lundi 5 octobre 2009

Momo rencontre Borloo

"La Corde à Linge" est un nouveau journal mensuel dont le numéro 2 vient de sortir dans les bonnes mailing listes ainsi qu'en version papier dans certains points de Dijon. En page 9, on peut y découvrir le récit d'une rencontre nocturne inattendue avec monsieur Borloo...

"Vous ne me croirez pas", tel est le titre de ce petit délire. Pas bien sérieux, et c'est justement ce qui fait du bien. Un peu de détente et surtout d'humour dans une actualité écologique pas toujours rigolote.
(lacordealinge@ouvaton.org)

jeudi 1 octobre 2009

"Le maire de Dijon veut polluer l'environnement et le cadre de vie des Dijonnais"

L'association Paysages de France vient d'envoyer un nouveau communiqué de presse concernant des enseignes géantes illégales à Dijon:

"Le maire de Dijon veut polluer l'environnement et le cadre de vie des Dijonnais en autorisant des enseignes géantes qui sont interdites partout ailleurs en France.
Un projet de dérogation au Code de l'environnement, taillé sur mesure pour Ikea et McDonald's, doit être examiné en urgence, dès la semaine prochaine, par la commission départementale des sites...

Cette enseigne Ikea de 15 mètres de haut est aujourd'hui illégale. Plutôt que d'en ordonner le démontage comme il en a le devoir, François Rebsamen envisage de déroger au Code de l'environnement pour qu'elle reste en place !

François Rebsamen, maire de Dijon, envisage de déroger au Code de l'environnement pour permettre à Ikea et McDonald's de maintenir en place des enseignes de grandes dimensions qui sont aujourd'hui illégales.

Si elle était confirmée, cette démarche interviendrait alors même que partout en France, ces enseignes géantes qui défigurent les entrées de villes sont progressivement démontées (tout récemment encore dans les agglomérations de Montpellier et de Metz) et les maires instaurent des règlements locaux pour restreindre et non augmenter les possibilités d'installation de dispositifs publicitaires et d'enseignes.

C'est le cas par exemple à Auxerre ou dans de nombreuses villes de l'agglomération lyonnaise (Villeurbanne, Vénissieux, Vaulx-en-Velin...), communes qui, à l'inverse de Dijon, sont désireuses de protéger le paysage et le cadre de vie de leurs habitants.

Paysages de France avait saisi François Rebsamen, ainsi que le préfet de la Côte-d'Or, pour que soit ordonné le démontage des enseignes illégales installées à Dijon. Ni le maire, ni le préfet n'ont donné suite à la demande de l'association, alors même qu'ils en avaient l'obligation.

Mais en revanche, l'association a été informée que le maire de Dijon souhaite adapter le Code de l'environnement sur mesure pour que des enseignes qui n'auraient jamais dû être installées puissent rester définitivement en place !

Le 8 septembre 2009, Paysages de France a souligné, dans une lettre adressée à François Rebsamen, les très graves conséquences qu'aurait une telle mesure. Lire la lettre adressée au maire de Dijon.

Dijon serait en effet la seule ville de cette taille à aggraver la pollution visuelle due à l'affichage publicitaire et aux enseignes plutôt que de chercher à la limiter ! Ainsi, Dijon pourrait par exemple perdre le label "ville fleurie", label dont l'un des critères d'attribution est précisément la maîtrise de l'affichage publicitaire. De la même manière, la ville de Dijon ne pourrait plus se prévaloir de son "exemplarité" en matière d'écologie urbaine, puisqu'elle deviendrait au contraire le mauvais exemple à ne pas suivre.

Cependant, François Rebsamen n'a pas répondu à la lettre de Paysages de France. L'association vient d'apprendre que le projet du maire de Dijon devrait être examiné en urgence, dès la semaine prochaine, par la commission départementale de la nature, des paysages et des sites.

S'il aboutissait, ce projet serait une très grave atteinte non seulement à l'environnement de Dijon, mais également à la démocratie : alors que les élus de l'opposition ont évoqué lors du conseil municipal du 28 septembre la pollution visuelle due à l'affichage publicitaire, François Rebsamen n'a à aucun moment fait état du projet monstrueux qu'il venait de transmettre au préfet !

