vendredi 23 octobre 2009

Le député Rémi Delatte tient parole concernant l'isolation des bâtiments anciens

Selon l'ADEME, Les bâtiments contribuent pour 43 % à l’énergie consommée en France et pour 22 % aux rejets de gaz à effet de serre. Les logements existants, construits pour une bonne part d’entre eux avant 1975 alors qu’aucune réglementation thermique n’existait, en sont largement responsables. Partant de ce constat, monsieur Renaud Georges (un dijonnais qui a maintenant déménagé) avait interpellé plusieurs de nos élus (François Patriat, sénateur; François Rebsamen, sénateur; Claude Darciaux, députée; Rémi Delatte, député) pour leur demander d'amender une vieille loi concernant l'aspect privatif des fenêtres (tous les détails se trouvent dans le dossier "L'habitat ancien, c'est 80% de passoires thermiques").
Seuls madame Darciaux et monsieur Delatte avaient répondu à son courrier. Par la suite, monsieur Delatte avait indiqué à monsieur Georges qu'il interviendrait pour faire avancer le problème. Et c'est ce qu'il a fait comme le montre sa lettre en date du 15 septembre et la copie du journal officiel en date du 12 mai 2009.













La réponse du gouvernement n'est pas à la hauteur de l'enjeux économique et écologique car elle ne donne aucune résolution, sans contrainte ni calendrier, comme le fait remarquer monsieur Georges dans sa dernière lettre:













On ne peut que féliciter cet élu qui a été sensible à cette problématique environnementale et a tenu parole.

jeudi 22 octobre 2009

"La SEMAAD écocertifiée"

La SEMAAD est "écocertifiée", le communiqué de presse:

"Seule des 210 Sociétés d'Economie Mixte d'aménagement dont toutes les opérations d'aménagement bénéficieront de la norme ISO14001 et première en France à obtenir le label communautaire EMAS qui garantit un management environnemental exemplaire, la Société d’Economie Mixte d'Aménagement de l'Agglomération Dijonnaise (SEMAAD) s'affirme comme un aménageur durable reconnu.
A l'occasion des 2èmes Rencontres de l'Habitat du Grand Dijon le 22 octobre 2009, centrées sur les thèmes de l'aménagement et de la construction durables, la SEMAAD annonce son écocertification ISO 14001 et EMAS par les autorités, qui reconnaissent ainsi la qualité environnementale de ses opérations d'aménagement.

Voici un an, au cours des 1ères Rencontres de l'Habitat du Grand Dijon, le directeur général de la SEMAAD, Thierry LAJOIE, rendait public le dispositif par lequel l'entreprise publique locale d'aménagement dijonnaise présidée par Pierre PRIBETICH entendait contribuer à l'atteinte de l'objectif fixé par le Sénateur-Maire François REBSAMEN de faire de Dijon et de son agglomération la collectivité territoriale écologique française de référence. Ainsi présentait-il :

- le Plan d'Orientations Stratégiques d'Aménagement Durable, Econome et Responsable (POSADER), fixant les principes applicables à chaque opération d'aménagement de quartier d'habitat et d'activités dévolue à la SEMAAD ;
- le Système de Management Environnemental (SME) de la SEMAAD baptisé "Vert3", ordonnant la méthodologie de projet garantissant la traduction concrète de ces orientations dans les opérations d'aménagement ;
- la création d'un poste de Directeur du Développement Durable et de la Qualité et le recrutement d'un écologue pour l'occuper ;
- l'engagement de l'étude de l'aménagement d'un premier écoquartier à Dijon suivant ce dispositif : l'écoquartier "Heudelet 26", dont le projet a lui-même été rendu public au mois de juin 2009.
Depuis, la SEMAAD a souhaité que soient reconnues la pertinence de ce dispositif et, partant, la performance environnementale de son action, par l'obtention des deux plus prestigieux labels qui certifient la qualité d'une démarche environnementale.
Ainsi la SEMAAD a-t-elle d'abord obtenu, le 19 août 2009, la norme ISO 14001. Délivrée par Ecopass, organisme reconnu par l'International Organization for Standardization, au terme d'un audit externe poussé, la certification ISO 14001 témoigne que la SEMAAD, dans la conception puis la conduite des opérations d'aménagement qui lui sont dévolues, respecte des exigences et met en œuvre des pratiques exemplaires, démontrables et continûment améliorées, à travers son Système de Management Environnemental.
Ensuite le Ministre d'Etat, Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de la Mer, en charge des Technologies Vertes et des Négociations sur le Climat, Monsieur Jean-Louis BORLOO, a-t-il décidé, le 15 octobre 2009, de délivrer à la SEMAAD son enregistrement EMAS et de communiquer celui-ci à la Commission Européenne en vue d'une publication au Journal Officiel de l'Union Européenne. Dans sa décision, le ministre atteste que le Système de Management Environnemental de la SEMAAD satisfait aux exigences du Système communautaire de management environnemental et d'audit de l'Union Européenne, pour l'aménagement de quartiers d'habitation et de bureaux, la réalisation et la commercialisation de parcs d'activités, et la conception d'infrastructures et de voiries.

