lundi 27 février 2023

l'Epicerie Locavore des Bourroches vient de fêter ses 10 ans

Ouverte au mois de février 2013, la première épicerie locavore de Dijon vient de fêter ce samedi 25 février ses 10 ans d'existence. "Et si on mangeait local ?" Telle est la question sur la devanture de cette épicerie depuis le début.

Une volonté manifeste de proposer des produits ayant parcouru le moins de kilomètres possibles et dont beaucoup sont labellisés BIO.

Présentation par Virginie : Le terroir bourguignon renferme dans sa terre généreuse des produits riches et d'exception, que vous pouvez retrouver à notre boutique. Notre région est porteuse d'aliments savoureux et authentiques. Avec mon épicerie, je vous propose de retrouver le plaisir de composer vos repas avec des aliments issus d'une agriculture de proximité, savoureux et sains.
Des producteurs passionnés, au savoir-faire inimitable, collaborent avec moi, pour une qualité de produits incomparable. Agriculteurs et éleveurs participent à un système de distribution plus simple et respectueux de l'environnement en approvisionnant des revendeurs de proximité. L'empreinte carbone affiche alors un impact très faible sur la planète, et constitue un progrès dans notre manière de consommer. Les produits vendus dans ma boutique proviennent de moins de 200 km de chez vous pour une fraîcheur incomparable et une origine toujours connue et renseignée. Je vous propose de manger au rythme des saisons, des produits frais, qui n'ont rien à vous cacher !

vendredi 24 février 2023

La ville de Marsannay-la-Côte organise le festival "Soyons nature"

Depuis 2015, la ville de Marsannay-la-Côte organise son festival "Soyons nature", différentes éditions qui ont permis d'aborder la thématique nature sous des angles bien différents. Cette année, du 20 février au 7 avril, Soyons nature permettra à chacun de mieux comprendre le gaspillage qu'il soit alimentaire et énergétique et souvent lié à la surconsommation.

Un programme très riche et diversifié. Avec des moments forts comme les animations dans les écoles. "Pour les maternelles, une animation autour du tri des déchets avec les ambassadeurs du tri. Pour les élémentaires, deux ateliers seront programmés, l'un autour du développement durable et ses solutions, et le second, une animation "une image vaut 1000 mots" traitera de campagnes publicitaires et leur décryptage". 

Un atelier Fresque du Climat le 8 mars de 19h à 22h. (inscription au préalable). La fresque du climat est un atelier collaboratif s'appuyant sur 40 cartes réalisées à partir des données du GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Elle permet, en 3 heures, de comprendre et lier les causes et les conséquences du dérèglement climatique et, ainsi appréhender dans toute sa complexité le sujet de la transition écologique.

La conférence "Urgence Climatique" le mercredi 15 mars de 20h à 22h à la Maison de Marsannay. Conférence gratuite sur l'urgence climatique et écologique suivie d'un moment d'échanges.

mercredi 22 février 2023

Des plats à emporter dans des contenants consignés

"Votre restaurateur fait partie du réseau 'ramenez-moi', des plats à emporter / livrés en contenants consignés." Depuis quelques jours, il est possible d'acheter des plats à emporter servis non plus dans des boîtes en plastique ou cartons jetables, mais dans des contenants en verre et réutilisables.

Nos poubelles débordent avec toutes les pollutions sous-jacentes. Que faire ? Une des solutions est apportée par Bocaux&Co avec la mise en place toute récente d'une consigne spéciale.

Pour le client cela consiste à s'inscrire sur un site dédié pour y créditer une cagnotte. Une fois dans un des restaurants partenaire, on paye la consigne (pas le plat) avec le QRcode reçu lors de l'inscription. Puis le repas terminé, plus tard, il faut juste ramener le contenant chez un des partenaires pour voir sa cagnotte recréditée.

Une solution par carte papier existe pour éviter de passer par un smartphone pour celles et ceux qui préfèrent.

"Le meilleur déchet est celui qu'on ne produit pas, je choisis la consigne. Avec bocaux&co je réemploie des contenants en verre sur la métropole dijonnaise".