Plus que jamais, Paysages de France demande donc :
- à François Rebsamen, de renoncer à son projet de déroger au Code de l'environnement pour permettre le maintien en place des enseignes Ikea et McDonald's, et de mettre au contraire en place un règlement local de publicité protecteur du cadre de vie ;
- à l'ensemble des conseillers municipaux de Dijon, d'intervenir auprès de François Rebsamen pour relayer cette demande ;
- au préfet de la Côte-d'Or, de mettre en demeure Ikea et McDonald's de mettre en conformité leurs enseignes installées en violation du Code de l'environnement."

Paysages de France, association experte sur les aspects légaux dans la lutte contre la pollution visuelle, va saisir le tribunal administratif et demander des dommages-intérêts au préfet, même en cas de régulation, car depuis plus d'un an que l'infraction est mise en évidence, aucune action positive de la mairie n'a eu lieu pour éliminer ces infractions.
De plus, cette association va écrire pour demander le retrait des labels ville fleurie et ville d'art et d'histoire, ainsi qu'à l'UNESCO pour que cela soit pris en compte dans le dossier de demande d'inscription au "patrimoine mondial".

Décidément, la publicité dans la rue n'a pas qu'un impact sur la sur-consommation, mais pourrait aussi avoir de très graves répercutions sur l'image de Dijon.

mercredi 30 septembre 2009

Du pain bio à la restauration municipale

La lettre "Dijoninfo Familles" du mois d'octobre indique que "depuis la rentrée, les enfants fréquentant les restaurants scolaires se régalent avec du pain bio livré tous les matins par le boulanger titulaire du marché. Ce pain est fabriqué avec une farine dite "de type 80" produite à partir de blés issus de l'agriculture biologique française dans une minoterie filiale de la coopérative agricole régionale "Dijon Céréales". La farine "type 80" est une farine de blé bise qui contient plus de fibres, de minéraux et de vitamines ce qui donne un pain plus goûteux. Son utilisation est recommandée dans le cadre du deuxième programme national nutrition santé car elle présente une meilleure qualité nutritionnelle que le pain blanc."

En voilà deux bonnes nouvelles. Un aliment bio de plus, et d'origine française ce qui évite les importations massives d'aliments bio.

vendredi 25 septembre 2009

Deux années de déchets

L'ADEME impressionne toujours avec ses chiffres: chaque français produit en moyenne 353 kg de déchets par an! De façon arithmétique, cela fait près de 90 000 tonnes de déchets ménagers dans l'agglomération dijonnaise. Enorme! "Beaucoup trop!" C'est ce que s'est dit une famille habitant à Dijon et très impliquée écologiquement.
Fort de ce constat et de ses valeurs écologiques, elle s'est posée la question suivante: "Et nous, combien en produisons nous?" C'est ainsi qu'à commencé la pesée. Armés d'un pèse-personne (précision à 100g près), ils ont pesé tous leurs déchets avant de les mettre dans les conteneurs appropriés. Au bout de deux années, cela donne le graphique ci-dessous (valeurs en ordonnées: poids en Kg):


Légende:
en bleu: les déchets "ultime", c'est à dire ceux qui vont être incinérés (poubelle noire).
en rouge: les déchets "cartonnés", c'est à dire le papier et autres emballages allant dans la poubelle jaune.
en jaune: le verre

Précisions pour mieux comprendre les résultats:
Il s'agit d'une famille de deux adultes et d'un enfant en bas âge, habitant en immeuble. Les repas du midi sont préparés à la maison (pas de restaurant d'entreprise).
- Flèche verte: fin des couches jetables le jour. L'essai avec des couches lavables a été un échec due probablement à un essai trop tardif et des couches non adaptées à l'enfant.
- Flèche marron: déménagement, de Dijon à Dijon. Un déménagement est toujours l'occasion de faire du tri. Le pic devrait être un peu plus haut, la famille venue aider n'ayant pas toujours le réflexe "pesée".
- Flèche orange: mise en place progressive du lombricomposteur.

