mercredi 25 octobre 2023

Reportage de France Bleu Bourgogne sur La Recyclade

Il y a quelques jours, l'émission "Bienvenue chez vous en Bourgogne" de France Bleu Bourgogne portait sur La Recyclade. Il s'agit d'une recyclerie dijonnaise qui collecte, transforme et vend des objets.

"Lorsqu'on habite Dijon, il est possible d'éviter de passer par la case déchèterie pour vider ses placards ou son grenier. " (écouter l'émission).

Avec ses deux boutiques (11 rue du Nuits Saint-Georges et 5 rue de l'Est, toutes les deux à Dijon), c'est donc environ 800kg d'objets qui sont collectés, triés, et remis en vente à un prix dérisoire. 
Parmi ces objets on trouve de la vaisselle, une médiathèque (CD, DVD, livres), des vêtements, des meubles, un coin enfants, des textiles, un coin bricolage, des créations maisons, des bijoux,...

Sachant que tout objet a un impact environnemental et donc qu'il est nécessaire de limiter la production de ceux-ci (même si les dangereux fanatiques extrémistes de la croissance ne le pensent pas ainsi), alors quand et uniquement quand on a réellement besoin d'un nouvel objet (et avant d'acheter quelque chose, toujours se poser la question "En ai-je vraiment besoin ?"), il semble évident de passer faire un tour à La Recyclade pour voir si cet objet est en vente avant d'envisager d'en acheter un neuf.

Et pour celles et ceux qui ont un peu de temps, La Recyclade recherche des bénévoles. Un bel exemple d'action de terrain au service de la planète et avec un bel enjeux social.

mercredi 18 octobre 2023

Mobilisation contre le gaspillage énergétique des publicités lumineuses

A l’occasion du Jour de la Nuit, des membres des Amis de la Terre Côte-d’Or ont recouverts des publicités lumineuses pour dénoncer la pollution lumineuse générée et le gaspillage d’énergie.

Communiqué :
La pollution lumineuse est une nuisance à plusieurs égards
– Elle constitue un gaspillage énergétique, qui se traduit par des déchets radioactifs et des émissions de carbone supplémentaires. Contexte de tension sur le réseau électrique et où les prix démesurés de l’énergie engendrent de graves difficultés économiques et sociales, il n’est pas seulement question de demander aux individus de faire un effort, il faut que les politiques publiques incitent les gros consommateurs d’électricité à faire preuve de sobriété, et cessent la promotion des fausses solutions. ;
– Elle perturbe aussi bien la faune que la flore : la faune en modifiant les trajectoires des oiseaux migrateurs et en décimant les insectes (2e cause de mortalité après les pesticides); la flore en retardant la chute des feuilles et en perturbant la pollinisation nocturne par les papillons de nuit ;
– Elle a un impact sur la santé humaine puisqu’elle crée des troubles du sommeil entraînant une baisse de production de mélatonine, pourtant vitale au bon fonctionnement de notre organisme.
– Parmi ces sources de pollution lumineuse, les publicités et les enseignes génèrent une dépense énergétique dont l’unique but est de nous rappeler à notre rôle de « consommateurs », de jour comme de nuit.



Gaspillage énergétique
En plus de la pollution lumineuse, et alors que la hausse des prix frappe de plein fouet l’ensemble des ménages et notamment les plus précaires, les artisans et les collectivités locales, gâcher de l’énergie devient d’autant plus intolérable. N’oublions pas l’hiver dernier avec ses tensions sur la consommation électrique et les risques de coupure. La sobriété doit être permanente !


Réglementation
Depuis le 6 octobre 2022 les publicités lumineuses sont désormais interdites entre 1h et 6h du matin partout en France, à l’exception de celles du mobilier urbain affecté aux services de transport public (aéroports, gares, stations de métro ou de bus) durant leurs heures de fonctionnement. Ceci concerne l’éclairage de mobilier urbain pilotable à distance, ce qui n’est pas le cas à Dijon.
Mais cela fait plus de 3 ans que nous interpellons régulièrement nos élus locaux pour faire supprimer cet éclairage publicitaire. Alors que l’on parle d’urgence climatique, encore combien d’années d’inaction faudra t-il attendre avant que le problème ne soit résolu ?
Dans ce contexte, des membres des Amis de la terre Côte-d’Or ont recouvert plusieurs panneaux lumineux avec des affiches pointant du doigt ces absurdités de pollution lumineuse et de gaspillage énergétique.
Nous rappelons une nouvelle fois que cette situation ne devrait plus exister depuis le 22 octobre 2022 (il y a un an !) à la condition d’avoir des élus locaux réellement sensibles au changement climatique et à la perte de biodiversité, cessant de faire de la procrastination…