Quatre types de contenants existent selon les plats (entrée / plat / desserts) proposés par les restaurateurs, ainsi la consigne varie de 1 à 3€.

lundi 20 février 2023

Dijon Métropole : mobilisation contre le gaspillage énergétique des publicités et enseignes lumineuses 

Communiqué : Le 19 février 2023 à Dijon
"La nuit dernière, les militantes et militants d’Extinction Rebellion, d’Attac, de Greenpeace et des Amis de la Terre ont recouvert des publicités lumineuses et éteint des enseignes de magasins pour dénoncer le gaspillage d’énergie. Alors que la hausse des prix de l’énergie frappe de plein fouet l’ensemble des ménages et notamment les plus précaires, les artisans et les collectivités locales, gâcher de l’énergie devient d’autant plus intolérable.


Des affiches pointant du doigt l’absurdité de ce gâchis ont été apposées directement sur des vitrines, divers écrans numériques et autres panneaux publicitaires rétro-éclairés dans la ville de Dijon. La lumière de nombreuses enseignes restées allumées ont été coupées.





 
 
 
 

Un récent sondage BVA a indiqué que 85% des Françaises et Français sont favorables à une réduction du nombre des écrans numériques publicitaires visibles dans l’espace public, quand 54% soutiennent tout bonnement leur interdiction comme le demande une pétition citoyenne déjà signée par plus de 59 000 personnes.
A Dijon, la pétition de Greenpeace sur le site GreenVoice intitulée Dijon : "Pour l’extinction des enseignes et vitrines", a déjà rassemblé plus de 450 signatures.

Par cette action, les associations et collectifs appellent les pouvoirs publics à une extinction immédiate et générale des publicités lumineuses (écrans numériques et panneaux rétro-éclairés) et enseignes de magasins (en dehors des heures d’ouverture) encore beaucoup trop nombreuses dans l’espace public. En 2019, on dénombrait 55 000 écrans publicitaires numériques (de tailles variables) en France contre 40 000 en 2017, soit une augmentation de près de 40% en deux ans [source].





Les conséquences sont nombreuses : incitation à la surconsommation, destruction et surexploitation des ressources, pollution lumineuse : modification de la trajectoire des oiseaux et extinction des insectes (disparition du ver luisant), nombreux risques pour la santé humaine.

Les dispositions prises l’automne dernier par le gouvernement pour réguler les publicités et les enseignes lumineuses1 sont largement insuffisantes et incohérentes avec le discours gouvernemental appelant à “une mobilisation générale” en faveur de la sobriété énergétique.

Face à la crise énergétique et à l’urgence climatique, la sobriété énergétique doit être pensée en lien avec la justice sociale. Elle doit s’accompagner de mesures contraignantes ciblant en priorité les consommations excessives et de mesures d’accompagnement des plus précaires, par exemple un investissement massif dans la rénovation performante des passoires thermiques.


Nos revendications : nous exigeons :
Voir les décrets suivants :
- décret du 6 oct propose d’éteindre les publicités lumineuses entre 1h et 6h du matin à l’exception de celles situées dans les aéroports. Par ailleurs, les afficheurs ont jusqu'à juin 2023 pour éteindre les publicités lumineuses supportées par le mobilier urbain entre 1 et 6h du matin.
- Un autre décret du 17 octobre prévoit l’extinction des publicités lumineuses en cas de forte de tension sur le réseau électrique (Ecowatt rouge) pour les publicités pilotables à distance (sinon à partir de juin 2023)
- le démantèlement et le débranchement des panneaux publicitaires sur l’ensemble de la ville de Dijon et sa périphérie
- l’interdiction de l’affichage dans les zones naturelles et agricoles, ainsi qu’autour des écoles et des collèges
- une application à la lettre des décrets précédemment cités avec un contrôle renforcé auprès des enseignes "

dimanche 19 février 2023

Une souscription pour protéger la Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon

Les berges du Suzon sont en danger : le Maire de Dijon a accordé le permis de construire pour 85 logements. Défendons la RUBS ! Pour cela, une souscription a été mise en place sur le site helloasso.

Le collectif “Sauvons les berges du Suzon”, soutenu par l'association des Amis de la Terre Côte-d'Or, milite pour la préservation d'un espace de nature de 3 hectares, au nord de Dijon, menacé de bétonisation par le projet immobilier “Venise 2”.

Ce terrain constitue un îlot de fraîcheur et un espace de refuge, notamment pour de nombreuses espèces d'oiseaux et de papillons. Par décret citoyen, ce terrain a été labellisé en novembre 2022 “Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon”, RUBS.