Quelques chiffres:
815,7kg de déchets total, soit 143 kg de déchets par an et par personne sur l'ensemble de cette étude (au lieu des 353 kg national).
163,5 kg de déchets papiers, soit 27,2 kg par personne par an.
152,6 kg de verre, soit 25,4 kg par personne par an.
499,6 kg "ultime", soit 83,2 kg par personne par an.
La quantité de déchets "papiers" et "verre" reste relativement stable avec le temps. En revanche, on peut distinguer deux phases pour les déchets "ultimes", avant et après le déménagement. De septembre 2007 à mai 2008: 264,4 kg de déchets en 9 mois, soit (règle de trois), 117,5 kg de déchets par personne par an. De juillet 2008 à août 2009: 159,5 kg de déchets en 12 mois, soit 53,1 kg de déchets par personne par an. Soit deux fois moins! Deux explications: la fin des couches et surtout l'utilisation du lombricomposteur.

Autres solutions adoptées: autocollant "stop-pub" sur la boîte aux lettres. Les courriers publicitaires adressés sont systématiquement renvoyés avec la mention "refuse la publicité, retour à l'expéditeur" après avoir soigneusement ouvert l'enveloppe (pour vérifier le contenu) puis l'avoir refermé avec du ruban adhésif et déposé à la poste. Les plats cuisinés "tous prêts" sont rares. La nourriture venant d'une AMAP et des produits frais du marché pour une grande partie. Les pâtes, riz, sucre sont souvent achetés dans une biocoop en self-service (sac papier léger recyclable). Jamais d'eau en bouteille, mais seulement l'eau La Dijonnaise. Bref, cette famille fait attention à ses achats et se pose souvent la question "ai-je besoin d'acheter ceci ou cela?" typique des "décroissants", tout en favorisant autant que possible le petit commerce de proximité.

Actuellement, cette famille produit environ 133 kg de déchets (l'écrasante majorité est recyclée: papier, verre et compostage) par personne et par an (27,2 + 25,4 + 53,1), soit 2,6 fois moins que la moyenne nationale, sans perdre aucun confort!

mardi 22 septembre 2009

"Le tramway arrive à Dijon, profitons-en pour apaiser enfin la ville!"

Hier, "la FNAUT (Fédération Nationale des Usagers des Transports) et l'association EVAD ont invité les habitants de l’agglomération dijonnaise à profiter de la Semaine de la mobilité pour découvrir les possibilités de déplacement, financièrement avantageuses mais trop souvent méconnues, offertes par les transports collectifs et par les solutions intermodales combinant l’usage du transport collectif avec celui de la marche à pieds, de la bicyclette ou de la voiture."

"Les deux associations interpellent les pouvoirs publics nationaux et locaux , qui doivent répondre à de nombreux défis :
- réduire les nuisances excessives du trafic routier et leur impact sur la santé publique,
- accélérer la régression insuffisante du nombre et de la gravité des accidents de la circulation,
- maîtriser la congestion routière, qui pénalise notre économie,
- combattre l’exclusion sociale qui frappe les ménages non motorisés,
- satisfaire la demande actuelle du public et éviter la saturation de certaines lignes et gares,
- limiter la dépendance à l’égard du pétrole, dont le prix augmentera inéluctablement,
- enrayer le dérèglement climatique, qui s’aggrave plus vite que prévu.
Il y a urgence, le bricolage n’est plus d’actualité."

L'association EVAD en a profité pour diffuser sa contribution à l'enquête publique du tramway. On y apprend que globalement le tramway devrait "contribuer à l’amélioration globale du réseau cyclable structurant de l’agglomération. Cependant certaines rues où passera le tram sont en l’état actuel du projet dépourvues de tout aménagement cyclable ! (...) Par ailleurs, nous regrettons qu’en l’état actuel du projet, les aménagements cyclables ne soient pas plus souvent bidirectionnels de part et d’autre de la plateforme du tram. Cela risque de multiplier les traversées de voies par les cyclistes ce qui n’est pas sans risque. (...) Il est tout à fait positif d’avoir prévu des « pôles de service vélo » associées au tram. Cependant on ne peut que s’interroger sur leur absence à certains points « stratégiques » comme la place de la République et le terminus de Chenôve. (...) L’accès des vélos au pole d’échange multimodal (PEM) de la gare de Dijon ne semble pas satisfaisant."

La conclusion pourrait se résumer à : "L’agglomération ne semble pas vouloir se saisir de l’opportunité du tram pour devenir exemplaire en matière de vitesse apaisée. "

samedi 19 septembre 2009

Exposition-jeu autour de "la ville écologique"

La semaine dernière avait lieu la présentation de la nouvelle exposition de la maison de l'architecture et de l'environnement du Grand Dijon, dénommée "Latitude21".