Voir les décrets suivants :
Les publicités lumineuses sont désormais interdites entre 1h et 6h du matin partout en France, à l’exception de celles du mobilier urbain affecté aux services de transport public (aéroports, gares, stations de métro ou de bus) durant leurs heures de fonctionnement. Par ailleurs, les afficheurs avaient jusqu’au 1er juin 2023 pour éteindre les publicités lumineuses supportées supportées par le mobilier urbain (article 4).
Il prévoit l’extinction des publicités lumineuses en cas de forte tension sur le réseau électrique (Ecowatt rouge) pour les publicités pilotables à distance. Le non-respect de ces règles d’extinction est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe, soit 1 500 € maximum.

lundi 16 octobre 2023

Collecte de déchets alimentaires dans le centre ville de Dijon

Dijon métropole expérimente une collecte de déchets alimentaires dans le centre ville de Dijon avec la participation de l'association La Chaîne Verte qui collecte à vélo.

Légalement, il faut savoir qu'à compter du 1er janvier 2024, conformément au droit européen et à la loi antigaspillage de 2020, le tri des biodéchets sera généralisé et concernera tous les professionnels et les particuliers.

Qu'est-ce qu'un biodéchets ?
L’article L. 541-1-1 du code de l’environnement définit les biodéchets comme : "Les déchets non dangereux biodégradables de jardin ou de parc, les déchets alimentaires ou de cuisine provenant des ménages, des bureaux, des restaurants, du commerce de gros, des cantines, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, ainsi que les déchets comparables provenant des usines de transformation de denrées alimentaires."

A découvrir place Saint-Michel le lundi de 17h à 19h et place Saint-Bernard le mercredi de 12h à 14h et le jeudi de 17h à 19h. Attention, ces horaires et dates peuvent être amenées à être modifiées en fonction des résultats de cette expérimentation. 
Un certain nombre d'habitants du quartier ont déjà pris l'habitude de venir. Ces déchets sont ensuite emmenés à vélo sur un lieu de compostage. Difficile de faire plus écologique !


vendredi 6 octobre 2023

Rémi Détang se tromperait-il de "vraie vie" ?

Traiter des militants écolos de "jusqu'au-boutistes", prétendre qu'ils vivent dans un autre monde, telle était la réponse de Rémi Détang (maire de Quétigny et 4ème vice-président de Dijon métropole) face à la demande de supprimer l'affichage publicitaire. Sérieusement, cet élu vit-il réellement dans la "vraie vie" comme il le prétend ?

Le 28 septembre, les élu.e.s de la métropole devaient voter le rapport n°6 "Gestion et exploitation du mobilier urbain - Approbation du choix du concessionnaire". Cette délibération faisait suite à la délibération du 15 décembre 2022 et son rapport n°39 "Exploitation du mobilier urbain - recours à une concession de service". 



 

 

 

A cette occasion, des adhérents des Amis de la Terre Côte-d'Or en ont profité pour distribuer une "Charte de responsabilité climatique envers les citoyennes et citoyens" à tous les élus se rendant au conseil métropolitain. Par ce document, ils voulaient une nouvelle fois (une seul fois n'étant pas suffisant...) chercher à sensibiliser les élu.e.s et les alerter sur les maux de la publicité, ainsi que les mettre devant leurs responsabilités.

Finalement, seuls 6 élus se sont abstenus lors du vote, tous les autres ont voté "pour", c'est à dire pour autoriser la société Clear Channel à continuer à mettre des publicités pour des entreprises nationales ou internationales dans les rues de la métropole. des incitations à la surconsommation.

