samedi 31 décembre 2011

De grandes marges de progressions possibles dans les déplacements dijonnais

L'association Ensemble à Vélo dans l'Agglomération Dijonnaise (EVAD) vient de mettre en ligne l'étude "Les distances de déplacements dans l'agglomération dijonnaise" réalisée par monsieur Florent Gallet de l'université de Bourgogne.













Une étude intéressante qui démontre une fois de plus que la voiture est souvent utilisée de façon exagérée. Ainsi, 69% des déplacements du Grand Dijon effectués en voiture font moins de 3 km! Encore plus incroyable, lorsque la distance est inférieure à 1 km, la part de la voiture varie de 18% (à l'intérieur de Dijon) à 58% (relations Dijon-périphérie)!











1 km, c'est seulement 15 minutes de marche ou quelques minutes à vélo...
La fin de l'étude fait un petit comparatif entre le cycliste et l'automobile sur les temps de déplacements. Et le vélo est parfois plus rapide!
L'association EVAD attire aussi l'attention sur une autre étude relative aux déplacements: "L’étude montre que les émissions de GES dues à la pratique du vélo, si l’on prend en compte l’entièreté du cycle (production, entretien et consommation en “carburant”), sont plus de dix fois inférieures aux émissions induites par les déplacements en voiture particulière.
Autre constat intéressant: si la pratique du vélo dans l’Union européenne des 27 arrivait au niveau atteint au Danemark en 2000, c’est-à-dire 2,6 km en moyenne par jour et par citoyen, cela permettrait de remplir un quart de l’objectif de réduction des émissions pour le secteur des transports. Ajoutons à cela une réduction de 10% de l’importation européenne en pétrole brut."

Alors, une des bonnes résolution pour 2012, serait certainement de laisser un peu plus sa voiture au garage et de prendre un peu plus son vélo.

jeudi 29 décembre 2011

La ville de Dijon se tourne vers une banque éthique: la NEF

Lors du dernier conseil municipal de Dijon, le jeudi 22 décembre, un dossier sur le "développement durable" a été voté. Le site infos-dijon.com a questionné monsieur Jean-Patrick Masson (Monsieur «Développement durable» de Dijon, adjoint de François Rebsamen et spécialiste du dossier) sur le sujet. Parmi les différentes réponses, une est à retenir par son aspect particulier:

"Pour investir, il faut emprunter. Or, vous avez trouvez un « prêteur » bien particulier, et très éloignés de la thématique des « emprunts toxiques » chers à la Droite dijonnaise…?
« Oui. Nous allons emprunter auprès d’un établissement qui s’appelle la NEF. Pour Nouvelle Epargne Fraternelle ».

De quoi s’agit il ?
« C’est une banque que l’on appelle une « banque éthique ». Des gens placent leur argent, mais uniquement sur des projets qui concernent les secteurs de l’économie solidaire, la culture bio, le commerce équitable, les économies d’énergies, etc. Nous sommes la première ville qu’ils sont venus voir. C’est un investisseur qui recherche non pas la rentabilité mais le capital utile. C’est important alors que nous sommes dans une logique de désendettement de la ville. »"

La ville de Dijon va donc avoir recours à la NEF, ce qui est une excellente nouvelle! Pourquoi? Tout simplement parce que les autres banques se soucient moins, ou pas du tout, de l'écologie lorsqu'elle prêtent de l'argent. C'est l'ONG Les Amis de la Terre qui avait mis en avant ce fait dès 2008 dans l'étude "Environnement, comment choisir ma banque?". Depuis, cette ONG a mis en place plusieurs sites internet pour informer les particuliers comme les entreprises et les collectivités sur l'importance de choisir correctement son interlocuteur financier:


Que la ville de Dijon choisisse de travailler avec la NEF est un signal fort envers le système financier qui est majoritairement bien loin du fameux "développement durable".
A noter aussi que toute personne possédant une action dans cette banque, ou des milliers, bénéficie d'un voix, et d'une seule!, lors de l'assemblée générale, ce qui est bien loin des autres banques où ce sont les plus riches qui font la loi!...

mercredi 21 décembre 2011

Dijon augmente son retard sur l'autopartage

Vendredi dernier, le maire de Dijon répondait à des questions en direct sur internet. Une question portait sur l'autopartage: "est-il dans les projets d'un service auto-lib"?
Voici la réponse de monsieur Rebsamen:

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Le maire de Dijon fait référence au tout nouveau système de location de voiture en libre service à Paris, autolib'. Mais il faut savoir que de nombreuses autres sociétés proposent un système d'autopartage en France, et ceci bien avant le médiatique autolib'. Par exemple Mobizen à Paris, créé en 2007 et racheté par Veolia Transport, ou Caisse-commune qui est la première société à développer le concept d'autopartage en France (1999), et sans oublier France-Autopartage qui est le premier réseau national d'autopartage.