Il s'agit "d'une exposition ludique pour s’interroger sur les mutations de nos villes face aux enjeux du développement durable. Des animations pédagogiques dédiées et un grand jeu d’urbanisme sur 12m2 et comprenant plus de 3 000 pièces. Une occasion unique de se confronter avec les différentes contraintes de l’urbanisme tout en s’amusant."










Présentation de l'exposition par Sébastien Appert, directeur de Latitude21, avec des images du jeu en question:


Cette exposition-jeu est un excellent exercice pour les jeunes et les moins jeunes pour être sensibilisé à certaines contraintes et possibilités d'urbanisme et ainsi mieux comprendre l'intérêt d'un PLU.

lundi 14 septembre 2009

L'ECOPLU, simple PLU?

Aujourd'hui avait lieu la présentation publique du Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Dijon. Le but étant "d'imaginer la ville de demain". Sur une des plaquettes de présentation, il est écrit: "La prise en compte des dimensions sociales, environnementales et économiques dans les domaines touchant au développement et à l'urbanisme fonderont le projet de ville durable de Dijon à un horizon 2020-2025.
Mettre en oeuvre les principes d'une urbanisation compacte, "verte" et économe en ressources est une nécessité qui constituera le socle de ce projet de ville."













Monsieur Pribetich (conseiller municipal, délégué à l'urbanisme et au Plan Local d'Urbanisme) a décrit les particularités de ce Projet d'Aménagement et de Développement Durable (PADD), avec ses quatre orientations: une ville évolutive, mobile, mosaïque et environnementale. De son exposé, il en ressort qu'il existe beaucoup de contraintes techniques et réglementaires, mais aussi beaucoup de possibilités et de libertés.














De cette réunion, l'impression est que sur un certain nombre de points, le côté "eco" de ce PLU n'existe pas ou bien reste très flou laissant la place à un simple PLU de base. Exemples:

- Déplacements: Le PLU prévoit AU MINIMUM une place de parking voiture par logement ou une place par 80 m2 de logement (c'est à dire deux places pour les grands logements). Tandis que pour le vélo, ce sera 1 m2 par logement! Incroyable! Mais comment fera une famille pour ranger ses vélos? Manifestement, la place du vélo n'est pas du tout prise en compte dans ce PLU. De plus, il est consternant de toujours favoriser la voiture. En effet, ce "minimum" oblige tout promoteur immobilier à faire construire un minimum de places pour les voitures, ceci pour les constructions des 10 prochaines années. Alors que les vraies villes écologiques tendent vers 0,5 places (ou moins) par logement.

- Agriculture: C'est le flou. Des terrains seront considérés non constructibles pour laisser la place à l'agriculture, ce qui judicieux. A la remarque de favoriser l'implantation de jeunes maraîchers bio, monsieur Rebsamen a répondu que la municipalité travaille avec la chambre d'agriculture (organisme soutenant une agriculture productiviste polluante). Manifestement, pas de grand projet d'agriculture écologique ici. D'ailleurs, monsieur Rebsamen a judicieusement fait remarquer que l'étalement urbain se fait souvent au dépend des surfaces agricoles et des arbres fruitiers, mais il s'est bien abstenu de rappeler que la LINO (qu'il soutient) détruit plusieurs centaines de ces arbres fruitiers!

- Déchets: Inciter au tri sélectif. Tel peut être résumé l'objectif en ce qui concerne les déchets. Une personne a évoqué le cas des déchets fermentescibles (environ 30% de nos déchets, il finissent actuellement à l'incinération) qui pourraient être compostés, même en immeuble. Monsieur Masson (adjoint délégué à l'écologie urbaine) a répondu que ce sera possible. Pas davantage d'indication. Bref, ce n'est pas à l'ordre du jour.

-Energies renouvelables: Les bâtiments pourront plus facilement recevoir des panneaux solaires thermiques. En Espagne, leur implantation est obligatoire dans toute nouvelle construction. Aucune obligation ici.