L'Eco Management and Audit Scheme (EMAS), également appelé Eco-Audit, est un règlement européen créé en 1995 pour reconnaître les démarches d'écomanagement, qui permet d'évaluer, d'améliorer et de rendre compte de performances environnementales dans un cadre reconnu, standardisé et crédible.

Au terme des réglementations applicables, chaque opération d'aménagement dévolue à la SEMAAD, comme celle de l'écoquartier "Heudelet 26", sera labellisée ISO 14001 et EMAS.

"En France, sur 210 Sociétés d'Economies Mixtes (SEM) d'aménagement, une dizaine sont certifiées ISO 14001, mais la SEMAAD est la seule dont toutes les opérations d'aménagement bénéficieront de cette norme, et également la première qui soit certifiées EMAS, ce qui place l'agglomération dijonnaise parmi les pionniers de l'aménagement durable", a commenté Thierry LAJOIE, directeur général de la SEMAAD.

De son côté, la Société Publique Locale d'Aménagement de l'Agglomération Dijonnaise (SPLAAD), officiellement créée le 4 août 2009 pour compléter le dispositif d'entreprises publiques locales d'aménagement de l'agglomération dijonnaise, entreprendra les mêmes audits de certification dès 2010."

Avec une telle "écocertification", les futurs aménagements urbains à Dijon devront être exemplaires!

mercredi 21 octobre 2009

Le jour de la nuit, c'est le 24 octobre

"A l'occasion du passage à l'heure d'hiver, plus de 360 collectivités locales et associations participeront, samedi 24 octobre 2009, au premier Jour de la Nuit. Initié par Agir pour l'Environnement et l'ANPCEN et soutenu par 16 organisations dont le Ministère du développement durable et l'Association des Maires de France, le Jour de la Nuit a vocation à sensibiliser les citoyens sur les nuisances engendrées par la pollution lumineuse et à renouer un lien avec la nuit noire et magique."

Localement deux actions officielles vont avoir lieu:
- La commune de Neuilly les Dijon a été une des premières à s'impliquer en organisant l'extinction de l'éclairage public, une conférence sur la pollution lumineuse par Samuel Challeat, ainsi qu'une observation du ciel avec le Société d'Astronomie Bourguignonne, le tout le 23 octobre.
- A Dijon, cette fois le 24 octobre, la place de la Libération sera allumée plus tard, accompagnée d'une exposition sur la pollution lumineuse ainsi qu'une seconde conférence de Samuel Challeat à partir de 21h.

La pollution lumineuse est problématique envers les animaux car ils sont perturbés dans le cycle jour/nuit, mais aussi en tant que gaspillage énergétique. Produire de la lumière pour éclairer le ciel est évidemment stupide, mais tellement fréquent, le stéréotype étant le "lampadaire boule".













A cette occasion, un dijonnais vient d'envoyer un courrier à la mairie de Dijon pour attirer l'attention de celle-ci sur l'éclairage public.
Contrairement à certaines idées reçues, lutter contre la pollution lumineuse n'est pas de "plonger la ville dans l'obscurité pour économiser de l'énergie."

mardi 20 octobre 2009

Ouverture d'un nouveau restaurant bio

Le premier octobre, monsieur Christophe Dusart, ancien exploitant agricole en label "AB", a ouvert son restaurant au 7 boulevard de la Tremouille à Dijon. "Enfaim c'bio" n'est pas tout à fait un restaurant comme les autres puisque le concept est de ne proposer que des produits labellisés bio.