En dépit de la mobilisation citoyenne, le Maire de Dijon a accordé, le 23 janvier 2023, un permis de construire aux promoteurs groupe Edouard Denis et 4S Immo pour y ériger 85 logements, détruisant 90 % de la biodiversité du site - dont des arbres centenaires.

Dans un délai de 2 mois, il s'agit d'agir juridiquement et de contester cette décision par un recours gracieux auprès du Maire, puis par un recours contentieux auprès du Tribunal Administratif. Pour cela, nous avons besoin des services d'un avocat.

Des actions de communication et de terrain sont aussi à mener pour défendre la RUBS.

Description des postes de dépense :
La somme collectée servira à financer :les honoraires de l'avocat,
les éventuelles frais de justice annexe,
les actions de communication,
les événements de relai de la campagne sur site.

Bénéficiaires finaux de la collecte :
L'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or va gérer les fonds récoltés pour régler les différentes dépenses au fur et à mesure (honoraires, frais, factures).

Porteurs du projet :
Le collectif “Sauvons les berges du Suzon” est à l'initiative d'un groupe de citoyennes et citoyens. Il est soutenu par :
Les Amis de la Terre Côte-d'Or,
France Nature Environnement Côte-d'Or,
Forestiers du Monde,
Greenpeace France groupe local de Dijon,
La Ligue de Protection des Oiseaux de Bourgogne-Franche-Comté,
La Fédération Patrimoine Environnement Bourgogne-Franche-Comté.

mardi 7 février 2023

BNP, une banque polluante qui se retrouve polluée

Extinction Rebellion a mené une action coordonnée nationale sur les distributeurs automatiques de la banque BNP Paribas; XR Dijon était de la partie.








"Dans la soirée du lundi 6 février 2023, Extinction Rebellion a mené des actions discrètes et coordonnées dans une trentaine de villes en France, ciblant les distributeurs automatiques de BNP Paribas en utilisant différentes techniques pour les mettre hors d’usage.

Cette action intervient à la veille (le 7 février 2023) de l’annonce des résultats 2022 de la banque, avec des bénéfices records attendus par les actionnaires. 









Mise en demeure de cesser son soutien aux nouveaux projets fossiles par plusieurs ONG en octobre 2022, la banque s’est dit en désaccord le 24 janvier dernier avec les injonctions du collectif « L’Affaire BNP », qui l’a attaquée.
La BNP a donc explicitement et publiquement choisi de poursuivre ses activités financières délétères, quand chaque jour passé à soutenir les énergies fossiles est un pas de plus vers le chaos écologique prédit par le GIEC.
Une nouvelle phase du combat contre la BNP doit donc s’amorcer sans attendre, et Extinction Rébellion est décidée à s’y engager par des actions choc, faisant suite à des actions ciblant déjà la banque le vendredi 20 janvier à Paris pour dénoncer le projet EACOP de TotalEnergies 







Pourquoi BNP Paribas ?
Une banque écologiquement meurtrière
BNP Paribas est le 1er financeur européen et le 5e mondial du développement des énergies fossiles
En tant que membre fondateur de la Net-Zero Banking Alliance et membre de l’initative Science-Based Targets, BNP Paribas s’est engagée à respecter les recommandations du GIEC en matière d’investissements
Or la banque refuse toujours de déclarer sa véritable empreinte carbone, qui se situerait autour de 750 millions de tonnes équivalent CO2 selon les estimations d’Oxfam.

L’année dernière, BNP Paribas a annoncé son retrait du financement du projet EACOP, pipeline géant chauffé en Ouganda et Tanzanie de TotalEnergies considéré comme une véritable bombe climatique et sociale.
La banque, 2ème financeur de TotalEnergies, continue pourtant à vanter les mérites du projet et a participé en mai 2022 à un véritable “chèque en blanc” de 8 milliards de dollars offert à la multinationale.

Nous ne sommes pas naïf·ve·s, nous savons bien que l’argent est le nerf de la guerre” affirme Camille, militante chez Extinction Rebellion ; “Si nous trouvons le moyen de leur couper les vivres, ces projets ne verront pas le jour”.

Et de fait, TotalEnergies peine à finaliser son tour de table. Il est donc encore temps d’agir et Extinction Rebellion compte continuer à exercer une pression sur la pétrolière et ses partenaires.

