de l'herbicide, le glyphosate; et qu’un de ses produits de transformation (l’AMPA) peut être encore plus toxique. Cela est grandement sous-estimé par la réglementation actuelle qui ne tient pas compte de ces phénomènes et fixe par exemple des Limites Maximales en résidus pour le glyphosate, quelle que soit sa formulation de vente." (source: MDGRF).

Ces nouvelles données sont inquiétantes car le Round Up est en vente libre pour les particuliers qui l'utilisent dans leurs espaces verts, mais qui est aussi utilisé par les techniciens de Dijon pour désherber les rues dijonnaises.

Ceci est très inquiétant puisqu'il n'existe aucune indication d'épendage d'herbicide dans les rues. Juste après le passage du vélo, n'importe quel enfant peut prendre une fleur, une feuille ou une plante, à ses risques et périls, alors que cueillir une fleur dans la rue devrait être évidement sans risque. Pour illustrer ceci il faut regarder les deux photos ci-dessous prises rue Charles Dumont à Dijon (en face d'une maternelle): celle de gauche date du 8 mai 2008, et celle de droite du 5 juin 2008. Le climat ne pouvant pas à lui seul expliquer l'état de ces plantes...


Un danger pas uniquement pour les piétons, puisque des données du rapport "Réseau de suivi des pesticides dans les eaux en région Bourgogne" 2008 montrent que ce poison se retrouve dans la rivière Ouche, en aval de Dijon (Crimolois), alors qu'il n'y en a pas en amont (Plombières-les-Dijon).







Que faire?
Une des solutions que possède le citoyen est par exemple de faire voter par le conseil municipal la délibération "Non au CMR et aux Pesticides" comme le propose le parti des Verts dans une action nationale. Petit bémol, dans leur document car ils demandent à ce que le résultat soit définitif pour 2014, alors que c'est maintenant qu'il faut cesser, c'est à dire pas de poison dans les rues au printemps 2009!

mercredi 24 décembre 2008

Ouverture de la boutique "Le Chemin du Bien Etre"

Au début du mois, une nouvelle boutique intéressante a ouvert, appelée "le Chemin du Bien Etre".


On y trouve des cosmétiques labellisés cosmebio, des huiles essentielles bio, des fleurs de Bach, des compléments alimentaires bio,...
Une boutique située au 64 Ter Avenue du Drapeau à Dijon, à découvrir. Il ne faut pas hésiter à venir discuter avec son gérant qui saura vous persuader de ne plus acheter les "cochonneries" habituelles pleines de parabène cancérigènes.

Fini les grandes surfaces, vive le commerce de proximité et de qualité!

mardi 23 décembre 2008

Une mobilité différente avec l'autopartage

Après le vélo en libre service, voici venir l'autopartage. Le principe consiste à retirer une voiture disponible 24h/24 pour une durée de une heure à deux jours dans une des dix bornes envisagées sur Dijon.
Pour mettre en place ce service d'autopartage, le Grand Dijon va lancer un appel d'offre ouvert. En première année, l'investissement de la collectivité pourrait se monter à 100 000 euros, et celui de l'exploitant retenu à 100 000 euros, pour quinze voitures mises en place. D'ici quatre ans, le nombre de véhicules pourrait être porté à 60.
Ce système déjà présent dans onze villes en France montre que cela est rentable financièrement pour l'utilisateur qui fait moins de 7000 km par an. Pour s'en convaincre, faire soit même son calcul en comparant avec l'autolib de Lyon ou sur Mobility en Suisse (plus grande coopérative d'autopartage au monde).
D'un point de vue environnemental, l'autopartage permet de diminuer par 5 le nombre de véhicules par habitant, de diminuer la dépendance à l'égard de l'automobile et offre la possibilité de prévoir un jardin à la place d'une place de parking dans les éco-quartiers. Par exemple, dans des quartiers sans voitures allemand, il faut compter 0,1 à 0,2 place par ménage destinée aux visiteurs et aux voitures en autopartage. A Zurich (340 000 habitants), l'autopartage a encouragé à éliminer 1650 véhicules, ce qui a permis de gagner un espace de stationnement de 25 000 m2 (5 terrains de football).
(source: Le journal du Palais de Bourgogne n°4111; Larevuedurable n°18)

jeudi 18 décembre 2008

Le prêt Ecologement Bourgogne

Le conseil régional de Bourgogne a lancé la semaine dernière le "Prêt Ecologement Bourgogne". Il s'agit d'un prêt à taux zéro pour isoler son logement.

"Prêt Ecologement Bourgogne, pourquoi ?
Sept constructions résidentielles sur dix sont antérieures à 1982. Une part importante de ces logements n’a pas encore été réhabilitée thermiquement, ce qui maintient leur consommation de chauffage à un niveau préoccupant (328 kWh/m2/an) et loin des objectifs fixés pour 2050.

Comment ça marche ?
La Région prend en charge les intérêts liés à des emprunts :
-d’un montant compris entre 2 000 et 10 000 €,
-remboursables sur une période de 2 à 7 ans.
Les travaux, qui peuvent être effectués par un professionnel ou par le propriétaire lui-même, concernent l’isolation de la toiture, des murs, du sol, des fenêtres, de l’installation de chauffage et la mise en place de thermostats et de compteurs."

Cette initiative est la mise en oeuvre de la proposition qui avait été faite au mois de mars.

Pour informations, le Conseil Régional a reçu une Marianne d'or de l'environnement et du développement durable pour « l'action exemplaire du conseil régional de Bourgogne en faveur des économies d'énergie », après Dijon en 2007. « Depuis 2006, trois appels à projets successifs ont été lancés par la Région afin d'encourager la construction et la réhabilitation de bâtiments basse énergie », rappellent les services de la collectivité. Depuis, ce ne sont pas moins de 61 000 m2 - 329 logements sociaux et 25 bâtiments tertiaires -, qui sont concernés par cette « révolution économique et culturelle », comme l'a qualifié le jury des Marianne d'or de l'environnement. (source: Le Bien Public du 18/12/2008)

Il faut rappeler que le Conseil Régional possède deux documents importants pour agir au niveaux des économies d'énergies.

lundi 15 décembre 2008

Agriculture, alimentation et changement climatique

Le 24 novembre dernier, l'association Alterre Bourgogne avait organisé une conférence-débat intitulée "Agriculture, alimentation et changement climatique". Cette conférence était animée par Claude Aubert, co-fondateur de Terre vivante.
La conférence:

Le débat qui a suivi:

"D’où vient ce qui est dans mon assiette ? Quelle quantité de ressources naturelles sa production a-t-elle nécessité ? Que deviennent les déchets ? Et pourquoi est-ce important de se poser toutes ces questions ? Tout simplement parce que, selon les choix que nous effectuons en matière d’alimentation, nous agissons en faveur ou au détriment de l’environnement."
Pour en savoir plus sur l'alimentation responsable, il est intéressant de consulter le guide pédagogique sur l’alimentation responsable que cette association vient de mettre en ligne.

dimanche 14 décembre 2008

Pas de cadeaux pour les OGM aussi à Dijon

Samedi, le groupe local de Greenpeace a distribué aux passants dans le centre de Dijon, le guide de Noël des produits avec ou sans OGM, intitulé "Pas de cadeaux pour les OGM".