Quelques avantages de l'autopartage selon le site caisse-commune:
"* Economique : pas de coûts liés à la possession d’une voiture
* Pratique : pas de contrainte d’entretien, de parking, de carburant, d’assurance
* Souplesse : je l’utilise quand je veux et je paye uniquement ce que j’utilise"

Et au niveau écologique:
"* En payant à l'usage l'adhérent compare les prix des différents modes de transport et choisit le plus adapté à son trajet. Il réduit de 50 % son kilométrage en voiture par rapport à la moyenne des conducteurs et effectue 35 % de kilomètres en plus en transport en commun et en taxi.
* Une voiture partagée remplace 8 véhicules (effets positifs sur la qualité de l'air, confort sonore), l'auto-partage libère de l'espace sur la voirie pour les piétons, les cyclistes et les transports en commun."
"l'autopartage est un complément des solutions alternatives à la voiture individuelle".

Un document du CERTU daté de 2008 étudie l'état des lieux sur le sujet et les perspectives.













De plus, le document propose d'insérer l'autopartage dans les projets d'écoquartiers; et justement, Dijon a de nombreux projets d'écoquartiers!
Et puisque Dijon a tendance à copier ce qui se fait ailleurs, cette petite vidéo, tirée d'une vidéo sur le fameux écoquartiers Vauban en Allemagne, montre un exemple de voiture à disposition pour l'autopartage:

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Il est très étonnant que monsieur Rebsamen veille attendre pour développer un système de location en libre service sur Dijon. Il n'y a pas de cohérence à ne pas mettre en place dès maintenant un système qui permet de diminuer l'emprise de la voiture, tout simplement en partageant ces voitures.

"L'autopartage représente pour l'usager un service équivalent à la possession d'un véhicule individuel mais à coût moindre. Pour la collectivité, c'est un moyen de réduire les nuisances liées à l'automobile.
De plus un certain nombre d'études, notamment à l'étranger, ont démontré que l'autopartage a un impact environnemental. En effet, les utilisateurs ont tendance à réduire et à rationaliser l'usage de la voiture. En outre, ils utilisent d'autres modes (transports collectifs, vélos, etc) en complément de l'autopartage." (source: CERTU)

samedi 17 décembre 2011

Du nouveau concernant le réseau de chaleur du Grand Dijon

Le futur réseau de chaleur a été une nouvelle fois à l'ordre du jour du conseil du Grand Dijon (15 décembre 2011). Monsieur Masson a ainsi donné de nouvelles informations concernant ce réseau de chaleur qui fournira de l'eau chaude à certains équipements publics et immeubles collectifs d'habitation de Dijon situés à proximité du Tramway. A noter que la gestion a été donné à Delkia pour 25 ans, filiale de Veolia Environnement (66%) et EDF (34%).

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Petite définition selon le site du Sénat: "Un réseau de chaleur se définit comme une installation comprenant une ou plusieurs sources de chaleur (chaudière, puits géothermique) et un réseau primaire de canalisations calorifugées empruntant la voirie publique ou privée et aboutissant aux échangeurs des différents utilisateurs où l'eau abandonne sa chaleur aux réseaux de distribution intérieure. Dans le cas d'un réseau alimenté par une chaudière, l'eau refroidie par les échangeurs retourne à l'usine par un tuyau pour y être à nouveau réchauffée. Un réseau permet de satisfaire en chauffage et en eau chaude des quartiers entiers (immeubles, bâtiments tertiaires, autres équipements collectifs) à partir d'une chaufferie centrale et d'un réseau enterré de distribution de la chaleur. Pouvant être alimenté par des énergies fossiles comme par des énergies renouvelables, le réseau se distingue d'une chaufferie dans la mesure où cette dernière ne dessert qu'un seul client."













(images source: cibe.fr)

"D'un point de vue énergétique, les réseaux de chaleur ont le grand avantage de pouvoir utiliser tous les types d'énergies en tête de réseau et d'assurer, de ce fait, une grande souplesse d'approvisionnement en fonction de la disponibilité et du coût des différentes énergies.
D'un point de vue environnemental, les grandes chaufferies utilisées pour l'alimentation de réseaux de chaleur permettent des rendements plus élevés comparés aux chaudières individuelles ou d'immeubles, que ce soit pour le bois, le fioul ou le gaz, et sont équipées de systèmes de dépollution et de filtres des fumées assurant un bilan CO2 bien meilleur qu'un ensemble équivalent de petites chaudières individuelles."