Pourquoi BNP Paribas ?
Une banque socialement irresponsable
Avant 2019, BNP Paribas était la banque qui facturait les frais les plus élevés en cas de découvert bancaire, de rejet de chèque ou de prélèvement.
Depuis, une loi sur les frais d’incidents bancaires a contraint la BNP à modérer son appétence pour les agios, mais elle s’autorise encore à prendre jusqu’à 25 euros par mois en frais supplémentaires aux personnes dites “fragiles financièrement”, et ce selon ses propres critères.
En France, ces prélèvements prédateurs continuent à rapporter aux banques 1.8 milliards €/an. C’est beaucoup plus que pour leurs voisines européennes. Ces pratiques portent essentiellement atteinte aux personnes déjà les plus précaires.
Enfin, BNP Paribas est la 2e entreprise française la plus généreuse avec ses actionnaires, avec 5,4 milliards € de dividendes et rachats d’actions en 2021.
Cette même année, la banque supprimait 3500 emplois et augmentait de 9% le salaire de son PDG. La banque profite aussi de la douceur d’imposition des paradis fiscaux : 19% de ses filiales y sont domiciliées.
Nous soutenons sans conditions le travail du collectif L’Affaire BNP et celui de la coalition internationale StopEACOP.

Nous exigeons
* L’arrêt explicite et brutal du financement des activités fossiles de TotalEnergies, en particulier du projet de pipeline EACOP et du projet associé d’extraction Tilenga
* Un engagement sous contrainte légale à ne soutenir aucun nouveau projet fossile, directement ou indirectement
* Le plafonnement des frais d’incidents bancaires à 5€ pour les personnes en situation de fragilité financière

La BNP prétend être la banque d’un monde qui change…
Elle est la banque d’un monde qui meurt.
Tant qu’elle ne prendra pas ses responsabilités et tant qu’elle ne fera pas l’objet de mesures légalement contraignantes, nous continuerons à la combattre et multiplierons ces modes d’action coup de poing.
Quand l’espoir meurt, l’action commence

vendredi 27 janvier 2023

Lettre ouverte à tous les médias de Côte-d’Or, pour un journalisme à la hauteur de l’urgence climatique

 Communiqué :

"Lettre envoyée à : AFP, autoroute info, auxois-fm.fr, Bing Bang Mag, Cherie FM, Dijon l’Hebdo, dijonbeaunemag.fr, dijoncter.info, Echo des communes, France 3 Bourgogne, France Bleu Bourgogne, Fun radio, info-beaune.com, infos-dijon.com, K6fm, Le Bien Public, Le Journal du Palais, lechatillonnaisetlauxois.fr, lejacquemart.com, radio campus Dijon, RCF, Sparse, TF1 Dijon, tracesecritesnews.fr, Virgin Radio


 Madame, Monsieur,

Le consensus scientifique est clair,  puissant : la dérive  climatique et le déclin rapide de la biodiversité s’accélèrent, et nos activités humaines en sont la cause. Les impacts sur notre écosystème et nos sociétés humaines sont généralisés et, pour beaucoup, irréversibles. L’une après l’autre, les limites planétaires sont dépassées : près de la moitié de l’Humanité vit déjà en situation de forte vulnérabilité.

Dans son sixième rapport, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) insiste sur le rôle crucial des médias pour « cadrer et transmettre les informations sur le changement climatique ».

Il vous appartient, rédactions et l’ensemble des journalistes d’informer sur l’emballement du Climat et les innombrables solutions que nous devons mettre en oeuvre d’urgence, citoyens comme élus.

Face à l’urgence absolue de la situation,  alors que notre région aussi est touchée, nous (11 associations, collectifs et structures agissantes écologiques de Côte-d’Or représentant plusieurs centaines de personnes), vous interpellons pour vous demander de vous engager à être à la hauteur des enjeux climatiques, sociaux et environnementaux dans votre travail et d’intégrer pleinement ces enjeux dans le traitement de l’information.

Nous vous demandons de rejoindre les nombreux médias nationaux et les 1 200 journalistes qui avancent sur ces problématiques, notamment avec la Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique, rédigée par un collectif de journalistes : https://chartejournalismeecologie.fr

Dans votre profession, la formation continue nous apparaît importante, pour délivrer une information de qualité, apporter des explications avec une vue d’ensemble, faire la promotion des solutions et non pas juste constater la situation.