Il s'agit d'un guide des produits avec et sans OGM centré sur les produits symboliques des fêtes de fin d'année. Foies gras, saumons d'élevages, volailles, fromages sont passés au crible. Le marché se partage clairement entre les filières dont les animaux sont nourris aux OGM et celles qui font l'effort de les exclure : le bio, certaines AOC et labels de qualité...

Pour réaliser ce guide, Greenpeace a envoyé un questionnaire aux industriels de l'agroalimentaire afin de savoir s'ils utilisent des produits élaborés à partir d'animaux nourris aux OGM. Selon leurs déclarations, ces produits sont classés dans l'une de ces trois catégories :
- Vert : le fabricant garantit ne pas utiliser de produits animaux ou issus d'animaux nourris aux OGM. De nombreux fromages AOC ont récemment décidé de ne pas utiliser d'OGM et sont passés en vert : Abondance, Cantal, Emmental de Savoie, Gruyère, Reblochon.
- Orange : le fabricant affirme avoir entamé une démarche pour exclure les OGM de l'alimentation animale, mais ne peut pas encore garantir qu'il n'en utilise plus du tout.
- Rouge : le fabricant ne certifie pas que les produits animaux ou issus d'animaux, utilisés dans la fabrication de ses produits, proviennent de bêtes nourries sans OGM. Il est à noter que les fabricants qui font des efforts ont généralement intérêt à le faire savoir. C'est pourquoi les entreprises qui n'ont pas répondu et n'ont donc pas garanti l'absence d'OGM dans leurs productions sont en rouge. Les fromageries Riches Monts, la société fromagère de la Brie ou encore les producteurs de volailles Doux et Duc (à l'exception de ses volailles certifiées) s'illustrent dans cette catégorie... On peut également s'étonner qu'un grand nom comme Fauchon ne témoigne pas non plus de la moindre préoccupation environnementale.

samedi 13 décembre 2008

Forum citoyen "Europe et développement durable"

Hier soir avait lieu la troisième rencontre nationale de l'année entre des députés européens et des citoyens. Etaient présent: mesdames Boursier, Griesbeck, Isler-Béguin, Trautman et messieurs: Beaupuy, Gollnisch et Pribetich. Ce forum avait lieu à Dijon et avait pour thème le "développement durable".










Une initiative intéressante pour pouvoir interpeller 7 des 10 élus du grand Est, et notamment monsieur Pribetich, qui est aussi Conseiller municipal à la ville de Dijon (délégué à l'urbanisme et au Plan Local d'Urbanisme et tous actes pour l'administration du syndicat) et 3ème vice-président du Grand-Dijon (délégué aux grands projets d'équipements, d'infrastructures et de services) .

Mais, le résultat ne fut pas à la hauteur, ou plutôt, ceci a bien montré soit l'inertie, soit l'incompétence, soit encore la dépendance du paquebot Europe. 
- Inertie avec les multiples commissions, votes et re-votes. Un enchevêtrement incompréhensible pour le néophyte de bureaux et responsabilités qui à chaque fois permet de vider la substance d'une loi en faveur de l'environnement ou de la repousser.
- Incompétence. Comment voter en connaissance de cause sur des sujets aussi divers que les pesticides, les OGM, l'émission de CO2 des voitures, REACH,... ? Interpellés à ce sujet, les députés ont dit qu'ils écoutaient les différents lobbies (industriels et les ONG) et se faisaient une idée. Incompétence, car les résultats sont la! Pour l'anecdote, monsieur Gollnisch s'est fait reprendre par la salle quand il a osé dire que le nucléaire ne produit pas de CO2.
- Dépendance. Monsieur Beaupuy a bien résumé la situation par la phrase: "Je te tiens, tu me tiens par la barbichète". Et bien sur, dans ce contexte, le respect de l'environnement passe en dernier. Il y a bien trop peu de député suffisamment conscient de l'état pitoyable de la planète pour non pas tenir la barbichète, mais la tirer.

L'Europe pourrait être un formidable système, ultra puissant, pour imposer un réel développement durable en France, en Europe et aux autres pays, mais pas avec ceux qui en prennent les commandes actuellement...

mercredi 10 décembre 2008

Côté Bébé

Alors que la crise fait rage, qu'il y a des licenciements un peu partout, quelques courageux ouvrent des boutiques intéressantes, comme Brin de Nature ou Côté Bébé.
La boutique "Côté Bébé" propose des vêtements et peluches en coton biologique, couches lavables, produits cosmétiques naturels.



Située au 38 rue pasteur à Dijon, c'est l'exemple même du commerce de proximité.
Les couches lavables offrent de nombreux avantages par rapport aux couches jetables, dont être meilleures pour la santé des bébés et pour l'environnement.

samedi 6 décembre 2008

Des illuminations de Noël moins consommatrices d'électricité

A l'approche de Noël, les illuminations des rues réapparaissent. Et de nos jours, qui dit illuminations, dit pollution lumineuse et gaspillage d'électricité. Toutefois, tradition oblige, il est devenu impensable de ne pas céder à cette habitude.
Cette année, nous aurons un "Noël durable" à Dijon. C'est ce qu'indique une page entière du magazine Dijon Notre ville (n°208).

Il est écrit: "Cette année encore la municipalité a mis l’accent sur les économies d’énergie, le développement durable et décide de faire preuve de «sobriété énergétique» pour ses illuminations. Ainsi,l’ensemble du parc des éclairages a été modernisé et 90% des lampes utilisées sont à diode ou à éclats. Ces diodes ont la faculté de consommer seulement 0,5 watt quand les anciennes lampes en consommaient 15! (...) En outre, cette année la mise en lumière de la ville s’effectue une semaine plus tard qu’à l’accoutumée, ce qui permet de réaliser une économie de 20% d’énergie sur la durée totale des festivités." (2000 kwh seront ainsi économisés cet hiver par rapport à l’année précédente. source: Dijon Notre Ville n°207)
De plus, la "nouvelle patinoire éphémère répond désormais aux normes écologiques européennes des énergies renouvelables. Plus besoin d’eau, d’ammoniac, de gros moteurs ou de groupes électrogènes bruyants et polluants qui transforment l’eau en glace (65000KW) pour 3 semaines d’utilisation d’une patinoire à glace)."

vendredi 5 décembre 2008

La dépendance à l'égard de l'automobile, symptômes et remèdes.