Ce réseau de chaleur permettrait ainsi de diminuer d'un facteur 3,5 les émissions de CO2 des sites raccordés. A savoir que selon l'ADEME de Bourgogne, "les ressources en combustibles forestier pour un usage énergétique et industriel sont très importantes".
Ces réseaux de chaleurs semblent être très intéressant d'un point de vue environnemental, à la condition que l'énergie provenant de l'incinérateur ne soit que transitoire, car un bon déchet est un déchet qui n'existe pas, pas un déchet qui produit de la chaleur.

mardi 13 décembre 2011

La position du Sénateur François Rebsamen concernant la loi Warsmann

Début novembre 2011, l'association Paysages de France avait mis en ligne une pétition contre le triplement du délai de mise en conformité de l'affichage publicitaire:

"Alors que les afficheurs se sont livrés à un véritable dépeçage du « Grenelle de l’affichage », une nouvelle proposition de loi pourrait aggraver encore la situation.
En effet, une disposition, adoptée en première lecture le 18 octobre 2011 par l’Assemblée nationale prévoit de multiplier par trois le délai de mise en conformité des panneaux publicitaires et des enseignes (6 ans au lieu de 2).
Cette proposition va être prochainement examinée par les sénateurs avant un ultime passage devant les députés. Il est donc encore temps d’agir !"

Lors de la signature de la pétition, qui a reçu plus de 5200 signatures ce jour, une lettre était automatiquement envoyée à des élus locaux. Plusieurs personnes de l'agglomération dijonnaise avaient signé cette pétition et ont reçu aujourd'hui une réponse du sénateur François Rebsamen:

A noter qu'il s'agit d'une réponse standard, identique en tous points au sénateur Jean-Jacques Filleul (Indre-et-Loire) et au député Etienne Blanc (Ain) par exemple.

La pollution visuelle est un sujet qui prend une place grandissante dans la conscience des élus dijonnais. Monsieur Rebsamen avait indiqué qu'il ferait le maximum pour diminuer ce type de pollution lors du conseil municipal de Dijon du 29 septembre 2011. Sa lettre diffusée aujourd'hui semble aller dans ce sens. A suivre...

samedi 10 décembre 2011

L'essence n'est pas chère, les "drive" le prouvent

Le marché des "drive" bat son plein, avec une publicité actuellement visible pour "Carrefour drive". Le concept "drive" est basé sur la voiture (to drive signifie conduire en anglais).

Dans le cas des grandes surfaces, il s'agit de commander ses courses sur internet et de venir les chercher toutes prêtes à un endroit donné, avec sa voiture.

Et toutes les grandes surfaces de l'agglomération s'y mettent:



















Et on trouve aussi des restaurants, comme ceux-ci:



















Et la banque Populaire s'y est mise aussi:

Est-il nécessaire de rappeler l'impact écologique désastreux de la voiture? Succinctement: dégradation de la qualité de l'air, réchauffement climatique, artificialisation de terres arables pour la création de routes, etc... En plus, ces enseignes n'hésitent pas à faire directement de la publicité pour se rendre chez elles en voiture!
Toutes ces grandes enseignes incitent à utiliser la voiture pour faire ses courses ou pour manger. C'est déplorable! Et cela contribue pleinement à détruire le petit commerce de proximité, celui où l'on va à pied ou à vélo. La conscience écologique des automobilistes utilisant ces systèmes est très faible, celle de ces enseignes est inexistante. Ces automobilistes lâcheront leur voiture pour faire des courses ou aller manger seulement quand le prix du pétrole sera cher. Ces "drive" le prouvent: l'essence n'est pas chère!

mardi 6 décembre 2011

A quand une cantine bio à Dijon?

Au mois de mai dernier, des parents d'élèves lançaient le blog "Pour une cantine 100% bio à Dijon". Un blog régulièrement tenu à jour, avec une page Facebook pleine d'informations sur le Bio et sur ce qui se passe ailleurs, sans oublier les personnes reconnues ayant signé la pétition.

C'est à cette occasion que CAP21 Bourgogne organise une soirée débat sur le thème "cantine bio, comment ils ont fait?" mardi 13 décembre:
"CAP21 Bourgogne organise le mardi 13 décembre à 19h00 à la Brasserie La Grande Taverne à Dijon, un café citoyen "Cantine Bio, comment ils ont fait?" avec Christine Combe, de la Ville de Lons Le Saunier, débat animé par Eugène Krempp, agriculteur Bio, Délégué Départemental de CAP21. Un autre Café citoyen sera organisé le 17 janvier pour aborder « les perspectives sur Dijon ? » quelles sont les solutions ?

Avec plus de 5 000 repas journaliers, la cuisine centrale de Lons donne l'exemple: 3000 repas scolaires, 1000 repas à l'hôpital, 300 repas pour personnes âgées, 200 repas en entreprise, 500 repas sur place ! Une filière Bio locale. Un coût moyen de denrées alimentaires de 1,70 euro par repas scolaire en 2010.

Le Bio dans les cantines, une relation entre une volonté de la Ville et des agriculteurs Bio locaux!

" Depuis 2007, 100% des yaourts consommés par les enfants sont bio. Au total ce sont 14 tonnes de pommes de terre, des carottes, des navets, des choux, des radis, des betteraves produits localement et en bio que nous avons transformé dans la cuisine centrale…Les légumes sont transformés en interne car la cuisine centrale est équipée d’une légumerie. Nous achetons des vaches vivantes que nous conduisons nous-mêmes à l’abattoir, ce qui représente 200 bêtes par an depuis cette année soit la production de 45 éleveurs. Cela représente depuis le 15 janvier 100% de la viande consommée dans les cantines.