Donc, durant la présentation de ce rapport, Rémi Détang a fait la remarque : "Certains jusqu'au-boutiste trouvent que ce n'est pas suffisant. Mais nous sommes dans la vraie vie". Incroyable ! Mais dans quel monde vit cet élu ? C'est quoi la "vraie vie" selon lui ? Un monde sans pollution, un monde sans changement climatique, un monde sans perte de biodiversité ? Il se croit dans le "métavers" ? La "vraie vie" nécessite de cesser de surconsommer, et donc aussi de cesser l'incitation à la surconsommation; sans quoi la vie n'existera plus !... Les canicules, sécheresses, incendies et autres inondations de cet été sont déjà oubliés ? Sa remarque est donc complètement déplacée.


A noter aussi la remarque de François Rebsamen qui est fier des panneaux appelant à donner son sang. Mais il semble oublier les centaines de publicités pour la malbouffe, l'alcool, les banques polluantes et autres voitures. Ne voir que l'arbre qui cache la forêt dévastée, ce n'est pas correct...

jeudi 5 octobre 2023

Le circuit automobile de Dijon-Prenois ne respecte pas la loi sur le bruit

Le 28 septembre, une audience du tribunal administratif de Dijon portait sur la conformité du circuit automobile de Prenois. Selon l'association Les Sentinelles de la Montagne Dijonnaise, le préfet de Côte-d'Or a donné un arrêté d'homologation du circuit le 24 mars 2023 qui ne respecte pas la loi sur le bruit.

Déclaration de l'association au président du tribunal administratif :

"Monsieur le Président.

Nous souhaitons que le code de la Santé Publique soit appliqué et respecté dans les arrêtés d'homologation du circuit Dijon-Prenois.
Le code de Santé publique précise que le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en œuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne. En matière de nuisances sonores, le code de Santé Publique s’applique aussi aux circuits de sports mécaniques, en vertu du décret 2017-1244 entré en vigueur le 01/10/2018.

En tant que association de la protection de la nature, nous avons assisté en la réunion Tranquillité publique du 5 janvier 2021 et nous y avons alerté M Sudry, préfet de la région Bourgogne Franche-Comté du changement de législation en matière de bruit depuis 2017 (date du précédent arrêté ministériel).

Pour votre information, ce circuit a été construit en défrichant plus 65 ha de la forêt communale de Prenois en 1970 (avec l'accord du conseil municipal de l’époque) mais illégalement, car aucune autorisation de défrichement n’ayant été accordée réellement. Ce document n'existe pas dans les archives de l'ONF. Cela démontre que dès l'origine ce circuit, né de la volonté des puissants de créer un terrain de jeu, est déjà en infraction avec la loi.

Tourner en rond en faisant un maximum de bruit est un loisir pour certains mais une torture pour le voisinage, qu'il soit proche à Prenois, Lantenay ou Pasques ou plus lointain comme Fleurey sur Ouche, Talant ou Fontaines les Dijon... Combien de journées gâchées par le vrombissement des bolides alors nous souhaitons nous reposer, jardiner, nous promener, travailler.... dans le calme. Profiter de la nature ou de notre intérieur ou de notre jardin est impossible certaines journées, tellement le bruit est fort, envahissant.

Nous tenions à dire ceci au nom de Sentinelles de la Montagne Dijonnaise car Nous, nous avons l’ambition de protéger notre santé et notre environnement pour nous et les générations futures.
C’est pourquoi nous sommes venus. Nous vous remercions de votre attention.

Les membres du collectif des Sentinelles de la Montagne Dijonnaise"
 
En 2009, le bruit était gênant à plus de 6 km comme le montre la vidéo. Mais maintenant, au-delà du bruit, est-ce encore cohérent de bruler du pétrole pour le plaisir en faisant faire des tours de circuit à des bolides ?  La planète brule, mais pour le fric certains continuent comme si de rien n'était...

mercredi 4 octobre 2023

Action symbolique pour dénoncer TotalEnergies

Mercredi matin, des militants de XR Dijon étaient devant la préfecture de Côte-d'Or pour une action symbolique en soutien à leurs camarades de XR Lyon qui se trouvent en procès contre TotalEnergies. C'était pour eux l'occasion de rappeler l'écocide et le bafouement complet des droits humains par TotalEnergies de l'Ouganda à la Tanzanie avec son projet EACOP.