Le 21 novembre dernier, l'association EVAD avait invité le professeur Gabriel Dupuy (université Paris I, Sorbonne) pour donner une conférence sur la dépendance à l'égard de la voiture.


Etonnant pour une association spécialisé dans la promotion du vélo de faire venir un spécialiste de l'aménagement du territoire? En fait non, car on apprend ainsi les raisons qui ont amené à devenir dépendant de ce moyen de transport polluant, et pourquoi il est même parfois plus facile de prendre sa voiture que son vélo, alors que cela devrait être le contraire.
Cette dépendance est visible dans l'agglomération. Une illustration locale simple est d'essayer de faire ses courses au Géant Casino à Chenôve à vélo ou à pied. Rien ou presque n'est prévu pour cela! Une autre illustration de cette dépendance tient dans la façon des automobilistes à stationner: n'importe où! Ils s'estiment être les maîtres de la ville, d'autant plus que rien ne les dissuade vraiment (aucune des voitures ci-dessous n'a reçu de contravention).
www.flickr.com
Une bonne résolution pour 2009: ne plus être drogué de la voiture?

jeudi 4 décembre 2008

Manifestation contre l'expansion de l'aéroport civil

Le Clapen et les AEED invitent à manifester devant le Conseil Régional (Boulevard de la Tremouille à Dijon) le 15 décembre 2008 à 11h30, jour du vote du budget.

N'oubliez pas de signer la pétition.

En ce moment a lieu une grande conférence internationale à Poznan pour parler des activités humaines induisant le réchauffement climatique de notre planète. A cette occasion, notre président se montre pitoyable et cède sous toutes sortes de lobbies. Trois jours après la fin de cette mascarade de bons sentiments internationaux, le conseil Régional de Bourgogne va donc devoir voter localement pour un budget concernant le projet Renaissance, qui est d'agrandir l'aéroport civil. C'est à dire, que des élus vont dire clairement si ils se moquent des gaz à effets de serre et du réchauffement climatique. L'avion étant le plus polluant des moyens de transport.
De l'argent pour un aéroport, ce sera montrer clairement à tous les Dijonnais et Bourguignons que nos élus n'ont rien compris aux défis écologique actuels et qu'ils ont une vue à ultra-court terme de l'avenir.

mardi 2 décembre 2008

Un train avec des déchets radioactifs traverse Dijon

"Hier soir, lundi à 23 h 30 est passé en gare de Dijon, à côté d'un train de voyageurs à l'arrêt, un train de déchêts nucléaires composé de quatre wagons Castor à destination de l'usine de la Hague (Manche). Il s'agit d'une partie des 135 tonnes de déchets nucléaires italiens, dont les habitants ne veulent plus sur leur sol depuis le réferendum de 1987 et qui sont destinés à être stockés et retraités par séparation en fonction de la nature et de la dangerosité du mélange initial.










Les transports de matières nucléaires, par frêt SNCF ou par route (camions Mercedes blancs), sans aucune précaution ni information des populations, montre une fois de plus l'irresponsabilité, la fragilité et la dangerosité de cette industrie. Les citoyens sont mis devant le fait accompli et sont pris en otage. En cas d'accident ou d'attentat, qui subira les conséquences de cette épée de Damoclès permanente ?"
(source: Greenpeace-Dijon)

lundi 1 décembre 2008

Le BIO dans les cantines scolaires dijonnaises

Tandis qu'au cinéma le film "nos enfants nous accuserons" racontait l'expérience de la petite commune de Barjac pour mettre toute sa cantine au BIO, un article du journal Le Monde relatait au mois de septembre les progrès du BIO dans les cantines scolaires. L'article indique que "les villes de Lons-le-Saunier (Jura) ou de Lorient (Morbihan) font figure de pionnières. Toutes deux ont introduit les denrées 100 % naturelles dans la restauration collective depuis près de dix ans. (...) Alors que la part du bio ne représente, en France, que 0,5 % des repas servis à l'école, elle compte pour 25 % des achats de nourriture dans les cantines de la cité lorientaise. Commencée, en 1998, avec l'introduction des yaourts, la montée en puissance du bio a été très progressive et s'est ancrée, autant que possible, sur la production locale et régionale." De nombreuses grandes villes s'y mettent telles que Brest et Paris.
Qu'en est-il à Dijon? Voici ci-dessous le menus du mois de décembre 2008 pour les cantines scolaires approvisionnées par la Nouvelle Cantine.

Un jus d'orange, du Boulgour et un pain d'épices en BIO. Comme on peut le voir, c'est extrèmement faible pour une ville qui veut devenir "la ville la plus écologique de France" (sic) selon son maire. Pourquoi si peu? Le prix n'est pas forcément une bonne excuse puisque comme l'indique l'article cité plus haut, en favorisant une provenance locale, cela peut être moins cher. Production locale. Voilà surement la plus grande difficulté. La production locale de BIO est insuffisante, due à des problèmes de terres qui disparaissent sous le bitume (LINO, hypermarchés, lotissements), des problèmes de succession, mais avec l'espoir tout neuf de Terres de Liens. Sinon, y a t-il un manque de volonté de la municipalité?

En attendant plus de BIO dans les assiettes des enfants (moins de 4% du repas actuellement), on pourra toujours se dire que le petit truc qu'ils n'aiment pas, c'est peut être dû à un pesticide qui donne un mauvais goût...

dimanche 30 novembre 2008

Rassemblement contre le nucléaire place du Bareuzai

Suite à l'appel du réseau sortir du nucléaire, quelques dizaines de personnes (dont une forte délégation de Greenpeace Dijon) se sont rassemblées hier au centre de Dijon.


Equipés de banderoles, affiches et tracts, ils ont informé les passants sur la supercherie du nucléaire qui dit que c'est un moyen de lutter contre l'effet de serre, alors qu'en réalité la filière émet en moyenne 66 grammes de CO2/kWh comme l'indique un article du journal Belge Le Soir. Et c'est sans compter sur les problèmes annexes. Plusieurs centaines de documents ont été distribués pour informer les dijonnais à ce niveau, ainsi que des fausses pastilles d'iode pour les sensibiliser au danger qui plane au dessus de leur tête. Pour information, seule la ville de Fontaine-les-Dijon a réalisé un début de test concernant un éventuel nuage radioactif. La sensibilité des promeneurs vis à vis du nucléaire était variable, mais la majorité d'entre eux sont contre cette source d'énergie. Aux plus concernés par ceci, une documentation sur Enercoop leur a été donnée. Pour information, ceux qui n'osent pas encore faire le pas vers Enercoop, il est possible d'aider ce fournisseur d'électricité via l'association Les amis d'Enercoop.