Nous faisons cuire la viande à basse température et à longue durée pendant la nuit. Ce qui nous permet de faire des économies d’énergie et de valoriser toutes les pièces de viande. Un bœuf bourguignon cuit ainsi dix-sept heures à 73 degrés (de nuit, quand baissent les tarifs d’électricité). Il revient à 6 euros le kilo. A peine plus cher qu’avec du conventionnel. Sauf que l’on en maîtrise la provenance et la qualité."

CAP21 souhaite apporter un éclairage sur l’expérience de la ville de Lons Le Saunier: origine du projet, filières, partenariat avec les agriculteurs Bio locaux, organisation, prix pour les familles, bilan.

Et à Dijon? "

Les aliments pesticides ne sont pas une fatalité, c'est avant tout une question de volonté...

mercredi 30 novembre 2011

C'est parti pour le concours des familles à énergie positive

Annoncé dans Dijon Mag de septembre, le concours des familles à énergie positives a été officiellement lancé vendredi dernier.

Il s'agit de familles dijonnaises qui, par équipes, vont avoir pour objectif de diminuer leurs consommation électrique et de chauffage d'au moins 8% par rapport à l'année dernière. Plus d'une cinquantaine de familles sont déjà inscrites. Elles ont reçu un sac avec diverses informations et conseils pour arriver à cet objectif, un multiprise électrique avec interrupteur, deux économiseurs d'eau, une carafe La Dijonnaise et un autocollant Stop Pub.
Pendant les six mois du concours, les familles seront suivies et conseillées par les salariés de l'association Bourgogne Energie Renouvelable, en collaboration avec la ville de Dijon et l'ADEME. A noter que ce concours s'inscrit dans le Plan Climat Energie Territorial de Dijon.

Que les meilleurs gagnent, c'est un concours pour la bonne cause.

dimanche 27 novembre 2011

Dijon s'engage pour la planète, avec des autocollants "Stop Pub" inédits

Marre de tous les prospectus qui inondent les boîtes à lettres? La solution: l'autocollant "Stop Pub".
Et depuis vendredi, la ville de Dijon en propose gratuitement, que l'on peut déjà retirer à la mairie. Il s'agit d'un autocollant de couleur bleu et blanc à l'effigie de l'ours blanc Pompon, l'emblème de la ville en ce qui concerne l'environnement.

Il est à rappeler qu'en moyenne, nous recevons 40 kg de publicité par boîte aux lettres. Des publicités qui nous incitent à sur-consommer, au lieu de réfléchir nous même ce dont nous avons besoin. Mettre un autocollant stop pub sur sa boîte aux lettres est un des gestes les plus simples et des plus efficaces pour agir en faveur de l'environnement.

Pour les fêtes de fin d'années, le petit cadeau qui va faire fureur à Dijon, c'est ce joli petit autocollant. Dépêchez vous d'aller en chercher, leur nombre est limité.

vendredi 25 novembre 2011

Retour en images sur la journée "pesticides: on passe à l'action"

Le samedi 5 novembre avait lieu à Quetigny une journée consacrée à l'information sur les pesticides, "pesticides: on passe à l'action". Une table ronde avait lieu le matin avec un panel varié d'intervenants:

Trois questions leurs étaient posées:
- Pourquoi êtes-vous venu témoigner aujourd'hui?
- Selon vous, comment peut-on se passer des pesticides?
- Quelles difficultées rencontrez vous dans votre expérience au quotidien?
Les intervenants sont:
Daphné LELAY (Chef de projet régional Ecophyto à la DRAAF)
Lionel RAYNARD (Directeur de l’exploitation de l’EPLEFPA Olivier de Serres)
Frédéric AUGIER (Chargé d'études Environnement de la FREDON Bourgogne)
Odile LEGROS-HEMELSDAEL (Jardiniers de France)
Marie-Josée VOIRIN (Jardiniers de Quetigny)
André LEFEBVRE (Elu au Conseil régional de Bourgogne)
Jean-Patrick MASSON (Vice-président du Grand Dijon)
Jean-Marie VALLET (Adjoint au Maire de Quetigny)
Gérard CLEMENCIN (Adjoint au Maire de Bellefond)
Marie-Françoise PETEL (Maire de Fenay)

Après le bon repas du midi, préparé par les faucheurs volontaires, et dont les bénéfices sont allés au soutien de ces derniers pour leurs divers procès, monsieur Gilles-Eric Séralini, chercheur en biologie moléculaire et président du conseil scientifique du CRIIGEN a donné une longue conférence sur les dangers des pesticides et le lobby sous-jacent.