C'était aussi l'occasion de lancer une nouvelle compagne contre TotalEnergies avec 350.org, Le Bruit qui Court et le Réseau Action Climat.
Leurs revendications :
1- La reconnaissance par la justice et l'Etat Français des crimes écocidaires et humains de la société TotalEnergies et une communication honnête sur ces problématiques.
2- L'arrêt complet et immédiat du projet EACOP/Tilenga et de l'ensemble des nouveaux projets d'extraction d'énergies fossiles. La réduction immédiate des émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone en 2025, grâce à une réduction de la consommation et une descente énergétique planifiée.
3- L'arrêt immédiat de la complicité de l'Etat Français envers les gros pollueurs et qu'il prenne ses responsabilités dans la crise climatique actuelle en taxant les superprofits climaticides et en cessant de soutenir et de subventionner les criminels climatiques, à commencer par TotalEnergies.


Ce projet EACOP/Tilenga, largement dénoncé par de multiples associations est une véritable catastrophe écologique. L'association Les Amis de la Terre France en arrive à porter plainte au pénal contre TotalEnergies tellement la situation est grave.

jeudi 28 septembre 2023

Grand débat : Le climat en questions

Le climat en questions est un grand débat organisé jusqu'à la fin de l'année 2023 pour recueillir les avis, propositions et vigilances du plus grand nombre sur les enjeux climatiques.

Dijon métropole est engagée dans la révision de son Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET ou "Plan Climat") afin d'actualiser et de renforcer la stratégie de la métropole pour s'adapter et lutter contre le changement climatique.

Le Climat en questions est un grand débat citoyen organisé jusqu'à la fin de l'année 2023 pour recueillir les avis, propositions et vigilances du plus grand nombre sur les enjeux climatiques.



Un questionnaire sera en ligne prochainement.

Les débats de proximité.
"Dijon métropole adapte sa stratégie climatique : quel message souhaiteriez-vous lui transmettre" ? : voici la question à partir de laquelle la métropole et ses structures de proximité vous proposeront de débattre lors de rencontres près de chez vous. Venez partager vos idées, vos questionnements, vos propositions : chacun est le bienvenu. Les débats feront l'objet de compte-rendus qui seront tous analysés par les services de Dijon métropole.

Les prochaines dates :
* Le vendredi 27 octobre à 14h au 28 rue le Jolivet à Dijon par les équipes de la maison de quartier l'Archipel
* Le mercredi 15 novembre de 13h30 à 15h, débat étudiant à l'Esirem, à Dijon
* Le jeudi 18 janvier à 18h à l'espace Baudelaire, à Dijon

De nombreuses animations "fresques du climat" sont aussi proposées. Voir sur le site internet pour les dates. De plus, l'exposition itinérante participative sur la transition climatique"Demain la Vi(ll)e", conçue par Latitude21 sera visible dans différents leiux jusquà la fin du mois de janvier 2024.

Espérons que ce grand débat ne sera pas qu'un grand coup de communication, voir de greenwashing...

jeudi 21 septembre 2023

Désinformation publicitaire honteuse dans les rues de la métropole

Communiqué des Amis de la Terre Côte-d'Or : Semaine européenne de Développement Durable à Dijon : Les élus de la métropole acceptent toujours la désinformation publicitaire honteuse dans les rues. Alors que plus de 300 scientifiques demandent un traité de « non-prolifération des énergies fossiles », des financeurs de ces énergies climaticides s’affichent librement dans les rues de Dijon.

 
Faut-il encore rappeler que la publicité est le moteur de notre société de sur-consommation ? Toujours acheter plus tout en niant les impacts environnementaux  et sociaux liés, voilà ce que les publicitaires essayent de nous enseigner. Et les rues de Dijon n’échappent malheureusement pas à cette règle avec les affichages publicitaires présents sur les abribus et panneaux sucettes. Pourtant cela aurait pu prendre fin au mois d’octobre 2022.

Mais les élus de la métropole en ont décidé autrement, sous l’égide de François Rebsamen, préférant permettre la promotion de tous types d’entreprises, même les plus polluantes.