vendredi 28 novembre 2008

Avec Aldorende, faîtes ce que qu'ils disent, mais ne faîtes pas ce qu'ils font

Faire adopter un comportement écologique aux salariés sur leur lieu de travail : c'est l'objectif que s'est fixé Aldorende, société dijonnaise qui propose aux entreprises une sensibilisation de leur personnel aux économies d'énergie. Son offre de services, créée en 2006 et baptisée « Ecochallenge », prend la forme d'un quizz où sont posées les questions les plus diverses. Pour récompenser les gagnants, un tirage au sort est organisé chaque semaine ou chaque quinzaine suivant les entreprises, avec chèques cadeaux à l'appui. Cette carotte n'est toutefois que le stimulant visible censé susciter une véritable démarche éco-citoyenne.(...) Son discours suscite généralement le débat et passe parfois difficilement. Comme dans cette entreprise qui fabrique des climatiseurs et qui sera à terme condamnée, du fait des nouvelles normes de construction des bâtiments à énergie passive. « Je tiens un langage de vérité, simple et direct qui opère la plupart du temps une prise de conscience sur l'obligation de changer ses plus mauvaises habitudes », conclut Christophe Aubry.(source: Les echos)

Les lauréats de cette année sont: la société Sundyne de Dijon a économisé deux palettes de papier sur l'année ». Avec l'appui de l'ADEME ces résultats ont été changés « en or » qui a permis de donner un chèque de 4 700 € à l'association Petits gestes à Auxonne. Cette association de lycéens va ainsi pouvoir planter plus d'arbres !
La maison des entreprises a économisé 256 kg de Co2 et 110 ramettes de papier ; Lennox Dijon Longvic & Mions (prix de la motivation du personnel) ; Sundyne Dijon a économisé 360 ramettes de papier et sensibilisé près de 80 % de son personnel ; la CCI de Dijon a économisé 240 ramettes et 2,8 % d'émission GES (prix de la persévérance) ; Caisse d'Epargne 71 pour ses 108 ramettes sur 6 agences et ses 1 228 kg de CO2 ; ESSILOR Dijon reçoit le grand prix Ecochallenge pour la mobilisation de son personnel et le meilleur suivi au quotidien. (source: Le Bien Public du 28/11/2008)

Intéressant donc comme initiative. Mais ces belles paroles ne doivent pas oublier que l'entreprise Aldorende a oublié de balayer devant sa porte. En effet, cette société incite à économiser le papier, mais parallèlement elle incite (déjà en 2007), à gaspiller de l'essence, polluer l'air et augmenter le réchauffement climatique. Car il faut savoir qu'elle organise des compétitions de karting (Karting Trophy) et de voitures de courses (Bourgogne Trophy).










Si l'année prochaine, à la place du papier, il faut économiser de l'essence, alors il vaut mieux que l'entreprise Aldorende évite de jouer à son propre concours...

mercredi 26 novembre 2008

Recherche des personnes pratiquant la décroissance

Dans le cadre d'un travail de recherche d'une année, une étudiante en première année du Master Mondes Modernes et Contemporains à l'université de Bourgogne recherche des personnes pratiquant "la décroissance". Cette étude commencera au mois de janvier. Si vous pratiquer une forme de décroissance ou connaissez quelqu'un qui pourrait avoir le profil, alors n'hésitez pas à la contacter:
isabelle_carvalho@etu.u-bourgogne.fr ou mdfpbi@hotmail.fr

Qu'est-ce que la "décroissance"?
Définition selon le site decroissance.info: "La décroissance n’est pas un concept mais un « mot-obus » pour mettre à bas l’idéologie de la croissance pour la croissance. Cependant la décroissance n’est pas le contraire de la croissance économique, elle n’est donc pas la récession, car il n’y a rien de pire que l’inverse de la croissance dans une société de croissance. La décroissance n’est donc pas un autre modèle économique, ni même une politique économique alternative. Pour mieux comprendre la signification du mot d’ordre de « décroissance », on devrait même parler d’« a-croissance » comme l’on parle d’a-théisme. La mouvance de la décroissance entend ainsi faire décroître l’empreinte écologique de nos sociétés, tout en remettant en cause l’économisme qui empreint nos imaginaires collectifs et individuels. C’est-à-dire qu’il faut par la décolonisation de notre propre imaginaire « sortir de l’Economie » pour la remettre à sa place, c’est-à-dire la réenchâsser dans le social et le politique, et plus largement dans nos vies. Pour une société où il y ait « plus de liens et moins de biens ! » C’est aussi l’idée de ne produire que ce qui est vraiment utile et de trouver des modes de productions cohérents avec des besoins cernés. Nous voulons être responsable et gagner notre autonomie. C’est enfin, maintenant que nous approchons sensiblement des limites de notre écosystème, l’idée d’apprendre à vivre avec lui au lieu de le détruire."

L'interview très instructive de Serge Latouche permet aussi de comprendre ce qui se cache derrière ce terme qui fait pâlir de peur la majorité des politiciens et des économistes.

dimanche 23 novembre 2008

Projet d'ondes dangereuses sur une école

Le site internet des Verts de Côte d'or fait état d'un projet d'implantation d'une nouvelle antenne de téléphonie mobile à Dijon, dans le quartier Mansart-Université.
"Le projet d'implantation d'une antenne dans le quartier Mansart-Université à moins de 100 mètres des écoles fait fi du principe de précaution concernant la santé des populations du quartier et plus particulièrement celle des enfants. L'incidence sur la santé des ondes électromagnétiques fait l'objet de nombreuses études indépendantes. Les opérateurs de téléphonie mobile s'arc-boutent sur l'absence de preuve quant à la nocivité des ondes émises sur la santé humaine. Or les premiers résultats de l'étude « interphone » débutée en 1999 montre une augmentation possible de certaines tumeurs cérébrales chez les plus gros utilisateurs de téléphone mobile." Ce même site propose une charte à suivre pour l'implantation de ces antennes.

Consulter le site internet de l'association Robin des Toits pour en savoir plus sur la sécurité sanitaire des technologies sans fil.

Cette alerte à surveiller l'implantation d'une antenne relais à Dijon ne doit pas faire oublier le danger de l'utilisation des téléphones portables, notamment pour les enfants...

lundi 17 novembre 2008

Création de l'association Terre de liens Bourgogne - Franche Comté

Samedi dernier, une cinquantaine de personnes étaient présentes à Marsannay la Côte pour la création de l'association Terre de Liens Bourgogne - Franche Comté.

Se mobiliser avec Terre de liens pour installer des projets agricoles et ruraux qui ont du sens…
Parce que…
• près de 200 fermes disparaissent chaque semaine en France
• 95% des eaux de surfaces sont polluées, 87 % des souterraines aussi
• 160 ha de terre sont artificialisés chaque jour. En 10 ans, l'équivalent d'un département français de taille moyenne a été soustrait à l'agriculture, à la forêt et aux espaces naturels
• le prix du foncier ne cesse d'augmenter
• seule 2% de la surface agricole est destinée à l'agriculture biologique ou biodynamique en France. (On est loin des 6% d'objectif du Grenelle de l'environnement pour 2012 !)