Monsieur Séralini en a profité pour répondre à quelques questions de l'association Veille au Grain, association organisatrice de l'événement.

mardi 22 novembre 2011

Le prochain écolo-café portera sur les écoquartiers

Définition selon wikipedia: Un écoquartier est un quartier urbain qui s'inscrit dans un objectif de développement durable et de réduction de l'empreinte écologique, généralement associés à une implication des habitants.
Dijon a de nombreux projets d’écoquartiers (Heudelet26, Ecocité des Maraîchers, Hyacinthe-Vincent, Montmuzard, etc…). Certains ne sont qu’en projet alors que pour d’autres les travaux ont commencé.
Venez donner votre point de vue sur ces nouveaux quartiers. Un certain nombre de renseignements seront disponibles (transport, prix des logements, biodiversité, implication des habitants, etc…).

Le prochain écolo-café s'intéressera donc aux écoquartiers. Alors rendez-vous le 29 novembre à partir de 20h (ou avant pour parler d'autres sujets écologiques) à La Cave de l'Oncle Doc (9 rue de la Manutention à Dijon). Et sans plus attendre, puis pour continuer les échanges, rendez-vous sur le forum dijon-ecoquartiers.com.

jeudi 17 novembre 2011

Le Modem est mieux informé que les militants anti-nucléaires sur le transport des déchets nucléaires

"Le conseil municipal de Dijon a adopté jeudi soir le voeu relatif à la circulation des déchets nucléaires sur le territoire de la ville proposé par les élus EELV. Seuls les élus du Modem se sont abstenus."

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L'intégralité du voeu est visible sur le site d'EELV de Côte d'Or. Le voeu original a été légèrement modifié par le maire de Dijon pour que ce voeu corresponde mieux aux prérogatives du conseil municipal de Dijon.
Un voeu qui aurait dû passer inaperçu. Mais, comme cela est déjà arrivé sur un autre sujet lié à l'écologie, des remarques étonnantes ont eu lieu. Monsieur Deseille, chef de file du Modem pour la région Bourgogne a contesté avec une grande énergie les deux premières propositions:

* qu’une information transparente soit donnée aux élus du conseil municipal de Dijon et aux dijonnais.
* qu’il soit fait communication aux élus dijonnais relative aux accidents graves ou d’avarie quels qu’ils soient, des moyens de prévention ainsi que les dispositifs de protection, voire d’évacuation, prévus dans ces cas ;

Son argument tient au document qu'il a trouvé sur le site du ministère de l'écologie, plus précisément du document intitulé "Le Plan de prévention des risques technologiques (PPRT); guide à destination des élus locaux". Pour lui, tout est déjà transparent, nous sommes déjà tous au courant quand un train castor passe à Dijon, ainsi qu'un camion de déchets radioactifs. Bref, circulez, il n'y a rien à voir.
Monsieur Deseille croit bien naïvement que ce qui peut être écrit sur un document officiel est toujours appliqué. Pour lui, "si les gens ne sont pas au courant, c'est que les gens ne se mettent pas au courant" (sic)!! Des propos totalement hallucinants! Il faut savoir que régulièrement des trains castors passent par Dijon. De temps en temps, des militants anti-nucléaires le font savoir comme ils peuvent (souvent via la presse), mais ces militants ne sont pas au courant de tous les trains qui passent. C'était d'ailleurs une question des gendarmes qui ont auditionnés les curieux de mai 2011: "pourquoi ne faîtes vous pas des actions sur tous les trains nucléaires qui passent?" La réponse est toute simple: les militants anti-nucléaires ne sont pas au courant (pourtant ils cherchent l'information) !

A noter que dans le document d'information communal sur les risques majeurs de Dijon, dans la rubrique "nucléaire", il n'est pas fait mention de ces trains, ni de l'information envers la population; tandis que dans les documents de la préfecture il est fait mention de diffuser l'information, mais personne n'est au courant, excepté monsieur Deseille...

De deux choses l'une: soit le modem de Bourgogne est bien renseigné sur les convois de déchets radioactifs passant par Dijon et il garde bien soigneusement l'information pour lui (ce qui n'est pas sympa), soit le modem est incompétent sur le sujet...

mercredi 16 novembre 2011

Pour réduire les déchets, cuisinons!

La semaine européenne de la réduction des déchets va avoir lieu du 21 au 26 novembre. A cette occasion, de nombreuses animations auront lieu au Grand-Dijon.













Cette année, l'accent est mis sur le gaspillage alimentaire et les moyens pour lutter contre ce gaspillage, avec des films, des débats et autres ateliers pour sensibiliser les petits comme les grands. A noter l'initiative "atelier cuisine" où l'on pourra apprendre comment accommoder les restes de repas pour préparer un repas complet. Et ceci est bien sérieux car trop de personnes jettent à la poubelle des aliments encore comestibles avec pour résultats directs: production de déchets et gaspillage alimentaire. Des études démontrent ce gaspillage, tout comme le film "Dive!":

Le circuit idéal pour réduire les déchets, est d'acheter des aliments peu on non transformés (bio et local si possible), de les cuisiner et les manger entièrement, et de mettre les épluchures dans un composteur ou un lombricomposteur.