Un service de restauration biologique sur place ou à emporter qui fait aussi café et salon de thé.

Une bonne adresse à découvrir.

lundi 19 octobre 2009

A quand de l'hippomobile à Dijon?

La semaine dernière, l'association Cheval de l'Enesad avait organisé une conférence sur le thème "le cheval en ville: un agent du développement durable". Une conférence résumée dans un article sur le site dijonscope.

Le retour du cheval en ville n'est pas une lubie d'écolos farfelus mais une solution écologique et économique bien concrète dans des situations bien déterminées. Ainsi, "selon des chiffres présentés en octobre 2007 lors du 5e congrès des chevaux territoriaux à Trouville-sur-Mer (Calvados), 70 villes françaises, de toutes tailles, font appel au cheval pour des tâches allant de la collecte de déchets à l'arrosage des espaces verts en passant par des travaux de voirie, de sécurité publique ou de transport de personnes. L'utilisation des chevaux territoriaux ne cesse d'augmenter puisqu'en 2001, seule une quinzaine de communes employait cet animal.
Durant ce congrès, Olivier Linot, président de la commission nationale de développement des chevaux territoriaux, avait expliqué que le cheval ou l'âne était plus économique mais aussi plus écologique pour la ville que tout autre moyen de transport. A Trouville, nous pouvons constater que notre percheron Festival de Mai revient mois cher qu'une voiture ou un petit camion pour l'arrosage des espaces verts et des jardinières urbaines, le ramassage du verre usagé et le transport scolaire, avait-il déclaré." (source: actu-environnement.com)

Localement, il a existé, il y a trois ou quatre ans, un projet de ramassage des ordures à Dijon. Plus récemment, un autre projet était de proposer une navette hippomobile touristique entre le centre ville et le lac Kir. Un projet, qui s'il avait été accepté, aurait vu le jour cet été! Il existe plusieurs intérêts à ce projet. Tout d'abord cela plaît toujours aux touristes, mais aussi aux enfants des villes qui n'ont que trop rarement l'occasion de voir d'autres animaux que des chiens en ville... De plus, puisque l'intermodalité est dans l'air du temps, si une "nouvelle" forme de déplacement non polluante apparaît, elle doit alors être envisagée sérieusement.
A quelques kilomètres de Dijon, nous avons la chance d'avoir un expert en attelage de chevaux en la personne d'Eric Coupé, plus connu par certains dijonnais comme étant le maraîcher des jardins du Charmoi. Un homme passionné par ses superbes chevaux.
Les aspects négatifs portent sur la sécurité et la gène à la circulation. Ceux-ci étant probablement liés en partie à la méconnaissance de l'activité.

vendredi 16 octobre 2009

Le collectif "Urgence bio 21" est officiellement lancé

Samedi 10 octobre, de nombreux membres du collectif "Urgence bio 21" étaient présent pour annoncer officiellement à la presse l'existence de ce collectif et ses ambitions, avec un rappel pour la pétition. A cette occasion, l'état des terres agricoles ainsi que les difficultés pour des jeunes agriculteurs en bio à s'installer a été mentionné.

Pour comprendre un peu mieux la problématique de l'agriculture conventionnelle et les intérêts de l'agriculture biologique, petit détour vers l'émission "des hauts & débats" sur radiocampus Dijon de février 2009 en présence de Claude et Lydia Bourguignon, anciens chercheurs à l'INRA et célèbres microbiologistes des sols:


Mangeons du bio et surtout soutenons nos agriculteurs travaillant en agriculture biologique!

lundi 12 octobre 2009

Le circuit automobile de Prenois fait son Greenwashing

Ce week-end avait lieu la manche française du DTM (Deutsche Tourenwagen Masters, une course allemande de voiture de tourisme) sur le circuit de Prenois, près de Dijon.

Une course de voiture, voila une nouvelle fois l'incitation à économiser le pétrole qui en prend un coup et d'une façon plus générale l'environnement. Mais que l'on se rassure, l'infrastructure est éco-responsable. C'est ce qui était indiqué sur une bâche présente dans la semaine à la mairie de Dijon.