… Il est donc nécessaire d'agir!

L’association Terre de liens Bourgogne Franche-Comté:
Elle a été créée le 15 novembre dernier pour faciliter l’installation de paysans bio et remettre la question de la gestion de la terre au cœur des débats.
Elle aura plusieurs missions :
• accompagner des porteurs de projet dans leur démarche d’accès au foncier agricole
• acquérir collectivement et solidairement du foncier agricole
• impliquer la société civile dans l’aménagement des territoires
• interpeller les acteurs territoriaux sur la question de la gestion foncière

Pour rejoindre cette association ou obtenir plus de renseignements, contacter : lorane@terredeliens.org

La Foncière Terre de liens:
La Foncière Terre de liens est un nouvel outil d'investissement solidaire qui collecte de l'épargne citoyenne (auprès de personnes physiques et morales) et acquiert du foncier agricole pour les soustraire à la spéculation. Les terres acquises sont ensuite louées, via des baux ruraux environnementaux, à des hommes et des femmes qui pratiquent une agriculture paysanne, biologique ou biodynamique.
La Foncière est agréée « entreprise solidaire » par l'Etat et labellisée Finansol.
Elle s'appuie sur les 20 années d'expérience d'établissement bancaire alternatif de la société coopérative la Nef pour la gestion de son capital.
La Foncière réunit en son sein divers réseaux tels que la FNAB, FNE, Biocoop, les AMAP,… parce que tous ont conscience de l’urgence à agir et tous ont envie d’avancer.

Ensemble, il est possible d'agir pour préserver et développer une agriculture biologique, paysanne, de qualité et de proximité. La Foncière Terre de liens donne la possibilité aux citoyens de participer à l'achat de foncier pour maintenir ou installer des paysans.

VOTRE EPARGNE EST UTILE,

DEVENEZ ACTIONNAIRE SOLIDAIRE* de la FONCIERE Terre de liens

(*Les conditions et facteurs de risque sont décrits dans le prospectus visé par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) n° 08 - 161 en date du 31 juillet 2008. Il peut être consulté et téléchargé sur les sites de www.terredeliens.org et de www.amf-france.org. Il est tenu gratuitement à disposition sur simple demande auprès de la Foncière Terre de liens au 09 70 20 31 09.)

dimanche 16 novembre 2008

Le canton V sera plus ou moins respectueux de l'environnement

Monsieur Rebsamen a démissionné récemment de son poste d'élu du canton V de la Côte d'Or qui englobe une partie de l'agglomération dijonnaise (carte grandguillaume2008.net).

Trois (les trois seul?) prétendants se sont lancés dans la course à sa succession pour un premier vote qui aura lieu le 23 novembre 2008. Voici une petite analyse rapide de leur programme environnemental:

* Monsieur Mickaël Rialland est le candidat des Verts. Que ce soit sur son site de campagne ou dans sa profession de foi, il met en première place ex-aequo les problématiques environnementales avec le slogan: "Place aux priorités: solidarité, environnement"; avec quelques propositions concrètes:
- création d’emplois dans les secteurs des filières écologiques
- favoriser la conversion en Bio de l’agriculture
- développement des modes de transports alternatifs plus écologiques...


*Monsieur Laurent Grandguillaume est le candidat du Parti Socialiste. Sur son site de campagne, il classe les questions environnementales en troisième position sur sept avec son programme "agir pour faire du canton un poumon vert". Toutefois, il est aussi question très succintement de transport en commun dans le 1er défi (DIVIA, TER, Transco) et de pistes cyclables et véloroutes dans son second défi.

*Madame Katherine Williams est la candidate de l'UMP. Pas de site de campagne connu, mais un document papier de quatre pages. Dans celui-ci, les questions environnementales apparaissent en onzième position avec la phrase "défendre la qualité de vie et l'environnement, car ils (...)". Ce document, reçu par mail par ce parti politique était coupé. Une triste onzième et peut être dernière position pour défendre l'environnement. Pas de propositions concrètes connues.

Sur ces trois candidatures, chacun peut se faire rapidement une idée de l'importance qu'ont les candidats envers les questions environnementales. Ce n'est malheureusement pas un sujet annexe puisque selon le dernier rapport Planète Vivante du WWF, notre empreinte écologique continue à augmenter et a même dépassé un seuil critique. Les électeurs ne voterons pas seulement pour un candidat, mais ils voterons aussi pour agir localement afin de limiter la dégradation de notre planète à tous.

samedi 15 novembre 2008

Appel à rassemblement contre le nucléaire

Pendant que notre ancien sénateur Henri Revol prend les français pour des imbéciles en affirmant en gros qu'il n'y a pas de problème avec le nucléaire et que tout est transparent du haut de son poste de "président du Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire". Par exemple, en parlant des problèmes de Tricastin, il indique que "les différents rapports de synthèse présentés avaient été collectés auprès des autorités de sûreté nucléaire, de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, des « grands exploitants » que sont Areva et EDF ou encore de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra)." (source: Le Bien Public du 15/11/2008) Rien que des entreprises qui ont un intérêt dans le nucléaire, donc aucune n'est neutre.
Donc, pendant que certains racontent des mensonges, le Réseau "Sortir du nucléaire" a lancé en juin 2008 une campagne nationale intitulée "Ni nucléaire, ni effet de serre" qui se poursuit jusqu’au 31 décembre 2008.

Le samedi 29 novembre, le Réseau "Sortir du nucléaire" invite les citoyens à une grande journée d’actions décentralisées sur ce thème, dans toute la France et au-delà. Cette date est importante car la 14ème Conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques se tiendra du 1er au 12 décembre 2008 à Poznan, en Pologne. Plus de 190 pays seront représentés et il s’agira d’un événement largement médiatisé. Avant l’ouverture de ce grand forum politique, le 29 novembre sera l’occasion pour tous les citoyens d’exprimer leur inquiétude face au dérèglement climatique, ainsi que leur rejet du nucléaire, trop souvent abusivement présenté comme une option favorable au climat.