-Economies d'énergie: Une des plaquettes indique: "réduire significativement la consommation en énergie des bâtiments pour faire de la construction un pôle d'excellence dans le domaine énergétique". Il n'est fait aucune mention à aucune norme. Le pseudo-écoquartier Junot (tout neuf) est un bel exemple de ce qu'il faut se méfier: solaire en option, isolation selon normes en vigueurs seulement, présence de chauffage obsolète (électrique); avec obligation de moyens, mais pas de résultats... Accepter la construction d'un bâtiment qui ne serait pas au minimum en basse consommation serait une ineptie.

Bref, un PLU qui manque cruellement d'ECOlogie.

samedi 12 septembre 2009

Mais que fait la police?

Le cirque Maximum s'est installé à Dijon depuis plusieurs jours. Et difficile de ne pas être au courant, puisque l'on peut voir des affiches partout dans Dijon et dans certaines autres villes de l'agglomération. Pourtant, cet affichage sauvage est totalement illégal, et selon l'article de loi 79-1150 du code de l'environnement:
"Un maire peut ordonner la suppression de panneaux implantés sans autorisation sur le domaine public communal (...). (...) De tels dispositifs (...) peuvent être enlevés immédiatement d’office après le constat d’infraction (sans mise en demeure préalable). Les infractions aux articles 5 et 23 de la loi sont également depuis 1995 punies d’une amende administrative de 5.000 francs."

Dès lundi dernier, un habitant de l'agglomération avait écrit à la mairie l'invitant à mettre en application cette loi, dans le respect du paysage. Une association locale a fait de même. Mais, malgré ces demandes, ce week-end, les dizaines (centaines?) d'affiches étaient toujours en place. Puisque la municipalité soit se moque de cette pollution visuelle, soit est purement incompétente pour faire appliquer la loi, des dijonnais ont pris l'initiative citoyenne de sur-afficher plusieurs de ces affiches pour rappeler l'impact et l'illégalité de ces affiches.






















Publicité en situation illégale, pollution visuelle. Puisque c'est si facile et que le pollueur ne risque rien, demain Dijon sera t elle recouverte d'affiches de Coca-cola ou bien promouvant des voitures? Les paris sont ouverts... En tout cas il est bien triste qu'il faille rappeler à la police municipale de faire son travail de cette façon!

vendredi 11 septembre 2009

Les premiers vélo-taxi font leur apparation

Le site internet Dijonscope indique dans un article que les deux premiers vélos-taxi viennent d'arriver dans l'agglomération dijonnaise. Pouvant transporter deux passagers, ce concept est à destination autant pour les entreprises que les particuliers (dont sorties de restaurant et boîtes de nuit).

Les courses auront lieu dans toute l'agglomération dijonnaise. La société s'appelle Cycl'Enville.

C'est incontestablement une bonne initiative.

jeudi 10 septembre 2009

C'est parti pour Fruimalin

Des fruits qui tombent des arbres et finissent par pourrir sur le sol. Pendant ce temps, des gens ne mangent pas à leur faim. Quel est le lien géographique? Ca se passe au même endroit, un peu partout en France. Ca se passe aussi à Dijon. Tout le monde ne mange pas à sa faim à Dijon et parallèlement, de très nombreux arbres fruitiers de l'agglomération dijonnaise sont délaissés pour de multiples raisons.













(à gauche, sans Fruimalin, à droite, Fruimalin en action)

Partant de ce constat, Thierry Deiller, de l'association relais-planète-solidaire a décidé de remédier à cette aberration. C'est ainsi qu'il a créer Fruimalin. Cette action a pour but de collecter les surplus de fruits chez les particuliers pour en redistribuer, en autre, aux restaurants du coeur, à la banque alimentaire et à l'épicerie solidaire Episourire à Dijon. L'autre partie des fruits sera transformée en jus, compotes et confitures évitant ainsi le gaspillage.


Cette initiative est exemplaire. Pourquoi faire parcourir des milliers de kilomètres à des fruits alors que nous les avons sous la main? Diminuer notre empreinte écologique, c'est si simple...

en résumé, Fruimalin c'est:
- Collecter des fruits dans l'agglomération dijonnaise.
- Soit les distribuer dans l'agglomération dijonnaise à des associations caritatives.
- Soit les transformer dans l'agglomération dijonnaise pour une distribution aussi dans l'agglomération dijonnaise.

C'est un très bel exemple d'alimentation en circuit court. Ecologiquement, ce n'est pas possible de faire mieux.