mardi 15 novembre 2011

Balade virtuelle dans Heudelet26

L'écoquartier Heudelet26 prend forme, puisqu'il est maintenant possible de s'y balader entre les immeubles, tout du moins virtuellement.
La maison de projet de ce futur quartier vient de mettre en place une borne informatique interactive. Trois petits films d'animation donnent un aperçu de ce que sera ce quartier. En voici un cours extrait:

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Et plus impressionnant, cette borne permet de regarder sous tous les angles l'espace actuel et futur. Il suffit de toucher l'écran pour changer l'angle de vue, à la façon d'un jeu vidéo:

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Ce nouveau système que propose la maison de projet permet de mieux visualiser ce que sera cet écoquartier et devrait être présent dans les autres écoquartiers par la suite.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur place ou sur le forum des écoquartiers dijonnais: dijon-ecoquartiers.com.

dimanche 13 novembre 2011

L'eau pour arroser les pelouses du tramway

Les 75% de la surface engazonnée des deux lignes de tram seront arrosées par un système ingénieux, sans utiliser d'eau potable. Les eaux perdues issues du drainage du parking de la Trémouille (parking situé en dessous du niveau du Suzon qui passe à proximité) ne seront plus mises à l'égout. Elles seront stockées dans les réservoirs Darcy (2300m3) et Montmuzard (3200m3) pour ensuite irriguer les deux lignes du tramway grâce aux kilomètre de tuyaux déjà implantés. (source: Dijon Mag n°240)













De l'eau qui était mise à l'égout et qui servira à arroser des pelouses, tout en utilisant un système de canalisations et de réservoirs existants, en voilà une bonne idée.

jeudi 10 novembre 2011

Mauvaise nouvelle, la banque Crédit Agricole vient d'ouvrir une nouvelle agence à Dijon

Dès 2007, l'ONG Les Amis de la Terre avait réalisé une étude sur l'impact écologique des banques.

Les Amis de la Terre avaient montré que la banque Crédit Agricole est impliquée dans des projets controversés, dont plusieurs mines comme la mine de Freeport, des armes à uranium appauvri, l'usine de pâte à papier de Botnia, des armes à sous-munitions, etc... Cette banque était donc naturellement classée dans les banques à éviter.

Sur le critère "émission de CO2", la banque Crédit Agricole est la plus mauvaise des banques, avec une émission de 1,07 kg par euro!
Alors, à chaque fois que cette banque ouvre une nouvelle agence, c'est un pas de plus vers un monde plus pollué! Et cette semaine, au début de l'avenue du drapeau à Dijon, une nouvelle agence vient d'ouvrir, à grand renfort d'écrans lumineux pour bien participer à la pollution lumineuse...

Et bien sur sans oublier son slogan du moment, "Le bon sens a de l'avenir", qui ne se conjugue pas du tout avec ce que propose cette banque aux particuliers: l'encouragement à acheter une voiture.
Pour en savoir plus sur le côté obscur des banques: secretsbancaires.fr.
Maintenant, avant d'aller voir cette banque, ou une autre, il est intéressant de prendre quelques renseignements sur le site financeresponsable.org, pour agir en citoyen responsable, et non plus "complice" des banques.

mardi 8 novembre 2011

Greencamp Dijon, échangeons sur les défis environnementaux

Le premier GreenCamp Dijon se déroulera samedi 19 novembre 2011 de 9h30 à 18h à Latitude21, maison de l’architecture et de l’environnement du Grand Dijon.

"Un GreenCamp : pour qui, pour quoi ?
Cet événement est basé sur le principe des barcamps : un événement informel, sans programme déterminé à l'avance, qui rassemble à l’origine les passionnés des nouvelles technologies, experts ou simples utilisateurs. Ce concept original de non-conférence improvisée séduit de plus en plus de publics et de curieux. C’est une expérience conviviale avant tout, innovante et interactive initiant des idées et collaborations très enrichissantes.

Technologies vertes, mais pas seulement.
Si les barcamps lient souvent leur thématique respective au Web et aux nouvelles technologies, le GreenCamp élargit le débat : en effet, le Green concerne à la fois des problématiques de consommations domestique et industrielle. Mieux manger, mieux gérer les déchets, agir dans un environnement rural et urbain, produire proprement, préserver la biodiversité tout en continuant d’innover, investir de manière responsable sont autant de sujets qui méritent d’être traités. Que vous soyez communicants, experts, étudiants chercheurs, ingénieurs, amateurs, étudiants, blogueurs, passionnés ou curieux, vous êtes les bienvenus.
Venez partager, interagir, expérimenter ou vous informer sur l’éco-attitude appliquée aux domaines qui nous entourent."