Enfin, il nous semble aussi vital de vous interpeller sur les annonces publicitaires. Que penser de l’impact de votre média si celui-ci affiche de la publicité pour une entreprise dont l’activité est néfaste à la préservation du vivant et accélère le dérèglement climatique ? Que ce soit pour la promotion d’une banque trop peu engagée voire climaticide , d’une voiture surdimensionnée, de voyage en avion, de vêtements non écoresponsables (et aussi), d’appareils de haute technologie en surnombre etc. Il vous incombe de réfléchir à votre responsabilité dans la surconsommation !

Dans l’attente de la publication de votre engagement écologique dans votre média, veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les professionnels de l’information, nos plus sincères salutations.

Signataires de cette lettre :
Les Amis de la Terre Côte-d’Or, Greenpeace Dijon, La Recyclade, Confédération Paysanne de Côte d’Or, Oxfam Dijon, XR Dijon, La Chaîne Verte, AssoEnScene, Ethique sur l’étiquette, Rézo Fêt’Art, ATTAC21"


Les médias nationaux comme locaux ne sont pas toujours à la hauteur de l'importance des enjeux environnementaux. Peut être que ce courrier fera changer les choses localement.

lundi 23 janvier 2023

Six associations et fédérations demandent à être reçues par le Maire de Dijon concernant le projet Venise 2

"Nous, associations et fédérations de promotion et de défense de l’environnement de Dijon et de Côte-d’Or, interpellons le Maire de Dijon concernant la destruction d’un espace naturel et de fraîcheur de 3 hectares au nord de la ville, au profit du projet immobilier nommé “Venise 2”.
Dans un contexte catastrophique d’effondrement de la biodiversité et de chaos climatique, nous sommes préoccupés par les impacts de la décision prise en réunion de Conseil municipal le 27 juin 2022. Ainsi, nous soutenons le collectif citoyen “Sauvons les berges du Suzon” qui lutte contre ce projet immobilier, et nous sollicitons un rendez-vous avec le Maire de Dijon pour lui expliquer notre point de vue.


Année après année, les extrêmes climatiques se font inexorablement sentir. Les modèles climatiques indiquent que Dijon, à l'horizon 2050, devrait être l’une des villes de France les plus affectées par la hausse des températures. Face aux vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et fortes, nous devons préserver l’habitabilité de la ville. Au lieu de poursuivre dans la folle logique du toujours plus de logements, nous pensons qu’il est vital de limiter au maximum les constructions, qui doivent être réfléchies dans un contexte de préservation de la biodiversité, de maintien en secteur urbain dense d'îlots de fraîcheur et de verdure, en concertation directe et ouverte avec les populations riveraines. En tout état de cause, il nous paraît indispensable d'éviter toute artificialisation nette, en ville comme en zones péri-urbaines ou rurales.

Le projet Venise 2 prévoit d’implanter plusieurs maisons en zone inondable du Plan de Prévention des Risques Naturels, alors même que ce plan de prévention évalue les risques sur la base des pluies records du siècle dernier, qui seront battus dans les décennies à venir par des épisodes de pluies torrentielles plus rares, mais plus intenses. Nous soulignons qu'envisager de construire des habitations en zone inondable n'est pas sérieux.

En novembre 2022, le terrain menacé a été labellisé par un décret citoyen, “Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon” (RUBS). Les habitants veulent ainsi protéger cet espace naturel de toute urbanisation future.
Ainsi que l’ont montré des inventaires faunistiques et floristiques, la RUBS est significativement riche d’une biodiversité préservée : une partie des 58 espèces de papillons et des 66 espèces d’oiseaux observés sur le site figure sur la liste rouge des espèces menacées en Bourgogne-Franche-Comté.



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Un recours pour excès de pouvoir a été déposé auprès du Tribunal administratif le 9 décembre 2022 par plusieurs associations pour demander l’annulation de la délibération du Conseil municipal, sur le motif principal d’un défaut d’information des élus.

Face à des questions aussi graves que celles de rayer de la carte une grande zone naturelle de biodiversité et îlot de fraîcheur en ville, nous, associations et fédérations de promotion et de défense de l’environnement de Dijon et de Côte-d’Or, demandons à rencontrer le Maire de Dijon avec le collectif Sauvons les berges du Suzon, dans les meilleurs délais et avant toute délivrance de permis de construire, pour lui présenter nos arguments.