On pouvait clairement lire: "Entreprise citoyenne, le circuit Dijon Prenois s'est engagé à valoriser l'ensemble de ses déchets. Qu'il s'agisse de déchets spécifiques issus de la course automobile, tels que les pneus, huiles, hydrocarbures... ou de nature plus conventionnelle l'intégralité rejoint la filière locale de retraitement, recyclage ou revalorisation." Mais de qui se moque t on? Il ne manquerait plus qu'ils balancent tout dans la nature! Ca se dit "Eco-responsable" alors que c'est le minimum du minimum.

Toujours sur la même bâche à la mairie, on pouvait y lire "des travaux prioritaires pour l'environnement".










Ici, il est question du bruit, c'est à dire de la pollution sonore, même si ce n'est pas mentionné ainsi. "Dans le domaine de l'environnement, un des axes principaux est la limitation des nuisances sonores générées par l'activité du circuit." Des travaux sont donc réalisés pour diminuer ce bruit. Quel est le résultat? Pour cela rendez-vous dans une forêt située précisément à 6 km du circuit à vol d'oiseau (réalisé sans trucage):

Un peu de vent dans les feuilles, quelques chants d'oiseaux, et comme un fond sonore bien étrange dans une forêt... Comme un silence dans les deux dernières séquences? Normal, la course de voiture était terminée.

Tout ceci, c'est sans compter les rejets de CO2 des voitures et autres pollutions. Mais finalement, peu importe l'écologie le temps d'un week-end? On trouve toujours des sondages démontrant que nous sommes sensible à l'écologie, mais il ne faut pas exagérer. Le Bien Public le montre clairement par le sondage qui était disponible en ligne ce week-end. Ainsi, hier à 23h, sur les 260 internautes ayant voté au questionnaire sur l'intérêt du circuit, 62% y voient "une chance pour la notoriété de Dijon" (aspect économique), tandis que 29% y voient "une honte pour Dijon" (pour raisons écologiques).

Bref, Nicolas Hulot va devoir faire d'autres films, même en hélico, pour sensibiliser à la cause environnementale tous les irréductibles promoteurs de ce style d'événement.

dimanche 11 octobre 2009

"L'incinération réchauffe notre climat"

La CNIID (Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets) a lancé le 1er octobre 2009 une cyberaction pour que l'incinération soit soumise à la contribution climat énergie.













"En France, l'examen du projet de loi de finances 2010 débutera à l'Assemblée nationale à la fin du mois d'octobre et la contribution climat énergie, voulue par le gouvernement, sera débattue dans ce cadre. Les consommateurs d'énergie fossile (fioul, charbon, gaz) seront taxés proportionnellement aux quantités de CO2 rejetées. L'incinération n'est pas concernée par cette mesure alors qu'elle rejette chaque année en France l'équivalent des émissions en CO2 de 2,3 millions de voitures."

"Le Cniid lance une cyberaction pour inciter les députés à soutenir l'assujettissement de l'incinération des déchets à la contribution climat énergie. « L'incinération pollue par l'émission de nombreuses substances chimiques, mais également par l'émission de carbone fossile dans les fumées : sur le principe du pollueur-payeur, il est nécessaire de taxer l'incinération pour sa part de responsabilité dans les changements climatiques » explique Sébastien Lapeyre, directeur du Cniid. Pour l’association, cette mesure devra aussi être étendue à court terme aux émissions de méthane des centres de stockage. "

Au nord de Dijon se trouve l'un des 130 incinérateurs français. Même si celui-ci a obtenu le label iso14001 en 2008, il ne faut pas oublier que selon le CNIID l'incinération est loin d'être une énergie verte. Bref, une fois de plus il est bon de rappeler qu'un bon déchet est un déchet qui n'existe pas: consommons moins pour mieux consommer!

vendredi 9 octobre 2009

"Branchez-vous à l'écologie!"

La campagne nationale "Branchez-vous à l'écologie!" vient d'être lancée conjointement par Enercoop et le réseau Biocoop.

"Enercoop, fournisseur d’électricité d'origine renouvelable et Biocoop, premier réseau de magasins bio en France sont deux sociétés très proches dans leur fonctionnement, leurs valeurs et leurs actions.
Les deux structures fonctionnent sur un modèle coopératif et militent entre autres pour la défense de l’environnement, le développement de l’économie solidaire et de l’éco-responsabilité. En clair, deux entreprises branchées à l’écologie et branchées entre elles !