Le nombre de place étant limité, il est nécessaire de s'inscrire sur le site.

jeudi 3 novembre 2011

1er septembre 2012, la rue de la Liberté sera piétonne

Le site d'informations infos-dijon.com vient de mettre en ligne une interview de monsieur Gervais, le "monsieur Tram" de Dijon. Plusieurs chiffres et dates sont dévoilés, en voici quelques uns:
- L'inauguration de la première ligne de Tramway (Gare-Quetigny) se fera le 2 septembre 2012.
- L'inauguration de la deuxième ligne de Tramway aura lieu fin novembre ou début décembre 2012.
- Le premier arbre du Tramway sera planté le 17 novembre, pour ensuite être plantés au rythme de 60 par jour jusqu'à mars 2012.
- La rue de la Liberté sera piétonne à partir du 1er septembre 2012. (Deviendra-t-elle une "éco-rue"?)
L'article se termine sur des objectifs que se donne monsieur Gervais quand les travaux du Tram seront terminés: "arriver à une part de 10 % de vélos dans les déplacements qui se font en moins de 5 minutes, (...) changer 103 des bus actuels en bus hybrides", et mettre en place l'autopartage.

Il est clair que la mobilité dans Dijon va grandement évoluer dans les mois qui viennent; la voiture sera la seule perdante, mais peu de monde s'en plaindra.

mercredi 2 novembre 2011

Yannick Noah et l'écologie

Le chanteur Yannick Noah sera mercredi prochain au Zénith de Dijon. Ce chanteur fait parti de ceux qui utilisent la chanson pour faire passer des messages. En 2006, la chanson "Aux arbres citoyens" avait connu un certain succès.



Yannick Noah est-il un écolo convaincu ou a t il senti un "bon filon"? Réponse sur le site femina.fr: "Comment vous est venue votre conscience écologique ?
Yannick Noah : Mon investissement à ce niveau est venu grâce à mes enfants. Avant, je n’avais jamais pensé qu’il y avait une telle urgence. Jusqu’à ce que mes filles cadettes rentrent de l’école et évoquent le sujet. J’ai compris qu’elles parlaient de leur avenir à elles : je les ai écoutées, elles m’ont appris ce qu’elles savaient. Ca m’a touché. C’est à cette époque qu’Aux arbres citoyens a connu un certain succès, les choses ont fait boule de neige… Je n‘avais pas prévu ça, mais j’en prends la responsabilité. Sans donner de leçon. Même si j’essaie aussi de m’investir au quotidien. Les mentalités sont en train de changer, la mienne également : j’ai commandé une voiture électrique, on prend des douches à la maison…"

Pour en savoir beaucoup plus sur ce "père écolo-branché", lire l'article du site consoglobe.com.

Pour ceux et celles qui iront au Zénith mercredi prochain, pensez à y aller à pied, à vélo, en transport en commun, ou encore en co-voiturage.

mercredi 26 octobre 2011

"Pesticides: on passe à l'action!"

Le vendredi 4 novembre et le samedi 5 novembre sont deux dates à retenir pour toute personne qui s'intéresse aux pesticides, ou pour toute personne curieuse d'en savoir plus sur ces poisons quotidiens que nous dévorons à chaque repas.













Le cinéma l'Eldorado diffusera le vendredi le film "Notre poison quotidien", suivi d'un débat avec monsieur Gilles Eric Seralini.


Le samedi commencera avec un état des lieux des pesticides avec madame Geneviève Codou-David, suivi d'une table ronde autour des actions politiques et institutionnelles mises en place en Bourgogne. Pause "bio-production locale" le midi, pour reprendre ensuite avec une conférence-débat avec monsieur Gilles-Eric Séralini sur le thème "Pesticides, OGM à pesticides: les risques pour la santé".

"J’ai l’habitude de dire que bientôt, quand on s’invitera à manger, il faudra se souhaiter bonne chance, parce qu’en fait toute l’alimentation aujourd’hui peut véhiculer des maladies. On sent la montée des cancers, des maladies du sang, même des maladies du cerveau qui sont dues à une alimentation qui véhicule des nuisances." (Pierre Rabhi).
Après cette journée et demi d'informations, il ne sera plus possible de dire "je ne savais pas". De plus, nombre de solutions seront exposées et discutées. Un événement à ne pas manquer.

dimanche 23 octobre 2011

Présentation de l'association "Entreprendre vert"

Vendredi dernier, monsieur Frédéric Benhaim était à la Cave de l'Oncle Doc pour présenter l'association "Entreprendre Vert".


S'en est suivi une discussion conviviale sur ce que peut être une entreprise verte, le greenwashing, etc... Un point intéressant à noter est que l'initiative, pour arriver à ce qu'une entreprise tende vers une démarche de diminution de son impact environnemental, peut provenir tout autant d'un patron motivé que d'un ou plusieurs employés également motivés.