Caisse d’Epargne
Pour la  Caisse d’Epargne : « Etre utile à la planète, c’est financer les énergies renouvelables près de chez vous », « Etre utile aux jeunes, c’est leur proposer des emplois près de chez vous » et « Vous être utile, c’est investir votre épargne là où vous vivez. »
Il s’agit là de publicités honteuses et mensongères, un magnifique cas de greenwashing à l’égard des investissements de cette banque ! Rappelons que la Caisse d’Epargne appartient au groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d’Epargne).
– Le groupe BPCE  a accordé plus de 50 milliards de dollars à l’industrie des énergies fossiles entre 2016 et 2022, soit après l’Accord de Paris.
– Ses engagements en matière de climat sont lacunaires, elle continue à financer de nouveaux projets de pétrole et de gaz ainsi que les entreprises qui les portent. Elle refuse même de prendre des engagements crédibles sur des secteurs comme celui du gaz de schiste, et a soutenu dans les dernières années un bon nombre de nouveaux projets d’exportation de ce gaz (GNL) aux Etats-Unis. Elle a été à ce titre épinglée dans une récente enquête de Disclose.
– Le groupe BPCE est également pointé du doigt pour les activités climaticides de sa filiale de gestion d’actifs Natixis IM, un mastodonte peu connu de la finance française,  une des banques à l’origine du crash bancaire de 2008. Natixis IM détenait en janvier 2023 7,3 milliards de dollars, en actions et obligations, dans les principaux développeurs d’énergies fossiles (tels que Total), y compris dans des entreprises développant encore de nouveaux projets liés au charbon.

Société Générale
– Société Générale n’a pas du tout tourné la page des énergies fossiles, avec au total de plus de 98 milliards de dollars de financements accordés à cette industrie entre 2016 et 2022 (soit après l’Accord de Paris).
– Tout comme la Caisse d’Epargne, ses engagements en matière de climat restent lacunaires, elle peut ainsi continuer à financer les nouveaux projets de pétrole et de gaz ainsi que les entreprises qui les portent.
– Elle joue un rôle clé dans de nouveaux projets d’énergies fossiles comme au Mozambique, on elle appuie le projet destructeur Mozambique LNG de Total, malgré de lourds impacts climatiques et un grave contexte de crise humanitaire et sécuritaire.

Rien qu’avec ces éléments il est ignoble de lire que la Caisse d’Epargne est « utile à la planète » ou « utile aux jeunes » puisqu’elle participe pleinement à détruire le présent et l’avenir des jeunes en finançant activement à la destruction de la planète. Et la Société Générale ne devrait pas non plus pouvoir s’afficher ainsi dans une ville qui se déclare « référence écologique européenne » !

Nous interpellons de ce fait une nouvelle fois les élus de la métropole, dont François Rebsamen et Nathalie Koenders, afin qu’ils s’engagent à limiter l’affichage aux activités locales et aux commerçants locaux. Il en est de leur responsabilité !"





 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ce qui se passe dans les rues de Dijon avec ces publicités pour les banques, l'alcool, la malbouffe,... démontre bien qu'il devient nécessaire d'encadrer la publicité et l'influence des multinationales; c'est un impératif écologique et démocratique comme l'explique le rapport"Big Corpo".

mercredi 20 septembre 2023

Semaine européenne de la mobilité : le moment de tester l'appli "DiviaCovoit'"

Du 16 au 22 septembre c’est la Semaine européenne de la mobilité. Cet évènement a pour objectif d’inciter les citoyens et les collectivités dans de nombreux pays européens à opter pour des modes de déplacements plus durables. Obligé de se déplacer en voiture ? Testez le covoiturage avec Divia.

Depuis le printemps, Divia mobilité propose, en plus des trajets en bus et tram et des prêts de vélo longue durée, la possibilité de mettre en relation conducteur et passagers pour du co-voiturage. Pour cela il suffit de  :
- Créer un compte personnel diviamobilités
- Télécharger l'appli Diviacovoit'
- Valider l'inscription
- pour le conducteur : Enregistrez vos trajets simples ou réguliers (départ, arrivée, heure). Ils sont automatiquement partagés dans le réseau DiviaCovoit' et proposés aux covoitureurs. Si un voyageur est intéressé, vous recevez une notification et vous échangez, via l’appli, avec votre futur passager.
- Pour le passager : Renseignez votre itinéraire. Si une proposition de covoiturage correspond à votre recherche, il vous suffit de la valider et le conducteur reçoit une notification. Vous pouvez ensuite échanger ensemble via l'appli pour convenir du lieu de rendez-vous. S’il n’y a pas de conducteur disponible pour votre trajet, DiviaCovoit' vous conseille en itinéraires via les solutions de déplacement en bus, tram ou marche à pied.
 