A Dijon, le rendez-vous est donné à 14h30 place du Bareuzai.

jeudi 13 novembre 2008

Sensibilisation au respect de la terre pour des collégiens de Quetigny

Le 11 novembre dernier, l'ensemble des élèves de sixième de Quetigny ont reçu un livre sur l'avenir de la Terre intitulé Ushuaïa. "Ce livre les incite à prendre soin de leur planète en évoquant les grands enjeux de l'écologie : la pollution de l'eau, le trou dans la couche d'ozone, le changement climatique, la déforestation, la biodiversité en péril ; la surabondance des déplacements ou la disparition des zones humides."
(source: Le Bien Public du 13/11/2008)

Toute action de sensibilisation au respect de l'environnement va dans le bon sens, mais à quand la sensibilisation des adultes?

mardi 11 novembre 2008

Attention, les braséros font fondre les cerveaux

Les trois députés Verts Yves Cochet, Martine Billard et Noël Mamère ont déposé une proposition de loi visant à interdire le chauffage des terrasses des bars et restaurants, symbole selon eux d'un "gaspillage énergétique considérable": "Le maire ne peut ni octroyer ni renouveler, pour les activités commerciales en terrasse pour le compte de personnes physiques ou morales, un permis de stationnement sur la voie publique ou une autorisation de voirie, si cette occupation est accompagnée d'une installation de chauffage contrevenant aux normes de déperdition thermique (...)", dispose le texte. Cette façon de "chauffer la rue" est "symbolique" d'un "gaspillage occidental bête", a expliqué M Cochet. "Pour une petite terrasse de 12 m2, il faut deux radiateurs", a-t il précisé. Or, "pour un seul radiateur à gaz, la dépense énergétique est d'environ 1 kg de propane à l'heure, et les émissions en gaz à effet de serre sont de 3kg de CO2 à l'heure".

Catherine Hervieu, élue Vert au conseil municipal de Dijon, indique dans Le Bien Public du 10/11/2008 qu'elle commençait justement à réfléchir localement à cette question, avec la prolifération de ces équipements sur les terrasses de Dijon. « Il arrive un moment où il faut agir et ne pas en rester aux discours. Et il faut avoir des gestes concrets en matière d'écologie. Certes, il y a convivialité et je comprends l'intérêt commercial des établissements. Mais c'est inadmissible de chauffer de l'air pour ce seul motif. Du reste, on peut toujours fréquenter les terrasses sans ces braseros. Il suffit de s'habiller un peu plus. A Dijon, je n'ai pas encore réalisé de chiffrage précis sur ce sujet, mais je crois que nous devrons agir en concertation avec les professionnels ».

Mais cette prise de conscience d'un gaspillage énergétique n'est pas rentré dans le cerveau de nombreux dijonnais, comme l'attestent les commentaires qui ont suivi cet article sur le site internet du journal.

Ces commentaires de pollueurs extrémistes pour certains montrent bien qu'il y a du travail pour changer les mentalités des adultes. C'est aussi ce que dit Christine Meunier-Castelin (CNRS/EHESS) dans le Journal du CNRS n°226: "La plus part des adultes renâclent à l'idée de prendre des mesures d'austérité en matière d'énergie. Ils comptent davantage sur les grandes décisions politiques pour changer le monde. Les jeunes accordent beaucoup plus d'importance à leurs gestes quotidiens. Leurs pratiques, leurs aspirations, leurs recherches d'emploi... sont davantage tournées vers l'environnement".

Décidément, certains sont restés trop près de ces braséros et se sont brûlés quelques neurones...

dimanche 9 novembre 2008

Débat sur la succession des terres agricoles

Lundi 3 novembre, le film "La Vie Moderne" passait au cinéma l'Eldorado à Dijon. Un film sur le passage de relais de terres agricoles entre de vieux agriculteurs et de jeunes. Ce fut l'occasion d'un débat organisé par les amis de l'Eldorado et de l'association Terres de liens, avec la présence de deux personnes de l'ENESAD (Établissement National d’Enseignement Supérieur Agronomique de Dijon) et du président de la SAFER de Saône-et-loire.




Se poser la question du rapport au foncier n'est pas anodin puisqu'il faut savoir que l'équivalent d'un département est bétonné tous les 10 ans (routes, bâtiments) et ne reviendra jamais au milieu agricole. Pourtant, manger restera toujours essentiel. Alors, garder les terres à l'écart de la spéculation et du bétonnage est primordial. D'ailleurs c'est que que recherche l'association "Terres de Liens" puisqu'elle "propose de changer le rapport à la terre, à l’agriculture, à l’alimentation et à la nature, en faisant évoluer le rapport à la propriété foncière. Valorisant les dimensions collectives et solidaires pour l’accès à la terre et sa gestion, les membres de Terre de Liens agissent, débattent et soutiennent les modes de vie et les pratiques agricoles soutenables pour l’humanité et sa planète."
Adhérer à cette association, c'est une façon concrète de promouvoir une agriculture bio de proximité.

Localement, les terres arables autour de Dijon disparaissent sous la LINO ou les zones industrielles. Pourtant le Grand Dijon indique dans sa charte de l'environnement:
- Soutien à la création d’espaces ayant pour fonction le maintien de la biodiversité : les jardins du Grand Dijon,
- Soutien à l’agriculture périurbaine,
- Incitation à la création de produits et de services agricoles tournés vers la ville,
- Aménagement d’une lisière urbaine dans le cadre du troisième appel à projet « Agenda 21 ».
A ce sujet, monsieur Bordat, conseiller délégué au Grand Dijon, est responsable de l'agriculture périurbaine.

mercredi 5 novembre 2008

Le film "Nos enfants nous accuserons" passe au cinéma Devosges

Le film "Nos enfants nous accuserons" passe actuellement au cinéma Devosges à Dijon

Synopsis: "La courageuse initiative d'une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d'introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l'empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. Un seul mot d'ordre : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d'agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas."


Cette pollution n'est pas nouvelle, toutefois maintenant il est impossible de dire "je ne suis pas au courant". Continuer à promouvoir cette tragédie environnementale c'est être complice d'empoisonnement.

Certains enfants ont déjà réalisé les conséquences de l'ensemble de nos pollutions pour leur vie future, comme cet enfant de 14 ans parlant à l'ONU, mais "les grands" s'en moquent...

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mardi 4 novembre 2008

Café philo "énergie, les enjeux" par le modem 21

Jeudi dernier, le modem de Côte d'Or avait organisé un café philo ouvert à tous sur le thème de "l'énergie et ses enjeux", à la Grande taverne à Dijon. La soirée a commencée avec la présentation d'Alain Cagnol qui a fait un exposé sur "l'électricité et l'énergie en 2040", puis a suivi Jean Rapenne qui a parlé de "Approche climatique - énergétique de l'urbanisme", puis Frédéric Pierrot, architecte, qui a terminé sur "la maîtrise de l'énergie dans les bâtiments". S'en est suivi un échange de questions avec la trentaine de participants.