Associations signataires :
Fédération France Nature Environnement Côte-d’Or - Forestiers du MondeR - Greenpeace groupe local de Dijon - Les Amis de la Terre Côte-d’Or - Ligue de Protection des Oiseaux de Bourgogne-Franche Comté - Délégation régionale de la fédération Patrimoine environnement Bourgogne-Franche-Comté"

vendredi 20 janvier 2023

Cessons de financer le terrorisme d’État !

Communiqué du Collectif Bourgogne Franche-Comté pour l'abolition des armes nucléaires :
"36ème Vigie Citoyenne mensuelle pour la reconversion du site CEA-Valduc

Vigie « Anniversaires » le 19 janvier 2023 ! Nous fêtons les :
- ­ 2 ans d’entrée en vigueur du Traité d'interdiction des armes nucléaires, TIAN (janvier 2021), nouvelle norme du Droit international.
­- 3 ans de nos Vigies Citoyennes à Dijon et près du CEA Valduc (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) qui assure la maintenance et la modernisation des 290 armes nucléaires françaises.
Ces Vigies demandent le respect par la France de l’art. 6 du Traité de non­prolifération (TNP) auquel elle a adhéré en 1992 et dont elle viole l’esprit et la lettre, l’adhésion de la France au TIAN, et à terme, la reconversion à des activités utiles à l'Humanité de tous les sites CEA, dont celui de Valduc.



 

 

 

 

 

 

Nos banques financent l’armement nucléaire avec notre argent !
La Vigie à Dijon est axée spécialement sur les banques, dans le cadre d'une action internationale d'ICAN.
Nous avons distribué tracts et brochures aux passants et aux directeurs de 7 agences dijonnaises. A télécharger sur le site d'ICAN France
    En effet, le TIAN interdit la production, possession, menace d’utilisation des armes nucléaires, mais aussi le FINANCEMENT de ces armes.
    De 2017 à 2019, plus de 678 milliards d’euros ont été investis dans le monde par 325 institutions financières, dans des sociétés impliquées dans des systèmes d’armes nucléaires : Airbus, BAE Systems, Boeing, EADS, Leonardo, Larsen & Toubro, Naval Group, Northrop Grumman, Safran, Thalès, ...

En France, sont impliquées BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale, Crédit mutuel, Banque populaire, Caisse d’épargne, qui ont investi de janvier 2020 à juillet 2022 + de 35 milliards d’€ dans les sociétés participant à la modernisation et au renouvellement des bombes françaises : Airbus, EADS, Safran, Thalès, Leonardo, Naval Group, .., britanniques : BAE Systems et des USA : Boeing, Northrop Grumman.

Toutes ces banques ont une attitude cynique. Elles qualifient les armes nucléaires d’armes « controversées » (BNP), de « destruction massive » (CIC), « d’arme sensible » (Crédit mutuel), mais restent dans l’illégalité et investissent sur le risque d’une guerre nucléaire pour faire des profits radioactifs, grâce à notre argent.

Le greenwashing est au cœur de leur pratique, à l’image du Crédit Mutuel qui se vante d'allouer 500 millions € / an pour des projets environnementaux, mais investi plus de 1 761 millions € dans des entreprises contribuant à la production de systèmes d’armes nucléaires.

Nous appelons à une vaste mobilisation de tous les clients de ces banques, sur les modèles victorieux du charbon, de l'huile de palme, ... ­ pour qu’elles adoptent le TIAN et engagent un processus de désinvestissement, suivant l'exemple de nombreuses grandes institutions financières européennes et mondiales.
    Le financement est un chaînon clé de la fabrication des bombes nucléaires. En désinvestissant, elles accélèrent la stigmatisation et l’élimination de ces armes de destruction massive qui menacent l’Humanité et sont un instrument de terrorisme d’État.

Changer de banque, simple et efficace !
Ecrivez à votre banquier avec la campagne d'action ICAN
Changez de banque, contre la bombe et pour le Climat :

Comment les citoyens peuvent-­ils soutenir le TIAN ?
- Écrivez à votre Maire, a n que votre commune rejoigne les 67 premières villes françaises et la région Bourgogne Franche-Comté en signant l’Appel des villes d'ICAN http://icanfrance.org/ pour le désarmement nucléaire, à votre Député et Sénateur pour que la France adhère au TIAN.
- Intéressez-vous aux armes nucléaires, à la sécurité internationale et à la défense de la démocratie.
- Participez aux vigies citoyennes à Dijon, Paris, et partout où elles sont organisées.