« Branchez-vous à l’écologie ! » est bien plus qu’une simple campagne : il s’agit d’un appel aux citoyens ! En faisant le choix des énergies renouvelables, chaque consommateur agit concrètement pour la préservation de l’environnement.
Éoliennes, panneaux photovoltaïques, énergie hydraulique ou biomasse (gaz issu d’une fermentation de matières organiques), Enercoop s’approvisionne à 100% auprès de producteurs d’énergies renouvelables.
La campagne « Branchez-vous à l’écologie ! » aura lieu du 7 au 24 octobre dans les magasins du réseau Biocoop. Des brochures explicatives ainsi que des bulletins de souscription seront mis à disposition des consommateurs durant cette quinzaine, le changement de fournisseur étant très simple.
D’autre part, le 17 octobre, une centaine de magasins du réseau Biocoop accueilleront une animation spéciale avec la présence de bénévoles Enercoop, qui répondront à tout type de questions concernant Enercoop ou les énergies renouvelables."

Localement, il sera possible de rencontrer un sociétaire d'Enercoop le 17 octobre au magasin Terres Bio de Dijon. Il faut rappeler qu'Enercoop a eu la meilleure note (17/20) au classement Ecolo Watt réalisé par Greenpeace (EDF ayant eu 4,9/20). Agir en faveur de l'environnement au quotidien, c'est possible et si simple.

mercredi 7 octobre 2009

Le film "Le Syndrôme du Titanic" passe au cinéma Darcy

Difficile de ne pas être au courant du dernier film de sensibilisation à l'écologie, il s'agit du "Syndrôme du Titanic" de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, qui passe actuellement au cinéma Darcy à Dijon.

"Je n'étais pas écologiste quand j'ai commencé, il y a 30 ans, à voyager de par le monde. J'ai vu la planète se rétrécir sous mes yeux, je suis passé de la conviction insouciante de vivre dans un monde infini et immuable à la conscience d'un monde fini et vulnérable. Depuis presque 20 ans, je me bats avec d'autres pour alerter mais surtout mobiliser face à la menace. Aujourd'hui, le cinéma m'apparaît comme le moyen essentiel pour que chacun puisse à son tour, en France et à l'étranger, s'approprier le constat et partager mes sentiments. Que chacun puisse voir la Terre et l'Humanité telles qu'elles sont et telles que je les ai vues. Que l'Homme retrouve sa propre échelle dans le temps et l'espace. Ce film est un cri d'alarme, ne laissons pas le temps nous dicter le changement, mais aussi un cri d'espoir, saisissons l'occasion pour nous retrouver, mobilisons le génie humain en donnant enfin du sens au progrès."


Voici une partie de ce qu'écrit Hervé Kempf dans le journal Le Monde du 3 octobre: "Ce documentaire écologiste ne montre presque pas de nature : rompant avec l'esthétique de carte postale habituelle en la matière, il se confronte à la dure réalité de la misère et de l'injustice. Il tente de dire, malaisément, que la dégradation vertigineuse de la biosphère est le résultat d'un ordre social devenu fou, et qui fait porter le poids de ses conséquences sur les faibles, les pauvres, les exploités.
Il répète que la clé de sortie de cette logique destructrice est dans la baisse de la consommation matérielle dans les pays riches. Gageons que ce discours, plus âpre que celui sur les "petits gestes pour la planète", recueillera un accueil mélangé. Et si Nicolas Hulot allait commencer à déranger ? (...) Dans le commentaire habillant les images, il dit : "Je suis perdu." Perdu ? Ah ? Je lui téléphone pour comprendre. Il répond : "Je suis perdu parce que je ne comprends pas qu'il faille autant d'énergie pour placer des évidences auprès de nos élites. Des gens qui ont une intelligence parfois fulgurante ont des angles morts, c'est-à-dire qu'ils n'arrivent pas à comprendre que leur modèle économique ne tiendra pas. (...) Ce qu'Hulot appelle les élites, c'est aujourd'hui une oligarchie. Elle ne veut pas entendre l'évidence de la crise écologique et de la désagrégation sociale, parce que le but principal de l'oligarchie est de maintenir ses intérêts et ses privilèges."

Il est clair que quel que soit le niveau, simple citoyen, chef d'entreprise ou bien élu, ceux qui persistent à vouloir perpétuer les mauvaises habitudes du passé sont amenés à souffrir, faire faillite ou perdre leur poste...