Les trois présentations étaient intéressantes et plutôt bien faites. Toutefois il y avait quelque erreurs et remarques à faire
-Par exemple lorsque monsieur Cagnol tente de montrer que l'engagement des Verts pour se passer du nucléaire d'ici 2038 n'est pas fiable (il n' pas lu les propositions plus courtes). Il fait plusieurs erreurs dont une très grosse: Il indique que nous possédons 25 millions de voitures en France et qu'il y aura environ 40 millions de voitures alors, ce qui lui permet de faire "exploser" le compteur à CO2. Il n'a visiblement pas compris qu'il faut diminuer le nombre de voitures en circulation. D'ailleurs une personne lui fait remarquer que nous perdons en terre l'équivalent d'un département tous les 10 an, recouvertes de bitume et autres habitations.
- Monsieur Cagnol a fait de bonnes remarques: "dans un monde fini, on ne peut pas avoir une énergie infinie" ou "il faut changer de mentalité", mais aussi des mauvaises "sortir du nucléaire en 2038, c'est stupide" et il n' a pas hésité à dire "je suis "écologue", car l'écologie est une science trop sérieuse pour la laisser aux écologistes"
- Monsieur Pierrot a décrit la maison bioclimatique idéale. Une personne a fait judicieusement remarquer qu'un peu moins de 50% des français vivent en immeubles. Et aucun architecte ne se penche sur ce fait. Que la priorité n'est pas de construire une jolie maison bioclimatique qui va encore prendre du terrain sur les terres arables (même si tout le monde rêve de cette maison), mais plutôt d'isoler les 5 millions de bâtiments existants. A ce sujet, l'association Les Amis de la Terre met à disposition un guide de la rénovation écologique.
- Le plus regrettable est qu'à aucun moment le modem ne s'est positionné en tant que parti politique sur ces problématiques environnementales. Ce parti politique n'étant pas référencé comme fervant défenseur de la nature, ce café philo était un peu étonnant de leur part. Toutefois, si une ou deux personnes de la salle a pris conscience des problèmes énergétiques induisant le réchauffement climatique, alors cette initiative est à recommencer.

Etait aussi présent le président de l'association pro-nucléaire "sauvons le climat", qui en a profité pour vanter uniquement les mérites du nucléaire et qui a évidemment omis de mentionner  les problèmes du nucléaire et de dire que celui-ci ne résout pas les aspects gaz à effet de serre.

vendredi 31 octobre 2008

Ouverture de la boutique "Brin de Nature"

Une boutique dédiée aux cosmétiques naturels et certifiés bio (cosmébio, BDIH,...) a ouvert mi-septembre au 52 rue de la Préfecture à Dijon. Une petite boutique tenue par une gérante très sympathique qui tient à renseigner sur l'intérêt de privilégier les produits sains plutôt que la cosmétique "ordinaire", et fière de proposer des produits de qualité et originaux.









Question originalité, on peut noter les bijoux en écailles de poissons recyclées (bagues, pendentifs et aussi un bracelet pour enfant) qui sont fourni dans un joli sac fabriqué avec des filtres à café recyclés, le tout provenant de L'Atelier des Dames (commerce équitable)

Voilà une nouvelle boutique à découvrir et qui peut donner des idées de cadeaux pour les fêtes de fin d'année.

lundi 27 octobre 2008

"Les pollutions environnementales" sur Radio Dijon Campus

Samedi dernier, la première émission de "des hauts & débats" de la saison 2008-2009 portait sur "la pollution environnementale".

Une émission diffusée par Radio Dijon Campus (92.2) avec pour invités dans un premier temps: un représentant local de Greenpeace et un représentant de la Direction Régionale de l'Environnement. Puis avec Philippe Billet, spécialiste juridique de l'environnement, membre du grenelle de l'environnement, dans la seconde partie de l'émission.

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samedi 25 octobre 2008

Conférence sur les déchets nucléaires

Robert Guillaumont est intervenu jeudi dernier à Dijon devant une trentaine de personnes, lors d'une conférence débat sur le thème du devenir des déchets nucléaires, co-organisée par l'université de Bourgogne, la Société française d'énergie nucléaire (SFEN) et EDF.

A la question "Qu'entend-on exactement par « déchets nucléaires » ?", il a répondu: Il y a ceux liés à l'exploitation du combustible (par exemple, les gants utilisés dans la manipulation de produits radioactifs). Ceux-là, on sait très bien les gérer. Les autres, qui ne représentent en volume que 10 % de la totalité des déchets générés par les centrales nucléaires, posent en revanche de vraies questions, tant leur radioactivité peut être longue (plusieurs centaines ou milliers d'années). La seule réponse possible aujourd'hui, c'est l'enfouissement géologique. Il faut savoir que les 58 réacteurs actuellement en fonction en France généreront en volume de déchets nucléaires à longue vie (VA-FL), l'équivalent de deux piscines olympiques. Ce n'est pas énorme mais cela impose des contraintes très lourdes, pour les isoler et les manipuler. C'est là qu'est le défi !" Et de rajouter "La seule alternative au stockage géologique, c'est la mise en oeuvre d'un nouveau type de réacteur nucléaire, qui permettra une utilisation beaucoup plus longue du combustible et, sans les éliminer totalement, repoussera énormément les échéances de stockage."
(source: Le Bien Public du 24/11/2008)


En regardant le site internet de l'ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs), on apprend que mi-juin 2008 les 3115 communes dont le territoire est a priori favorable au plan géologique à l'accueil d'un centre de stockage de déchets FA-VL ont reçu un dossier d'information.



Mais voulez-vous d'une poubelle nucléaire sous vos pieds ? Sous ceux de vos voisins ?
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyen-ne-s à se mobiliser pour empêcher l’implantation d’un nouveau site d’enfouissement de déchets radioactifs dans l’un des départements qui ont été pré-sélectionnés par l'Andra, sur mission du gouvernement, pour "accueillir" ces déchets nucléaires.
Il faut savoir que ces déchets sont dits "à faible activité et à vie longue" (FAVL) mais cette appellation est trompeuse: de même que l'uranium "appauvri" est tout aussi nocif que l'uranium enrichi, les déchets "à faible activité" sont excessivement dangereux et problématiques.
D'ailleurs, même si elle multiplie les formules rassurantes, l'Autorité de sûreté nucléaire est bien obligée de reconnaître que :
*la durée de vie de ces déchets est de "quelques dizaines de milliers d'années". On peut certainement estimer cette durée à au moins 100 000 ans !
*Une installation de surface faisant l'objet d'une surveillance institutionnelle ne peut apporter de garantie suffisante de confinement sur de telles durées.
*L'enfouissement des déchets n'apporterait pas plus de garanties, mais il permettrait aux "responsables" du nucléaire de prétendre avoir réglé le problème. Peu leur importe si un drame se produit dans 50 ans, 100 ans ou 1000 ans...

Des arguments de "fanatiques anti-nucléaires"? Pour se faire une autre idée des risques, mieux vaut lire cette lettre d'un spéléologue confirmé qui circule (uniquement) dans le milieu de la spéléologie, mais pas dans les médias; Et c'est sans parler des coûts du démantèlement des centrales, ni des questions d'assurances en cas d'accident...ça laisse songeur...