Reste maintenant à savoir comment diffuser l'information localement et surtout comment intéresser les entreprises locales pour "verdir" (réellement, pas en apparence!) leurs activités, leurs façon de produire, sans oublier l'aspect social envers les employés.

jeudi 20 octobre 2011

Les antennes relais continuent leur progression

"La ville de Paris annonce, jeudi 13 octobre, que la Charte parisienne de la téléphonie mobile est rompue, au terme d'un désaccord avec la Fédération française des télécoms (FFT). En conséquence, les Parisiens ne bénéficient plus des garanties apportées par la Charte, tant du point de vue de la transparence que des seuils d'exposition aux ondes électromagnétiques.
Signée en 2003, la Charte parisienne de la téléphonie mobile, liant la Ville de Paris et les quatre opérateurs comportait un seuil maximum d'exposition aux ondes électromagnétiques de téléphonie mobile de 2 V/m en moyenne sur 24 heures, vérifiable et régulièrement contrôlé.
Elle prévoyait également un dispositif de concertation avec les riverains, les associations et les mairies d'arrondissement." (source: Association Robin des Toits)

Ce que vient de faire la ville de Paris est exemplaire. Les opérateurs de téléphonie augmentent sans cesse le nombre d'antennes relais, sans jamais informer la population ni donner de garantie quand à la puissance maximale d'émission des ondes électromagnétiques. C'est ainsi que récemment trois antennes se sont installées dans le quartier de la Maladière, avec des émissions maximales sur une école maternelle et primaire située à environ 200m des antennes!













Et maintenant c'est au tour du conservatoire de musique de Dijon de suivre le même chemin puisque depuis peu, une affiche indique le projet dans la rue.

Le débat sur ces antennes relais était d'ailleurs à l'ordre du jour lors du dernier conseil municipal de Dijon, avec notamment l'intervention de madame Christine Durnerin (EELV):

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Ecole de la Maladière, école de musique, plusieurs parents commencent à s'inquiéter de ce laisser faire. Si, comme le dit monsieur Pribetich, la ville ne peut pas s'y opposer, il n'est pas impossible que des parents d'élèves, indignés par cette situation, agissent prochainement...

lundi 17 octobre 2011

Ecolo café "Dijon: vers une souveraineté alimentaire ou une dépendance?"

Le prochain Ecolo café aura lieu mardi 25 octobre, à partir de 18h. Le thème de la soirée portera sur la souveraineté alimentaire.
Selon le mouvement Via Campesina, "la souveraineté alimentaire désigne le DROIT des populations, de leurs Etats ou Unions à définir leur politique agricole et alimentaire, sans dumping vis à vis des pays tiers. La souveraineté alimentaire inclut: la priorité donnée à la production agricole locale pour nourrir la population, l’accès des paysan(ne)s et des sans-terre à la terre, à l’eau, aux semences, au crédit. D’où la nécessité de réformes agraires, de la lutte contre les OGM (organismes génétiquement modifiés) pour le libre accès aux semences, et de garder l’eau comme un bien public à répartir durablement. Le droit des paysan(e)s à produire des aliments et le droit des consommateurs à pouvoir décider ce qu’ils veulent consommer et qui et comment le produit."

De part le monde, l'accaparement des terres augmente suite à divers phénomènes: augmentation de la population, dégradation de la qualité des terres (pollutions,...), détournement des aliments vers les agrocarburants, artificialisation des terres,... Et bien sur, l'agglomération dijonnaise n'échappe pas à tout ça. Notamment la population augmente et les terres agricoles sont détruites comme à Ahuy ou à Dijon. Alors, les aliments sont de moins en moins produit localement, ce qui induit une dépendance alimentaire.













Mais cette dépendance n'est pas une fatalité. Un bon exemple avec Rennes Métropole: une récente recherche montre que les surfaces à l'intérieur du périmètre urbain pourraient, dans un scénario idéal, couvrir la bagatelle de 38% des besoins alimentaires des Rennais. Et en ajoutant une couronne de 6,3 km de rayon autour de l'agglomération, l'autonomie alimentaire pourrait être totale!
Et à Dijon, va-t-on vers une dépendance ou une indépendance alimentaire? Venez en discuter mardi 25 octobre à La Cave de l'Oncle Doc.

dimanche 16 octobre 2011

"Non au Cruiser OSR!"

Samedi matin, des apiculteurs manifestaient devant la préfecture de Côte d'Or:
"Après les quatre autorisations successives de mise sur le marché du pesticide Cruiser sur le maïs (de 2008 à 2011), le Ministère de l'agriculture a délivré en juin 2011 une nouvelle autorisation de mise sur le marché à Syngenta pour le Cruiser OSR en traitement des semences de colza. Et ce malgré l'annulation des autorisations de 2008 et 2009 par le Conseil d'Etat en février dernier et très récemment de l'autorisation de 2010!"











Le tract qu'ils distribuaient aux passants continuait par: "Le Cruiser OSR contient la substance active "thiamethoxan", un insecticide neurotoxique très dangereux pour les abeilles. Son autorisation sur le colza, plante très visitée par les hyménoptères, est gravissime pour l'avenir du cheptel apicole français.
Les populations d'abeilles domestiques et sauvages ne cessent de disparaitre: catastrophe pour notre profession et pour la survie de milliers d'espèces de plantes cultivées et sauvages!"

Par cette manifestation, les apiculteurs demandaient l'interdiction du Cruiser OSR et des insecticides néonicotinoïdes.
Alors plus d'hésitation: mangeons "bio", c'est bon pour les abeilles.