Les vigies et actions non-violentes menées par le ‘Collectif Bourgogne Franche-Comté pour l’abolition des armes nucléaires’ s’inscrivent dans le cadre d' ICAN, 'Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires’ (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons), Nobel de la PAIX 2017, et dans la suite des précédentes victoires de l'ONU :
- interdiction des armes biologiques (1972),
- des armes chimiques (1993),
- des mines antipersonnel (1997),
- des bombes à sous-munitions (2008)."

lundi 16 janvier 2023

Cercle de silence en soutien à la RUBS

"Le collectif Sauvons les berges du Suzon a organisé un cercle de silence samedi 14 janvier matin à Dijon pour attirer l’attention des Dijonnais.es sur l’impact qu’aurait le projet Venise 2 sur la biodiversité du site. Des informations étaient à disposition du public sur la Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon (RUBS).

Ce samedi 14 janvier matin, les citoyen.nes du collectif Sauvons les berges du Suzon se sont réuni.es pour un cercle de silence autour de la “tête d’arbre”, en centre-ville de Dijon. Tandis que les uns brandissaient des photos de papillons, d’oiseaux et autres petits animaux qui vivent sur la plaine et les berges du Suzon, d’autres expliquaient aux passants les ravages que provoquerait le projet immobilier Venise 2 pour cette biodiversité.

On estime qu’entre les personnes qui ont signé la pétition ce matin-là, celles qui se sont arrêtées pour lire les panneaux explicatifs et celles qui parlaient de bétonisation à leur voisin, plus d’un passant sur cinq se sentait concerné par le sujet !

Il est à noter plusieurs scènes d’enfants demandant à leur parent ce qu’est une pétition et pourquoi on la signe.

Rappelons que 58 espèces de papillons, dont 7 figurant sur la liste rouge des espèces menacées en Bourgogne-Franche-Comté, et 66 espèces d’oiseaux ont été observées sur le site. Préserver la biodiversité en ville, c’est permettre à tout un chacun de profiter d’un lien de proximité avec la nature et laisser une chance à la faune et à la flore de nous survivre. C’est aussi une question d’éthique.

En novembre 2022, un décret citoyen a labellisé le terrain de 3 hectares comme Réserve Urbaine de Biodiversité du Suzon (RUBS). Les habitants veulent ainsi protéger cet espace naturel de toute urbanisation future.
Le 9 décembre, quatre associations locales ont déposé un recours contentieux auprès du Tribunal administratif pour excès de pouvoir contre la délibération du Conseil municipal de Dijon.

Toutes ces actions ont un seul but : convaincre le Maire de Dijon de NE PAS DELIVRER de permis de construire pour Venise 2, et de lancer une consultation des riverains sur l’avenir du site."

Pour soutenir le collectif :
* je signe la pétition en ligne et je la relaie à mon entourage
* je partage sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram
* je m’abonne à la lettre d’information. ( alerte-beton@riseup.net)


"La démocratie, c'est aussi respecter le vote des élus" dit François Rebsamen dans cette vidéo. La démocratie, ne serait-ce pas aussi de respecter les citoyens ? Depuis quand un maire, qui d'autant plus a été élu par un très petit nombre de personnes,  a t il le droit de faire ce qu'il veut, le droit de ne pas être à l'écoute des habitants de sa commune ?



 

 

 

 

 



Question démocratie, François Rebsamen ferait bien de s'inspirer du numéro 85 du magazine "repères", rédigé par Alterre BFC, qui décrit très bien ce que peut être la démocratie locale. On peut y lire notamment : "La transition socio-écologique se fera par et dans les territoires, en associant l’ensemble des acteurs locaux. L’implication des citoyens dans les processus de décision publique replace l’intérêt général au centre des enjeux et assure l’adéquation des politiques publiques aux besoins exprimés. Le pouvoir d’agir du citoyen s’en trouve renforcé, ainsi que la réussite des projets." Une véritable démocratie participative à Dijon n'existe pas ! Alors les citoyens protègent ce qu'ils peuvent avant qu'il ne soit trop tard.