Et pour ceux qui ont la lucidité de ne pas favoriser la formation puis le stockage de ces déchets nucléaires, il existe un moyen très simple d'agir au quotidien: choisir un fournisseur d'électricité "verte". Le meilleur incontesté dans le domaine est Enercoop. Pour ceux qui hésitent, il faut savoir que depuis le 21 janvier 2008, il est possible de revenir aux tarifs réglementés après avoir choisi Enercoop.

vendredi 24 octobre 2008

Exquise Ethique vient de souffler sa première bougie

Le 16 octobre 2007, Françoise Sauvaigo ouvrait la première boutique de mode éthique au 24 rue des Gondrans à Dijon. Des vêtements pour femmes fabriqués avec une juste rémunération des ouvriers et dans de bonnes conditions de travail, et pour certains vêtements, issus de filières en coton bio; voilà très rapidement une description d'Exquise Ethique. Et toute la boutique est comme cela. Ca change de toutes les autres qui proposent au mieux un ou deux vêtements éthiques ou en matière Bio.

Cette sympathique gérante vient donc de souffler la première bougie d'anniversaire de sa boutique, sans fanfare, en toute modestie. Un endroit incontournable pour les femmes. Et même si la fameuse crise pointe son nez, mieux vaut acheter moins mais mieux, c'est à dire privilégier ce style de vêtements au lieu des grandes surfaces moins chers, mais aussi moins bon sur le plan éthique et environnementale.

jeudi 23 octobre 2008

La bécane à Jules est le meilleur ami du vélo

La bécane à Jules a eu droit à un petit reportage de dijonpremiere. Créée en début d'année pour aider les dijonnais à réparer leur vélo, cette association sait se montrer efficace à sa façon pour la promotion du vélo dans notre ville.

Alors, plus d'excuse de ne pas prendre son vélo, La bécane à Jules est là!

dimanche 19 octobre 2008

Terres bio a fêté ses trois ans

Hier après-midi, les clients de Terres Bio étaient invités à une petite dégustation de produits vendus dans la boutique et à participer à une tombola. Petits gâteaux et boissons (tous bio bien sur) étaient à disposition pour fêter les trois années d'existence du magasin route d'Ahuy à Dijon.

Il est intéressant de noter que, selon un responsable du magasin, la clientèle est assez disparate, c'est à dire qu'il n'y a pas de profil type (jeunes et moins jeunes). Une petite partie des personnes viennent suite à une maladie. C'est à dire que ces personnes ont compris après un problème de santé que ce problème peut provenir d'aliments non sains. Pour rappel, une majorité des fruits et légumes non bio, vendus notamment dans les grandes surfaces, contiennent des quantités de produits phytosanitaires extrêmement élevés, parfois au delà des normes, ce qui peut être source de cancers en autre... Une seconde partie des clients est représentée par de jeunes parents. Peut être sensibles à l'environnement et donc à l'avenir de leur enfant, ils préfèrent devenir des "consom'acteurs".

Des boutiques de proximité et de produits sains, c'est ce qu'il y a de mieux.

vendredi 17 octobre 2008

La Gazette de Côte d'or roule au malus écologique

"Les 15 et 16 octobre sous la houlette de la France, présidente de l’Union européenne, les représentants des écologistes, des consommateurs, des syndicalistes et des victimes de la route réclamaient que la France défende une version ambitieuse de la réglementation sur les émissions de CO2 des véhicules particuliers. Pour l’instant, la politique française en la matière est lamentable" (source: Greenpeace). De plus, le malus écologique qui devait être annualisé pour les véhicules les plus polluants (>250 CO2/km) semble être rejeté par le gouvernement.
Pourtant avec ces rejets de CO2, le climat de la planète se réchauffe.

Et pendant ce temps localement que fait on? On incite les lecteurs à acheter des véhicules polluants! C'est ce qui se passe avec La gazette de Côte d'or, petit journal gratuit que l'on trouve un peu partout à Dijon. Toutes les 2 ou 3 semaines, on peut y trouver un essai automobile par une personne impliquée dans la vie dijonnaise. Mais quelles voitures? En regardant de près les 14 voitures testées depuis le début de l'année, on s'aperçoit que la moyenne des rejets de CO2/km est de 184 g.

C'est à dire au delà des 160 g autorisés actuellement pour ne pas payer de taxe. Alors que les ONG environnementales préconisent un maximum de 130 pour 2012 et de 80 pour 2020. Bref, globalement, ces tests, qui sont des publicités déguisées pour des moyens de déplacements polluants, n'incitent pas à responsabiliser les lecteurs. Aucune de ces voitures ne peut prétendre au bonus écologique. Cerise sur le gâteau, le dernier test concerne le Koleos.

Interpellée à ce sujet par un membre de Greenpeace du groupe local de Dijon, puis par dijon-ecolo, La Gazette de Côte d'or n'a pas changé ses mauvaises habitudes, ni même daigné répondre. Pourtant d'importants lecteurs (pages 12-13) s'accordent à trouver ce journal intéressant. Alors, pour l'améliorer encore, il serait souhaitable de remplacer ces tests automobiles par des tests de vélos.

Mais qu'elle soit visuelle ou par les voitures, tant que pollution rapporte des sous, certains ne sont pas prêt de l'arrêter...

lundi 13 octobre 2008

Ce que rapporte la pollution visuelle

Le point numéro 85 du conseil municipal de Dijon du 29 septembre 2008 portait sur la taxe locale sur la publicité extérieure, puisque celle-ci sera modifiée à compter du 1er janvier 2009. L'enregistrement sonore apporte quelques informations sur la pollution visuelle à Dijon.

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On apprend principalement que Dijon compte 7747 m2 d'emplacements publicitaires fixes, soit l'équivalent de 38 terrains de tennis. Les recettes pour la ville seront d'environ 19,5 euros par m2, soit un total de 151 000 euros par an.
La publicité extérieure constitue une pollution visuelle qui est omniprésente dans notre ville et qu'il est impossible d'y échapper comme le montre la carte de la pollution visuelle ci-dessous répertoriant les panneaux de type 4m X 3m sur la commune de Dijon.
Un fait décevant lors de la discussion de ce point, est l'absence de remarque de monsieur Dugourd (opposition UMP). Pourtant la question "Il y a plusieurs centaines de panneaux publicitaires de grandes tailles dans la ville de Dijon. Plusieurs villes dans différents pays ont décidé leur interdiction. Que comptez vous faire pour lutter contre cette pollution visuelle ?" lui avait été posée pour les élections municipales 2008. Sa réponse fut: "La pollution visuelle est un vrai sujet (L’avenue Jean Jaurès, par exemple, bat des records en la matière). Je m’engage donc, dans les limites des compétences de la commune, à la limiter. La démarche positive engagée en ce sens par certaines communes de l’agglomération sera proposée à l’ensemble des communes du Grand Dijon." Alors, à quand la réalisation de cet engagement? Maintenant?

Quelque soit le type de pollution, tant que ça rapporte des sous immédiatement, personne ne réfléchit autrement...