 
 
 
 
 
 
 
 
 
Alors que le prix de l'essence augmente, alors que l'on parle de plus en plus de sobriété, 41% des trajets en voiture se font seul selon une étude du ministère de la transition écologique !

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
A croire que l'essence n'est pas si cher, ou bien que le changement climatique n'existe pas...

Quoi qu'il en soit, tout conducteur ayant des places libres devrait chercher à remplir sa voiture (à défaut de s'en passer). Autre solution efficace : remettre d'actualité l'auto-stop.

vendredi 15 septembre 2023

Vélo à Dijon : Devons-nous attendre l'accident pour agir ?

Communiqué de l'association EVAD : "Voilà quelques jours que la rentrée est passée, et pour l'heure aucun incident majeur ni accident ne nous ont été rapportés. Mais pour combien de temps encore ?

L'association EVAD invite Dijon Métropole à envisager en urgence le réaménagement de l'espace public situé entre le pont du canal et la place du 1er mai, sur l'avenue Jean Jaurès. Ce secteur correspond à la vélorue déployée en septembre 2019. 4 ans plus tard, la situation ne s'est pas améliorée dans ce secteur malgré une hausse de la fréquentation par des cyclistes.

Le principe de la vélorue est clairement défini par le CEREMA (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l’aménagement) : Les cyclistes y circulent librement;
La vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 30 km/h;
Le trafic motorisé est limité au trafic de desserte locale (maximum recommandé 1000 véhicules/jour)
Le dépassement du vélo par le véhicule motorisé est interdit sur les portions étroites comme c'est le cas sur la vélorue de l'avenue Jean Jaurès.

On ne peut que constater dans un premier temps que l’avenue Jean Jaurès ne réunit pas tous les critères d’une vélorue recommandés par le CEREMA (le trafic n’est pas un trafic de desserte locale et dépasse largement les 1000 véhicules par jour). Le choix fait en 2019, de basculer cette portion de l’avenue en vélorue semble donc discutable puisqu'il n'a pas été accompagné d'autres mesures permettant de se conformer à ces recommandations. Quatre ans plus tard, la réalité vient confirmer ce que la théorie laissait craindre : le trafic routier important sur cet axe met les cyclistes dans un inconfort important et les automobilistes dans une incompréhension de l’aménagement mis en place. Ceci génère des infractions et un non-respect du principe de la vélorue qui à leur tour aggravent d’autant plus l’insécurité et l’inconfort de tous.

Ainsi, les cyclistes qui ont l'audace de ne pas frôler les véhicules stationnés sur le côté de la route sont soumis à la pression d'automobilistes fort pressés d'aller s'arrêter quelques mètres plus loin au feu rouge, agressant parfois verbalement les cyclistes et parfois même empiétant sur les voies du tram pour les doubler! Et cette situation d'insécurité quotidienne provoque un report d'un certain nombre de cyclistes, pour ceux qui ne sont pas simplement rebutés par la pratique du vélo dans ce secteur, sur le trottoir. Une pratique interdite, créant de nombreux conflits avec les personnes piétonnes, et reportant l'insécurité devant l'école élémentaire Jean Jaurès.


Devons-nous attendre qu'un enfant se fasse renverser par un cycliste, qui voulait lui-même éviter de se faire happer par une voiture trop pressante, pour réagir ?

Le schéma directeur vélo voté récemment par les élu-es de Dijon Métropole reconnait la difficulté de circulation le long de l’avenue Jean Jaurès mais n’envisage qu’une éventuelle réflexion sur le plan de circulation sans modification des aménagements existants.

Pour notre association, il y a urgence à transformer ce secteur, pour la sécurité de toutes et tous, à commencer par celle des enfants. Les stationnements automobiles de surface sont nombreux dans le secteur, et le parking silo Monge encore largement sous-utilisé. Aussi, nous proposons la réalisation d'une piste cyclable sécurisée sur les espaces de stationnement actuels, qu'il faudra bien entendu connecter aux différents secteurs de la ville, grâce à un aménagement cyclable de la place du 1er mai notamment.

Nous nous tenons à la disposition des responsables politiques et des services de Dijon Métropole pour les assister dans la réalisation de cet aménagement d'intérêt général."